Libérez Christophe Gleizes : Cannes se mobilise pour le journaliste français détenu en Algérie

Deux ans après son arrestation, la Ville de Cannes affiche le portrait du journaliste Christophe Gleizes dans le hall de l’Hôtel de Ville et appelle à sa libération.

Cannes le 02 juin 2026
Glaizes

Jeudi 28 mai 2026, à l’initiative de David Lisnard, le portrait du journaliste français Christophe Gleizes a été installé dans le hall de l’Hôtel de Ville de Cannes.

Cette démarche vise à rappeler la situation de ce journaliste sportif, collaborateur des magazines So Foot et Society, arrêté en Algérie le 28 mai 2024 lors d’un déplacement professionnel à Tizi Ouzou. Condamné à sept ans de prison ferme le 29 juin 2025, Christophe Gleizes demeure aujourd’hui détenu.

Par cette initiative, la municipalité cannoise entend maintenir la mobilisation autour de son sort et réaffirmer son attachement à la liberté d’expression, à la liberté de la presse et à la protection des ressortissants français détenus arbitrairement à l’étranger.

« Le journaliste français Christophe Gleizes est privé de liberté en Algérie pour avoir fait son travail. Cette situation est injuste et inacceptable. (…) Un compatriote français détenu arbitrairement à l’étranger ne doit jamais être abandonné. Le devoir de la France est de défendre ses ressortissants, quels qu’ils soient et où qu’ils soient, avec force, constance et fermeté. » David Lisnard

Par la voix de son maire, la Ville de Cannes appelle à la libération rapide de Christophe Gleizes et à son retour auprès de ses proches.

Pépites françaises, carcans français : David Lisnard veut libérer l’innovation

Mercredi 27 mai, David Lisnard s’est rendu auprès de deux entreprises françaises qui incarnent l’excellence scientifique, technologique et industrielle de notre pays : Wandercraft, leader mondial des exosquelettes autostabilisés, et C12, pionnière de l’informatique quantique fondée sur les nanotubes de carbone. Deux visites qui illustrent une conviction forte : la France regorge de talents, mais trop d’innovations restent freinées par les lourdeurs administratives, fiscales et réglementaires.

le 29 mai 2026
Wandercraft 2 ©DR

Wandercraft : la technologie au service de la liberté humaine

Première étape de cette visite, Wandercraft développe les premiers exosquelettes autostabilisés au monde. Cette innovation de rupture a déjà permis à plus de 2 500 patients de retrouver la marche ou d’améliorer significativement leur mobilité.

À travers cette réussite, c’est toute la capacité d’innovation française qui s’exprime. À la croisée de la robotique, de l’intelligence artificielle et de la santé, l’entreprise démontre que la technologie peut répondre à des défis humains majeurs tout en créant de la valeur et de l’emploi.

C12 : la France dans la course mondiale au quantique

David Lisnard a ensuite rencontré les équipes de C12, entreprise issue du laboratoire de physique de l’École normale supérieure.

Spécialisée dans l’informatique quantique basée sur les nanotubes de carbone, C12 participe à l’une des plus grandes révolutions technologiques du XXIe siècle. Santé, énergie, cybersécurité, défense ou recherche fondamentale : les applications potentielles du calcul quantique sont immenses.

Face aux investissements massifs engagés par les États-Unis et la Chine, la France dispose d’atouts considérables. Encore faut-il créer les conditions permettant à ses entreprises de grandir, d’innover et de rester sur notre territoire.

La France ne manque pas de génie, elle manque de liberté

Ces deux entreprises illustrent une réalité souvent ignorée : le problème français n’est pas l’absence d’innovation, mais l’accumulation des obstacles qui freinent son développement.

Fiscalité instable, excès de normes, difficulté d’accès aux financements privés, lenteurs administratives ou faiblesse de la commande publique : autant de freins qui empêchent nos pépites de changer d’échelle.

Comme l’a rappelé David Lisnard :

« La France n’a pas perdu le génie qui a produit Pasteur, les frères Lumière ou le Concorde. Elle l’a simplement enfermé dans des carcans que nous avons le pouvoir et le devoir de briser. »

Une fiscalité compétitive pour investir et innover

Pour permettre à la France de retrouver sa place parmi les grandes puissances d’innovation, David Lisnard défend une baisse forte et durable de la fiscalité pesant sur les entreprises.

L’impôt sur les sociétés doit être ramené à 20 %, contre 25 % aujourd’hui, tandis que la taxation des revenus du capital doit être plafonnée à 22 % avec un engagement de stabilité dans le temps.

Il propose également la suppression des impôts de production que sont la C3S et la CVAE, qui pénalisent les entreprises avant même qu’elles ne réalisent des bénéfices.

L’objectif est clair : récompenser l’investissement, sécuriser les entrepreneurs et rendre la France plus attractive.

Mobiliser l’épargne des Français au service de l’innovation

La deuxième priorité consiste à mieux orienter l’épargne vers l’économie productive.

Alors que la quasi-totalité des pays développés disposent d’un système de retraite par capitalisation, la France se prive d’un puissant levier de financement de ses entreprises.

La mise en place d’un socle de capitalisation permettrait à la fois de consolider les retraites et de financer l’innovation française.

David Lisnard propose également de relever à 5 % le seuil d’investissement obligatoire des plans d’épargne retraite dans les entreprises non cotées, ce qui représenterait près de 7 milliards d’euros supplémentaires pour financer la croissance de nos entreprises innovantes.

Passer de la France de la précaution à la France de l’expérimentation

L’innovation a besoin de liberté, mais aussi de confiance.

C’est pourquoi David Lisnard souhaite remplacer le principe de précaution inscrit dans notre bloc constitutionnel par un principe de responsabilité.

L’objectif n’est pas de réduire les exigences de sécurité, mais de sortir d’une logique de paralysie permanente qui décourage les projets innovants.

Dans le même esprit, le dispositif France Expérimentation serait transformé en véritable droit opposable, avec des délais de réponse garantis, l’obligation pour l’administration de motiver ses refus et des procédures de recours accélérées.

Moderniser l’État plutôt que subventionner

Enfin, l’État doit devenir un acteur de la transformation technologique du pays.

Dans des secteurs stratégiques comme la défense, l’intelligence artificielle, la robotique ou le quantique, la commande publique peut constituer un formidable levier de croissance pour les entreprises françaises.

Plutôt que multiplier les aides dispersées, David Lisnard défend une logique de modernisation de l’État par l’innovation, permettant simultanément d’améliorer l’action publique et de soutenir nos entreprises de rupture.

Libérer les énergies françaises

Les visites de Wandercraft et de C12 ont illustré une réalité simple : la France possède les talents, les chercheurs, les ingénieurs et les entrepreneurs capables de bâtir les technologies qui façonneront le monde de demain.

Le défi n’est pas de créer ce potentiel. Il existe déjà.

Le défi est de lui permettre de s’exprimer pleinement en levant les obstacles qui freinent aujourd’hui l’innovation, l’investissement et la croissance.

C’est cette ambition que porte David Lisnard : faire de la France non plus le pays des procédures et de la défiance, mais celui de la liberté d’entreprendre, de l’innovation et du progrès.

«Une politique culturelle ambitieuse ne doit pas être un chèque en blanc donné à un microcosme»

Alors que le Festival de Cannes vient de s’achever, David Lisnard entend lutter contre « l’entre soi et la culture subventionnée ». Il défend une politique fondée principalement sur la liberté de création et la transmission des grandes œuvres. Une tribune parue dans Le Figaro.

Culture le 29 mai 2026
Figaro

Je suis un fou de culture. J’adore le cinéma, le théâtre, les livres, la danse, la musique. Le festival du cinéma de ma ville m’a fait découvrir des films du monde entier qui m’ont souvent captivé, toujours enrichi. J’aime en parler avec mes proches, échanger, débattre, me disputer sur un réalisateur, un auteur, un compositeur, retracer une filmographie, une discographie, discourir des mérites comparés des œuvres d’un auteur. Je ne compte plus les heures passées à cette activité qui s’achevait toujours pour moi en me replongeant dans une œuvre que j’avais mal saisie ou mal interprétée.

Pour autant, cela n’a aucune importance et cela n’intéresse personne. Tant mieux. Ce « je » vous agace et vous avez raison. Le rôle d’un responsable politique en matière culturelle n’est ni d’étaler ni d’imposer ses goûts. Tout le monde se moque de savoir que je suis un fan de Houellebecq, des Clash, de Kubrick, de Molière ou de Pina Bausch. Cela relève de mon intimité. Et surtout, cela ne doit pas influer sur mes décisions politiques. Qu’attend-on d’un responsable politique en matière de culture ? De construire une politique qui tourne autour de principes simples mais incontournables.

Il faut d’abord rappeler que la création est libre et que la liberté d’expression doit être totale. Il m’arrive d’être choqué, exaspéré, scandalisé par une œuvre. Et alors ? Quelle importance ? Depuis quand les responsables politiques doivent se comporter en censeur ? Et si je me trompais dans mon appréciation ? Si j’avais été Joseph II, aurai-je reconnu le talent de Mozart ? Il faut ensuite veiller à la préservation et à la transmission des grandes œuvres de l’esprit. Ce qui nécessite de la volonté, des moyens, de la rigueur. Transmettre le beau ! Telle est notre première mission.

Il faut permettre l’accès à la culture pour le plus grand nombre. Pour cela, il n’y a qu’une seule arme : l’éducation artistique et culturelle à l’école, de la maternelle au baccalauréat. C’est ce que j’ai patiemment construit dans ma ville. Et cela fonctionne ! Il s’agit du moyen le plus démocratique, le plus républicain de faire découvrir la culture au plus grand nombre, et de ne pas la réserver à ceux qui y ont accès grâce à leur famille ou à leur niveau de vie. Le rôle d’un politique en matière de culture est de créer les conditions pour que celle-ci s’épanouisse partout en France, sur tout le territoire et pas uniquement à Paris ou dans les grandes villes.

Enfin, il est nécessaire de lutter contre les effets d’entre-soi de la culture subventionnée, de combattre le conformisme, de défendre la bonne affectation de l’argent des contribuables qui doit échapper à toute considération idéologique. Il faut donc pour cela mettre un terme aux cahiers des charges publics qui obligent à des quotas et à des représentations du monde que les progressistes autoproclamés veulent imposer au public.

Car attention ! Une politique culturelle ambitieuse telle que je la défends ne doit pas être un chèque en blanc au microcosme ou le fait du prince. Il s’agit de fixer un cadre et de vérifier qu’il soit respecté, en termes de programmation, de diffusion, d’audience, d’accompagnement pédagogique. Si notre pays doit absolument conserver un audiovisuel public, celui-ci doit être populaire et de qualité, sinon il disparaîtra de lui-même.

En conclusion, je voudrais aussi dire mon immense ras-le-bol d’entendre les démagogues évoquer toujours l’argent des Français quand on parle de culture. Qu’on ne se méprenne pas. Nous devons être beaucoup plus économes de l’argent public et rétablir l’équilibre budgétaire, ce qui demandera des décisions fortes et très courageuses. Cela ne doit pas passer par le sacrifice de la culture. N’existe-t-il pas dans notre pays, des agences publiques, autorités administratives et autres entités bureaucratiques qui ne servent à rien ? N’y a-t-il pas dans le domaine de l’écologie des dépenses inutiles ? En matière sociale, des retraites aux aides aux inactifs, y compris étrangers, n’y a-t-il pas un gâchis colossal d’argent public ? La formation professionnelle des salariés qui coûte si cher est-elle toujours efficace ? Il va falloir tout revoir, beaucoup supprimer, recréer de la responsabilité. Nous le devons à tous ceux qui sont écrasés d’impôts comme aux Français les plus pauvres, enfermés dans un système qui en fait des allocataires et les maintient dans la précarité.

Je défendrai toujours la culture car elle donne un supplément d’âme, réunit la population pour constituer un peuple, fait prospérer et rayonner la France. Encore faut-il que la culture soit partagée par le plus grand nombre. Si elle est tant méprisée pas nos dirigeants actuels et tant attaquée par les extrêmes, c’est sans doute parce que ses acteurs ont échoué à la faire connaître, à la faire aimer par tous. Cela sera une des tâches prioritaires à laquelle je m’attacherai avec ardeur. Pour l’élévation individuelle, l’égalité des chances, et pour l’unité de note nation.

 

Retrouvez cette tribune sur le site du Figaro en cliquant ici.

Respect de la France, liberté pour Christophe Gleizes

La détention en Algérie du journaliste Christophe Gleizes est devenue le symbole d’un déclassement diplomatique français. Retrouvez la tribune de David Lisnard parue sur Atlantico.

le 29 mai 2026
Gleizes

Deux ans. Christophe Gleizes, journaliste français, est aujourd’hui privé de liberté en Algérie depuis deux années. D’abord placé sous contrôle judiciaire à Tizi Ouzou, il fut incarcéré et condamné à sept années de prison pour avoir préparé, pour So Foot et Society, un reportage sur la Jeunesse sportive de Kabylie.

L’arrestation d’un citoyen français, maintenu en détention, deux ans durant, est une affaire grave.

Le 19 mai dernier, au lendemain de sa visite à Alger, le garde des Sceaux s’est pourtant dit « très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité ». Qu’un ministre de la République se félicite que l’Algérie n’aggrave pas le sort d’un Français qu’elle retient arbitrairement, voilà qui en dit assez de l’état de notre diplomatie.

Nous avons inventé un nouveau registre : la gratitude pour l’humiliation.

Trois jours plus tard, le 22 mai, l’Algérie publiait au Journal officiel la loi du 12 mai 2026 criminalisant la colonisation française. Un texte qui inscrit dans son droit positif que la France aurait commis, cent trente-deux années durant, des crimes contre l’humanité dont les effets se prolongeraient jusqu’à nos jours.

Le déséquilibre n’est pas seulement symbolique. Il est statistique. En 2024, 22 426 obligations de quitter le territoire – OQTF – ont été prononcées à l’encontre de ressortissants algériens. Moins de 3 000 ont été exécutées.

Depuis février, seulement 150 laissez-passer consulaires ont été délivrés par Alger mais cette aumône administrative est présentée comme une percée diplomatique.

Un État qui qualifie de victoire ce qu’un autre lui concède par mépris n’est plus en position de négocier.

Cette méthode de la servilité a déjà échoué, publiquement, il y a six mois.

Le 12 novembre 2025, Boualem Sansal a été libéré par l’intermédiaire de l’Allemagne.

Cette humiliation aurait dû marquer la fin d’une doctrine. Il n’en fut rien.

La visite à Alger du ministre de l’Intérieur, en février, a été annoncé comme celle du « dégel ».

Elle a surtout enseigné une chose au régime algérien : la France revient toujours, quels que soient les outrages, demander qu’on veuille bien lui accorder ce qu’elle aurait dû exiger.

Et pendant ce temps, dans un couloir d’hôpital, en Ariège, le président de la République trouvait la verve qui lui manquait sur le dossier Sansal pour traiter de « mabouls » les Français qui réclament la fermeté avec Alger.

Le mot est lâché. Il dit le mépris d’un pouvoir pour ceux qui pensent encore que la République doit protéger les siens.

Que les fous, alors, soient ceux qui veulent que la France soit respectée.  Je serai de ceux-là.

Car il n’y a pas que Christophe Gleizes. Il y a aussi Martin Ryan, homme d’affaires français, arrêté en Azerbaïdjan en décembre 2023, détenu depuis bientôt deux années et demie, accusé d’« espionnage » au moment précis où Bakou réglait ses comptes diplomatiques avec Paris. Otage d’État, lui aussi. Monnaie d’échange. Et oublié.

Deux dossiers, deux régimes, une même mécanique. Lorsqu’un État cesse d’imposer un coût à ceux qui prennent ses citoyens, il n’a pas seulement échoué à libérer un homme : il a invité à en prendre d’autres. La faiblesse appelle la prédation. Toujours.

J’entends déjà l’objection. Il faudrait se taire. Ne pas compliquer. Laisser faire les chancelleries.  Le silence n’a jamais ouvert une porte. La parole publique sobre mais claire, l’exigence du respect mutuel, la réciprocité assumée, la fermeté nommée et une diplomatie professionnelle ; voilà ce qui crée les conditions d’une libération.

L’indifférence n’est pas une neutralité et lorsqu’elle est le fait d’un État, elle a un autre nom : l’abandon.

La France doit redevenir capable d’exiger.

Cela suppose de comprendre que la diplomatie n’est pas l’art de plaire mais celui d’obtenir. Que le rapport de force n’est pas une violence mais une grammaire.  Et que défendre nos intérêts n’est pas une brutalité : c’est la première condition pour qu’il y ait, encore, quelque chose qui mérite le nom de République.

David Lisnard dans La Grande Interview : « Il faut augmenter le salaire net et cotiser moins pour gagner plus »

David Lisnard était l’invité de La Grande Interview de Laurence Ferrari dans La Matinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1, mercredi 27 mai.

le 29 mai 2026
SITE CNEWS DL

Au cours d’un entretien de près d’une heure, il a exposé sa vision pour la France : restaurer la prospérité par la liberté, l’autorité par un État régalien efficace, et l’unité nationale par l’instruction, la culture et la responsabilité.

« Il faut augmenter le salaire net et cotiser moins pour gagner plus »

Face à une France qui détient le record du monde des prélèvements obligatoires et dont les salaires réels stagnent, David Lisnard a rappelé l’urgence d’une rupture économique fondée sur la baisse des dépenses publiques et la valorisation du travail.

« Il faut augmenter le salaire net et cotiser moins pour gagner plus. »

Pour le président de Nouvelle Énergie, la France ne souffre pas d’un manque de dépenses publiques mais d’un excès de bureaucratie et d’un mauvais usage de l’argent public.

« Plus on a dépensé d’argent public, moins on a eu d’infirmiers aux urgences, moins on a de policiers dans les rues, moins on a de magistrats. »

Il a réaffirmé son objectif de réaliser jusqu’à 200 milliards d’euros d’économies sur le quinquennat afin de rendre du pouvoir d’achat aux Français, financer les fonctions régaliennes et alléger les charges qui pèsent sur les actifs.

« Dépenser moins pour cotiser moins, pour gagner plus. C’est ça la vraie révolution. »

Retrouver un État performant

David Lisnard a dénoncé la multiplication des agences, organismes et structures administratives qui étouffent l’initiative et paralysent l’action publique.

« On étouffe surtout sous la bureaucratie en France. »

Prenant l’exemple des normes de construction scolaire, il a rappelé que les maires sont confrontés à une inflation réglementaire devenue incontrôlable.

« Désormais, la notice thermique pour construire une école fait 3 800 pages. »

Pour Nouvelle Énergie, la modernisation du pays passe par un État performant, recentré sur ses missions essentielles et capable de produire des résultats concrets.

Énergie : renouer avec le réalisme

Interrogé sur la stratégie énergétique française, David Lisnard a plaidé pour une politique fondée sur la réalité des besoins du pays plutôt que sur l’idéologie.

« L’électricité la plus abondante, la plus pilotable, la plus fiable et la moins chère aujourd’hui, c’est le nucléaire et l’hydroélectrique. »

S’il soutient les initiatives locales en matière d’énergies renouvelables, il estime que l’architecture énergétique nationale doit rester fondée sur une production fiable, compétitive et souveraine.

Immigration : sortir des effets d’annonce

Face à l’explosion des flux migratoires, David Lisnard a dénoncé les discours sans résultats et rappelé que le problème est désormais institutionnel autant que politique.

« Depuis 1980, il y a eu 32 annonces de maîtrise de l’immigration et 30 lois. Ce n’est plus un problème de loi, c’est un problème de cadre constitutionnel. »

Il a réaffirmé la nécessité de reprendre le contrôle des politiques migratoires, de restaurer la souveraineté nationale et de faire prévaloir la volonté démocratique sur les blocages juridiques actuels.

GPA : « Tout n’est pas marchandise »

Interrogé sur les propositions de Gabriel Attal concernant la gestation pour autrui, David Lisnard a réaffirmé son opposition ferme à la GPA au nom d’un principe fondamental : la dignité humaine.

Pour lui, une société libérale authentique ne signifie pas que tout puisse être acheté, vendu ou marchandisé.

« Tout n’est pas marchandise. »

Il a rappelé que la liberté économique ne peut exister sans limites éthiques et que le corps humain ne saurait devenir un objet de transaction.

« Je pense que la GPA est contraire à un principe fondamental de la société libérale : la dignité du corps humain. »

À rebours des caricatures souvent entretenues sur le libéralisme, David Lisnard a défendu une conception exigeante de la liberté, fondée sur la responsabilité individuelle et le respect de la personne.

Culture, transmission et intelligence artificielle

L’entretien a également permis d’aborder les enjeux culturels et technologiques. Pour David Lisnard, l’intelligence artificielle constitue une révolution majeure que la France doit pleinement investir.

« Je ne crains pas l’intelligence artificielle. Je crains la paresse naturelle que va générer cette intelligence artificielle. »

Il a plaidé pour une école recentrée sur l’instruction, l’esprit critique et la transmission culturelle.

« Il faut apprendre à nos enfants à décoder le monde. »

Pour lui, la culture demeure un enjeu civilisationnel majeur, indispensable à la cohésion nationale et à la liberté intellectuelle.

Une révolution du bon sens

Tout au long de cet échange, David Lisnard a défendu une même conviction : la France dispose de tous les atouts pour redevenir une puissance prospère, innovante et respectée, à condition de rompre avec l’immobilisme et l’étatisme.

« La France a un énorme potentiel. Nous avons un peuple créatif, nous avons tout pour être un Eldorado du XXIe siècle. »

Et de conclure :

« Il faut recréer de la prospérité par la liberté, recréer de la sécurité par l’autorité, recréer l’unité par l’instruction et la science. »

Un projet porté par Nouvelle Énergie pour rassembler tous ceux qui refusent le déclin, restaurer l’efficacité publique et engager la France sur le chemin du redressement.

À Cannes, la rigueur budgétaire au service de l’avenir

À travers l’analyse du Compte Financier Unique (CFU) 2025, David Lisnard a présenté de nouveaux résultats financiers marquant la stratégie de gestion menée par la municipalité cannoise depuis 2014.

Cannes le 26 mai 2026
CANNES

La Ville de Cannes a ainsi réduit sa dette communale de 5,1 millions d’euros en 2025, bien au-delà de l’objectif initial fixé à 1 million d’euros. Depuis 2014, la dette totale a diminué de plus de 82 millions d’euros. Dans le même temps, les taux des impôts communaux ont baissé de 3,6 %, sans aucune hausse depuis plus de dix ans.

Cette gestion rigoureuse permet également à la commune de dégager une importante capacité d’autofinancement afin d’investir dans les équipements publics, la rénovation des espaces urbains, les infrastructures scolaires, sportives et culturelles, mais aussi dans la modernisation du service public local grâce à l’intelligence artificielle, la robotique et de nouveaux outils numériques.

Pour David Lisnard, cette stratégie repose sur une logique de responsabilité intergénérationnelle : réduire la dette aujourd’hui pour préserver les marges de manœuvre de demain et éviter de faire peser les dépenses actuelles sur les générations futures.

Le maire de Cannes dénonce également l’alourdissement constant des prélèvements de l’État sur les collectivités locales, ainsi que l’augmentation des charges imposées aux communes malgré la dérive continue des finances publiques nationales.

« Comptez sur moi et notre équipe pour continuer ce travail de rigueur bénéfique qui permet d’agir au présent et de préparer l’avenir. Cannes gagne ! », a déclaré David Lisnard.

Une « Place Alain Delon » au cœur du Campus Georges Méliès

Vendredi, David Lisnard, en présence de Liv Delon, petite-fille d’Alain Delon, a inauguré la « Place Alain Delon » au sein du Campus universitaire Georges Méliès à Cannes.

Cannes le 26 mai 2026
devoilement-parvis-alain-delon-cannes_639x960

Par cette dénomination, la municipalité poursuit son travail de valorisation de la mémoire du cinéma au cœur d’un lieu dédié à la formation des étudiants et futurs professionnels des industries créatives. Cette initiative illustre la volonté de transmettre la culture et de faire vivre l’héritage du septième art auprès des nouvelles générations.

« Alain Delon fut l’un des plus grands visages et l’un des acteurs les plus emblématiques du cinéma mondial et français. Autodidacte au charisme légendaire et à la beauté universelle, personnalité indomptable au regard devenu mythique, il aura irradié le septième art pendant plus de soixante ans et marqué durablement l’histoire du cinéma. En donnant son nom au parvis du campus Georges Méliès, Cannes rend hommage à un artiste d’exception intimement lié à son Festival » David Lisnard.

Le nom d’Alain Delon rejoint désormais ceux de Jean-Paul Belmondo, dont le nom a été donné au studio de cinéma du campus, de Georges Méliès et de Lino Ventura, déjà honoré par une voie desservant la résidence étudiante Nouvelle Vague.

Trois bus Palm Bus habillés par l’artiste Valerio Adami

L’Agglomération Cannes Lérins a dévoilé trois bus Palm Bus de la ligne 21 entièrement habillés par l’artiste italien Valerio Adami. Présentés par David Lisnard en présence de Valeria Cantoni-Mamiani, nièce de l’artiste, ces véhicules circulent depuis le 22 mai entre l’Hôtel de Ville, la Gare SNCF et Notre-Dame des Pins.

Cannes le 26 mai 2026
BUS 2

Cette initiative illustre la volonté de la municipalité et de l’Agglomération de faire vivre la culture dans l’espace public et au plus près du quotidien des habitants. Après les bus décorés par Robert Combas et les navettes artistiques du Suquet, Cannes poursuit ainsi sa politique de diffusion artistique accessible à tous.

« La Mairie et l’Agglomération de Cannes soutiennent avec force la créativité et l’innovation artistique sur le bassin de vie. La décoration de trois bus de transport public cannois par l’artiste Valerio Adami – l’un des pères du mouvement de la figuration narrative – s’inscrit dans cette démarche pour apporter originalité sur cette ligne 21 de plus en plus fréquentée. A l’instar des fresques murales et des opérations culturelles menées par la municipalité tout au long de l’année, notre action résulte de la volonté indéfectible de diffuser l’art et la culture dans tous les quartiers de Cannes et à portée de tous », a déclaré David Lisnard.

Né à Bologne en 1935, Valerio Adami est une figure majeure de la figuration narrative. Son œuvre, influencée par la littérature et la philosophie, a été exposée dans des institutions prestigieuses comme le MoMA de New York ou le Centre Pompidou à Paris.

Bus cannes

Le boulodrome Troncy va éclairer le quartier

Dès juillet 2026, 564 panneaux solaires installés sur le toit du boulodrome Troncy à La Bocca fourniront de l’électricité à douze bâtiments municipaux via l’autoconsommation collective. La Ville de Cannes espère économiser près de 80.000 euros par an sur ses factures d’énergie. Un article e Nice-Matin.

Cannes le 26 mai 2026
Visite-de-chantier---Boulodrome-Troncy-2-(c)Mairie-de-Cannes_640x960

Avec ses 1.300 mètres carrés de toiture, le boulodrome Troncy s’apprête à devenir le nouveau poumon énergétique de la place Roubaud.

Le maire David Lisnard a dévoilé mardi matin les dessous de ce chantier d’envergure, avec l’installation d’une vaste centrale photovoltaïque au-dessus des terrains de pétanque.

Dès le mois de juillet, les 564 panneaux solaires ne se contenteront pas d’éclairer le bâtiment, mais fourniront directement de l’électricité verte à douze sites municipaux.

Une énergie partagée

Une prouesse qui s’appuie sur une méthode de distribution de plus en plus prisée : l’autoconsommation collective.

Concrètement, l’énergie produite (estimée à 324 MWh par an, pour une puissance de 253 kWc) sera partagée via le réseau public pour couvrir 30 % des besoins électriques annuels d’infrastructures voisines.

Parmi elles, la nouvelle Halle de la place Roubaud, les écoles Alexandre-Dumas et Verrerie, le gymnase des Mûriers, les crèches Les Mûriers et Canta Grillou ou encore la salle des Arlucs.

Près de 80.000 euros d’économie par an

Coût de l’opération, près de 550.000 euros.

Mais ce « circuit court » va permettre à la Ville « d’économiser près de 80.000 euros par an » sur ses factures d’électricité, estime le maire. « Le but est de lutter concrètement contre le réchauffement climatique, tout en maîtrisant durablement les dépenses énergétiques de la commune et en protégeant les contribuables. »

L’équipement de ce toit s’intègre naturellement dans la seconde phase de rénovation de Bocca-centre entamée en 2018, qui a déjà transformé le quartier avec la création d’un grand parc paysager de 4.000 m² et d’un parking souterrain de 374 places.

Cette nouvelle installation vient compléter la stratégie de production d’énergie décarbonée impulsée par la municipalité depuis 2014.

Une politique qui a connu un net coup d’accélérateur ces derniers mois : après la résidence autonomie Saint-Louis, les serres municipales, l’école Eugène-Vial et la médiathèque Ranguin en 2024 et 2025, c’est la piscine du Grand Bleu qui a mis en service sa propre centrale solaire début 2026.

Polémique autour de Canal+ : David Lisnard dénonce une posture « infondée, ingrate et masochiste »

Interrogé sur la polémique visant Canal+ après la tribune signée par plusieurs centaines de professionnels du cinéma, David Lisnard a dénoncé une posture à la fois « infondée », « ingrate » et même « un peu masochiste ».

le 22 mai 2026
David Lisnard

Les faits sont pourtant simples : Canal+ est aujourd’hui le premier financeur du cinéma français en volume financier, et tout le monde reconnaît qu’il n’existe aucune ingérence idéologique dans les films financés ou projetés.

« Il suffit de voir les films présentés à Cannes pour comprendre qu’ils ne sont pas réellement d’extrême droite », ironise-t-il.

David Lisnard rappelle ainsi une contradiction devenue fréquente dans le débat public français : certains attaquent publiquement ceux qui rendent pourtant possible leur activité. Beaucoup des signataires ont été financés, soutenus ou révélés par le groupe qu’ils dénoncent aujourd’hui.

« Il faut quand même être sacrément de mauvaise foi et masochiste pour mordre la main qui vous nourrit sans vous demander de contrepartie idéologique », estime-t-il.

Pour autant, le président de Nouvelle Énergie rappelle son attachement absolu à la liberté d’expression. Chacun est libre de critiquer une ligne éditoriale ou des positions politiques. Mais selon lui, cette tribune dépasse le simple désaccord d’opinion pour entrer dans une logique de dénigrement systématique.

« Si Canal+ faisait des choix idéologiques dans ses financements, cela mériterait d’être dénoncé. Mais ce n’est pas le cas », souligne-t-il.

David Lisnard appelle enfin à l’apaisement, estimant que le cinéma français a besoin d’acteurs puissants capables de financer durablement la création dans un contexte déjà fragilisé.

« Le cinéma français a besoin de Canal+. Il ne faut pas l’oublier. »