À Bayeux, David Lisnard la joue comme de Gaulle

Retour au septennat, référendum d’initiative citoyenne et dérogations au droit européen : lors d’un meeting à Bayeux mercredi, le candidat à l’élection présidentielle a proposé une refonte de la Ve République. Un article paru dans Le Point.

le 19 juin 2026
LE POINT

Il y a des lieux qui font le discours avant même que l’orateur ait ouvert la bouche. La place du général de Gaulle à Bayeux, ce mercredi midi, est de ceux-là. Sous les tilleuls, seul rempart contre le soleil de plomb, David Lisnard a choisi d’installer le décor de son programme institutionnel pour sa conquête de l’Élysée.

Car l’endroit n’est pas anodin. C’est ici que, le 16 juin 1946, soit quatre-vingts ans jour pour jour avant ce discours, Charles de Gaulle prononçait l’allocution fondatrice de ce qui allait devenir la Ve République. Il y déployait alors sa vision d’un exécutif fort, d’un État arbitre, d’une démocratie enfin stabilisée après des décennies de parlementarisme impuissant.

Et le chef de la France libre finissait son allocution par cette boutade : « Des Grecs, jadis, demandaient au sage Solon : “Quelle est la meilleure Constitution ?” Il répondait : “Dites-moi, d’abord, pour quel peuple et à quelle époque.” » Et pour le peuple de 2026, David Lisnard a sa réponse. Selon lui, la France d’aujourd’hui a besoin de renouer avec le septennat, d’une décentralisation massive, de prioriser la souveraineté française sur l’Europe et de généraliser les référendums.

SEPTENNAT ET RÉFÉRENDUMS

En quittant les palmiers de la Côte d’Azur pour, le temps d’un discours, tenter d’endosser le costume aux larges épaules du général de Gaulle, le maire de Cannes, fondateur du parti Nouvelle Énergie ne semble pas intimidé par la taille des épaulettes.

D’un ton professoral, il pose : « La Constitution de 1958 est née des mains du peuple. C’est au peuple qu’il revient de la restaurer. » Pas de VIe République à la Mélenchon, donc. La broyeuse libertarienne, en revanche, pourrait davantage s’occuper des quarante années de révisions constitutionnelles, de jurisprudences accumulées, de traités européens superposés qui ont, selon lui, vidé de sa substance l’œuvre du général de Gaulle et de Michel Debré.

Premier chantier : le retour au septennat. Instauré en 2000 sous Jacques Chirac, adopté par référendum, le quinquennat a, selon Lisnard, tout raté. « Il se voulait moderne : il a dénaturé la présidence », estime-t-il. Et d’ajouter : « À l’heure des réseaux sociaux, du zapping permanent, des chaînes d’information continue, le pouvoir exécutif doit voir loin quand tout pousse à l’instant. »

Deuxième proposition : libérer l’article 11 de la Constitution. Depuis 2005, l’année du « non » au traité constitutionnel européen, aucun référendum n’a été organisé en France. « Ça fait vingt et un ans ! », déplore-t-il. « L’article 11 sera libéré de ses limites thématiques. Tout sujet pourra être soumis au pays : l’immigration, l’école, la justice, la dépense publique. »

En osant faire parler les morts, David Lisnard affirme que nous sommes dans un moment que de Gaulle craignait déjà en 1946, quand il alertait sur « la désaffection des citoyens à l’égard des institutions ». « Nous y sommes », assure le maire de Cannes. En promettant un référendum sur l’immigration, il se place ainsi dans le sillage de Bruno Retailleau et de Marine Le Pen.

Et le candidat Nouvelle Énergie pousse la logique plus loin en proposant aussi de « vraiment » instituer les référendums d’initiative citoyenne « avec un seuil de signatures atteignable et un vote garanti au terme du délai », sans toutefois préciser lequel.

CONTRE « LA CAPTATION » DU POUVOIR PAR LES JUGES

Devant la centaine de sympathisants parsemée de cheveux blancs écoutant religieusement, David Lisnard réveille finalement le public, s’en prenant à ce qu’il qualifie de « captation » du pouvoir par les juges du Conseil constitutionnel. Il dénonce un renversement historique de l’État de droit : « Le bouclier protégeait le citoyen contre le pouvoir ; on en a fait un titre d’immunité du pouvoir des juges contre le citoyen. »

Et de rappeler aux magistrats en général, sur un ton presque menaçant, que chaque décision de justice porte en haut à droite la mention : « Au nom du peuple français. » Ce même peuple dont, selon lui, les juges s’affranchissent.

La souveraineté européenne est un oxymore. Seule la souveraineté nationale existe.David Lisnard

La même logique souverainiste s’applique à Bruxelles. « La souveraineté européenne est un oxymore. Seule la souveraineté nationale existe », clame-t-il. Sur la Convention européenne des droits de l’homme, David Lisnard veut réviser l’article 55 de la Constitution pour que la loi française reprenne le dessus sur l’interprétation de la CEDH, « à commencer par l’immigration, où l’essentiel des blocages vient de cette Cour ».

Quant au droit européen, il brandit l’exemple danois. Le pays, qui dispose d’une dérogation aux règles communes d’asile, a choisi par référendum, en 2015, de la conserver : « Ce que six millions de Danois ont obtenu et conservé, la France, nation fondatrice et deuxième économie de l’Union, l’obtiendra. »

S’ATTAQUER AU PARISIANISME

Reste la question territoriale. En marge du discours, un verre de cidre à la main, l’élu nous assure vouloir s’attaquer « au jacobinisme et au conformisme parisianiste ». Il plaide donc pour une France radicalement réorganisée, faite de départements et régions fusionnés en une cinquantaine de provinces, sur le modèle de la carte dessinée en 1947 par Michel Debré. Lui qui revendique son ancrage territorial de maire de Cannes ajoute : « La force de l’État ne se mesure pas à l’étendue de ce qu’il administre, mais à sa capacité de remplir ses missions. »

Tout au long de son allocution, le farouche défenseur du libéralisme invoque l’esprit gaulliste et installe un moment qui se veut solennel dans sa campagne présidentielle. Le maire de Cannes nous avait pourtant habitués à des tentatives plus disruptives. En avril dernier, à Paris, il exhibait une broyeuse, reprenant les codes du président argentin Javier Milei en déchiquetant un à un des codes juridiques, manière de cristalliser sa haine de l’excès de normes. Il finissait même son meeting au son du groupe punk les Ramones.

Cette fois-ci, en Normandie, une timide Marseillaise est ânonnée en clôture. Et David Lisnard lit un discours préparé, chose très rare, nous confie son équipe – « Lors des réunions de l’association des maires de France (dont il est le président, NDLR), il a habitué les élus à de très longs discours pleins de digressions, sans regarder ses notes. »

VERS UNE PRIMAIRE DE LA DROITE ?

Malgré toutes ces considérations constitutionnelles, difficile de faire abstraction des réalités politiques plus triviales. Du centre à l’extrême droite, la route vers l’Élysée demeure toujours aussi bouchée.

Sa candidature s’ajoute à celles de Bruno Retailleau, Édouard Philippe, Gabriel Attal, Marine Le Pen ou Jordan Bardella, Éric Zemmour et d’autres encore… Dans le même discours de Bayeux de 1946, de Gaulle, justement, déplorait ces rififis partisans, qu’il qualifiait de « poisons dont s’intoxique notre vieille propension gauloise aux divisions et aux querelles ».

Mais David Lisnard jure, pour sa part, être hostile à ces logiques partisanes. Il confirme maintenir son offre d’une primaire allant du centre à l’extrême droite, ne voyant aucun problème à discuter avec tout le monde : « Je pense que ça permettrait d’éviter la défaite, les dispersions. Et puis, ça permettrait aussi d’éviter un autre travers, celui des arrangements de notables, qui se soldent par des projets mous, ambigus, contradictoires. »

Reste à savoir si, durant l’été, les candidats de la droite et du centre voudront bien goûter au remède que propose le maire de Cannes, ou choisiront, fidèles à la tradition gauloise décriée par le Général, de perpétuer le poison des querelles.

 

Retrouvez cet article sur le site de Le Point en cliquant ici.

La Ville sensibilise à la cause animale cet été

Sur une affiche, un chien attaché à un poteau, demandant à une voiture qui s’éloigne : « Tu viens me rechercher à quelle heure ? » ; sur une autre, une photo d’un chien sur la banquette arrière d’une voiture est accompagnée d’un « danger » écrit sur fond rouge, avec ces quelques mots simples : « Enfermé dans l’auto, je peux mourir. » Un article de Nice-Matin.

Cannes le 16 juin 2026
ABANDON

Deux visuels de la mairie de Cannes qui lance, à l’approche de la saison estivale, sa campagne de sensibilisation annuelle à deux problématiques majeures de l’été : les chiens enfermés dans les véhicules en plein soleil et les animaux abandonnés sur la route des vacances.

« Je donne pour instruction à la police municipale de procéder systématiquement à l’ouverture des véhicules »

Chaque année, de nombreux chiens sont effectivement laissés dans des véhicules en plein soleil, où la température dans l’habitacle peut atteindre et dépasser les 40 °C en moins de 10 minutes, voire 60 °C en cas de canicule. Une situation qui est fatale pour l’animal, qui peut mourir en seulement quelques minutes.

« C’est pourquoi je donne chaque été pour instruction à la police municipale de procéder systématiquement à l’ouverture des véhicules quand ils rencontrent ce type de situation, écrit le maire David Lisnard sur ses réseaux sociaux. Nous avons ainsi déjà sauvé plusieurs chiens y compris en brisant des vitres. »

« Avoir un animal n’est pas un gadget, explique-t-il également. Ce n’est pas céder à la pulsion d’un instant. C’est avoir une responsabilité. Je n’ai jamais compris comment on peut laisser son animal sur le bord d’une route. C’est révoltant ! »

Thalès à la recherche de la vie sur Mars

Dans les salles blanches de Thales Alenia Space, les modèles de la mission européenne ExoMars 2028 viennent d’achever une étape décisive de tests. Une préparation minutieuse avant l’envoi d’un rover chargé de sonder le sous-sol martien à la recherche de traces de vie. Un article de Nice-Matin.

Cannes le 16 juin 2026
Thalès Mars

Le silence règne dans les salles blanches de Thales Alenia Space à Cannes. Pourtant, derrière les parois immaculées, c’est une question vieille comme l’humanité qui est en train de se jouer. Y a-t-il déjà eu de la vie sur Mars ? À plus de 200 millions de kilomètres de la Terre, la planète rouge continue de fasciner scientifiques et rêveurs. Mais avant que le rover européen Rosalind Franklin ne parte forer le sous-sol martien à la recherche de traces biologiques, c’est bien sur la Côte d’Azur qu’une partie de l’aventure se construit. Les modèles structurels de la mission ExoMars 2028 viennent d’achever une campagne d’essais décisive à Cannes, une étape incontournable avant le lancement prévu à la fin de l’année 2028. « C’est un projet qui fait rêver. Des programmes comme celui-ci, on n’en rencontre que très peu au cours d’une carrière », confie Jean-Philippe Chambelland, responsable du programme ExoMars pour Thales Alenia Space en France.

Cannes, première étape du voyage vers Mars

Dans les bâtiments cannois, les équipes ne travaillent pas encore sur le rover qui foulera le sol martien mais elles éprouvent sa future monture. Le modèle structurel testé ces dernières semaines reproduit fidèlement l’architecture du véhicule spatial qui transportera Rosalind Franklin jusqu’à Mars. « Pendant neuf semaines, le modèle structurel a été soumis à une série d’essais vibratoires et acoustiques reproduisant les contraintes du lancement. Les résultats sont conformes à nos attentes », explique Magali Cornu, responsable de la campagne d’essais.

L’objectif est simple : identifier le moindre défaut avant la fabrication définitive du modèle de vol. « Si une anomalie apparaissait, il faudrait revoir certains éléments de conception avant de poursuivre le programme donc on doit identifier le moindre risque le plus tôt possible », poursuit-elle. Et à Thalès Alenia Space, les moyens techniques sont mis en œuvre pour permettre de recréer des environnements impossibles à trouver naturellement sur Terre. « Nous disposons de 15 000 m² de salles propres qui nous permettent de recréer des environnements très éloignés de ceux de la Terre », souligne Yvan Baillon, directeur des affaires européennes de Thales Alenia Space. Les essais ne s’arrêtent d’ailleurs pas aux vibrations du lancement. Les ingénieurs reproduisent également les écarts thermiques extrêmes, le rayonnement solaire ou encore les longues phases d’éclipse que rencontrera le véhicule au cours de son périple interplanétaire.

« ExoMars cherchera des traces de vie enfouies »

L’objectif scientifique de la mission est, lui aussi, hors norme. Contrairement à d’autres rovers déjà présents ou passés sur Mars, Rosalind Franklin ira chercher des indices là où aucun véhicule n’a encore exploré. Équipé d’une foreuse capable d’atteindre deux mètres de profondeur, le rover prélèvera des échantillons protégés des radiations qui bombardent en permanence la surface martienne. « À cette profondeur, le sous-sol martien est mieux protégé des radiations. Si des traces biologiques existent encore, c’est là qu’elles ont le plus de chances d’avoir été préservées », explique Yvan Baillon.

930 dictionnaires distribués aux CM2 cannois

Lundi 8 juin, le maire de Cannes, David Lisnard, s’est rendu dans les écoles Assomption-Lochabair et Maurice-Alice pour remettre des dictionnaires à 150 élèves inscrits en classe de CM2. Un article de Nice-Matin.

Cannes le 16 juin 2026
Dictionnaires 2026

Une opération menée chaque année depuis 2014, qui a permis de distribuer près de 9 677 dictionnaires aux écoliers de la commune. Cette année, 930 exemplaires du Robert Collège sont offerts aux futurs collégiens, dont 668 dans les écoles publiques et 262 dans le privé. L’objectif : renforcer la maîtrise de la langue française et accompagner les futurs 6e dans leur parcours scolaire.

« Des écrans pour vous émanciper »

Face à une génération née dans l’ère du numérique, le maire de Cannes a tenu à défendre la place du livre : « Les algorithmes maîtrisent vos recherches. Alors que les livres, ce sont des écrans qui vous aident à vous émanciper et vous donner confiance en vous », a-t-il ajouté avant de proposer aux élèves de chercher la définition de certains mots dans leur nouveau dictionnaire. « Avoir confiance en soi passe par un vocabulaire solide qui vous permettra de partager vos pensées avec précision. » Les CM2 lui ont ensuite adressé quelques mots de remerciement et offert une carte réalisée pour l’occasion. « Si je devais faire ma rentrée au collège avec un seul livre ce serait un dictionnaire, parce que c’est important de bien connaître sa langue », confie Hidaya, âgé de dix ans. « Et puis au moins, un dictionnaire, ça ne se décharge pas », ajoute Mayar, sa camarade de classe.

L’opération représente un coût de 18 507 euros, financé par la Ville via la Caisse des écoles. Une manière, selon la municipalité, de poursuivre son engagement en faveur de la lecture, de la culture et de la réussite éducative.

Cannes initie les tout-petits à la lecture et à l’anglais

Parce que l’éducation constitue le premier levier d’émancipation, la Ville de Cannes poursuit son engagement en faveur de l’apprentissage dès le plus jeune âge. Dans les crèches municipales, les tout-petits sont désormais sensibilisés à la lecture et à l’anglais à travers des activités adaptées à leur âge, conçues pour éveiller leur curiosité et développer leurs capacités d’apprentissage.

Cannes le 16 juin 2026
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Depuis 2014, la municipalité cannoise a placé l’instruction au cœur de son action publique. Première ville de France à déployer le dispositif « 100 % Éducation artistique et culturelle » (EAC), Cannes a également renforcé l’enseignement des savoirs fondamentaux et encouragé l’ouverture culturelle dès l’enfance.

Cette ambition se traduit aussi dans les structures de la petite enfance. Depuis 2021, plusieurs crèches municipales proposent une initiation à l’anglais fondée sur une approche ludique et immersive. Après une première expérimentation réussie à la crèche Les Elfes, le dispositif a été progressivement étendu à d’autres établissements de la ville. Chaque semaine, les enfants participent à des séances mêlant lectures, comptines interactives et découverte du vocabulaire anglais autour de thèmes simples et familiers tels que les couleurs, les émotions ou les animaux.

Près de 300 enfants ont déjà bénéficié de cette initiative qui vise à développer très tôt l’ouverture aux langues, la confiance dans l’apprentissage et le plaisir de découvrir.

« À Cannes, nous considérons que l’accès au savoir est un levier majeur d’émancipation. C’est pourquoi nous investissons, dès le plus jeune âge, dans des actions concrètes qui permettent à chaque enfant de construire des bases solides propices à sa réussite future. L’instruction est l’un des fondements de la liberté individuelle car elle permet à chacun de comprendre le monde qui l’entoure et d’exercer son esprit critique. En proposant ainsi ces initiations à l’anglais et à la lecture dès la crèche, nous cultivons la curiosité, l’attention, le goût de l’effort et l’envie d’apprendre. » David Lisnard

Première étape vers la citoyenneté : remise des cartes électorales aux jeunes Cannois

À Cannes, 60 jeunes majeurs ont reçu leur première carte électorale des mains du maire, David Lisnard, lors d’une cérémonie symbolique marquant leur entrée dans la vie civique.

Cannes le 16 juin 2026
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Ce rendez-vous républicain a été l’occasion de rappeler l’importance de l’engagement citoyen et du devoir de participation démocratique. Depuis 2014, la municipalité cannoise mène une politique active de promotion du civisme et de transmission des valeurs républicaines auprès de la jeunesse.

À travers cette initiative, la Ville de Cannes entend encourager les jeunes générations à prendre pleinement part à la vie démocratique et à exercer les responsabilités qui accompagnent l’accès à la citoyenneté.

« Remettre ces cartes d’électeurs à nos jeunes Cannois, c’est leur transmettre une part de responsabilité et les rappeler à leur devoir électoral pour le devenir de la nation. Cette carte est aussi un marqueur de leur passage de la vie d’adolescent à celle d’adulte et citoyen. La liberté réside dans la capacité de chacun à faire ses propres choix et à construire sa propre opinion. C’est ainsi que peut vivre la démocratie. » David Lisnard

Quand les vieux démons du centralisme refont surface

Dans une tribune parue dans L’Opinion, David Lisnard, président de l’Association des maires de France, François Sauvadet, président de Départements de France, et Carole Delga, présidente de Régions de France, dénoncent un projet de loi qui, sous couvert de simplification et de décentralisation, renforcerait en réalité la recentralisation de l’action publique. Les trois présidents d’associations d’élus alertent sur une nouvelle atteinte à la liberté locale et appellent l’État à faire confiance aux collectivités plutôt qu’à les placer sous tutelle administrative.

le 12 juin 2026
Tribune DL FS CD l'Opinion

L’enfer est toujours pavé de bonnes intentions. Celui que connaissent les collectivités n’y fait pas exception. Bureaucratie, normes absurdes, procédures et études a priori incessantes, ponctions financières, confiscation de la fiscalité locale sans baisse des prélèvements obligatoires : toutes ces atteintes à la liberté locale sont toujours mises en place pour de « bonnes raisons ». Redresser les comptes de la nation, ne pas artificialiser les sols, baisser la pollution ou soutenir les plus démunis sont autant de motifs invoqués à l’appui des pires élans technocratiques.

Puis, les mois ont passé, le texte annoncé comme imminent a été plusieurs fois repoussé, et lorsqu’il a été enfin présenté, son contenu a suscité l’incompréhension totale de tous ceux qui défendent la liberté locale. Car si le projet de loi se drape d’intentions décentralisatrices – le mot « décentralisation » apparaît à plusieurs reprises dans la communication officielle du Gouvernement – il constitue en réalité un grand acte de recentralisation. Le texte prévoit notamment la possibilité pour l’État de prendre le contrôle des collectivités en se substituant à leurs représentants élus, et en réquisitionnant leurs services, dès lors qu’il estime qu’il y a une « carence » dans la mise en œuvre d’une politique publique. Cette mesure n’est rien d’autre qu’une mise sous tutelle.

Il en va de même pour la « simplification des modalités de la contractualisation des politiques publiques entre l’État et les collectivités territoriales ». Cette mesure permettra en réalité à l’État de flécher ses financements dédiés aux collectivités vers celles qui se sont pliées à ses injonctions. Voilà une « liberté » contractuelle que bien peu nous envieront.

Nous disons à tous les technocrates qui pensent savoir mieux gérer une collectivité que ceux qui ont été élus au suffrage universel direct pour le faire, à tous les bureaucrates qui estiment que contrôler a priori et empêcher les collectivités d’agir ont une quelconque utilité, à tous ceux qui croient que les collectivités doivent être financièrement contraintes, alors que leurs budgets sont à l’équilibre : le pays n’a plus de temps à perdre avec ces méthodes révolues.

Les finances publiques continuent de se dégrader. Les projets de transition écologique – dont la réutilisation des eaux usées, avec son interminable feuilleton bureaucratique, constitue un exemple particulièrement éloquent – ne sont pas mis en œuvre. Les Français ont de plus en plus de mal à se loger, se soigner et, pour beaucoup, à vivre décemment. Leurs routes et lignes ferroviaires se dégradent faute d’entretien préventif suffisant, leurs pompiers ne peuvent être équipés partout comme ils le devraient pour faire face aux réalités de notre époque, et leurs écoles, comme leurs collèges ou lycées, attendent leurs mises aux normes énergétiques.

Les communes, les départements et les régions, qui gèrent le quotidien des citoyens, savent que seules les actions concrètes et pragmatiques peuvent produire des résultats. Rénover un établissement scolaire, collecter et trier les déchets, entretenir une route ou une ligne de train ou encore un pont dégradé, ouvrir un espace sportif, apporter une aide de solidarité envers des citoyens démunis, accueillir des enfants maltraités, proposer une formation professionnelle, développer des réseaux d’énergie innovants et décarbonés sont autant de politiques qui changent efficacement le quotidien de nos compatriotes.

Pour cela, il faut de la liberté et des moyens d’agir localement. Alors, Mesdames et Messieurs les ministres et parlementaires, de grâce, ne faites pas l’inverse et ne cédez pas aux vieux démons du centralisme !

Laissez-nous agir là où nous sommes les plus efficaces : notre démocratie n’en sera que plus forte.

«Le système est mort. Il faut inventer un État de performance»

Invité de Le Grand Oral sur i24NEWS face à Michaël Darmon, David Lisnard a défendu sa vision pour la France à l’heure où les équilibres internationaux se recomposent et où notre pays s’enfonce dans le déclassement. De la géopolitique à la réforme de l’État, en passant par la lutte contre l’antisémitisme, la présidentielle de 2027 et le projet porté par Nouvelle Énergie, il a exposé une ligne claire : restaurer la puissance française par la liberté, l’autorité et l’ambition.

le 11 juin 2026
i24 site

« Je vois le déclassement français, mais il n’y a aucune fatalité »

Interrogé sur les bouleversements du monde contemporain, de Donald Trump à la rivalité sino-américaine en passant par la montée des nouvelles puissances, David Lisnard a souligné la nécessité pour la France de retrouver une stratégie de long terme.

Face à la compétition entre les États-Unis et la Chine, il a rappelé que la priorité devait être la défense des intérêts français et européens. Pour lui, la question n’est pas de commenter les soubresauts de l’actualité internationale, mais de redonner à la France les moyens de peser à nouveau dans le monde.

« Je vois le déclassement français, qui est une réalité : démographique, géopolitique, diplomatique, économique, numérique, éducative. Mais je pense qu’il n’y a aucune fatalité à cela. »

S’appuyant sur l’exemple argentin, il a également souligné que les peuples pouvaient choisir le sursaut plutôt que la résignation lorsque des réformes courageuses étaient mises en œuvre.

Moyen-Orient : défendre nos principes et nos intérêts

Au cours de l’entretien, David Lisnard est revenu longuement sur les tensions au Moyen-Orient et sur la politique étrangère française.

Il a rappelé son attachement à la sécurité d’Israël, à la dénucléarisation de l’Iran et à la libre circulation dans le détroit d’Ormuz, tout en défendant une approche fondée sur la clarté et la cohérence.

Selon lui, la France s’est affaiblie en multipliant les postures sans disposer de la puissance nécessaire pour les soutenir.

« Aujourd’hui, on parle dans le vide parce qu’on n’a plus la puissance. »

Concernant le Liban, il a plaidé pour un soutien sans ambiguïté à la souveraineté libanaise et au désarmement du Hezbollah, qu’il considère comme un instrument de l’influence iranienne dans la région.

Face à l’antisémitisme, un combat judiciaire, politique et culturel

David Lisnard a également alerté sur la montée de l’antisémitisme en France.

Il a rappelé que la République disposait déjà d’un arsenal juridique solide mais que celui-ci devait être appliqué avec fermeté.

« Tout acte antisémite doit faire l’objet de poursuites et être condamné. »

Au-delà de la réponse judiciaire, il a insisté sur la responsabilité politique face aux ambiguïtés d’une partie de l’extrême gauche et sur la nécessité de mener un combat culturel de longue haleine.

Pour lui, l’école doit redevenir un lieu de transmission du savoir, de l’histoire et des principes républicains, loin des dérives idéologiques qui fragilisent l’autorité des enseignants et la cohésion nationale.

« Le système de l’État-providence est cuit »

Interrogé sur la situation économique et budgétaire du pays, David Lisnard a livré le cœur de son diagnostic.

Selon lui, le modèle français est arrivé au bout de sa logique. Construit sur une forte démographie, des gains de productivité importants et une immigration maîtrisée, il ne correspond plus aux réalités du XXIe siècle.

« Le système est mort. Le système de l’État-providence est cuit. »

Pour autant, il refuse toute logique d’austérité ou de gestion du déclin.

À ses yeux, le véritable enjeu consiste à réformer l’État en profondeur afin de recentrer l’action publique sur ses missions essentielles et de mettre fin à l’accumulation de structures administratives qui paralysent le pays.

Il a ainsi défendu une réduction massive des dépenses improductives, la simplification de l’action publique et une meilleure valorisation du travail.

« On doit cotiser moins pour gagner plus. »

Une rupture avec le social-étatisme

David Lisnard a également expliqué en quoi sa candidature se distinguait du reste de l’offre politique.

Selon lui, une même culture du social-étatisme irrigue aujourd’hui une grande partie de la vie politique française, de l’extrême gauche à la majorité présidentielle, en passant par le Rassemblement national.

« Dès qu’il y a un problème, la réponse est toujours la même : davantage de puissance publique. »

À l’inverse, il défend un État recentré sur ses fonctions régaliennes : sécurité, justice, défense, maîtrise des frontières et instruction publique.

Cette vision repose sur trois piliers :

– la liberté pour retrouver la prospérité économique ;

– l’autorité pour restaurer l’ordre républicain ;

– l’ambition éducative, culturelle et scientifique pour préparer l’avenir.

« L’ambition économique par la liberté. L’ambition sécuritaire par l’autorité. L’ambition d’unité par la culture, l’instruction publique et la science. »

Une autre voie pour 2027

Enfin, interrogé sur la prochaine élection présidentielle, David Lisnard a réaffirmé sa volonté de porter jusqu’au bout une alternative politique fondée sur la cohérence et le courage.

Partisan d’une primaire ouverte permettant de départager les différentes sensibilités de la droite et du centre, il estime que les Français ont besoin d’un véritable débat de fond plutôt que d’une simple compétition d’appareils.

Face aux promesses des extrêmes comme à la continuité incarnée par les responsables qui ont gouverné ces dernières années, il entend défendre une autre voie.

Une voie du terrain, de l’expérience et de la pratique.

Une voie qui refuse à la fois la résignation et le déclin.

« Il n’y a pas de fatalité au déclin français. »

Pour David Lisnard, la France dispose encore de tous les atouts pour retrouver sa puissance, à condition d’engager les réformes que trop de responsables politiques repoussent depuis plusieurs décennies.

«Je veux faire entendre la voix du terrain et du bon sens»

Invité politique de Jean-François Achilli sur Sud Radio, David Lisnard est revenu sur les grandes préoccupations des Français : l’insécurité, l’effondrement de l’autorité, les dysfonctionnements de la justice, la dette publique et la nécessité d’engager enfin une réforme profonde de l’État. À moins d’un an de l’accélération de la campagne présidentielle, le président de Nouvelle Énergie a également réaffirmé la singularité du projet qu’il porte pour la France.

le 11 juin 2026
SUD RADIO SITE

Refuser la résignation face à l’insécurité

Interrogé sur les risques de violences à l’occasion de la Coupe du monde de football et après les débordements observés lors de récents événements sportifs, David Lisnard a rappelé que les maires sont confrontés quotidiennement à une dégradation de l’ordre public.

Pour lui, ces phénomènes dépassent largement le cadre du football.

« Chaque prétexte est bon pour attirer ces voyous qui nous polluent la vie. »

Le maire de Cannes dénonce une perte progressive de l’autorité dans tous les domaines de la société, de l’espace public jusqu’à l’école. Face à cette réalité, il refuse tout fatalisme et plaide pour le rétablissement de la responsabilité individuelle.

« Ce n’est pas à la société et aux autres de payer pour ceux qui n’assument pas leurs responsabilités. »

L’affaire Eliana, révélatrice de l’impuissance publique

Revenant sur le meurtre de la jeune Eliana et sur les dysfonctionnements révélés par cette affaire, David Lisnard a exprimé sa lassitude face à la répétition des mêmes constats après chaque drame.

Il a rappelé les précédentes affaires qui ont profondément marqué l’opinion publique, de Lola à Elias en passant par Mathis.

« Tout ça, je n’en peux plus. »

Selon lui, les responsables politiques se contentent trop souvent de déclarations d’émotion sans s’attaquer aux causes profondes des dysfonctionnements.

« Je préfère qu’on se taise, qu’on respecte le deuil des familles et qu’à un moment donné, on prenne nos responsabilités. »

Pour le président de Nouvelle Énergie, ces affaires révèlent avant tout une crise générale de l’État, incapable d’exécuter efficacement ses missions essentielles.

La réforme de l’État : la mère des batailles

David Lisnard a défendu ce qu’il considère comme le cœur de son projet politique : la réforme de l’État.

Selon lui, la France souffre moins d’un manque de moyens que d’une mauvaise organisation de la puissance publique.

« Les magistrats sont bouffés par les procédures. »

Alors que la dépense publique atteint des niveaux records, les résultats se dégradent dans de nombreux secteurs : justice, sécurité, santé ou encore éducation.

« La mère des batailles qui n’a jamais été menée, c’est la réforme de l’État. »

Pour retrouver de la performance publique, il plaide pour une simplification massive des procédures, une responsabilisation des acteurs publics et un recentrage de l’État sur ses missions fondamentales.

Dette publique et impuissance nationale

Au cours de l’entretien, David Lisnard a également alerté sur les conséquences de l’endettement du pays.

« Cette année, les Français vont payer 70 milliards d’euros d’intérêts de la dette. »

Une somme qui représente, selon lui, plusieurs fois le budget de la Justice et qui prive progressivement l’État de ses capacités d’action.

Cette situation explique en partie les difficultés rencontrées pour construire les places de prison nécessaires, renforcer la justice ou améliorer la sécurité du quotidien.

Face à ce constat, il appelle à mettre fin à la fuite en avant budgétaire et à engager les réformes structurelles repoussées depuis trop longtemps.

Une rupture avec quarante ans de social-étatisme

Interrogé sur la présidentielle de 2027 et sur son récent débat avec Édouard Philippe, David Lisnard a réaffirmé ce qui constitue à ses yeux la spécificité de sa démarche.

« Ce que je propose est une rupture avec quarante ans de social-étatisme. »

Selon lui, le même réflexe politique domine depuis des décennies : répondre à chaque problème par davantage de dépenses publiques, davantage de réglementation et davantage de bureaucratie.

À l’inverse, il souhaite promouvoir une autre voie.

« J’essaie d’apporter une autre voie : une voie du terrain, une voie de l’expérience, une voie de la pratique. »

Une voie fondée sur l’action concrète, l’expérience des élus locaux et le refus des solutions théoriques déconnectées des réalités du pays.

Liberté, autorité et ambition

David Lisnard a enfin résumé les trois grands piliers du projet porté par Nouvelle Énergie.

Le premier est la liberté économique : réduire les dépenses improductives, alléger les prélèvements et mieux rémunérer le travail.

« Dépenser moins pour cotiser moins, pour gagner plus. »

Le deuxième est le retour de l’autorité, à travers le rétablissement de l’ordre sécuritaire et migratoire.

Le troisième est l’ambition nationale, avec la volonté de faire de la France une puissance éducative, culturelle et scientifique.

« Cette ambition économique par la liberté. Cette ambition sécuritaire par l’autorité. Cette ambition d’unité par la culture, l’instruction publique et la science. »

Une vision que David Lisnard entend porter dans le débat public pour offrir aux Français une alternative fondée sur le réalisme, la responsabilité et l’espérance.

« Je veux faire entendre la voix du terrain et du bon sens. »

«Vive l’État libéré de l’étatisme !» : David Lisnard face à Édouard Philippe lors du débat organisé par Florence Portelli

À Taverny, samedi 6 juin, lors d’un débat organisé par Florence Portelli, David Lisnard a confronté sa vision de la France à celle d’Édouard Philippe. Un échange de fond, exigeant, courtois, mais révélateur d’une différence majeure : d’un côté, la volonté de refonder l’État ; de l’autre, les limites d’un système qui a gouverné sans aller jusqu’au bout des ruptures nécessaires.

le 11 juin 2026
DEBAT DL EP

Dès son intervention, David Lisnard a posé le diagnostic : la France dispose de tous les atouts pour redevenir un pays de prospérité, d’audace et de grandeur. Mais elle doit d’abord regarder en face son déclassement : économique, industriel, démographique, diplomatique, sécuritaire, judiciaire et surtout éducatif.

« Je propose de changer de système. »

Pour le président de Nouvelle Énergie, le modèle français hérité du XXe siècle est à bout de souffle. L’État-providence, conçu dans un contexte de forte démographie et de gains de productivité élevés, ne répond plus aux réalités du pays. Il doit être remplacé par un État-performance, capable de protéger, d’instruire, de juger, de garantir l’ordre et de préparer l’avenir.

Justice : l’affaire Lyhanna comme révélateur de l’impuissance publique

Le débat s’est ouvert sur la justice et la protection de l’enfance, dans le contexte du drame de Lyhanna. David Lisnard a refusé les réactions convenues, les discours d’émotion et les promesses sans lendemain.

Pour lui, cette affaire n’est pas un simple dysfonctionnement isolé. Elle révèle une chaîne régalienne en déliquescence.

Une plainte pour viol sur mineur déposée plusieurs mois auparavant. Aucune audition. Aucune vérification suffisante. Des courriers postaux entre administrations. Aucun dossier numérique partagé.

« Dès qu’on arrive au pouvoir, toute plainte d’enfant sur un fait de violence, et a fortiori sexuelle, doit être obligatoirement traitée avec vérification et levée des doutes dans les trente jours. »

David Lisnard a proposé des mesures concrètes : un dossier numérique unique par victime, un partage sécurisé des données entre magistrats, une responsabilité personnelle engagée en cas d’absence de traitement, une refonte du code pénal et une meilleure effectivité des peines.

Là où Édouard Philippe insiste sur le manque de moyens, David Lisnard replace le sujet à la racine : l’organisation de l’État, la bureaucratie, la production excessive de normes et l’absence de responsabilité.

« Moins de règles, meilleures règles. Deuxième élément : des règles respectées. »

Pour David Lisnard, le drame de Lyhanna n’est pas seulement celui d’un crime abominable. Il révèle l’échec d’un système incapable de traiter à temps des signalements pourtant connus de la justice. Derrière l’émotion légitime, il appelle à une remise à plat de l’organisation judiciaire, à une responsabilisation accrue des acteurs publics et à une réforme profonde de l’État afin que de tels drames ne puissent plus se reproduire.

Budget de l’État : la contradiction d’Édouard Philippe

Le débat a également mis au jour une différence majeure sur les finances publiques.

Édouard Philippe a défendu son bilan en rappelant la baisse du déficit public au début du quinquennat Macron. David Lisnard a immédiatement replacé le débat au bon niveau : celui du budget de l’État.

Car c’est bien l’État central, sous la responsabilité du président de la République et du gouvernement, qui portait déjà une dérive préoccupante avant même les crises suivantes. David Lisnard a rappelé que le déficit de l’État s’était dégradé entre 2017 et 2019, malgré les excédents des comptes sociaux et des collectivités territoriales qui amélioraient artificiellement la présentation des comptes publics.

Cette distinction est essentielle.

Le déficit public agrège l’État, la Sécurité sociale et les collectivités. Mais le déficit de l’État révèle la réalité de la gestion gouvernementale. Et sur ce point, David Lisnard a mis Édouard Philippe face à une contradiction : on ne peut pas appeler aujourd’hui au redressement de l’État sans assumer les dérives budgétaires de ceux qui l’ont dirigé.

Pour Nouvelle Énergie, la question n’est donc pas seulement comptable. Elle est politique. Tant que l’État continuera de financer un système social-étatiste inefficace, il manquera de moyens pour ses missions essentielles : justice, police, armée, diplomatie, école.

« Plus on prélève de l’argent, plus on le capte pour l’attribuer à autre chose que le régalien, moins le régalien dispose de moyens. »

C’est le paradoxe français : record de dépense publique, record de prélèvements, mais services régaliens affaiblis.

Nucléaire : les actes contre les discours

L’autre contradiction majeure a porté sur l’énergie nucléaire.

Édouard Philippe a rappelé son attachement au nucléaire et les contraintes de l’époque. David Lisnard, lui, a rappelé les décisions prises lorsque l’ancienne majorité était au pouvoir : fermeture de Fessenheim, programmation de la fermeture de réacteurs, affaiblissement d’une filière stratégique au moment même où la France aurait dû renforcer son indépendance énergétique.

« Le démantèlement de Fessenheim et la loi de programmation qui fermait quatorze réacteurs nucléaires nous ont considérablement affaiblis. »

Pour David Lisnard, cette erreur a eu des conséquences directes : perte de souveraineté, dépendance accrue, hausse du coût de l’énergie, fragilisation du pouvoir d’achat et affaiblissement industriel.

Il a défendu une ligne claire : une énergie pilotable, bon marché et décarbonée, fondée prioritairement sur le nucléaire et l’hydroélectricité, complétée par des solutions locales utiles et maîtrisées.

À Cannes, il a rappelé son action concrète avec le développement d’une centrale d’énergie marine, preuve qu’une écologie de résultats peut se construire loin des postures idéologiques.

La position de Nouvelle Énergie est simple : le nucléaire n’est pas une option parmi d’autres. Il est le socle de notre souveraineté énergétique et industrielle.

L’État fort contre l’État partout

L’un des moments les plus révélateurs du débat est venu lorsque David Lisnard a résumé sa ligne :

« Vive l’État libéré de l’étatisme ! »

Cette formule concentre toute la différence entre Nouvelle Énergie et le conformisme technocratique.

David Lisnard ne veut pas d’un État faible. Il veut un État recentré, puissant, respecté, capable d’agir là où lui seul peut agir : justice, sécurité, défense, diplomatie, instruction publique.

Mais pour que l’État soit fort sur ses missions essentielles, il doit cesser d’être partout, tout le temps, dans tout.

Aujourd’hui, l’État bureaucratique contrôle, bloque, norme, ralentit. Il est fort avec les faibles et faible avec les forts. Il sanctionne plus facilement l’automobiliste que le voyou multirécidiviste. Il contrôle davantage l’entreprise, la commune ou le contribuable que ceux qui menacent réellement l’ordre public.

« La réalité des Français, c’est qu’ils n’en peuvent plus. »

Éducation, numérique, IA : retrouver la puissance

David Lisnard a aussi replacé le débat dans une perspective plus large : celle de l’indépendance française.

Pour lui, il ne peut y avoir de souveraineté sans puissance intérieure. La France ne pèsera ni en Europe ni dans le monde si elle ne règle pas d’abord ses faiblesses internes : dette, école, énergie, industrie, numérique.

Sur l’intelligence artificielle, le quantique, la robotique et les technologies de rupture, il a plaidé pour un changement complet de braquet, à l’échelle française et européenne.

« Tous les discours sur l’indépendance n’ont aucune emprise si nous continuons à être la colonie numérique des États-Unis et de la Chine. »

Même exigence pour l’école. David Lisnard a défendu une ambition éducative forte, la liberté de choix pour les familles, la fin de la sectorisation qui enferme les élèves dans des ghettos sociaux, et un recentrage sur les fondamentaux.

L’objectif est clair : faire de la France une superpuissance éducative, culturelle et scientifique.

Une droite de fond, pas de posture

Ce débat a montré qu’une alternative existe.

Face à ceux qui veulent corriger le système à la marge, David Lisnard propose de le refonder. Face à ceux qui découvrent aujourd’hui les limites de l’État bureaucratique, il porte depuis des années la nécessité d’un État-performance. Face à ceux qui défendent le nucléaire après avoir accompagné son affaiblissement, il assume une ligne constante de souveraineté énergétique.

La France n’a pas besoin d’une nouvelle couche de technocratie. Elle a besoin d’une révolution du bon sens.

Un État moins dispersé, mais plus fort.

Moins de bureaucratie, mais plus de justice.

Moins d’étatisme, mais plus d’autorité.

Moins de dépendance, mais plus de liberté.

C’est cette ligne que David Lisnard porte avec Nouvelle Énergie : refonder l’État, libérer la société, restaurer la puissance française.

(re)Voir le débat entre David Lisnard et Édouard Philippe