Quand les vieux démons du centralisme refont surface
Dans une tribune parue dans L’Opinion, David Lisnard, président de l’Association des maires de France, François Sauvadet, président de Départements de France, et Carole Delga, présidente de Régions de France, dénoncent un projet de loi qui, sous couvert de simplification et de décentralisation, renforcerait en réalité la recentralisation de l’action publique. Les trois présidents d’associations d’élus alertent sur une nouvelle atteinte à la liberté locale et appellent l’État à faire confiance aux collectivités plutôt qu’à les placer sous tutelle administrative.
L’enfer est toujours pavé de bonnes intentions. Celui que connaissent les collectivités n’y fait pas exception. Bureaucratie, normes absurdes, procédures et études a priori incessantes, ponctions financières, confiscation de la fiscalité locale sans baisse des prélèvements obligatoires : toutes ces atteintes à la liberté locale sont toujours mises en place pour de « bonnes raisons ». Redresser les comptes de la nation, ne pas artificialiser les sols, baisser la pollution ou soutenir les plus démunis sont autant de motifs invoqués à l’appui des pires élans technocratiques.
Puis, les mois ont passé, le texte annoncé comme imminent a été plusieurs fois repoussé, et lorsqu’il a été enfin présenté, son contenu a suscité l’incompréhension totale de tous ceux qui défendent la liberté locale. Car si le projet de loi se drape d’intentions décentralisatrices – le mot « décentralisation » apparaît à plusieurs reprises dans la communication officielle du Gouvernement – il constitue en réalité un grand acte de recentralisation. Le texte prévoit notamment la possibilité pour l’État de prendre le contrôle des collectivités en se substituant à leurs représentants élus, et en réquisitionnant leurs services, dès lors qu’il estime qu’il y a une « carence » dans la mise en œuvre d’une politique publique. Cette mesure n’est rien d’autre qu’une mise sous tutelle.
Il en va de même pour la « simplification des modalités de la contractualisation des politiques publiques entre l’État et les collectivités territoriales ». Cette mesure permettra en réalité à l’État de flécher ses financements dédiés aux collectivités vers celles qui se sont pliées à ses injonctions. Voilà une « liberté » contractuelle que bien peu nous envieront.
Nous disons à tous les technocrates qui pensent savoir mieux gérer une collectivité que ceux qui ont été élus au suffrage universel direct pour le faire, à tous les bureaucrates qui estiment que contrôler a priori et empêcher les collectivités d’agir ont une quelconque utilité, à tous ceux qui croient que les collectivités doivent être financièrement contraintes, alors que leurs budgets sont à l’équilibre : le pays n’a plus de temps à perdre avec ces méthodes révolues.
Les finances publiques continuent de se dégrader. Les projets de transition écologique – dont la réutilisation des eaux usées, avec son interminable feuilleton bureaucratique, constitue un exemple particulièrement éloquent – ne sont pas mis en œuvre. Les Français ont de plus en plus de mal à se loger, se soigner et, pour beaucoup, à vivre décemment. Leurs routes et lignes ferroviaires se dégradent faute d’entretien préventif suffisant, leurs pompiers ne peuvent être équipés partout comme ils le devraient pour faire face aux réalités de notre époque, et leurs écoles, comme leurs collèges ou lycées, attendent leurs mises aux normes énergétiques.
Les communes, les départements et les régions, qui gèrent le quotidien des citoyens, savent que seules les actions concrètes et pragmatiques peuvent produire des résultats. Rénover un établissement scolaire, collecter et trier les déchets, entretenir une route ou une ligne de train ou encore un pont dégradé, ouvrir un espace sportif, apporter une aide de solidarité envers des citoyens démunis, accueillir des enfants maltraités, proposer une formation professionnelle, développer des réseaux d’énergie innovants et décarbonés sont autant de politiques qui changent efficacement le quotidien de nos compatriotes.
Pour cela, il faut de la liberté et des moyens d’agir localement. Alors, Mesdames et Messieurs les ministres et parlementaires, de grâce, ne faites pas l’inverse et ne cédez pas aux vieux démons du centralisme !
Laissez-nous agir là où nous sommes les plus efficaces : notre démocratie n’en sera que plus forte.
«Le système est mort. Il faut inventer un État de performance»
Invité de Le Grand Oral sur i24NEWS face à Michaël Darmon, David Lisnard a défendu sa vision pour la France à l’heure où les équilibres internationaux se recomposent et où notre pays s’enfonce dans le déclassement. De la géopolitique à la réforme de l’État, en passant par la lutte contre l’antisémitisme, la présidentielle de 2027 et le projet porté par Nouvelle Énergie, il a exposé une ligne claire : restaurer la puissance française par la liberté, l’autorité et l’ambition.
« Je vois le déclassement français, mais il n’y a aucune fatalité »
Interrogé sur les bouleversements du monde contemporain, de Donald Trump à la rivalité sino-américaine en passant par la montée des nouvelles puissances, David Lisnard a souligné la nécessité pour la France de retrouver une stratégie de long terme.
Face à la compétition entre les États-Unis et la Chine, il a rappelé que la priorité devait être la défense des intérêts français et européens. Pour lui, la question n’est pas de commenter les soubresauts de l’actualité internationale, mais de redonner à la France les moyens de peser à nouveau dans le monde.
« Je vois le déclassement français, qui est une réalité : démographique, géopolitique, diplomatique, économique, numérique, éducative. Mais je pense qu’il n’y a aucune fatalité à cela. »
S’appuyant sur l’exemple argentin, il a également souligné que les peuples pouvaient choisir le sursaut plutôt que la résignation lorsque des réformes courageuses étaient mises en œuvre.
Moyen-Orient : défendre nos principes et nos intérêts
Au cours de l’entretien, David Lisnard est revenu longuement sur les tensions au Moyen-Orient et sur la politique étrangère française.
Il a rappelé son attachement à la sécurité d’Israël, à la dénucléarisation de l’Iran et à la libre circulation dans le détroit d’Ormuz, tout en défendant une approche fondée sur la clarté et la cohérence.
Selon lui, la France s’est affaiblie en multipliant les postures sans disposer de la puissance nécessaire pour les soutenir.
« Aujourd’hui, on parle dans le vide parce qu’on n’a plus la puissance. »
Concernant le Liban, il a plaidé pour un soutien sans ambiguïté à la souveraineté libanaise et au désarmement du Hezbollah, qu’il considère comme un instrument de l’influence iranienne dans la région.
Face à l’antisémitisme, un combat judiciaire, politique et culturel
David Lisnard a également alerté sur la montée de l’antisémitisme en France.
Il a rappelé que la République disposait déjà d’un arsenal juridique solide mais que celui-ci devait être appliqué avec fermeté.
« Tout acte antisémite doit faire l’objet de poursuites et être condamné. »
Au-delà de la réponse judiciaire, il a insisté sur la responsabilité politique face aux ambiguïtés d’une partie de l’extrême gauche et sur la nécessité de mener un combat culturel de longue haleine.
Pour lui, l’école doit redevenir un lieu de transmission du savoir, de l’histoire et des principes républicains, loin des dérives idéologiques qui fragilisent l’autorité des enseignants et la cohésion nationale.
« Le système de l’État-providence est cuit »
Interrogé sur la situation économique et budgétaire du pays, David Lisnard a livré le cœur de son diagnostic.
Selon lui, le modèle français est arrivé au bout de sa logique. Construit sur une forte démographie, des gains de productivité importants et une immigration maîtrisée, il ne correspond plus aux réalités du XXIe siècle.
« Le système est mort. Le système de l’État-providence est cuit. »
Pour autant, il refuse toute logique d’austérité ou de gestion du déclin.
À ses yeux, le véritable enjeu consiste à réformer l’État en profondeur afin de recentrer l’action publique sur ses missions essentielles et de mettre fin à l’accumulation de structures administratives qui paralysent le pays.
Il a ainsi défendu une réduction massive des dépenses improductives, la simplification de l’action publique et une meilleure valorisation du travail.
« On doit cotiser moins pour gagner plus. »
Une rupture avec le social-étatisme
David Lisnard a également expliqué en quoi sa candidature se distinguait du reste de l’offre politique.
Selon lui, une même culture du social-étatisme irrigue aujourd’hui une grande partie de la vie politique française, de l’extrême gauche à la majorité présidentielle, en passant par le Rassemblement national.
« Dès qu’il y a un problème, la réponse est toujours la même : davantage de puissance publique. »
À l’inverse, il défend un État recentré sur ses fonctions régaliennes : sécurité, justice, défense, maîtrise des frontières et instruction publique.
Cette vision repose sur trois piliers :
– la liberté pour retrouver la prospérité économique ;
– l’autorité pour restaurer l’ordre républicain ;
– l’ambition éducative, culturelle et scientifique pour préparer l’avenir.
« L’ambition économique par la liberté. L’ambition sécuritaire par l’autorité. L’ambition d’unité par la culture, l’instruction publique et la science. »
Une autre voie pour 2027
Enfin, interrogé sur la prochaine élection présidentielle, David Lisnard a réaffirmé sa volonté de porter jusqu’au bout une alternative politique fondée sur la cohérence et le courage.
Partisan d’une primaire ouverte permettant de départager les différentes sensibilités de la droite et du centre, il estime que les Français ont besoin d’un véritable débat de fond plutôt que d’une simple compétition d’appareils.
Face aux promesses des extrêmes comme à la continuité incarnée par les responsables qui ont gouverné ces dernières années, il entend défendre une autre voie.
Une voie du terrain, de l’expérience et de la pratique.
Une voie qui refuse à la fois la résignation et le déclin.
« Il n’y a pas de fatalité au déclin français. »
Pour David Lisnard, la France dispose encore de tous les atouts pour retrouver sa puissance, à condition d’engager les réformes que trop de responsables politiques repoussent depuis plusieurs décennies.
«Je veux faire entendre la voix du terrain et du bon sens»
Invité politique de Jean-François Achilli sur Sud Radio, David Lisnard est revenu sur les grandes préoccupations des Français : l’insécurité, l’effondrement de l’autorité, les dysfonctionnements de la justice, la dette publique et la nécessité d’engager enfin une réforme profonde de l’État. À moins d’un an de l’accélération de la campagne présidentielle, le président de Nouvelle Énergie a également réaffirmé la singularité du projet qu’il porte pour la France.
Refuser la résignation face à l’insécurité
Interrogé sur les risques de violences à l’occasion de la Coupe du monde de football et après les débordements observés lors de récents événements sportifs, David Lisnard a rappelé que les maires sont confrontés quotidiennement à une dégradation de l’ordre public.
Pour lui, ces phénomènes dépassent largement le cadre du football.
« Chaque prétexte est bon pour attirer ces voyous qui nous polluent la vie. »
Le maire de Cannes dénonce une perte progressive de l’autorité dans tous les domaines de la société, de l’espace public jusqu’à l’école. Face à cette réalité, il refuse tout fatalisme et plaide pour le rétablissement de la responsabilité individuelle.
« Ce n’est pas à la société et aux autres de payer pour ceux qui n’assument pas leurs responsabilités. »
L’affaire Eliana, révélatrice de l’impuissance publique
Revenant sur le meurtre de la jeune Eliana et sur les dysfonctionnements révélés par cette affaire, David Lisnard a exprimé sa lassitude face à la répétition des mêmes constats après chaque drame.
Il a rappelé les précédentes affaires qui ont profondément marqué l’opinion publique, de Lola à Elias en passant par Mathis.
« Tout ça, je n’en peux plus. »
Selon lui, les responsables politiques se contentent trop souvent de déclarations d’émotion sans s’attaquer aux causes profondes des dysfonctionnements.
« Je préfère qu’on se taise, qu’on respecte le deuil des familles et qu’à un moment donné, on prenne nos responsabilités. »
Pour le président de Nouvelle Énergie, ces affaires révèlent avant tout une crise générale de l’État, incapable d’exécuter efficacement ses missions essentielles.
La réforme de l’État : la mère des batailles
David Lisnard a défendu ce qu’il considère comme le cœur de son projet politique : la réforme de l’État.
Selon lui, la France souffre moins d’un manque de moyens que d’une mauvaise organisation de la puissance publique.
« Les magistrats sont bouffés par les procédures. »
Alors que la dépense publique atteint des niveaux records, les résultats se dégradent dans de nombreux secteurs : justice, sécurité, santé ou encore éducation.
« La mère des batailles qui n’a jamais été menée, c’est la réforme de l’État. »
Pour retrouver de la performance publique, il plaide pour une simplification massive des procédures, une responsabilisation des acteurs publics et un recentrage de l’État sur ses missions fondamentales.
Dette publique et impuissance nationale
Au cours de l’entretien, David Lisnard a également alerté sur les conséquences de l’endettement du pays.
« Cette année, les Français vont payer 70 milliards d’euros d’intérêts de la dette. »
Une somme qui représente, selon lui, plusieurs fois le budget de la Justice et qui prive progressivement l’État de ses capacités d’action.
Cette situation explique en partie les difficultés rencontrées pour construire les places de prison nécessaires, renforcer la justice ou améliorer la sécurité du quotidien.
Face à ce constat, il appelle à mettre fin à la fuite en avant budgétaire et à engager les réformes structurelles repoussées depuis trop longtemps.
Une rupture avec quarante ans de social-étatisme
Interrogé sur la présidentielle de 2027 et sur son récent débat avec Édouard Philippe, David Lisnard a réaffirmé ce qui constitue à ses yeux la spécificité de sa démarche.
« Ce que je propose est une rupture avec quarante ans de social-étatisme. »
Selon lui, le même réflexe politique domine depuis des décennies : répondre à chaque problème par davantage de dépenses publiques, davantage de réglementation et davantage de bureaucratie.
À l’inverse, il souhaite promouvoir une autre voie.
« J’essaie d’apporter une autre voie : une voie du terrain, une voie de l’expérience, une voie de la pratique. »
Une voie fondée sur l’action concrète, l’expérience des élus locaux et le refus des solutions théoriques déconnectées des réalités du pays.
Liberté, autorité et ambition
David Lisnard a enfin résumé les trois grands piliers du projet porté par Nouvelle Énergie.
Le premier est la liberté économique : réduire les dépenses improductives, alléger les prélèvements et mieux rémunérer le travail.
« Dépenser moins pour cotiser moins, pour gagner plus. »
Le deuxième est le retour de l’autorité, à travers le rétablissement de l’ordre sécuritaire et migratoire.
Le troisième est l’ambition nationale, avec la volonté de faire de la France une puissance éducative, culturelle et scientifique.
« Cette ambition économique par la liberté. Cette ambition sécuritaire par l’autorité. Cette ambition d’unité par la culture, l’instruction publique et la science. »
Une vision que David Lisnard entend porter dans le débat public pour offrir aux Français une alternative fondée sur le réalisme, la responsabilité et l’espérance.
« Je veux faire entendre la voix du terrain et du bon sens. »
«Vive l’État libéré de l’étatisme !» : David Lisnard face à Édouard Philippe lors du débat organisé par Florence Portelli
À Taverny, samedi 6 juin, lors d’un débat organisé par Florence Portelli, David Lisnard a confronté sa vision de la France à celle d’Édouard Philippe. Un échange de fond, exigeant, courtois, mais révélateur d’une différence majeure : d’un côté, la volonté de refonder l’État ; de l’autre, les limites d’un système qui a gouverné sans aller jusqu’au bout des ruptures nécessaires.
Dès son intervention, David Lisnard a posé le diagnostic : la France dispose de tous les atouts pour redevenir un pays de prospérité, d’audace et de grandeur. Mais elle doit d’abord regarder en face son déclassement : économique, industriel, démographique, diplomatique, sécuritaire, judiciaire et surtout éducatif.
« Je propose de changer de système. »
Pour le président de Nouvelle Énergie, le modèle français hérité du XXe siècle est à bout de souffle. L’État-providence, conçu dans un contexte de forte démographie et de gains de productivité élevés, ne répond plus aux réalités du pays. Il doit être remplacé par un État-performance, capable de protéger, d’instruire, de juger, de garantir l’ordre et de préparer l’avenir.
Justice : l’affaire Lyhanna comme révélateur de l’impuissance publique
Le débat s’est ouvert sur la justice et la protection de l’enfance, dans le contexte du drame de Lyhanna. David Lisnard a refusé les réactions convenues, les discours d’émotion et les promesses sans lendemain.
Pour lui, cette affaire n’est pas un simple dysfonctionnement isolé. Elle révèle une chaîne régalienne en déliquescence.
Une plainte pour viol sur mineur déposée plusieurs mois auparavant. Aucune audition. Aucune vérification suffisante. Des courriers postaux entre administrations. Aucun dossier numérique partagé.
« Dès qu’on arrive au pouvoir, toute plainte d’enfant sur un fait de violence, et a fortiori sexuelle, doit être obligatoirement traitée avec vérification et levée des doutes dans les trente jours. »
David Lisnard a proposé des mesures concrètes : un dossier numérique unique par victime, un partage sécurisé des données entre magistrats, une responsabilité personnelle engagée en cas d’absence de traitement, une refonte du code pénal et une meilleure effectivité des peines.
Là où Édouard Philippe insiste sur le manque de moyens, David Lisnard replace le sujet à la racine : l’organisation de l’État, la bureaucratie, la production excessive de normes et l’absence de responsabilité.
« Moins de règles, meilleures règles. Deuxième élément : des règles respectées. »
Pour David Lisnard, le drame de Lyhanna n’est pas seulement celui d’un crime abominable. Il révèle l’échec d’un système incapable de traiter à temps des signalements pourtant connus de la justice. Derrière l’émotion légitime, il appelle à une remise à plat de l’organisation judiciaire, à une responsabilisation accrue des acteurs publics et à une réforme profonde de l’État afin que de tels drames ne puissent plus se reproduire.
Budget de l’État : la contradiction d’Édouard Philippe
Le débat a également mis au jour une différence majeure sur les finances publiques.
Édouard Philippe a défendu son bilan en rappelant la baisse du déficit public au début du quinquennat Macron. David Lisnard a immédiatement replacé le débat au bon niveau : celui du budget de l’État.
Car c’est bien l’État central, sous la responsabilité du président de la République et du gouvernement, qui portait déjà une dérive préoccupante avant même les crises suivantes. David Lisnard a rappelé que le déficit de l’État s’était dégradé entre 2017 et 2019, malgré les excédents des comptes sociaux et des collectivités territoriales qui amélioraient artificiellement la présentation des comptes publics.
Cette distinction est essentielle.
Le déficit public agrège l’État, la Sécurité sociale et les collectivités. Mais le déficit de l’État révèle la réalité de la gestion gouvernementale. Et sur ce point, David Lisnard a mis Édouard Philippe face à une contradiction : on ne peut pas appeler aujourd’hui au redressement de l’État sans assumer les dérives budgétaires de ceux qui l’ont dirigé.
Pour Nouvelle Énergie, la question n’est donc pas seulement comptable. Elle est politique. Tant que l’État continuera de financer un système social-étatiste inefficace, il manquera de moyens pour ses missions essentielles : justice, police, armée, diplomatie, école.
« Plus on prélève de l’argent, plus on le capte pour l’attribuer à autre chose que le régalien, moins le régalien dispose de moyens. »
C’est le paradoxe français : record de dépense publique, record de prélèvements, mais services régaliens affaiblis.
Nucléaire : les actes contre les discours
L’autre contradiction majeure a porté sur l’énergie nucléaire.
Édouard Philippe a rappelé son attachement au nucléaire et les contraintes de l’époque. David Lisnard, lui, a rappelé les décisions prises lorsque l’ancienne majorité était au pouvoir : fermeture de Fessenheim, programmation de la fermeture de réacteurs, affaiblissement d’une filière stratégique au moment même où la France aurait dû renforcer son indépendance énergétique.
« Le démantèlement de Fessenheim et la loi de programmation qui fermait quatorze réacteurs nucléaires nous ont considérablement affaiblis. »
Pour David Lisnard, cette erreur a eu des conséquences directes : perte de souveraineté, dépendance accrue, hausse du coût de l’énergie, fragilisation du pouvoir d’achat et affaiblissement industriel.
Il a défendu une ligne claire : une énergie pilotable, bon marché et décarbonée, fondée prioritairement sur le nucléaire et l’hydroélectricité, complétée par des solutions locales utiles et maîtrisées.
À Cannes, il a rappelé son action concrète avec le développement d’une centrale d’énergie marine, preuve qu’une écologie de résultats peut se construire loin des postures idéologiques.
La position de Nouvelle Énergie est simple : le nucléaire n’est pas une option parmi d’autres. Il est le socle de notre souveraineté énergétique et industrielle.
L’État fort contre l’État partout
L’un des moments les plus révélateurs du débat est venu lorsque David Lisnard a résumé sa ligne :
« Vive l’État libéré de l’étatisme ! »
Cette formule concentre toute la différence entre Nouvelle Énergie et le conformisme technocratique.
David Lisnard ne veut pas d’un État faible. Il veut un État recentré, puissant, respecté, capable d’agir là où lui seul peut agir : justice, sécurité, défense, diplomatie, instruction publique.
Mais pour que l’État soit fort sur ses missions essentielles, il doit cesser d’être partout, tout le temps, dans tout.
Aujourd’hui, l’État bureaucratique contrôle, bloque, norme, ralentit. Il est fort avec les faibles et faible avec les forts. Il sanctionne plus facilement l’automobiliste que le voyou multirécidiviste. Il contrôle davantage l’entreprise, la commune ou le contribuable que ceux qui menacent réellement l’ordre public.
« La réalité des Français, c’est qu’ils n’en peuvent plus. »
Éducation, numérique, IA : retrouver la puissance
David Lisnard a aussi replacé le débat dans une perspective plus large : celle de l’indépendance française.
Pour lui, il ne peut y avoir de souveraineté sans puissance intérieure. La France ne pèsera ni en Europe ni dans le monde si elle ne règle pas d’abord ses faiblesses internes : dette, école, énergie, industrie, numérique.
Sur l’intelligence artificielle, le quantique, la robotique et les technologies de rupture, il a plaidé pour un changement complet de braquet, à l’échelle française et européenne.
« Tous les discours sur l’indépendance n’ont aucune emprise si nous continuons à être la colonie numérique des États-Unis et de la Chine. »
Même exigence pour l’école. David Lisnard a défendu une ambition éducative forte, la liberté de choix pour les familles, la fin de la sectorisation qui enferme les élèves dans des ghettos sociaux, et un recentrage sur les fondamentaux.
L’objectif est clair : faire de la France une superpuissance éducative, culturelle et scientifique.
Une droite de fond, pas de posture
Ce débat a montré qu’une alternative existe.
Face à ceux qui veulent corriger le système à la marge, David Lisnard propose de le refonder. Face à ceux qui découvrent aujourd’hui les limites de l’État bureaucratique, il porte depuis des années la nécessité d’un État-performance. Face à ceux qui défendent le nucléaire après avoir accompagné son affaiblissement, il assume une ligne constante de souveraineté énergétique.
La France n’a pas besoin d’une nouvelle couche de technocratie. Elle a besoin d’une révolution du bon sens.
Un État moins dispersé, mais plus fort.
Moins de bureaucratie, mais plus de justice.
Moins d’étatisme, mais plus d’autorité.
Moins de dépendance, mais plus de liberté.
C’est cette ligne que David Lisnard porte avec Nouvelle Énergie : refonder l’État, libérer la société, restaurer la puissance française.
(re)Voir le débat entre David Lisnard et Édouard Philippe
Sécurité et lutte contre l’incivisme : David Lisnard mobilise la Police Municipale avant l’été
À l’approche de la saison estivale, David Lisnard a réuni, lundi 8 juin, près de 200 policiers municipaux ainsi que la direction de la Police Municipale de Cannes afin de rappeler les priorités opérationnelles des prochains mois et réaffirmer son soutien total aux agents engagés sur le terrain.
Dans une ville qui accueille chaque année plusieurs millions de visiteurs, l’été constitue une période de forte sollicitation pour les forces de sécurité. Face à cette réalité, le maire de Cannes a insisté sur une conviction simple : la lutte contre l’insécurité passe aussi par une lutte déterminée contre toutes les formes d’incivilités.
« Plus on tiendra l’espace public, mieux on luttera contre la dégradation de l’espace public, mieux on luttera contre l’insécurité », a-t-il déclaré devant les agents.
Tolérance zéro face aux incivilités
Déchets jetés sur la voie publique, nuisances sonores, dégradations, consommation de stupéfiants dans l’espace public, comportements irrespectueux ou encore urinage sur la voie publique : autant de comportements qui, pour David Lisnard, ne doivent jamais être banalisés.
« On n’accepte pas un outrage. C’est tout. Pour moi, c’est incontournable », a-t-il affirmé.
David Lisnard a ainsi demandé aux équipes d’être particulièrement vigilantes et réactives face aux atteintes au cadre de vie qui dégradent le quotidien des habitants comme l’image de la ville.
Parmi les priorités évoquées figurent notamment la propreté urbaine, la tranquillité publique, le respect des espaces communs et la prévention des rassemblements générateurs de nuisances.
« Le moindre jet de déchet par terre doit être sanctionné », a rappelé David Lisnard, estimant que la qualité de l’espace public constitue l’un des premiers remparts contre le sentiment d’insécurité.
Une présence renforcée pour l’été
Le maire a souligné que les difficultés rencontrées certains week-ends préfigurent souvent les enjeux de la haute saison estivale.
Avec l’afflux de visiteurs attendu durant les mois de juillet et août, les effectifs municipaux seront pleinement mobilisés afin de garantir la sécurité, la tranquillité et la qualité du cadre de vie.
Cette stratégie repose notamment sur l’action coordonnée des patrouilles de terrain et du Centre de Protection Urbaine, appuyé par le réseau de vidéoprotection cannois, l’un des plus denses de France.
« Plus on intervient vite, moins il y a de problèmes », a insisté le maire.
Une police municipale soutenue et respectée
Au cours de cette réunion, David Lisnard a tenu à adresser un message clair aux agents : ils peuvent compter sur son soutien sans réserve lorsqu’ils agissent dans le respect du droit et au service de l’intérêt général.
« Vous allez jusqu’au bout et je vous soutiendrai tout le temps », a-t-il affirmé.
Il a également rappelé un principe auquel il se dit particulièrement attaché : l’égalité de traitement de tous les citoyens devant les règles.
Quelles que soient l’origine sociale, la situation personnelle ou les relations des contrevenants, les règles doivent s’appliquer à tous avec la même exigence.
La sécurité, une responsabilité partagée
David Lisnard a également rappelé que la lutte contre la délinquance relève juridiquement de l’État, à travers la Police nationale et la Justice, tandis que le maintien de l’ordre constitue une compétence régalienne.
Dans la réalité quotidienne, cependant, la Police Municipale est très souvent la première force présente sur le terrain et le premier interlocuteur des habitants.
« Son rôle est devenu essentiel », souligne le maire.
C’est pourquoi la Ville poursuit ses investissements en matière de sécurité et de tranquillité publique tout en plaidant pour un renforcement des moyens du commissariat de Cannes, aujourd’hui confronté à une activité particulièrement importante au regard de son dimensionnement.
Une fierté cannoise
En conclusion, David Lisnard a salué l’engagement des agents municipaux et la qualité du travail accompli tout au long de l’année.
« C’est une très belle police municipale. C’est un très beau service. Mais il ne faut jamais vivre sur les acquis. »
Avant d’ajouter :
« Soyez convaincus de ma confiance, de mon soutien et très sincèrement, de mon admiration pour le travail qui est fait. La Police Municipale de Cannes me rend encore plus fier de Cannes. »
À l’aube d’un été qui s’annonce particulièrement intense, le message est clair : la sécurité, la tranquillité publique et la lutte contre l’incivisme demeurent plus que jamais des priorités municipales, au service des habitants comme des visiteurs.
Cannes remet ses dictionnaires aux élèves de CM2 : transmettre les mots pour former des citoyens libres
Comme chaque année, la Ville de Cannes a remis un dictionnaire à l’ensemble des élèves de CM2 des écoles publiques et privées de la commune. Une opération municipale devenue une tradition, mais dont la portée dépasse largement le simple geste symbolique. À l’heure où les indicateurs nationaux témoignent d’un inquiétant recul du niveau scolaire et de la maîtrise du français, cette initiative s’inscrit dans une conviction profonde : l’instruction demeure le premier levier d’émancipation.
En remettant personnellement ces ouvrages aux élèves des écoles Lochabair puis Maurice Alice, David Lisnard a tenu à rappeler l’importance de la langue française dans la construction de chaque parcours de vie.
« Le plus important à mes yeux, c’est d’être libre, c’est-à-dire de pouvoir choisir sa vie », a-t-il expliqué aux enfants. « Et pour être libre, il faut des connaissances. »
Pour le maire de Cannes, la maîtrise de la langue n’est pas seulement une compétence scolaire. Elle constitue un outil fondamental d’autonomie, de compréhension du monde et de confiance en soi.
La langue française, un instrument de liberté
Face aux élèves qui s’apprêtent à entrer au collège, David Lisnard a insisté sur le rôle essentiel du vocabulaire, de la grammaire et de la lecture dans la formation de l’esprit.
« La langue française est une langue subtile. Comprendre le vocabulaire, la grammaire, les difficultés qui en font aussi la beauté, cela vous permet d’être vous-mêmes. »
Maîtriser les mots, c’est en effet pouvoir exprimer ses idées, comprendre celles des autres, développer son esprit critique et construire sa propre pensée. C’est aussi favoriser le dialogue plutôt que l’affrontement.
« Plus on est capable d’échanger avec les autres, de discuter, moins on tombe dans la violence », a rappelé David Lisnard.
Cette vision s’inscrit dans une conception exigeante de l’école, où l’acquisition des savoirs demeure le socle de l’émancipation individuelle et de la cohésion collective.
Éveiller la curiosité et donner confiance
Au-delà du dictionnaire lui-même, la municipalité souhaite transmettre aux jeunes Cannois le goût de l’apprentissage et de la découverte.
« Il y a tout ce que vous apportent vos enseignants, que je salue parce que c’est un métier magnifique, difficile et qu’il faut soutenir en permanence. Mais il y a aussi tout ce que vous allez chercher par vous-mêmes grâce à une qualité essentielle : la curiosité. »
Pour David Lisnard, la confiance en soi se construit d’abord par les connaissances acquises, par l’effort, par la capacité à comprendre le monde qui nous entoure et à y trouver sa place.
Dans un contexte où les difficultés éducatives françaises sont régulièrement mises en lumière par les évaluations nationales et internationales, il considère que l’instruction doit redevenir une priorité absolue.
« Un jeune qui maîtrise les mots renforcera toujours davantage ses chances dans la vie », souligne-t-il.
Défendre le livre à l’heure des écrans
La remise des dictionnaires constitue également un message fort en faveur du livre et de la lecture.
À l’heure où les écrans occupent une place croissante dans le quotidien des enfants, la municipalité revendique l’importance du support papier comme outil d’attention, de concentration et d’approfondissement.
Transmettre un dictionnaire, c’est rappeler que la connaissance demande du temps, de la patience et un effort personnel. C’est aussi encourager une relation plus exigeante et plus durable au savoir.
Cette démarche rejoint l’ensemble des actions éducatives développées par la Ville : le Trousseau de lecture proposé aux familles qui en font la demande, les Clubs Coup de Pouce destinés à accompagner les apprentissages fondamentaux ou encore la découverte de grandes œuvres littéraires durant les temps périscolaires.
Former des citoyens libres, indépendants et responsables
Derrière cette opération municipale se dessine une ambition plus large : préparer les jeunes générations à exercer pleinement leur liberté.
« L’avenir vous appartient », a déclaré David Lisnard aux élèves. « La France devra être portée demain par votre génération. »
Parce qu’un citoyen éclairé est un citoyen plus libre, la Ville de Cannes poursuit ainsi une politique éducative fondée sur la transmission des savoirs, la valorisation du mérite, le soutien aux enseignants et l’encouragement de la lecture.
« Il est prioritaire de donner confiance aux jeunes en eux-mêmes, de leur faire aimer la beauté de la langue française comme de toutes les grandes œuvres de l’esprit, de les rendre libres, indépendants et responsables », rappelle David Lisnard.
Une conviction résumée par une formule simple : l’instruction demeure, aujourd’hui plus que jamais, la mère des batailles.
Compte financier 2025 : Cannes confirme une gestion rigoureuse au service des habitants
Réuni le vendredi 5 juin, le Conseil municipal de Cannes a approuvé le compte financier 2025 de la Ville. Un exercice qui confirme une trajectoire engagée depuis 2014 : moins d’impôts, moins de dette, davantage d’investissements et une capacité d’autofinancement renforcée. Dans un contexte marqué par les prélèvements croissants de l’État, les crises successives et l’inflation, la municipalité revendique une gestion fondée sur la performance publique afin de préserver sa liberté d’action.
« Ce n’est pas une vision comptable, c’est une vision humaine, qui permet de dégager des marges de manœuvre pour améliorer les conditions de travail des agents et investir en faveur de la qualité de vie des habitants tout en protégeant les contribuables », a souligné David Lisnard lors de la présentation des résultats.
Une fiscalité en baisse et une dette qui continue de reculer
L’année 2025 marque une étape importante avec la baisse de 3,6 % des taux communaux de fiscalité locale, une première depuis plus d’une décennie sans qu’aucune hausse n’ait été appliquée depuis 2014.
Parallèlement, la dette communale a diminué de 5 millions d’euros en 2025, alors même que l’objectif inscrit au budget prévisionnel était limité à un million d’euros. Depuis 2014, la dette municipale a ainsi été réduite de près de 82 millions d’euros.
Cette évolution contraste avec la situation nationale. Pour David Lisnard, la maîtrise de l’endettement relève d’un choix politique fondamental :
« Contrairement à ce qui est fait au niveau de l’État, malgré les annonces tonitruantes de l’exécutif, la dette augmente. À Cannes, elle diminue parce que nous pensons aux générations futures. »
Une capacité d’autofinancement record pour investir sans hypothéquer l’avenir
La Ville affiche une capacité d’autofinancement proche de 42 millions d’euros, soit dix fois plus qu’en 2014. Cette performance permet de financer directement les projets structurants tout en poursuivant le désendettement.
Le volume d’investissements atteint ainsi 72,5 millions d’euros en 2025, sans remettre en cause l’équilibre financier de la collectivité.
Cette capacité à investir repose sur un principe simple : dégager durablement des excédents de fonctionnement grâce à une gestion exigeante des dépenses publiques. Les dépenses de fonctionnement reculent d’ailleurs de 2,11 % en euros constants.
Des résultats obtenus malgré un contexte particulièrement contraint
Ces performances ont été réalisées alors que la Ville a dû absorber de nombreux chocs extérieurs.
Depuis 2013, Cannes a subi 267,5 millions d’euros de prélèvements supplémentaires imposés par l’État sur ses finances. La commune doit également faire face à un taux de pauvreté de 23 %, supérieur à la moyenne nationale de 15,4 %, ainsi qu’aux conséquences financières des intempéries exceptionnelles de 2015, 2019 et 2024.
À cela s’ajoutent les effets de la crise sanitaire, de la crise énergétique et de l’inflation qui ont fortement renchéri les coûts de fonctionnement des collectivités.
Malgré ces contraintes, la Ville a maintenu sa stratégie de désendettement, de baisse de la fiscalité et d’investissement.
Une culture de la performance au service de l’intérêt général
Pour la municipalité, ces résultats sont le fruit d’un travail permanent d’amélioration et d’optimisation de l’action publique.
La Ville met notamment en avant la mise en œuvre d’un plan CAPEX, le développement d’un management participatif innovant, la création de cercles de qualité réunissant des agents de toutes catégories, des gains de productivité liés aux investissements technologiques et numériques, ainsi qu’une réorganisation continue des services.
Cette démarche s’accompagne d’un effort important de formation des agents municipaux, avec l’un des taux de formation les plus élevés de France, et d’une analyse au cas par cas des prestations pouvant être externalisées ou réinternalisées selon le critère de l’efficacité.
Derrière les chiffres, une vision humaine
Au-delà des indicateurs financiers, David Lisnard a insisté sur la finalité concrète de cette gestion.
Les économies réalisées permettent d’améliorer les conditions de travail des agents grâce à la modernisation des équipements et des outils. Elles permettent également d’améliorer la qualité des services rendus aux habitants, notamment dans les services de proximité comme l’état civil.
Elles offrent enfin des moyens supplémentaires pour accompagner les personnes les plus fragiles via le Centre communal d’action sociale et poursuivre les investissements dans l’entretien de l’espace public, l’éclairage, la sécurité et la qualité du cadre de vie.
« Derrière ces chiffres, il y a des humains qui travaillent, qui paient des impôts ou qui en paieront demain. Ce sont nos enfants et nos petits-enfants », a rappelé le David Lisnard.
Le compte financier 2025 illustre ainsi une ligne de conduite constante : utiliser la rigueur budgétaire non comme une fin en soi, mais comme un levier de liberté d’action. Moins d’impôts, moins de dette et davantage de capacité d’investissement : Cannes poursuit une stratégie de performance publique qui vise à préparer l’avenir tout en protégeant les contribuables d’aujourd’hui et de demain.
Après l’IA, les technologies quantiques arrivent au Palais
Après les évènements consacrés à l’intelligence artificielle – WAICF, WAIFF – la commune continue de se positionner dans le secteur des nouvelles technologies. Le petit dernier : le World quantum Cannes festival, qui réunira chercheurs, industriels, investisseurs et décideurs, les 17 et 18 novembre 2026. Un article de Nice-Matin.
Dans les couloirs de la Tech, beaucoup voient dans le quantique le prochain grand basculement après l’explosion de l’intelligence artificielle générative. Une technologie encore difficile à vulgariser, mais devenue stratégique à l’échelle mondiale. Et la cité des festivals se positionne, puisqu’elle accueillera, les 17 et 18 novembre prochains, la première édition du World quantum Cannes festival au Palais.
Un nouveau rendez-vous technologique qui ambitionne de réunir chercheurs, industriels, investisseurs et décideurs autour de ce qui est présenté comme la prochaine révolution numérique. Le pari : faire sortir le quantique des laboratoires de recherches, pour le connecter aux usages industriels. Santé, cybersécurité, défense, énergie, finance ou encore calcul intensif : les applications évoquées dépasseront largement le cadre de la recherche fondamentale.
Plus de 100 intervenants et 1 200 participants attendus
Le festival attend 1 200 participants et 100 intervenants. Le programme se structurera en un planning de conférences de 20 à 30 minutes, traitant du quantique dans tous ses états. Une Journée de l’Investisseur permettra aux intéressés souhaitant naviguer dans les complexités de la « deep tech » de se rencontrer. « Nous réunissons des décideurs du secteur, des chercheurs d’élite et des entrepreneurs, pour transformer le potentiel scientifique en valeur économique » précise l’organisation du festival sur son site. Et une exposition de matériel, logiciels, composants, réseaux, capteurs et services, qui permettent ou exploitent les phénomènes quantiques dans l’informatique, les communications et la détection, ainsi que les technologies de soutien nécessaires à leur construction, leur exploitation et leur commercialisation.
Un prix Nobel à la tête du comité d’honneur
Les premiers grands noms internationaux sont annoncés : à la tête du comité d’honneur, le physicien et prix Nobel Alain Aspect apporte une crédibilité scientifique à l’événement. À ses côtés, figure également Rainer Blatt, président du comité scientifique. Des entreprises comme IBM, D-Wave Quantum ou encore Pasqal sont également associées au festival.
Avec ce nouveau rendez-vous, Cannes poursuit sa diversification. La ville ne veut plus seulement être celle du cinéma et des congrès internationaux, mais cherche à s’imposer comme une scène mondiale des grandes transitions technologiques.
Bus à hydrogène à Cannes : une première en France
L’agglomération Cannes Pays de Lérins entre dans le club très fermé des territoires autonomes en énergie. Depuis ce début juin 2026, quatorze bus du réseau Palm Bus carburent à l’hydrogène produit directement sur place à partir des eaux usées d’une station d’épuration. Un investissement d’avenir de 50 millions d’euros porté par David Lisnard pour éradiquer progressivement le diesel. Un article de Nice-Matin.
Quinze minutes. C’est désormais le temps nécessaire pour remettre en circulation un bus du réseau Palm Bus. Le temps d’un plein d’hydrogène, réalisé directement sur le dépôt cannois à partir d’eau recyclée.
Une petite révolution qui fait entrer l’agglomération Cannes Pays de Lérins dans un club encore très fermé : celui des territoires qui produisent eux-mêmes l’énergie destinée à faire rouler leurs transports publics.
Depuis ce vendredi 5 juin, quatorze bus à hydrogène circulent sur les lignes A, B, 1 et 2 du réseau. Derrière ces nouveaux véhicules se cache surtout une première nationale.
Une opération à 50 millions
À Cannes, l’hydrogène n’est ni acheminé par camion ni produit à des centaines de kilomètres. Il est fabriqué sur place, grâce à une station d’électrolyse alimentée par de l’électricité décarbonée et de l’eau issue d’une station d’épuration. Un modèle inédit à cette échelle en France.
« Nous sommes des pionniers », a revendiqué le président de l’agglomération et maire de Cannes, David Lisnard, qui a également rappelé le coût de l’opération à hauteur de 50 millions d’euros.
L’achat des bus représente à lui seul 35 millions d’euros, dont 3,45 millions financés par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME).
« On retrouve le confort que nous donnait le gasoil »
Pour les voyageurs, le changement sera invisible. Pour l’exploitant du réseau, il est considérable. « Un bus à hydrogène, c’est avant tout un bus électrique », rappelle Frédéric Marandon, directeur général adjoint à la mobilité de l’agglomération.
À une différence près : là où les véhicules électriques classiques stockent l’énergie dans des batteries, les nouveaux autobus embarquent de l’hydrogène transformé en électricité grâce à une pile à combustible. Une évolution qui change radicalement les conditions d’exploitation.
Jusqu’ici, les bus électriques nécessitaient 6 à 7 heures de recharge pour une autonomie comprise entre 200 et 250 kilomètres. Avec l’hydrogène, le plein est réalisé en un quart d’heure et permet de parcourir jusqu’à 400 kilomètres. « On retrouve le confort que nous donnait le gasoil », résume Frédéric Marandon. Une donnée essentielle pour les lignes les plus sollicitées du réseau, dont certaines roulent quasiment vingt-deux heures par jour.
L’agglomération a donc fait le choix d’un modèle hybride. Les lignes les plus longues seront assurées par l’hydrogène tandis que les trajets plus courts continueront à être exploités avec des bus électriques à batterie. « Il faut adapter l’énergie à l’usage réel des lignes, pas l’inverse. C’est le mix énergétique qui va nous permettre de décarboner complètement la flotte », insiste le responsable mobilité.
L’hydrogène fabriqué à partir des eaux usées
Pourtant, le véritable cœur du projet se trouve à quelques mètres des bus. Derrière les clôtures du dépôt Palm Bus, la nouvelle station de production est capable de générer jusqu’à 800 kilos d’hydrogène par jour grâce à un électrolyseur de 2 mégawatts.
Pour le produire, la station utilise deux matières premières : de l’eau et de l’électricité bas carbone. Grâce à l’électrolyse, les molecules d’eau sont séparées afin d’en extraire l’hydrogène qui servira ensuite à alimenter les bus.
Mais la singularité cannoise réside ailleurs ; aucune goutte d’eau potable n’est utilisée. « On prend de l’eau de réutilisation d’une station d’épuration locale », explique Pierre de Raphelis Soissan, président de la société de projet Cannes Lérins H2. « Dans certaines régions, la disponibilité de l’eau est un enjeu majeur. À Cannes, nous avons fait le choix de ne pas utiliser cette ressource précieuse. »
L’hydrogène ne parcourt donc aucun kilomètre avant d’arriver dans les réservoirs. « Nous ne le transportons pas. Il est produit et stocké sur place. Le fait d’avoir un seul client qui absorbe toute la production permet aussi de dimensionner une station de grande taille et donc de réduire mécaniquement les coûts de production », poursuit-il.
Pour Hynamics, filiale d’EDF spécialisée dans l’hydrogène renouvelable et bas carbone, le projet constitue aussi l’une des réalisations les plus ambiitieuses menées à ce jour. « C’est un véritable ouvrage industriel au cœur de la cité », souligne sa directrice générale, Christelle Rouillé.
Une flotte de 41 bus à hydrogène d’ici 2033
Au-delà de la performance technique, l’opération s’inscrit surtout dans une stratégie plus large de décarbonation des transports publics.
Le remplacement progressif des véhicules fossiles permettra d’éviter plus de 3000 tonnes de CO2 chaque année avec l’ambition affichée de faire disparaître, ligne après ligne, le diesel du paysage urbain. L’agglomération ne compte d’ailleurs pas s’arrêter aux quatorze premiers véhicules mis en circulation.
D’ici 2033, quarante et un bus à hydrogène doivent intégrer le réseau Palm Bus. À Cannes, l’hydrogène n’est donc plus un horizon énergétique ni une promesse de laboratoire. Il est devenu un outil du quotidien. Un carburant silencieux qui alimente déjà les lignes du réseau.
Et dans les dépôts, entre deux rotations, une autre reality s’installe : celle d’un réseau qui change de nature, progressivement, sans rupture visible et monétaire pour les voyageurs et où, désormais, il ne reste plus qu’à monter à bord.
Débat 2027 : David Lisnard face à Édouard Philippe à Taverny
À moins d’un an de l’élection présidentielle, un débat particulièrement attendu opposera David Lisnard à Édouard Philippe ce samedi 6 juin au Gymnase André-Messager de Taverny (Val-d’Oise). Organisée par Défi Républicain, cette rencontre sera animée par Florence Portelli.
D’un côté, David Lisnard défendra le projet libéral, réformateur et d’autorité qu’il porte avec Nouvelle Énergie, fondé sur la liberté économique, le rétablissement de l’autorité de l’État, la maîtrise des finances publiques et le redressement de l’école. De l’autre, Édouard Philippe exposera sa vision et les orientations qu’il entend défendre dans la perspective de l’élection présidentielle.
Ouvert au public à partir de 14 heures, ce rendez-vous politique se tiendra au Gymnase André-Messager, Voie des Sports à Taverny, et sera également retransmis en direct sur les réseaux sociaux. Un temps fort du débat démocratique qui permettra de confronter deux projets et deux conceptions de l’avenir du pays, à l’heure où la France fait face à de nombreux défis économiques, sécuritaires et institutionnels.
Inscriptions : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdcc2LW9NLpSDXljfTTgyAFcWL-W71E8aLBIhOsBbxHf77D1g/viewform