« La liberté d’expression est la condition incontournable de la démocratie »
Invité de L’Heure des Pros 2 sur CNews face à Eliot Deval, David Lisnard, président de Nouvelle Énergie et candidat à l’élection présidentielle, a vivement dénoncé le rapport parlementaire consacré à la lutte contre la désinformation. Pour lui, plusieurs des propositions avancées constituent une remise en cause sans précédent de la liberté d’expression, pilier de toute démocratie.
Selon David Lisnard, la liberté ne saurait être considérée comme un obstacle à la démocratie, mais bien comme sa condition première. Il met en garde contre toute tentative de confier à une autorité administrative ou politique le pouvoir de définir ce qui relève de la vérité ou de la désinformation. « Dès que l’on veut encadrer la liberté hors du champ de l’ordre public, on tombe dans le monopole de la vérité », a-t-il affirmé, dénonçant une vision « orwellienne » de la société.
S’il reconnaît que les ingérences étrangères, l’opacité de certains algorithmes ou encore les manipulations de l’information constituent de véritables défis, David Lisnard estime que la réponse ne peut être la censure. Il plaide au contraire pour davantage de pluralisme, de transparence et surtout pour le renforcement de l’esprit critique dès l’école. À ses yeux, le XXIe siècle exige autant de savoir maîtriser les technologies que de savoir « décoder le monde » grâce aux humanités et à la raison critique.
Le président de Nouvelle Énergie critique également plusieurs propositions du rapport, qu’il juge liberticides : création de nouveaux délits, contrôle renforcé des créateurs de contenus, intervention sur les algorithmes des plateformes ou encore conditionnement des aides à la presse à des critères de « vérité ». Il estime que ces mesures reviendraient à instaurer un « ministère de la vérité », incompatible avec les principes de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
Au-delà de ce rapport, David Lisnard dénonce un phénomène plus large : celui d’un État qui préfère restreindre les libertés des citoyens plutôt que sanctionner efficacement les véritables abus. Selon lui, cette logique bureaucratique nourrit le sentiment d’injustice et alimente la défiance envers les institutions.
Interrogé sur sa vision de la France, David Lisnard est revenu sur le concept de « Grande France » qu’il développe depuis plusieurs mois. Une France fidèle à son héritage historique tout en étant pleinement tournée vers le XXIe siècle. Il défend une conception universaliste de la nation, ouverte à tous ceux qui adhèrent à sa culture, à ses valeurs et à son histoire. « Nous sommes les dépositaires d’une civilisation héritière de la logique grecque, du droit romain, de la culture judéo-chrétienne et de l’esprit des Lumières », a-t-il rappelé.
Enfin, revenant sur sa candidature à l’élection présidentielle, David Lisnard a réaffirmé son ambition de proposer une alternative fondée sur la liberté, la responsabilité et la performance de l’action publique. Il appelle à bâtir un « État-performance » recentré sur ses missions essentielles, à réduire durablement la dépense publique, à restaurer la compétitivité de l’économie française, à mieux rémunérer le travail et à replacer l’instruction au cœur du projet national.
Pour David Lisnard, le débat présidentiel qui s’ouvre doit permettre de confronter librement les projets et les idées. « Je veux porter une espérance, celle d’une France où l’autorité protège les libertés, où le travail est récompensé et où l’État est au service de la société plutôt que l’inverse. »
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de Nouvelle Énergie et David Lisnard