Le 14-Juillet de la grande France
Une tribune de David Lisnard parue dans Rupture-mag.
Si nous célébrons notre fête nationale le 14 juillet, nous le devons à la loi du 6 juillet 1880. Cette date n’avait pas vocation à commémorer seulement la prise de la Bastille de 1789, mais aussi la Fête de la Fédération, consécration de l’unité de la France, qui eut lieu un an plus tard. C’est cette date qui donne au 14 juillet sa portée proprement nationale.
Ce jour-là, quatorze mille fédérés venus des quatre-vingt-trois départements créés quelques mois plus tôt se rassemblent au Champ-de-Mars, devant plusieurs centaines de milliers de Parisiens, pour prêter serment de fidélité à la Nation, à la Loi et au Roi. Ces hommes sont les délégués des gardes nationales des communes.
Ce mouvement ne provient pas de Paris. Dès le 29 novembre 1789, à Étoile-sur-Rhône, plus de douze mille gardes nationaux du Dauphiné et du Vivarais scellent le premier pacte fédératif. À Pontivy, les jeunes citoyens de Bretagne et d’Anjou se déclarent « Français et citoyens du même empire ». Lyon rassemble des délégations de plusieurs départements voisins le 30 mai 1790.
L’Assemblée nationale, en décidant d’organiser la Fédération générale, n’a fait qu’ordonner et amplifier un mouvement né dans les communes. Celles-ci existaient de fait depuis des siècles ; la Révolution venait de les fonder en droit par la loi du 14 décembre 1789 qui érigea en municipalités les quarante-quatre mille paroisses, bourgs et communautés d’habitants du royaume de France.
C’est ainsi que la nation, dont l’État bâtissait le corps depuis Philippe Auguste, reçut le 14 juillet 1790 son second fondement : le libre consentement de citoyens qui, du village à la province et de la province à la patrie, choisirent de s’unir.
Cette construction vient de loin. La France procède de la raison grecque et du droit romain, de l’héritage judéo-chrétien, de la scolastique médiévale et de l’esprit des Lumières. Elle est l’œuvre de la monarchie et de la Révolution, de l’Empire et de la République, de l’école, de l’armée et de la commune. De cette longue et tumultueuse histoire est née une communauté républicaine de citoyens et de destin, qui a fait d’individus divers un seul et même peuple, réuni autour d’une même loi, d’une même langue, d’une même culture.
Chaque Français, quels que soient son origine, ses croyances, sa couleur de peau, est le dépositaire de ce patrimoine. Cette France est plus grande que chacun de ses régimes, plus grande que chacune de ses générations, plus grande que chacune de ses composantes. C’est la grande France, multiséculaire, indivisible, transmise de génération en génération.
Aujourd’hui, on voit apparaître à l’extrême gauche une volonté de déconstruire notre histoire. Cette entreprise, théorisée par Jean-Luc Mélenchon, a pour but de faire naître une « nouvelle France ».
Une France racialiste, c’est-à-dire raciste, communautariste, accommodante avec l’islamisme, complaisante avec l’antisémitisme, et même complice. Une France où l’on trie les citoyens selon leur origine, où l’on oppose les Français d’hier aux Français d’aujourd’hui, les immigrés extra-européens aux « tout blancs tout moches ».
Chaque génération, certes, apporte une sociologie nouvelle. Aucune génération, jamais, n’a fondé une autre France.
Cette extrême gauche ne revendique pas pour rien sa filiation avec Robespierre, l’artisan de la Terreur, qui fut la négation du 14 juillet 1790. Les fédérés s’étaient unis librement ; la loi des suspects du 17 septembre 1793 trie les Français par catégories. Les communes s’étaient fédérées d’elles-mêmes ; la Convention écrase Lyon, Marseille, Bordeaux, accusées de « fédéralisme ».
Retrouvez cette tribune sur le site de Rupture-Mag en cliquant ici.
« La liberté d’expression est la condition incontournable de la démocratie »
Invité de L’Heure des Pros 2 sur CNews face à Eliot Deval, David Lisnard, président de Nouvelle Énergie et candidat à l’élection présidentielle, a vivement dénoncé le rapport parlementaire consacré à la lutte contre la désinformation. Pour lui, plusieurs des propositions avancées constituent une remise en cause sans précédent de la liberté d’expression, pilier de toute démocratie.
Selon David Lisnard, la liberté ne saurait être considérée comme un obstacle à la démocratie, mais bien comme sa condition première. Il met en garde contre toute tentative de confier à une autorité administrative ou politique le pouvoir de définir ce qui relève de la vérité ou de la désinformation. « Dès que l’on veut encadrer la liberté hors du champ de l’ordre public, on tombe dans le monopole de la vérité », a-t-il affirmé, dénonçant une vision « orwellienne » de la société.
S’il reconnaît que les ingérences étrangères, l’opacité de certains algorithmes ou encore les manipulations de l’information constituent de véritables défis, David Lisnard estime que la réponse ne peut être la censure. Il plaide au contraire pour davantage de pluralisme, de transparence et surtout pour le renforcement de l’esprit critique dès l’école. À ses yeux, le XXIe siècle exige autant de savoir maîtriser les technologies que de savoir « décoder le monde » grâce aux humanités et à la raison critique.
Le président de Nouvelle Énergie critique également plusieurs propositions du rapport, qu’il juge liberticides : création de nouveaux délits, contrôle renforcé des créateurs de contenus, intervention sur les algorithmes des plateformes ou encore conditionnement des aides à la presse à des critères de « vérité ». Il estime que ces mesures reviendraient à instaurer un « ministère de la vérité », incompatible avec les principes de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
Au-delà de ce rapport, David Lisnard dénonce un phénomène plus large : celui d’un État qui préfère restreindre les libertés des citoyens plutôt que sanctionner efficacement les véritables abus. Selon lui, cette logique bureaucratique nourrit le sentiment d’injustice et alimente la défiance envers les institutions.
Interrogé sur sa vision de la France, David Lisnard est revenu sur le concept de « Grande France » qu’il développe depuis plusieurs mois. Une France fidèle à son héritage historique tout en étant pleinement tournée vers le XXIe siècle. Il défend une conception universaliste de la nation, ouverte à tous ceux qui adhèrent à sa culture, à ses valeurs et à son histoire. « Nous sommes les dépositaires d’une civilisation héritière de la logique grecque, du droit romain, de la culture judéo-chrétienne et de l’esprit des Lumières », a-t-il rappelé.
Enfin, revenant sur sa candidature à l’élection présidentielle, David Lisnard a réaffirmé son ambition de proposer une alternative fondée sur la liberté, la responsabilité et la performance de l’action publique. Il appelle à bâtir un « État-performance » recentré sur ses missions essentielles, à réduire durablement la dépense publique, à restaurer la compétitivité de l’économie française, à mieux rémunérer le travail et à replacer l’instruction au cœur du projet national.
Pour David Lisnard, le débat présidentiel qui s’ouvre doit permettre de confronter librement les projets et les idées. « Je veux porter une espérance, celle d’une France où l’autorité protège les libertés, où le travail est récompensé et où l’État est au service de la société plutôt que l’inverse. »
David Lisnard, l’entretien à TECHNIKART
Retrouvez le Grand Entretien de David Lisnard à TECHNIKART.
Président de l’Association des maires de France, maire de Cannes réélu avec un score soviétique dans une ville peu suspecte de nostalgie nord-coréenne, David Lisnard avait forcément de quoi piquer ma curiosité. 88 % en 2020, 81 % en 2026 : ce genre de chiffres donne envie de chercher le truc, la combine, le tapis qui cache la poussière. Dans les taxis, chez les commerçants, sur la plage, au comptoir, toujours la même question : « Vous en pensez quoi de Lisnard ? » Et partout, ou presque, la même musique : il est aimé ; au pire, respecté. Sa ville tient à lui. David Lisnard tient sa ville, et même mieux. Il semble l’avoir comprise.
Il y a chez lui, une qualité devenue presque révolutionnaire : le bon sens. Pas celui un peu rance, de fin soirée, où l’on regrette le monde d’avant en trempant son pain dans le ressentiment d’un hier abandonné, non. Un bon sens de vrai maire : celui d’un homme pragmatique, solaire et concret ; celui d’un homme qui sait qu’une ville n’est pas un concept, ni un laboratoire d’idées ; ni un tremplin politique, ni une rente, ni un jouet. Qu’une rue sale se nettoie au lieu de se théoriser et qu’un festival existe par les films qu’on y voit, non par les slogans qu’on vient y agiter.
Il échappe à cette maladie moderne des politiques qui ont toujours une réponse avant même d’avoir pensé au problème. Chez lui, le réel précède le phrasé. On ressent la ville sous les idées, la doctrine sous les pavés, les gens avant la note de synthèse. Il parle d’ordre sans fantasmer la matraque, de culture sans réciter le catéchisme subventionné et de liberté sans oublier qu’elle n’existe jamais sans responsabilité.
Libéral, de droite, assumé, mais pas figé, il ne cherche pas à singer le peuple, mais plutôt à rester à ses côtés. Et, dans une époque saturée de discours incantatoires, cyniques et désenchantés, cela paraît presque être une élégance.
Parce qu’il incarne une idée trop rare de la politique ; celle où l’on administre avant de pérorer, où l’on préfère les preuves aux postures, où l’on refuse de choisir entre la culture et l’industrie, l’éducation et la création, le devoir et l’émancipation, il fallait aller voir au plus près ce que cette promesse donnait face à l’intéressé.
On peut commencer par le Festival de Cannes. L’année prochaine, il fêtera ses quatre-vingts ans. Qu’est-ce que la Ville nous promet pour cette édition anniversaire ?
David Lisnard : Ce n’est pas à moi de l’annoncer. Iris Knobloch et Thierry Frémaux le feront très bien. Ce que je peux dire, c’est que la Ville, qui est à l’origine du festival avec le gouvernement français, mettra à disposition les espaces publics, les moyens, la logistique. Nous sommes le premier financeur public du festival depuis quelques années. L’enjeu, pour cette 80e édition, c’est qu’elle catalyse tout ce qui fait sa singularité : que Cannes reste vraiment le Festival de cinéma international, pas le Festival de cinéma national. Il faut que les meilleurs films soient sélectionnés, bien sûr ; mais aussi que la planète du cinéma soit présente : les studios, Bollywood, l’ouverture au monde. Cannes, c’est à la fois une sélection et un marché ; et le cœur du festival, évidemment, les films.
Quand vous dites que la Ville est le premier financeur public, on parle de quels montants ?
David Lisnard : Dans le budget du festival, les partenaires publics principaux sont l’État, via le CNC [Centre national du cinéma], et la Ville. La Ville finance plus que le CNC. Elle met environ deux millions d’euros en cash et à peu près quatre millions en logistique.
Vous évoquez souvent l’histoire du festival, né en réaction à la Mostra de Venise, dont le palmarès de 1938, dicté par les pressions de Mussolini et Hitler, avait transformé le cinéma en vitrine idéologique. Aujourd’hui, comment éviter que le festival soit parasité par les polémiques politiques ?
David Lisnard : Je ne fais jamais d’ingérence dans les sélections. Certains maires ont essayé dans le passé, pas moi. L’expression des artistes doit rester totalement libre. En revanche, comme cofondateur et premier financeur public, la Ville peut rappeler que le festival doit rester un lieu de diversité. Les œuvres incarnent cette diversité. Leur première vocation, c’est d’avoir une puissance artistique, une originalité, une force narrative. Certaines ont un contenu politique, toutes disent quelque chose du monde. La difficulté commence quand le discours prend la place de l’œuvre.
Vous pensez que les médias accentuent ce phénomène ?
David Lisnard : Oui. Peut-être qu’on accorde trop d’importance aux prises de position. L’ennemi de l’univers culturel en France, c’est le conformisme, l’entre-soi, l’uniformité de la pensée. Quand je le dis, on me renvoie immédiatement à ce que je suis : un homme blanc de plus de cinquante ans, classé à droite. Mais je le dis quand même. Les œuvres, elles, sont diverses. Ce qui reste, ce ne sont pas les déclarations. Je ne me souviens pas de ce qui s’est dit l’année de la Palme d’or de Taxi Driver, mais je me souviens de Taxi Driver.
Est-ce que ce n’est pas aussi le rôle d’un maire comme vous, à Cannes, de rappeler que la culture n’est pas forcément de gauche ?
David Lisnard : Je ne cesse de le dire et de l’écrire. Mais ne nous laissons pas enfermer dans ce débat. La culture, elle est humaine. Un film de Ken Loach peut avoir une forte fibre sociale et politique et être un grand film. Ce qui m’intéresse, c’est l’œuvre. Je suis pour la liberté de création. Ce qui pose problème, c’est quand on conditionne le financement à de la propagande, quelle qu’elle soit.
On parle beaucoup de la mainmise supposée de tel ou tel industriel sur la culture. Pourquoi parle-t-on si peu de la mainmise algorithmique des plateformes ?
David Lisnard : Parce que le sujet est tellement gros que personne ne le voit. Heureusement qu’il reste quelques industriels, quelques chefs d’entreprise, quelques milliardaires, qui font vivre le monde culturel. Sans eux, beaucoup de choses ne vivraient pas. Le vrai risque, aujourd’hui, c’est l’uniformisation algorithmique. C’est TikTok, YouTube, les Gafam, la capacité à orienter les goûts, les réflexes, les imaginations. Là-dessus, les pouvoirs publics doivent garantir la liberté d’accès et l’équité d’accès. Non pas choisir la bonne science, non pas choisir le bon art, surtout pas. Mais organiser les conditions de la liberté.
Vous en faites un sujet d’instruction autant que de culture ?
David Lisnard : Évidemment. Pourquoi parle-t-on moins bien français aujourd’hui que ma mère, qui a quatre-vingt-huit ans, venait d’une famille de neuf enfants sans un rond et n’avait même pas le certificat d’études ? Parce qu’elle avait un champ lexical immense. Si on ne rend pas les esprits mobiles par la raison critique, par l’apprentissage, par la culture, on fige les gens dans leur tête et socialement. La culture doit être une grande cause nationale, comme le civisme. Culture, civisme, instruction.
Concrètement, si vous étiez aux responsabilités, vous changeriez quoi ?
David Lisnard : D’abord, je séparerais la communication de la culture. Ce n’est pas la même chose. Ensuite, je ferais un grand ministère unique de l’Instruction, de la Recherche et de la Culture. Aujourd’hui, le ministère de la Culture a très peu de pouvoir. On distribue quelques miettes, on entretient des réseaux, on accumule parfois des œuvres dans les caves des Drac [Direction régionale des affaires culturelles] ou des Frac [Fonds régional d’art contemporain]. Mais le vrai sujet, c’est de lier l’instruction et la culture. On ne crée pas sans transmettre. La transmission sert la création et la création d’aujourd’hui peut devenir le patrimoine de demain.
Cette idée de transmission peut vite être caricaturée en retour au vieux monde : latin, grec, classiques, discipline… Comment évitez-vous ce procès-là ?
David Lisnard : On s’en fout de ce procès. À Cannes, on fait grec, latin et philosophie de la maternelle au CM2, sur le temps périscolaire. L’éducation artistique et culturelle est aussi financée par la mairie, sur le temps scolaire. Je n’ai aucune opposition, aucune polémique. Ces cours sont pleins. Le problème n’est pas la demande, c’est l’offre : trouver des professeurs. Dans les quartiers populaires, les parents veulent que leurs enfants soient bien formés dans les écoles où on les oblige à les inscrire. Ils veulent qu’ils apprennent les codes, la maîtrise du langage, l’indépendance. Il faut rendre les enfants progressivement indépendants, capables de choisir.
Vous insistez sur les classiques. Pour vous, il n’y a pas d’opposition entre classique et moderne ?
David Lisnard : Aucune. Picasso disait qu’à dix-sept ans, il peignait comme Raphaël. Les plus grands chorégraphes ont fait leurs gammes classiques. Pina Bausch invente des chorégraphies sublimes, mais elle connaît ses classiques. Même chose en littérature : on peut rompre une forme quand on la maîtrise. Si vous n’avez jamais appris à faire une phrase avec un sujet, un verbe et un complément, vous ne produirez pas une rupture créative. Vous produirez de la daube.
En parlant de daube : la gastronomie, vous la mettez où ? Dans la culture ? Dans le patrimoine ?
David Lisnard : Dans la jouissance. Et, bien sûr, dans le patrimoine. Le débat est tranché.
Vous dites que la culture est au cœur de votre projet. Mais est-ce suffisant dans un pays qui se désindustrialise ?
David Lisnard : J’ai coécrit un livre qui s’appelle La Culture nous sauvera (L’Observatoire, 2021), donc oui : c’est au cœur de mon projet. Mais l’industrie n’est pas morte, et il n’y a aucune fatalité. Il faut arrêter de flinguer nos industries avec la surfiscalité, la suradministration, le manque de foncier, l’énergie chère. Pour avoir une industrie, il faut du terrain, de la formation, de l’énergie abondante et bon marché. Et il faut arrêter d’opposer transmission et création, industrie et culture. On a besoin d’industrie pour financer la culture, et on a besoin de culture pour relier une Nation.
Justement, Cannes est souvent vue comme la ville de la Croisette. Vous rappelez qu’elle est aussi populaire.
David Lisnard : Cannes a un taux de pauvreté d’environ 21 %. C’est 50 % de plus que la moyenne française car c’est depuis toujours une ville qui accueille des travailleurs pauvres, notamment immigrés. Si vous ne connaissez que la Croisette, vous ne connaissez pas Cannes. La culture est indispensable parce qu’elle permet d’élever les individus et de les relier, y compris quand ils ont des origines, des religions, des croyances différentes. Mais vous pouvez faire tous les efforts culturels que vous voulez : si vous créez des ghettos de gens pauvres et venus d’ailleurs, si l’école ne joue plus son rôle, si la qualité de l’instruction s’effondre, la culture ne peut pas tout réparer seule.
Donc, pour vous, la culture est une arme d’unité nationale ?
David Lisnard : Oui. Elle l’a toujours été. Elle permet une culture commune, ce qui ne veut pas dire uniforme. Quand des gamins apprennent le violon, quand ils produisent quelque chose individuellement et collectivement avec un orchestre, il se passe quelque chose de très fort. Mais si, parallèlement, ils sont condamnés à ne pas trouver de travail et à vivre dans des quartiers abandonnés aux trafics, vous n’avez rien réglé. La culture est indispensable, mais elle doit s’articuler autour de l’ordre, de l’instruction, de la prospérité économique. Le rôle d’intégration par les entreprises est primordial.
Dernière question, justement, sur les trafics. Au sujet des drogues, est-ce que la répression seule a échoué ?
David Lisnard : Je me pose réellement la question. Il y a des jours où je me demande s’il ne faut pas sortir de la prohibition sur certaines drogues pour casser une partie des trafics. Mais attention aux sophismes. Regardez San Francisco : quand on laisse tout ouvert, on produit aussi des zombies. La répression peut fonctionner s’il y a une politique cohérente, internationale, et des moyens. Je n’ai pas de réponse définitive. C’est une vraie question.
Retrouvez cet entretien sur le site de TECHNIKART en cliquant ici.
À Saint-Raphaël, David Lisnard lance sa campagne pour «faire gagner la France qui fait»
Devant plus de 2000 personnes réunies au Palais des Congrès de Saint-Raphaël, vendredi 3 juillet 2026, David Lisnard a officiellement lancé sa campagne pour l’élection présidentielle. Dans un discours consacré au redressement de la France, le président de Nouvelle Énergie a appelé à une mobilisation civique du pays réel, à la rupture avec le social-étatisme et à l’avènement d’un État performant, recentré sur ses missions essentielles.
« Il n’y a pas une seconde à perdre. »
C’est par cette formule, répétée à plusieurs reprises, que David Lisnard a ouvert son grand meeting de lancement de campagne. Il a appelé les Français à se mobiliser sans attendre pour redresser le pays et construire une véritable alternative politique.
« Il n’y a pas une seconde à perdre pour aller gagner les élections. Il n’y a pas une seconde à perdre pour œuvrer au redressement de la France. Il n’y a pas une seconde à perdre pour faire gagner la France. »
Pour David Lisnard, le redressement ne pourra pas être conduit par ceux qui ont participé au déclin du pays, ni dans le cadre d’un système politique qu’il juge « périmé, foutu, cramé ».
Faire gagner « la France qui fait »
Face aux commerçants, artisans, indépendants, salariés, fonctionnaires, chefs d’entreprise, retraités, étudiants et élus locaux réunis à Saint-Raphaël, David Lisnard a placé le pays réel au cœur de son projet.
« La France ne gagnera pas avec une femme ou un homme providentiel. La femme providentielle, l’homme providentiel, c’est vous, c’est chacun d’entre vous. »
Il a appelé à réunir et mobiliser cette France discrète, concrète et laborieuse, qu’il rencontre lors de ses déplacements et qui assume chaque jour ses responsabilités sans être entendue dans le débat public.
« Ce que je veux faire, précisément, c’est, avec vous, faire gagner la France. Faire gagner la France qui fait. Cette France qui, elle, fera gagner la France. »
Il a évoqué ses déplacements récents dans l’Yonne, la Sarthe et le Calvados, au contact des agriculteurs, des entrepreneurs, des élus et des habitants confrontés à l’empilement des normes, à l’impuissance administrative et au déclassement du pays.
« Cette nation, notre belle nation française, concrète et discrète, pudique et digne, bouillonne intérieurement devant le gâchis constaté chaque jour. »
Refuser le fatalisme et le conformisme
David Lisnard a désigné le conformisme comme l’un des principaux obstacles au redressement de la France.
« Mon ennemi, c’est le conformisme. Le conformisme de dirigeants sans imagination, sans volonté. »
Il a également appelé à rompre avec le fatalisme de ceux qui considèrent que plus rien ne pourrait être changé.
« Refusons le fatalisme. N’acceptons pas ce que le système nous impose. Prenons les choses en main. Remettons notre pays dans le bon sens, à tous les sens du terme. Faisons entendre cette révolution du bon sens. »
Le président de Nouvelle Énergie a dénoncé le mépris d’une partie des élites administratives et politiques envers les élus locaux, les entrepreneurs et les Français qui travaillent.
« Les mairies sont les PME de la République. »
Il a rappelé que les maires étaient non pas « le dernier kilomètre », mais « le premier centimètre de l’action publique », directement confrontés aux difficultés quotidiennes et aux contradictions de l’État.
« L’État-providence est mort. Vive l’État-performance ! »
Le cœur du discours de Saint-Raphaël a porté sur la transformation de l’État. David Lisnard a décrit un modèle social conçu après-guerre, mais devenu selon lui financièrement insoutenable, inefficace et injuste.
Il a rappelé que le système reposait initialement sur trois piliers désormais affaiblis : une forte natalité, une croissance soutenue et une immigration maîtrisée et tournée vers le travail.
« On ne fait plus d’enfants. On ne fait plus de croissance. Et l’immigration est incontrôlée. »
David Lisnard a dénoncé un État qui prélève et dépense toujours davantage, tout en protégeant moins bien les Français.
« Dans le même mouvement, le social-étatisme parvient à surdépenser et à sous-équiper, à surtaxer et à sous-financer, à suradministrer et à sous-protéger. »
Il a opposé à ce modèle l’État-performance, recentré sur ses missions régaliennes et au service d’une société fondée sur la liberté, la responsabilité, le mérite et le travail.
« L’État-providence est mort. Vive l’État-performance ! »
« Un État au service d’une société où l’effort, le mérite et le travail sont récompensés. Une société où le propriétaire a plus de droits que le squatteur. Un État qui sert la société au lieu de vivre à ses dépens. »
Désarmer la bureaucratie pour réarmer l’État
David Lisnard a fait de la débureaucratisation et de la dérégulation la grande cause du prochain quinquennat.
Selon lui, la bureaucratie s’est progressivement interposée entre l’argent versé par les contribuables et les services publics qu’ils sont en droit d’attendre.
« Chaque problème a fait naître une aide. Chaque aide, un guichet. Chaque guichet, une règle. Chaque règle, un contrôleur. Chaque contrôleur, un contrôleur du contrôleur. »
Il a appelé à remettre davantage de policiers dans les rues, de soignants auprès des malades, de magistrats et de greffiers dans les tribunaux, de surveillants dans les prisons et d’enseignants devant les élèves.
« Si l’on veut moins de bureaucrates, il faut moins de bureaucratie. Et si l’on veut moins de bureaucratie, il faut déréguler. »
David Lisnard a annoncé vouloir passer à la broyeuse les règles inutiles et incompréhensibles, notamment dans les domaines des marchés publics, de la fiscalité, du droit du travail, de l’urbanisme ou encore du logement.
« Moins de règles et de meilleures règles. Des règles fortes, compréhensibles et respectées. »
Il a également proposé la création d’un droit permettant à chaque citoyen ou porteur de projet de contester une règle absurde. Lorsqu’une règle serait reconnue comme telle, elle ne ferait pas seulement l’objet d’une dérogation individuelle, mais serait supprimée pour tous.
Supprimer les structures inutiles et réduire la dépense publique
David Lisnard a dénoncé la multiplication des agences, opérateurs, comités et autorités administratives, qui emploieraient plus de 500 000 agents et représenteraient près de 100 milliards d’euros de dépenses.
« Nous supprimerons tout ce qui entrave sans protéger, tout ce qui complique sans servir. »
Il a notamment cité les nombreuses structures intervenant dans les secteurs de la santé, du logement, de l’environnement et de l’aménagement.
Le candidat a réaffirmé son objectif de réaliser 80 milliards d’euros d’économies dès la première année, puis 200 milliards d’euros par an à la fin du quinquennat.
« À chaque euro dépensé, une seule règle : est-il utile, efficace et relève-t-il vraiment de l’État ? »
Cette baisse de la dépense doit permettre de réduire les prélèvements obligatoires, de mieux rémunérer les agents publics exerçant des missions essentielles, de moderniser l’État et de rétablir progressivement l’équilibre budgétaire.
« Cotiser moins pour gagner plus »
David Lisnard a rappelé que près de 47 % du coût total d’un salarié était absorbé par les prélèvements obligatoires, contre environ 35 % en moyenne en Europe.
« Sur 100 euros dépensés par l’employeur, seulement 53 euros arrivent dans la poche du salarié avant impôt. »
Il a proposé une réduction importante des cotisations patronales et salariales afin d’augmenter directement les salaires nets.
« Cotiser moins pour gagner plus. »
Pour un salarié percevant environ 2 000 euros nets par mois, cette réforme pourrait représenter plus de 200 euros nets supplémentaires dans un premier temps, puis jusqu’à 400 euros à terme.
« Le travail paiera réellement. Il ne servira plus à financer la bureaucratie et l’oisiveté. »
Cette politique serait accompagnée d’une baisse des impôts de production, d’une simplification massive des normes, d’une relance du nucléaire et de la réindustrialisation du pays.
Une part de retraite par capitalisation
David Lisnard a également défendu l’introduction d’une part obligatoire de capitalisation dans le système de retraite.
Il a dénoncé un modèle par répartition fragilisé par l’effondrement démographique et la diminution du nombre de cotisants par retraité.
« Chaque Français doit devenir propriétaire de sa retraite. »
La capitalisation permettrait, selon lui, de constituer un patrimoine, d’améliorer le niveau futur des pensions et de financer les entreprises françaises.
« C’est cela, la vraie politique sociale : permettre à chacun de bâtir son propre patrimoine. »
Restaurer l’ordre et l’autorité de l’État
David Lisnard a consacré une partie importante de son intervention à la sécurité, à la justice et à l’exécution des peines.
Il a rappelé l’augmentation des violences, des homicides, des tentatives d’homicide et du nombre de mineurs mis en cause.
« Ce ne sont pas que des chiffres. Ce sont des vies brisées, des familles endeuillées, des quartiers abandonnés. »
Il a cité les prénoms de jeunes victimes de crimes ayant bouleversé la France : Louis, Elias, Lola, Louise, Philippine, Matisse et Liana.
« À chaque drame, la même tragédie, la même absurdité, la même faillite et la même révolte qui gronde en nous. »
David Lisnard a proposé de construire 20 000 places de prison, d’instaurer la perpétuité réelle, de garantir l’exécution intégrale des peines et de lever l’excuse de minorité pour les crimes.
« Un crime d’adulte appelle une réponse d’adulte. La gravité des faits primera sur l’âge. »
Il a également appelé à responsabiliser les parents de mineurs délinquants et à faire payer les dégradations par les responsables ou leur famille, notamment par une retenue sur les aides sociales lorsque cela serait nécessaire.
« La société n’a pas à entretenir ceux qui détruisent la société. Stop au masochisme social. »
Maîtriser l’immigration et renouer avec l’assimilation
David Lisnard a réaffirmé la nécessité de mettre fin au désordre migratoire et de rendre au peuple français le dernier mot sur la politique d’immigration.
« Une même loi, une même langue, une seule nation. »
Il a défendu une politique d’intégration et d’assimilation exigeante, fondée sur l’adhésion aux lois, aux principes et à la culture de la France.
« La France ne trie pas les Français. Nous sommes tous des Français. »
Selon lui, la maîtrise de l’immigration est une condition indispensable pour préserver l’unité nationale, les équilibres sociaux et la capacité d’assimilation du pays.
Il a proposé la suppression de l’aide médicale d’État, remplacée par une aide médicale d’urgence ciblée sur les soins vitaux, ainsi que la fin de certaines prestations non contributives versées à des personnes n’ayant jamais cotisé en France.
Libérer l’école et transmettre la culture française
David Lisnard a présenté l’effondrement de l’instruction comme « le premier problème du pays ».
Il a dénoncé le recul de la France dans les classements internationaux, les difficultés en mathématiques, en sciences et dans la maîtrise du français, ainsi que les inégalités scolaires persistantes.
« Au nom de l’égalitarisme, on a créé de la médiocrité et de l’inégalité. »
Il a annoncé vouloir libérer l’école du centralisme bureaucratique, du collège unique, de la carte scolaire et des idéologies qui l’ont détournée de sa mission première.
« Nous referons de la France une superpuissance éducative en cinq ans. »
La culture française occupe également une place centrale dans le projet présenté à Saint-Raphaël.
« La culture française existe. Elle est une exigence civilisationnelle. Elle est le meilleur moyen d’échapper au déterminisme social comme à l’enfermement identitaire. »
David Lisnard l’a définie comme un patrimoine commun, transmis à chaque Français, quelle que soit son origine.
Une écologie de la science, du nucléaire et de la croissance
Le président de Nouvelle Énergie a opposé l’écologie de la science et de l’innovation à une écologie punitive et bureaucratique.
Il a dénoncé les réglementations qui rendent l’installation d’une climatisation excessivement complexe, alors que la France dispose d’une électricité largement décarbonée.
« Punir la climatisation au nom du climat dans un pays dont l’électricité est parmi les plus décarbonées d’Europe relève de la pure idéologie. »
Il a défendu le développement du nucléaire, de l’hydroélectricité, de la recherche et de l’investissement, tout en appelant à lutter contre les distorsions de concurrence environnementale.
« L’écologie passera par la croissance, la science, la recherche, l’innovation et l’investissement. »
David Lisnard a aussi réaffirmé sa volonté de supprimer le principe de précaution de la Constitution pour le remplacer par un principe de responsabilité.
« Comment imaginer que l’on puisse s’emparer de l’avenir en constitutionnalisant la peur de l’avenir ? »
Reprendre le contrôle de nos institutions
Revenant sur son discours prononcé à Bayeux, David Lisnard a rappelé qu’un pays ne pouvait se redresser sans institutions solides.
Il propose notamment d’élargir le champ du référendum prévu par l’article 11 de la Constitution, d’instaurer un véritable référendum d’initiative populaire et de permettre au peuple de dépasser certaines interprétations du Conseil constitutionnel ou des juridictions européennes.
« Tout pouvoir sans contre-pouvoir est une dictature. »
Il a également appelé à restaurer la primauté de la législation française et à mettre fin aux nominations de complaisance dans les grandes institutions publiques.
« Nous allons reprendre le contrôle. Quand je dis nous, c’est le peuple. »
Rassembler les trois droites
David Lisnard a présenté son projet comme le point de rencontre de trois traditions politiques complémentaires.
« La droite libérale attachée à la liberté et à la responsabilité, la droite conservatrice attachée à l’ordre, à la transmission et à l’autorité, et la droite souverainiste attachée à la nation et à ses frontières. »
Il a renouvelé sa proposition d’une grande primaire ouverte à droite, destinée à éviter la dispersion des candidatures et à créer un élan avant l’élection présidentielle.
« Je trouve cela bizarre d’être pour la compétition, d’être de droite et d’être contre la compétition. »
Il a refusé le choix entre le maintien du macronisme, un duel entre le Rassemblement national et Jean-Luc Mélenchon, ou de nouveaux arrangements entre responsables politiques ayant déjà échoué.
« Le cimetière électoral est rempli de vainqueurs de sondages. »
« Faire gagner la belle France pour refonder la grande France »
David Lisnard a opposé au concept de « nouvelle France » défendu par Jean-Luc Mélenchon celui de la belle France et de la grande France.
« La belle France, la grande France, c’est une communauté républicaine de citoyens et de destins. Elle est faite d’individus divers, d’un seul et même peuple. »
Cette grande France puise dans la raison grecque, le droit romain, l’héritage judéo-chrétien, les Lumières, la monarchie, la Révolution, les empires et la République.
« C’est la France des cathédrales et de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, de l’architecture et de la musique, de la littérature et du cinéma, de l’imagination et de la recherche scientifique, du TGV, d’Airbus, d’Ariane, du nucléaire et de l’esprit entrepreneurial. »
David Lisnard a appelé à renouer avec l’audace, la créativité, l’innovation et la volonté de construire.
« La France n’a pas fini d’inventer. Elle a simplement cessé d’oser. Nous lui rendrons cette audace. »
Il a conclu son discours par un appel à l’engagement et à la mobilisation.
« Œuvrez à l’avènement de la grande France. Cette grande France, mes chers amis, c’est notre espérance. Cette espérance possède aujourd’hui, avec vous, une nouvelle énergie. »
« Il n’y a pas une seconde à perdre. Donnons une nouvelle énergie à la France. Vive la liberté, vive la République et vive la France ! »
À Saint-Raphaël, David Lisnard promet l’avènement de la «grande France»
Devant près de 2 000 personnes, le candidat de Nouvelle Énergie a invité ses troupes à prendre « le pouvoir » en soutenant son projet d’alternative au macronisme et à la gauche. Un article d’Emmanuel Galiero paru dans Le Figaro.
« Moins de politicards, plus de Lisnard ! » Affiches, polos, tee-shirts, éventails et chapeaux de paille… Le président de Nouvelle Énergie lance sa campagne présidentielle, vendredi soir à Saint-Raphaël (Var), dans une ambiance très méditerranéenne. Sept hauts palmiers de la Marina observent le spectacle, derrière près de 2 000 militants installés en arc de cercle face au candidat. L’un d’eux agite une pancarte : « Tant qu’il y a Lisnard, il y a de l’espoir. » En présence de ses proches (sa mère, sa femme et ses enfants), le maire de Cannes propose de tout rebâtir après dix années de macronisme. Accueilli sur l’air électrique de Psyché Rock, David Lisnard insiste d’emblée sur l’urgence. « Il n’y a pas une seconde à perdre pour aller gagner les élections… Il n’y a pas une seconde à perdre pour faire gagner la France, parce que notre pays ne peut plus attendre », lance-t-il, en excluant toute possibilité de reconstruire « avec ceux qui l’ont mis dans cette situation. Quels qu’ils soient ». En s’adressant à la France du « pays réel qui n’est pas extrémiste mais qui veut que les choses se fassent », le maire se dresse en adversaire du fatalisme. « Prenons le pouvoir. Prenons les choses en main », exhorte-t-il. Pour lui, la France n’a « pas besoin de com » mais de « courage », comme une pierre jetée dans les jardins de l’Élysée.
« C’est maintenant que tout commence », enchaîne l’orateur. Il part du constat alarmant d’une nation déclassée dans presque tous les domaines. Éducation, sécurité, frontières, justice, finances publiques… « Comme moi, vous ne supportez plus l’impunité des voyous, le surendettement constant, la relégation économique, la dégradation du pouvoir d’achat réel, l’humiliation des débordements à chaque moment supposé être festif, le déclin démographique. » En tête des solutions, il prône une refonte gaullienne des institutions, comme il l’a développé récemment à Bayeux. Et après le référendum comme socle d’une reconstruction démocratique, le candidat veut prendre le temps d’expliquer sa méthode. « Ce sont nous, les libéraux qui allons rétablir le prestige de l’État », annonce-t-il. Il ironise sur le « bloc central » et dénonce la faute des LR qui, selon lui, ont « accepté d’être la béquille d’un pouvoir macroniste finissant ». « La gauche et le RN, sans avoir participé à cette mascarade gouvernementale, ont obtenu la suspension de la réformette des retraites et la droite a accepté sans broncher », soutient-il. D’où son application à fustiger une « caste » qui « confond sa survie avec celle du pays » et qui « s’affole ». « Ils ont raison d’avoir peur. Le pays réel n’en peut plus et n’en veut plus. Ils ont raison parce que nous arrivons », prévient-il.
Travail, natalité, immigration, « désastre » social, dette « colossale », impact de l’État-providence sur la crise, faillite de l’État, bureaucratie, normes… « Comment un pays qui dépense autant peut-il manquer à ce point de tout ? », interroge encore le maire de Cannes, toujours centré sur ses classiques : débureaucratisation, libéralisation, lutte contre l’impuissance publique, fermeté sécuritaire, prospérité économique…
Frédéric Masquelier, maire de Saint-Raphaël et « ami », a fait le choix de s’engager pleinement derrière un candidat qui « ne vient pas d’en haut ». « La vie politique française a besoin de ces profils atypiques. Une élection, c’est donner le choix. Et les Français l’auront », prévient l’édile, avant d’oser une mise en garde : « Lisnard est un marathonien et il est endurant. » Pour l’instant, l’athlète est crédité de 2 % d’intentions de vote dans les sondages mais ses proches notent deux points : sa marge de progression en matière de notoriété est « importante » et sur le plan « qualitatif » les Français le croient « sincère ». Le politologue Stéphane Rozès, assis au premier rang, appelle lui aussi à la prudence : « Les sondages sont une photographie à l’instant T. Une présidentielle est une course de demi-fond, rien n’est joué au point de vue des dynamiques. » Et lorsque l’analyste de 69 ans anticipe la dimension « existentielle » du scrutin 2027, certains pensent que le projet de Lisnard est bien en phase avec l’urgence.
Choisir les terres du Sud n’est pas réducteur pour celui qui avait annoncé ses intentions le 20 janvier à Paris, salle de la Mutualité. Issu d’une région où la droite historique est secouée par une succession de séismes politiques, l’élu agrège des militants lassés par les renoncements. Quand on l’interroge sur le dernier épisode de la guerre Wauquiez-Retailleau, David Lisnard préfère ne pas s’attarder mais il répond au Figaro : « Tout cela confirme mon choix de porter une alternative totalement nouvelle, avec une constance dans les positions et une cohérence dans les actes. Les Français ne peuvent pas s’y retrouver dans ce spectacle politique et je vois beaucoup de gens me rejoindre, en attente d’une voix claire. La meilleure façon de faire gagner le RN et la gauche est de ne pas assumer courageusement un changement de cap et une alternative au macronisme », met-il en garde.
Frédéric Masquelier ne conteste pas la légitimité de Bruno Retailleau mais les dernières critiques de Laurent Wauquiez à son encontre le confortent dans le jugement qu’il porte sur Les Républicains. « Comment prétendre incarner l’autorité quand on se montre incapable de respecter les règles de son propre parti qui a tranché en faveur du président LR ? », interroge-t-il. Sébastien Leroy, maire de Mandelieu, ex-LR, en remet une couche contre un « parti de barons ». Dans une salve à peine voilée dirigée contre Wauquiez, il blâme ceux « qui visent le 2e tour en pariant une fois de plus sur l’union de tous les contraires ». « Tout cela aboutirait à un président de la République illégitime, un Parlement encore plus divisé et un effondrement économique. »
Vendredi soir, dans la chaleur d’un soir d’été, les amis de David Lisnard se disent que leur poulain n’aura pas de mal à réunir les 500 signatures requises pour la course présidentielle. En attendant, le challenger s’engage à restaurer l’« audace » ancestrale de son pays. Puis lâche une ultime promesse, avec envie : « Voilà la finalité de notre projet : œuvrer à l’avènement de la grande France. »
«Nous assistons au soubresaut d’un système à l’agonie» : sur RMC et BFM, David Lisnard appelle à un changement profond de modèle
Invité d’Apolline de Malherbe sur RMC et BFM, mercredi 1er juillet, David Lisnard est revenu sur plusieurs sujets d’actualité – justice des mineurs, sécurité, canicule, adaptation au changement climatique, finances publiques ou encore présidentielle – en dressant un constat sans détour : la France souffre avant tout d’une crise de l’exécution publique.
« La crise de notre démocratie est avant tout une crise de l’impuissance publique. »
Pour le président de Nouvelle Énergie, les difficultés auxquelles les Français sont confrontés quotidiennement ne relèvent pas d’un manque de diagnostics, mais d’un système devenu incapable de décider, d’exécuter et de rendre des comptes.
Justice des mineurs : « Un système à bout de souffle »
Interrogé sur le vide juridique permettant désormais la remise en liberté de certains mineurs placés en détention provisoire pour des crimes, David Lisnard a dénoncé une nouvelle illustration de l’effondrement de l’autorité publique.
« Nous assistons au soubresaut d’un système à l’agonie. Face à cela, nous avons toujours des réponses moyennes, médiocres et intermédiaires. »
Selon lui, cette situation illustre la nécessité de revoir en profondeur le droit pénal des mineurs, mais également d’assurer enfin l’exécution effective des décisions de justice.
Évoquant plusieurs drames récents, notamment l’assassinat du jeune Elias ou l’affaire de la petite Rosa, il a rappelé que de nombreux auteurs de violences étaient déjà connus de la justice.
« Pourquoi ne protège-t-on pas la société de ces individus ? »
Pour David Lisnard, la première des protections des libertés demeure une justice rapide, crédible et effectivement exécutée.
« Le retour de l’autorité évite toujours la tentation de l’autoritarisme »
Interrogé sur le débat autour de la peine de mort, David Lisnard a refusé les diversions.
Selon lui, la véritable réponse consiste à faire fonctionner l’État.
« La seule façon de se protéger d’un retour de l’autoritarisme, c’est d’être efficace dans l’exécution des décisions publiques. »
Il reproche à Emmanuel Macron de détourner le débat.
« Lorsqu’il parle de la peine de mort, il détourne l’opinion de ce qui relève de sa responsabilité : dix années d’impuissance publique. »
Canicule : « Nous avons remplacé le bon sens par la bureaucratie »
Autre sujet majeur de l’entretien : les conséquences de la vague de chaleur exceptionnelle.
À la suite du témoignage bouleversant de la famille d’une patiente décédée dans un hôpital faute de climatisation, David Lisnard a dénoncé les contradictions d’un État qui empêche lui-même les collectivités de s’adapter.
« Dans le pays qui dépense le plus d’argent public au monde, nous avons encore des hôpitaux qui ne sont pas climatisés. »
Le maire de Cannes a détaillé les nombreuses réglementations nationales qui compliquent ou découragent l’installation de systèmes de climatisation dans les bâtiments publics : RE2020, décret tertiaire, stratégie nationale bas carbone, MaPrimeRénov’, certificats d’économie d’énergie, Fonds vert ou encore circulaires ministérielles.
Pour lui, l’État tient un double discours.
« On demande aux collectivités d’adapter leurs bâtiments tout en leur retirant les moyens réglementaires de le faire. »
À Cannes, David Lisnard rappelle avoir engagé depuis plusieurs années un vaste plan d’adaptation avec la création d’îlots de fraîcheur, la végétalisation, mais également la climatisation progressive des écoles municipales.
« Nous ne nous posons pas la question d’installer le chauffage. La climatisation doit désormais faire partie des équipements essentiels. »
À condition, précise-t-il, de continuer à produire une énergie abondante, pilotable et décarbonée grâce au nucléaire et à l’hydroélectricité.
« Si l’on veut gagner plus, il faut cotiser moins »
Interrogé sur les finances publiques et la nécessité de réduire les déficits, David Lisnard a défendu la ligne portée depuis plusieurs années par Nouvelle Énergie : réduire massivement les dépenses publiques pour diminuer les prélèvements.
« Si l’on veut gagner plus et avoir de meilleurs services publics, il faut cotiser moins. »
Selon lui, la France souffre d’un excès de bureaucratie bien plus que d’un manque de moyens.
Il rappelle qu’en vingt-cinq ans, l’État a créé 1 153 agences et organismes, représentant près de 450 000 agents et 100 milliards d’euros de dépenses.
« On surprélève les Français, mais cet argent est détourné vers la bureaucratie au lieu d’aller sur le terrain. »
Pour David Lisnard, la priorité est donc de reconstruire un État-performance, recentré sur ses missions régaliennes : sécurité, justice, éducation, santé et grandes infrastructures.
Une ligne libérale assumée
Interrogé sur le débat organisé la veille avec Sarah Knafo devant près de 200 chefs d’entreprise, David Lisnard a rappelé qu’il assumait depuis longtemps les propositions aujourd’hui reprises par une partie de la droite.
Retraite par capitalisation, suppression du principe de précaution dans la Constitution, dérégulation de l’économie, baisse de la dépense publique ou simplification administrative : autant de combats que Nouvelle Énergie porte depuis sa création.
« Je me réjouis de commencer à gagner la bataille des idées. »
Il a toutefois rappelé que les discours ne suffisent pas.
« J’ai créé Nouvelle Énergie parce que je veux un mouvement qui soit aligné avec ce que je fais et avec ce que je suis. »
Présidentielle : « Face à Jean-Luc Mélenchon, je voterai pour n’importe quel candidat »
Enfin, interrogé sur les scénarios du second tour de l’élection présidentielle, David Lisnard a réaffirmé sans ambiguïté sa position.
« Face à Jean-Luc Mélenchon, je voterai pour n’importe quel candidat. »
Avant d’ajouter avec humour :
« Mais j’essaierai d’abord de voter pour moi. Ce sera encore plus efficace. »
Pour David Lisnard, le véritable enjeu des prochains mois demeure moins celui des tactiques électorales que celui du redressement du pays.
Un redressement qui passe, selon lui, par une rupture avec l’État d’impuissance et le retour d’une puissance publique capable de décider, d’exécuter et d’assumer pleinement ses responsabilités.
Face au déclin, David Lisnard porte le projet de la grande France
Mercredi 1er juillet, David Lisnard poursuivait son Tour de France dans l’Yonne, à l’invitation de Grégory Dorte, président Nouvelle Énergie du département. Une journée de rencontres avec les forces vives du territoire, conclue par une réunion publique à Pont-sur-Yonne devant près de 300 personnes.
Entrepreneurs, élus locaux, viticulteurs : partout, le constat est le même. La France ne manque ni de talents, ni de savoir-faire, ni d’énergie. Elle souffre d’un État devenu trop lourd, trop coûteux et trop souvent impuissant, qui entrave davantage qu’il ne protège.
À la Tour d’Orbandelle, à Auxerre, David Lisnard a échangé avec plusieurs chefs d’entreprise confrontés quotidiennement à l’accumulation des normes, des procédures administratives et des prélèvements qui pénalisent l’investissement, la production et l’emploi.
La visite de La Chablisienne, coopérative emblématique fondée en 1923, a illustré une autre réalité : celle d’une France qui réussit lorsqu’on lui laisse la liberté de produire, d’innover et de transmettre. Ce fleuron du vignoble de Chablis démontre qu’il est possible de conjuguer excellence, tradition, modernité et rayonnement international.
« C’est cette France qui fait, qui entreprend, qui crée de la valeur et qui transmet que nous devons défendre », a rappelé David Lisnard au cours de cette journée.
En soirée, devant près de 300 personnes réunies à Pont-sur-Yonne, en présence notamment de Philippe Léonard, maire de la commune, de Grégory Dorte et de l’ancien ministre Yves Jégo, David Lisnard a développé le cœur de son projet pour la France.
Face à une puissance publique devenue incapable d’assurer pleinement ses missions essentielles, il a plaidé pour une refondation profonde de l’État. Un État recentré sur le régalien, capable de garantir la sécurité, une justice efficace, une école exigeante, une maîtrise des finances publiques et une véritable souveraineté nationale.
David Lisnard a dénoncé l’explosion de la bureaucratie, l’inflation normative et la multiplication des agences et structures administratives qui détournent les moyens des services publics essentiels. Il a réaffirmé sa volonté de bâtir un État-performance, fondé sur la responsabilité, l’évaluation des résultats et l’exécution des décisions.
Sur le plan économique, il a défendu une baisse massive des dépenses publiques inutiles afin de diminuer les charges qui pèsent sur le travail et les entreprises, de restaurer le pouvoir d’achat des Français et de redonner à notre économie sa compétitivité.
Il a également réaffirmé son ambition pour l’école, qu’il considère comme la première priorité nationale. Retour aux savoirs fondamentaux, liberté d’organisation des établissements, valorisation du mérite, transmission de la culture française et restauration de l’autorité : autant de conditions, selon lui, pour préparer les nouvelles générations aux défis du XXIe siècle.
En matière de sécurité, David Lisnard a appelé à mettre fin à l’impunité, à rétablir la responsabilité individuelle, à renforcer les moyens de la justice et des forces de l’ordre et à reprendre le contrôle des flux migratoires.
Sur l’écologie, il a défendu une approche fondée sur la science, l’innovation et l’investissement plutôt que sur la décroissance et les interdictions permanentes. Une écologie qui protège l’environnement sans condamner la production, l’agriculture ou l’industrie françaises.
Tout au long de son intervention, David Lisnard a opposé deux visions de la France : celle du renoncement, de la bureaucratie et du déclassement, et celle de la liberté, de la responsabilité, du travail, du mérite et de l’autorité.
« Nous devons opposer à la France du déclin la grande France. Celle qui produit, qui entreprend, qui innove, qui transmet et qui croit encore en elle-même. »
À Pont-sur-Yonne, ce déplacement a une nouvelle fois illustré la démarche portée par Nouvelle Énergie : aller à la rencontre du pays réel, écouter les Français, valoriser les réussites locales et construire un projet de redressement fondé sur la liberté, la responsabilité et l’exécution.
Merci à Grégory Dorte pour son invitation, à Damien Leclerc, directeur général de La Chablisienne, à Marie-José Vaillant, maire de Chablis, ainsi qu’à l’ensemble des élus, entrepreneurs, viticulteurs, adhérents et sympathisants présents tout au long de cette journée.
Présidentielle : le préfet Philippe Castanet, homme de «solutions» va diriger la campagne de David Lisnard
Le président de Nouvelle Énergie veut s’appuyer sur l’expérience d’un acteur de terrain, ingénieur de formation, dans sa course à l’Élysée. Un article d’Emmanuel Galiero paru dans Le Figaro.
David Lisnard, candidat à la présidentielle, confie la direction de sa campagne à Philippe Castanet, un ingénieur de terrain. Ex-préfet de la Lozère, le polytechnicien est passé par l’École nationale du génie rural, des eaux et des forêts. Il avait également occupé le poste de sous-préfet de Grasse dans les Alpes-Maritimes, de 2014 à 2017, période durant laquelle le maire de Cannes avait apprécié son approche pragmatique des sujets. Il fut notamment confronté aux inondations de 2015 et aux attentats du 14 juillet 2016 à Nice.
Avant de quitter, fin avril, la direction générale des services de la Métropole du Grand Paris, Philippe Castanet fut directeur des finances, des achats et de la performance au sein de la préfecture de police à Paris, puis secrétaire général pour les affaires régionales au sein de la préfecture de Bourgogne. Au sein du ministère de l’Intérieur, on lui confia également la sous-direction de l’administration territoriale et il occupa aussi le poste de secrétaire général de la préfecture des Yvelines.
Réputé pour sa conscience républicaine, l’homme se définit comme un « enfant de la banlieue » issu d’un milieu modeste, formé au fil de diverses fonctions assumées du Cantal à la Franche-Comté, en passant par le Lot, la Dordogne, la Bourgogne, les Alpes-Maritimes, les Yvelines et Paris.
Chez David Lisnard on salue la trajectoire d’un acteur public qui aura passé «trente-cinq ans à faire avancer des dossiers là où d’autres les laissaient s’enliser à dénouer les blocages administratifs, à trouver des solutions là où la machine produisait des obstacles». On vante encore les qualités d’un «homme d’État» attaché «sans détour, ni fioritures, aux valeurs républicaines», affichant un parcours alternant «postes de terrain et postes stratégiques».
Engagement
Professionnellement, Philippe Castanet ne cache pas un intérêt fort pour les grands projets immobiliers, les programmes de développement régional et la réforme de l’administration. Passionné de théâtre et d’ornithologie, il eut même l’occasion de diriger la rédaction d’un journal local, Périgord Hebdo. Et ce qui fut sans doute déterminant pour l’orientation de sa carrière fut l’accident de la route dont il fut victime alors qu’il effectuait son service militaire. Échapper si jeune et de justesse à la mort est une expérience qui vous marque à vie, apte à forger le caractère d’un serviteur de l’État. S’engager dans la vie politique aujourd’hui aux côtés de David Lisnard à l’âge de 61 ans est un choix que l’intéressé assume pleinement. Un choix qui s’inscrit dans le prolongement d’un parcours guidé par la même impatience : agir pour accompagner le plus efficacement possible les évolutions de la société française.
La nomination de Philippe Castanet à la direction de campagne du président de Nouvelle Énergie devrait être actée au cours des prochains jours. Le candidat organise son grand meeting de lancement vendredi soir à Saint-Raphaël mais l’entrée en scène officielle de son nouveau partenaire reste soumise à la validation de la Haute Autorité de la Transparence de la Vie Publique.
Retrouvez cet article sur le site du Figaro en cliquant ici.
«La bataille des idées doit précéder la bataille électorale» : David Lisnard défend une alternative libérale devant près de 200 chefs d’entreprise
À l’invitation de Sophie de Menthon et du mouvement ETHIC, David Lisnard a débattu avec Sarah Knafo devant près de 200 chefs d’entreprise réunis à Paris. Pendant près de deux heures, les échanges ont porté sur les grands enjeux économiques, le libéralisme, la place de l’entreprise, la réforme de l’État et les conditions du redressement français.
Au-delà des convergences exprimées sur plusieurs diagnostics, David Lisnard a surtout rappelé la cohérence d’une ligne politique qu’il défend depuis des années avec Nouvelle Énergie, bien avant que nombre de ses propositions ne s’imposent progressivement dans le débat public.
« Mon ennemi, c’est le fatalisme français »
Dès son intervention, David Lisnard a fixé le cadre.
« Mon ennemi, ce n’est pas la finance. Mon ennemi, ce n’est pas les chefs d’entreprise américains. Mon ennemi, c’est le fatalisme français. C’est le conformisme. C’est le technocratisme. Tout ce qui sclérose l’action et détourne l’argent des contribuables de la prospérité et du service public. »
Pour lui, le véritable obstacle au redressement de la France n’est pas le manque de ressources mais l’incapacité chronique de l’État à se réformer lui-même. La France dépense plus que tous ses voisins, prélève davantage, tout en offrant des services publics qui se dégradent.
Cette situation n’est plus tenable.
« Nous sommes à la fin de l’État-providence »
L’un des moments les plus marquants du débat est venu lorsque David Lisnard a assumé un constat rarement formulé avec autant de clarté :
« Nous sommes à la fin de l’État-providence. »
Il ne s’agit pas, selon lui, de remettre en cause la solidarité nationale mais de reconnaître que le modèle construit pendant les Trente Glorieuses reposait sur des conditions qui n’existent plus : une forte natalité, une immigration de travail maîtrisée, une croissance durable et une démographie dynamique.
Continuer à faire croire que ce modèle peut fonctionner sans réforme reviendrait à organiser son effondrement.
C’est pourquoi il plaide depuis plusieurs années pour un État recentré sur ses missions essentielles : sécurité, justice, éducation, diplomatie, infrastructures et préparation de l’avenir.
Un précurseur sur les grandes réformes
Au cours du débat, David Lisnard a rappelé que plusieurs idées aujourd’hui reprises par de nombreux responsables politiques sont portées depuis longtemps par Nouvelle Énergie.
Il a notamment souligné avoir été l’un des premiers responsables politiques français à défendre publiquement une transition vers un système de retraite intégrant une part de capitalisation obligatoire, estimant que le maintien exclusif de la répartition était devenu impossible.
« Chaque jour que nous attendons, nous perdons une journée pour préparer la transition. »
Même constat sur la simplification administrative.
Alors que la débureaucratisation est devenue un thème consensuel, David Lisnard a rappelé qu’il défend depuis des années une véritable dérégulation de l’économie.
« Tous ceux qui parlent de débureaucratisation sans aller jusqu’à la dérégulation se moquent des Français. »
Pour lui, supprimer quelques formulaires ne suffira jamais. Il faut revoir les principes mêmes qui organisent aujourd’hui l’action publique.
Il a également réaffirmé sa volonté de déconstitutionnaliser le principe de précaution, qu’il considère comme devenu un frein majeur à l’innovation scientifique, industrielle et technologique.
« Comment embrasser l’avenir, l’intelligence artificielle, la révolution quantique, si l’on constitutionnalise la peur du futur ? »
Cannes, la preuve que les réformes fonctionnent
Loin des débats théoriques, David Lisnard a illustré ses convictions par son expérience à la tête de la Ville de Cannes.
Il a rappelé les résultats obtenus depuis douze ans :
- 82 millions d’euros de dette remboursés ;
- baisse de la fiscalité ;
- réduction de la masse salariale sans conflit social ;
- multiplication de la capacité d’autofinancement ;
- amélioration des services publics.
« Tout le monde nous disait que c’était impossible. Pourtant nous l’avons fait, sans un jour de grève. »
Pour lui, cette expérience démontre qu’une gestion exigeante, fondée sur des objectifs clairs et la responsabilisation des équipes, permet d’améliorer simultanément les finances publiques et le service rendu aux citoyens.
« Une immense majorité de Français sait que la France a besoin d’un patron »
Interrogé sur la capacité à convaincre les Français d’engager des réformes ambitieuses, David Lisnard a rejeté l’idée selon laquelle le pays serait condamné à l’immobilisme.
« Une immense majorité de Français sait que la France a besoin d’un patron. »
Selon lui, les Français n’attendent pas des promesses supplémentaires mais une direction, une méthode et de la cohérence.
La clé réside dans la pédagogie.
« Il faut dire les choses avant pour pouvoir les faire après. »
Contrairement aux réformes improvisées ou dissimulées, celles qui sont clairement expliquées avant une élection disposent d’une véritable légitimité démocratique.
Redonner sa place au travail, à l’entreprise et à l’investissement
Tout au long du débat, David Lisnard a développé une vision cohérente articulée autour de trois priorités :
- libérer le travail en réécrivant le Code du travail et en renforçant la négociation dans l’entreprise ;
- libérer le capital par une baisse massive des prélèvements et le développement de l’épargne productive française ;
- recentrer l’État sur ses missions régaliennes afin de supprimer les milliers d’organismes administratifs qui paralysent aujourd’hui l’action publique.
Il a également insisté sur la nécessité de reconstruire un véritable marché français et européen des capitaux afin d’éviter que l’épargne nationale continue de financer prioritairement les économies américaine et chinoise.
« La bataille des idées doit précéder la bataille électorale »
En conclusion, David Lisnard a lancé un appel à tous ceux qui souhaitent voir émerger une véritable alternative libérale.
« La bataille des idées doit précéder la bataille électorale. »
Selon lui, le redressement de la France ne passera ni par les slogans ni par les compromis de circonstance, mais par une vision cohérente, assumée et constante.
Et de conclure sur ce qui constitue sans doute le fil conducteur de son engagement :
« Il faut parler à tous les Français. À ceux qui entreprennent, à ceux qui travaillent, à ceux qui veulent transmettre, à ceux qui veulent simplement vivre libres. La France a tout pour réussir. Encore faut-il lui redonner la liberté d’agir. »
Au large de Cannes, une campagne de fouilles révèle un patrimoine archéologique exceptionnel
Au large de l’île Sainte Marguerite, une nouvelle campagne de fouilles menée sur l’épave gréco romaine Fort Royal 1 met au jour des vestiges vieux de plus de 2 200 ans. Soutenue par la Ville de Cannes, cette mission scientifique illustre l’extraordinaire richesse du patrimoine français et l’importance de le préserver et de le transmettre.
David Lisnard s’est rendu à bord du navire d’exploration archéologique Alfred Merlin, qui accueille les équipes du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous marines (DRASSM) engagées dans une nouvelle campagne de fouilles au large de Cannes.
Les recherches portent sur l’épave gréco romaine Fort Royal 1, datée d’environ 180 avant Jésus Christ. Après une première mission conduite au printemps, les archéologues poursuivent l’exploration d’un site dont les découvertes sont déjà considérées comme exceptionnelles.
Près de 200 amphores ont notamment été remontées, auxquelles s’ajoutent un mobilier particulièrement riche ainsi que de remarquables éléments liés à la navigation antique. Certaines de ces pièces sont uniques au monde et offrent un témoignage précieux sur les échanges commerciaux et maritimes en Méditerranée il y a plus de vingt deux siècles.
David Lisnard a salué le travail des scientifiques, soulignant leur rigueur et leur passion au service de la connaissance.
Cette campagne bénéficie également du soutien logistique de la Ville de Cannes, qui accompagne les opérations conduites par le DRASSM et ses partenaires.
Au delà de leur intérêt scientifique, ces fouilles rappellent que le patrimoine constitue une richesse culturelle, historique et éducative majeure. Préserver ces témoignages du passé, soutenir la recherche et transmettre cet héritage aux générations futures participent pleinement au rayonnement de la France et à la valorisation de son identité.
Au large de Cannes, l’histoire continue ainsi de révéler ses secrets, confirmant une nouvelle fois l’extraordinaire richesse du patrimoine français.