David Lisnard trace sa voie pour 2027 et appelle à censurer un budget « socialiste »
Avec le soutien de l’écrivain Boualem Sansal, le président de Nouvelle Énergie a défendu, mardi soir à la Mutualité, à Paris, son projet de redressement pour la France et la nécessité d’organiser une primaire élargie de la droite et du centre. Un article d’Emmanuel Galiero et Claire Conruyt paru dans Le Figaro.
Une image d’ouverture et la confirmation d’une ambition présidentielle. David Lisnard, président de Nouvelle Énergie, s’est offert la grande salle de la Mutualité mardi soir pour dévoiler ses projets pour l’année 2026. Et lancer un avertissement clair en vue du scrutin de 2027 : « Si personne ne veut de la primaire, eh bien on s’affrontera au premier tour de la présidentielle. » L’élu précisera un peu plus tard qu’il suivra cette ligne sauf si une candidature devait s’imposer de manière incontestable au-dessus de toutes les autres. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.
Dans cette salle parisienne historique, investie par près de 1 300 sympathisants, il y a une autre surprise : plusieurs messages vidéo enregistrés par des personnalités médiatiques louent les qualités du maire de Cannes. Il est perçu comme « l’homme de la situation », selon les mots de la comédienne Véronique Genest, en écho à ceux notamment d’Alexandre Jardin, Franz-Olivier Giesbert, Willy Sagnol et Boualem Sansal. Très applaudi, l’écrivain témoigne de son soutien et de son amitié, sans lésiner sur les éloges. « Je l’ai trouvé d’une intelligence extraordinaire, dit-il. Il a l’étoffe d’un homme d’État. David Lisnard est un homme formidable sur lequel le pays peut compter. »
L’orateur du soir en rougit, mais renvoie les compliments avec cette phrase en guise d’introduction : « Le secret de la liberté, c’est le courage. » Puis, debout, avec une cinquantaine de « relais » départementaux rassemblés derrière lui, David Lisnard fixe un cap et partage sa vision. « Nous devons être absolument obsédés par le devenir de notre pays », lance-t-il. Il pointe le « spectacle des générations actuelles sacrifiées sous les lâchetés politiciennes et au nom de la stabilité » et annonce la fin de trois cycles : le cycle court du macronisme, le cycle intermédiaire de l’État-providence et le cycle long de l’européanisation du monde. Puis il résume le défi en une question : « Quelle énergie vitale pour déployer une espérance française ? »
Madelin applaudi
En faisant applaudir Alain Madelin, assis devant lui (figure du libéralisme à laquelle beaucoup le comparent), il ironise sur l’argument de la « responsabilité » et les renoncements sur la réforme des retraites, en dénonçant la pénalisation des actifs. « Comme on ne regarde pas en face la réalité, on amuse les citoyens et on entretient l’égoïsme social », accuse l’élu sudiste. Renaître avec l’État performance, défendre la « radicalité » pour revenir à la « racine » des choses et rétablir tout ce qui dysfonctionne dans le pays, créer de la prospérité… il développe ses axes de réflexion.
À l’ouverture, Alexandra Martin, députée des Alpes-Maritimes et secrétaire générale de Nouvelle Énergie, a vanté un « autre chemin », une « rupture claire », « une alternative cohérente » et le « courage de dire la vérité », tout en dénonçant une situation nationale de « crise profonde ». L’élue a salué la présence d’ex-ministres, tels Guy Drut, Sophie Primas ou Hervé Morin, mais aussi celle de plusieurs parlementaires, à l’image des sénateurs Étienne Blanc et Valérie Boyer et des députés Justine Gruet et Éric Pauget.
Dans la « patouille politique » actuelle, telle qu’il la définit, Hervé Morin déplore auprès du Figaro les « compromissions » dans lesquelles s’est plongé le bloc central et constate l’arrivée d’un « budget socialiste ». Mais, en tant que coacteur des travaux engagés par le président de Nouvelle Énergie, il décrit son projet en trois mots (« liberté », « initiative » et « responsabilité ») et plaide pour la définition urgente d’un mode de départage. « Ceux qui refusent le tremplin de la primaire ont tort », juge l’ex-ministre de la Défense.
« Tout travail mérite cotisations. » Sur scène, David Lisnard fait rire la salle quand il compare la charge de la dette nationale à certains budgets ministériels, parle des « quinze chasseurs alpins au Groenland » ou voit « M. Faure » sur le siège du premier ministre. « Comment est-il possible d’augmenter la dépense publique sans faire payer les Français ? », interroge l’élu, adversaire déclaré de la « démagogie électorale » et du « déni de la démocratie ».
Primaire élargie
Mardi après-midi, quelques heures avant le discours, plus d’une cinquantaine de relais se sont retrouvés en séminaire pour travailler sur place. « Nous voulons porter cette idée du rassemblement en essayant de montrer que de nombreux Français cherchent une voie politique au-delà de la caste médiatico-politique », soutient-on au sein du parti, où David Lisnard ne veut rien lâcher de son idée de primaire, élargie à tous ceux se réclamant de la droite et du centre. Il ne voit toujours pas comment la droite pourrait atteindre le second tour de la présidentielle sans sélection préalable. On sait que l’élu déplore une valse-hésitation des Républicains sur le sujet, alors que la petite musique d’une « sélection naturelle » via les sondages d’opinion a beaucoup circulé ces derniers temps.
En coulisses, les proches de David Lisnard confirment une volonté de prise de distance progressive avec le parti LR, histoire de faire valoir sa singularité face à une famille politique incarnée par Bruno Retailleau, dont il reste proche, mais qu’il juge trop souvent contesté par des LR, de Laurent Wauquiez, président du groupe DR, à Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, jusqu’aux six ministres engagés dans l’aventure du gouvernement Lecornu 2, malgré leur suspension du mouvement.
Certains soutiens du président de l’Association des maires de France défendent son regard critique. « Le parti, David s’en tient loin. Le parti, c’est quoi, le parti ? Il ne se passe rien, Bruno ne cheffe pas. David lui a dit qu’il était le boss, mais il a l’impression qu’il n’aime pas ce statut. Donc, notre président trace sa route, fait son truc et se prépare. » Au sein de Nouvelle Énergie, on dit aussi que le créneau Meloni lui correspond bien. Et, quand certains LR ironisent sur son potentiel présidentiel, le chef de Nouvelle Énergie ne semble pas surpris. « Je sais que certains se moquent de moi. Les vieux LR n’aiment pas les iconoclastes, mais j’assume ! Et je suis en train de construire quelque chose. Je ne dis pas que je vais gagner, mais je ne vois pas pourquoi je ne me lancerais pas ! »
Peser sur les « affaires du monde »
Mardi soir, David Lisnard avertit encore qu’il faudra du « temps » avant que la France puisse peser sur « les affaires du monde ». À la lumière de son action locale de maire, il défend une approche libérale de la performance et de l’efficacité publique. C’est son domaine de prédilection, là où il puise ses solutions pour redresser la France et sa voix sur la scène internationale, de l’Iran au Levant en passant par la Chine et le Venezuela. Mais il dénonce un pouvoir « faible », incapable de « combattre implacablement l’antisémitisme », les trahisons de la gauche, les contradictions des partenaires européens, le déséquilibre du couple franco-allemand, les fragilités nationales. Il se fixe l’objectif de « 300 milliards » de réduction de la dépense publique en fustigeant la bureaucratie « parasite ».
Après presque deux heures de scène, David Lisnard termine sans veste et promet de porter un « projet libéral conservateur ». « Je suis fermement résolu à faire gagner la France », lance-t-il en souriant. Défenseur d’une droite « indépendante et gagnante », il juge « impensable » pour un parlementaire LR de ne pas voter « la censure d’un budget socialiste ». « Il est temps aujourd’hui d’aller chercher le pouvoir ! Nous allons libérer la France », clame enfin celui qui pense, comme Mitterrand, qu’un opposant doit s’opposer. Derrière lui, le logo bleu de Nouvelle Énergie scintille. Les soutiens ont applaudi souvent et se lèvent en criant. Ils sont comblés.
Yves, viticulteur et porte-parole du mouvement, compte parmi les impatients du parti. Il attend l’annonce officielle d’une candidature à la présidentielle. Il sait que les municipales de mars repoussent cette échéance (le maire de Cannes devrait postuler à sa propre succession dès février) et n’ignore pas que la droite n’a toujours pas choisi la méthode pour mettre l’un de ses talents en orbite vers la présidentielle. Mais, pour Yves, le discours de son candidat correspond à celui que les gens voudront entendre en 2027. Dans un mélange de ressentiment et d’espoir, l’adhérent de Nouvelle Énergie partage une franche confidence : « Pour sortir du merdier dans lequel se trouve la France, il faut trouver les solutions, enlever tout ce qui nous empêche de penser et d’innover. Il faut remettre les choses à l’endroit ! David Lisnard peut y arriver. »
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David Lisnard, candidat et libéral
Que ce soit à la primaire de la droite et du centre ou au premier tour de l’élection présidentielle, il y aura un « vrai » candidat libéral. Enfin ! Retrouvez l’article de Jean-Philippe Feldman paru dans Contrepoints.
Cela devient une tradition. Un an après ses vœux sur le thème « libérer pour gagner », David Lisnard a réitéré l’exercice le 20 janvier à Paris, devant la magnifique salle comble de la Mutualité, mais dans une tonalité plus politique. La presse aura généralement retenu la candidature du maire de Cannes à l’élection présidentielle, mais l’essentiel est ailleurs : David Lisnard assume son libéralisme et il portera bien un projet libéral. Une première depuis notre ami Alain Madelin en 2002 (nous laisserons de côté la candidature Fillon de 2017 car, même si l’ancien Premier ministre avait présenté quelques propositions agréables à nos oreilles, il n’était pas libéral).
Candidat dans tous les cas
Commençons par « l’info » qui n’est venue que vers la fin de son allocution mais qui l’a imprégnée. Brodant sur la question « Pourquoi une compétition ? » David Lisnard a précisé qu’il n’était pas un « fervent défenseur » de la primaire, mais qu’il fallait faire preuve de réalisme et que c’était la seule solution pour qu’un candidat de la droite et du centre atteigne le second tour de l’élection présidentielle face à la concurrence des extrêmes. On aura aussi compris que ces primaires seraient ouvertes, tout candidat de la droite ou du centre pouvant concourir. Puis, il a adopté un ton beaucoup plus personnel. Il a déclaré qu’il porterait un « projet libéral conservateur », « fondé sur la liberté ». L’ordre des termes n’a rien d’anodin et l’on saisit combien sa candidature différerait de celle de François Fillon autrefois. Et il a prévenu : faute de primaire, il sera candidat au premier tour de l’élection présidentielle. A bon entendeur, salut !
Une forme renouvelée
Nous connaissons les qualités rhétoriques de David Lisnard. Il a parlé une nouvelle fois sans notes (cela change de nos parlementaires ânonnant leurs fiches dans l’hémicycle…) avec une facilité déconcertante et cet art, malgré les digressions, de toujours retomber sur ses pattes. Certes, il n’est pas le seul à faire preuve de faconde, de Jean-Luc Mélenchon à Jordan Bardella en passant par Gabriel Attal et bien sûr Emmanuel Macron, mais la différence par rapport à la plupart d’entre eux, c’est que son discours n’est pas verbeux et qu’il tient à de profondes convictions.
Toutefois, si l’on compare ses vœux de l’année dernière à ceux de cette année, on constate une évolution importante. La forme a été modifiée avec des propos beaucoup moins théoriques, moins architecturés, mais plus strictement politiques, plus près du terrain ; on pourrait dire : un premier discours de campagne électorale, formules assassines à l’appui pour amuser le public (Sébastien Lecornu comparé à un hamster dans sa roue ; Olivier Faure qualifié de Premier ministre ; un « budget socialiste » qui se doit de faire l’objet d’une motion de censure ; les « y’a qu’a faut qu’on » des extrêmes ; les « néofascistes » de l’extrême gauche…).
Libéral dans tous les cas
En dépit de l’étiquette de « libéral conservateur », c’est l’aspect libéral qui aura été prégnant dans le discours de David Lisnard. Car, même s’il s’est agi d’une allocution de pré-campagne électorale, le maire de Cannes a repris les principes fondamentaux du libéralisme :
- en premier lieu, la « subsidiarité horizontale », chère à son cœur, qu’il a justement présentée comme « condition de la liberté », autrement dit la séparation primordiale entre la sphère de l’État et celle de la société civile. Nous l’avons dit et répété, il est le seul homme politique français de premier plan à saisir le concept de subsidiarité qui permet de réduire le périmètre de l’État ;
- en second lieu, la réduction de la dépense publique, gage du recentrage des missions de l’État, ce point étant directement lié au précédent. De là, le fait qu’il se soit prononcé, sous les acclamations du public, contre les aides aux entreprises, aides qui alimentent le « capitalisme de connivence » (dénoncé depuis des années par l’IREF), et de là également la proposition de trouver 8 à 10 milliards d’euros d’économies immédiates avec la suppression des « aides à faible effet de levier ». De là également, le dessin d’une nouvelle architecture étatique reposant sur un État central qui ne soit plus l’État providence actuel en déliquescence, mais qui se concentre enfin sur ses missions régaliennes (encore un thème porté par l’IREF) dans un double mouvement de liberté et de responsabilité. Ce fut l’unique moment de l’allocution où des propositions chiffrées ont été émises en nombre, avec entre autres des pistes pour réduire la dépense publique et réaliser « 200 à 300 milliards d’euros d’économies dont 80 milliards la première année » ;
- en troisième lieu – et ceci aura été la seule partie vraiment théorique de son discours –, le fait que Nouvelle Energie devait être le « mouvement de la propriété privée » (nous nous étions récemment étonnés qu’aucun homme politique ne prenne la propriété à bras le corps alors même que près de 60 % des foyers français étaient propriétaires d’au moins un bien immobilier : David Lisnard comble une fois encore le vide !). Dans un schéma montré sur les écrans géants, la propriété s’est trouvée au centre de quatre notions : la liberté, la responsabilité, la dignité, l’efficacité, auxquelles David Lisnard a oralement ajouté la prospérité. Citant Frédéric Bastiat, il a martelé qu’il n’y avait pas de liberté sans propriété. La destruction de la liberté, de la propriété et de la responsabilité se fait au détriment de la dignité d’une « personne souveraine qui transfère à l’État des droits (nous aurions dit : des charges), et non l’inverse ». « C’est la pensée libérale qui va rétablir l’autorité de l’État, a-t-il poursuivi de manière tout aussi remarquable, pas le socialisme ».
Comment ne pas voir dans le schéma sur la propriété une nouvelle mouture du « carré magique » (propriété, liberté, responsabilité, dignité) de notre regretté maître en libéralisme, Jacques Garello, disparu il y a un an, et qui se serait sûrement délecté du discours de David Lisnard, désormais et dans tous les cas le candidat libéral revendiqué pour 2027 ?
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Police municipale de Cannes : une mobilisation totale contre l’insécurité et l’incivisme
La sécurité n’est pas un slogan. À Cannes, elle repose sur un travail quotidien, exigeant, mené sur le terrain, de jour comme de nuit. À l’occasion de la publication du bilan d’activité 2025 de la police municipale, David Lisnard a tenu à rappeler l’ampleur de l’engagement des agents et les résultats concrets obtenus.
Une présence constante, dans tous les quartiers
La police municipale de Cannes agit 24 heures sur 24, dans l’ensemble des quartiers de la ville. Bien au-delà de la seule verbalisation, elle intervient contre l’incivisme, les rodéos urbains, les nuisances, les trafics et les violences du quotidien.
En 2025, plus de 4 400 procès-verbaux ont été dressés à l’encontre de conducteurs de trottinettes en infraction. L’objectif n’est pas de s’opposer à un mode de transport, mais de faire respecter des règles simples de sécurité et de civisme, au bénéfice de tous.
La lutte contre les dépôts sauvages, les nuisances sonores et les atteintes à l’espace public reste également une mission centrale. Un travail parfois ingrat, jamais terminé, mais indispensable. La sanction n’exclut pas la prévention ; elle la complète.
Un maillon essentiel contre l’insécurité
Si la sécurité relève d’abord de la mission régalienne de l’État, la police municipale est devenue, au fil des années, un maillon déterminant dans la lutte contre l’insécurité.
En 2025, 151 dealers ont été interpellés en flagrant délit par la police municipale cannoise. Sans pouvoir mener d’actes d’enquête judiciaire, les agents agissent en première ligne, au contact du terrain, avant que le relais judiciaire ne s’exerce.
Des opérations régulières sont menées dans de nombreux secteurs de la ville, de République à La Bocca, de Ranguin à La Frayère, avec des interventions nocturnes ciblées, notamment dans les caves et les points sensibles.
Des résultats concrets, mesurables
Le travail conjoint mené avec la police nationale, les acteurs économiques et les professionnels du tourisme a permis d’obtenir des résultats tangibles. Sur les vols de montres, phénomène qui touche fortement les grandes villes, Cannes a connu une baisse de plus de moitié depuis le pic observé en 2023. En 2025, 17 faits ont été recensés. C’est toujours trop, mais nettement moins qu’ailleurs.
La ville a également investi massivement dans les outils de sécurité. Cannes dispose désormais de plus de 1 000 caméras de vidéoprotection, soit environ une caméra pour 72 habitants, un record national. La vidéoprotection n’est pas une solution miracle, mais elle joue un rôle de dissuasion, de protection des agents et de soutien décisif au travail judiciaire.
Des agents formés, équipés, reconnus
Police municipale armée, formation renforcée, matériel modernisé, présence accrue d’îlotiers dans les quartiers : tout a été fait pour renforcer l’efficacité du service. Cannes affiche aujourd’hui un taux de présence supérieur à la moyenne nationale.
David Lisnard l’a rappelé sans détour. Rien n’est jamais suffisant en matière de sécurité. Mais à Cannes, les agents sont mobilisés, engagés et soutenus.
Une exigence de vérité et de responsabilité
La sécurité ne peut reposer uniquement sur les communes. Le manque de policiers nationaux et d’officiers de police judiciaire reste une réalité. Cannes continue d’agir, y compris en mettant des logements à disposition, pour renforcer les effectifs de l’État.
La question est aussi collective. Elle renvoie à la responsabilité, au refus de la culture de l’excuse et à une évidence : la République ne doit pas subventionner la délinquance.
À Cannes, les problèmes ne sont ni niés ni masqués. Ils sont affrontés.
Avec lucidité.
Avec constance.
Et avec un soutien clair à celles et ceux qui protègent les habitants.
Une forte mobilisation à Cannes pour ouvrir l’année
Samedi 17 janvier, plus de 400 personnes se sont réunies à l’Hôtel Canopy pour la présentation des vœux de David Lisnard, organisée par Nouvelle Énergie Cannes. Malgré un changement de lieu décidé au dernier moment en raison de la météo, la mobilisation a été au rendez-vous.
Dans sa prise de parole, David Lisnard a placé Cannes au centre. Les projets menés, ceux en cours et ceux à venir. Une ville qui avance par le travail, le sérieux, le pragmatisme et la cohérence. Une ville qui démontre que l’action publique peut produire des résultats lorsqu’elle est conduite avec exigence et solidité.
Des faits ont été rappelés.
L’État emprunte aujourd’hui deux fois plus cher que la Ville de Cannes, une situation qui aurait été impensable il y a dix ans. Dans le même temps, Cannes a réduit sa dette de plus de 80 millions d’euros et baissé la fiscalité communale de 3,6 %, tout en maintenant un niveau d’investissement élevé.
Ces résultats reposent sur une méthode simple. Se demander si l’action est nécessaire. Si elle doit être menée, comment la faire efficacement. Et lorsqu’elle est réalisée en interne, comment mieux servir l’usager, à moindre coût, tout en améliorant les conditions de travail des agents.
Une large place a été donnée au rôle des agents municipaux, associés aux décisions et aux projets, notamment à travers des cercles de qualité. Ce sont eux qui proposent des réorganisations, identifient des gains de productivité et contribuent directement aux choix d’investissement.
Un message clair s’est dégagé tout au long de cette rencontre.
Ce qui fonctionne à Cannes peut inspirer l’action publique à une échelle plus large.
Une salle pleine, une écoute attentive, une parole fondée sur les faits.
Un début d’année marqué par une mobilisation forte.
Rigueur, résultats et autonomie locale
À Cannes, la gestion sérieuse permet d’agir et d’investir. Depuis onze ans, la Ville de Cannes suit une trajectoire budgétaire singulière, fondée sur la rigueur, la responsabilité et la recherche constante de l’efficacité publique. Une ligne assumée et revendiquée par David Lisnard, qui rappelle des résultats chiffrés, concrets et vérifiables.
Une dette fortement réduite et des impôts communaux en baisse
En onze ans, la dette communale a été réduite de 81,6 millions d’euros.
Dans le même temps, les taux des impôts communaux ont baissé de 3,6 %, sans jamais avoir été augmentés par la municipalité sur la période, contrairement aux bases fiscales décidées par l’État.
Ces choix traduisent une volonté claire. Soulager les contribuables sans renoncer à l’action publique ni à la qualité du service rendu.
Investir massivement pour le cadre de vie et la sécurité
Cette gestion rigoureuse n’a pas conduit à l’inaction. Bien au contraire.
L’investissement municipal atteint environ 80 millions d’euros par an, au service de priorités concrètes :
amélioration du cadre de vie, équipements sportifs et culturels, lutte contre les inondations, sécurité et tranquillité publique.
Des investissements rendus possibles par un travail constant de lutte contre les gaspillages, d’optimisation du fonctionnement des services et de recherche de la performance publique.
Une méthode assumée, conduite au profit des habitants, des contribuables et des usagers, tout en veillant aux conditions de travail des agents municipaux.
Un effort local face à un prélèvement massif de l’État
Parallèlement à ces efforts locaux, la Ville de Cannes a subi, sur la même période, un prélèvement de 260,3 millions d’euros par l’État, au titre de la contribution au redressement des comptes publics.
Un chiffre d’autant plus frappant que, dans le même temps, les dépenses de l’État ont continué d’augmenter, le déficit public s’est aggravé et la dette nationale s’est accrue de plus de 1 400 milliards d’euros, pour dépasser aujourd’hui les 3 400 milliards.
Ces données ne relèvent ni du ressenti ni du discours politique. Elles sont objectives, documentées et incontestées.
Solidité financière et liberté d’action
Face à cette réalité, il a fallu tenir une ligne exigeante.
Faire preuve de solidité, de rigueur et d’une recherche permanente de solutions.
Le résultat est clair.
Cannes est solide. Cannes avance. Cannes gagne.
Hommage aux soignants et à l’universalisme de l’hôpital public
Lundi 19 janvier, lors de la présentation de ses vœux au personnel de l’Hôpital de Cannes Simone Veil, David Lisnard a tenu à adresser un hommage appuyé aux équipes de l’hôpital public. Un message clair et sans ambiguïté, saluant leur engagement quotidien tout en pointant les fragilités structurelles d’un système mis à l’épreuve depuis des décennies.
Des équipes exemplaires, au cœur de la République
Président du Conseil de surveillance de l’établissement, le maire de Cannes a souligné la qualité humaine et professionnelle des soignants.
Des femmes et des hommes animés par une vocation exigeante, celle de soigner chacun sans distinction d’origine, de condition sociale, d’âge, de sexe ou de croyances.
Une réalité trop souvent caricaturée, mais qui constitue le cœur battant de l’hôpital public.
Soignants irréprochables, système fragilisé
Sans nier l’existence de situations individuelles difficiles, comme dans toute organisation humaine, il a rappelé une distinction essentielle.
Les difficultés ressenties par certains patients ne relèvent ni du dévouement ni de la compétence des équipes, mais d’un système national de santé affaibli par quarante années de décisions politiques.
Un constat lucide, qui n’est pas un désengagement, mais une marque de respect pour celles et ceux qui tiennent l’institution à bout de bras, souvent au prix d’un épuisement personnel et professionnel.
Covid-19, l’épreuve de vérité
Revenant sur la crise sanitaire, et notamment les premières semaines de la pandémie, le maire a rappelé un moment de vérité collective.
Pénurie de matériel, incertitude médicale, décisions urgentes dans un contexte inédit.
Dans cette période critique, le centre hospitalier de Cannes Simone Veil s’est distingué par une coopération efficace entre le public et le privé, démontrant que l’action pragmatique, libérée des carcans idéologiques et bureaucratiques, peut sauver des vies.
Mais surtout, ce sont le courage et l’engagement total des personnels hospitaliers qui ont marqué les esprits. Un dévouement salué comme un honneur collectif pour la ville.
Défendre l’hôpital, c’est défendre l’universalisme républicain
À travers cette prise de parole, un message politique fort s’est dégagé.
Défendre l’hôpital public, ce n’est pas défendre un système figé, mais une mission profondément républicaine et universaliste, incarnée chaque jour par les soignants.
Un universalisme concret, vécu, loin des discours abstraits.
Celui qui considère chaque patient comme une personne, avant toute autre chose.
En conclusion, il a été rappelé avec force que le mérite revient d’abord et avant tout aux équipes hospitalières.
À celles et ceux qui soignent, accompagnent, rassurent et sauvent, souvent dans l’ombre, toujours avec dignité.
Deux gouttes d’eau dans l’océan de l’Absurdistan
Dans un pays qui ne cesse de parler de sobriété, d’efficacité et de responsabilité, l’inversion des incitations est un poison pour l’action publique. Elle incarne cette bureaucratie française qui nivelle par le bas. Retrouvez la chronique de David Lisnard pour L’Opinion.
En France, on n’a pas de budget, mais on bloque les idées. L’Etat défaillant dans ses missions de base n’en continue pas moins de pénaliser les initiatives et la performance de la société civile. Voici deux cas récents parmi des centaines constatés dans mon mandat. Ils concernent les eaux usées traitées (celles qui partent dans les égouts et sont épurées) et l’eau potable (celle avec laquelle nous nous lavons les dents et que nous pouvons boire) : essentielles pour la vie humaine et de responsabilité communale. Commençons par l’eau potable.
Le SICASIL, service public intercommunal de l’eau de l’agglomération cannoise, affiche un tarif de 1,10 euro HT/m³, soit 30 % en dessous de la moyenne nationale. Ce prix bas n’est pas le fruit du hasard ni d’un sous-investissement chronique. C’est le résultat d’une gestion scrupuleuse, méthodique et proactive, menée depuis plus de vingt-cinq ans pour sécuriser l’approvisionnement et optimiser l’infrastructure.
Depuis 2001, plus de 120 millions d’euros ont été investis pour économiser 60 millions de m3 d’eau potable. Le rendement de réseau atteint 83,4 %, avec un objectif de 90 % d’ici 2031 pour préserver 10 millions de mètres cubes supplémentaires. Une alimentation majoritairement gravitaire limite les besoins en pompage et stabilise les coûts d’exploitation. Le tout piloté par une gouvernance exigeante, avec des coûts de fonctionnement parmi les plus faibles de France, quand 18 % des services français ne respectent pas le seuil réglementaire minimum de rendement.
L’attentisme récompensé
Voilà un modèle de performance publique, reconnu comme tel à l’échelle nationale. Pourtant, avec le programme « Sauvons l’eau 2025-2030 », ce service exemplaire se retrouve exclu des financements de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse. Son crime ? Un tarif inférieur (!) de 5 centimes au prix plancher fixé à 1,15 euro HT/m³. Voilà le prix de l’excellence dans l’Absurdistan français.
Le principe d’un prix plancher pour accéder aux crédits de l’Agence de l’eau est, en soi, défendable. Il vise à inciter les collectivités les moins performantes à investir dans leurs réseaux et à améliorer leur gestion. Mais son application mécanique produit l’inverse de l’effet recherché : elle punit la vertu et récompense l’attentisme.
Le paradoxe est total. Les usagers de l’agglomération cannoise contribuent comme tous les autres aux redevances de l’Agence, soit environ 520 millions d’euros par an pour le bassin. Ils paient, mais ne peuvent plus bénéficier des crédits qu’ils financent. Pendant ce temps, les collectivités qui n’ont pas anticipé, qui ont laissé leurs réseaux se dégrader, qui affichent des rendements médiocres, elles, continuent de toucher les aides publiques.
Ce n’est pas un bug dans le système. C’est le système ! Un système qui applique des critères quantitatifs sans analyse qualitative, qui punit les pionniers et protège les retardataires.
Le signal envoyé aux élus locaux est désastreux : n’investissez pas trop tôt, attendez que le réseau se dégrade pour bénéficier de financements. C’est l’inverse exact de ce que requiert l’action écologique, qui exige anticipation, vision de long terme et courage politique. On décourage ceux qui ont fait les bons choix. On récompense ceux qui procrastinent.
Cette incohérence atteint son paroxysme avec le traitement réservé à la réutilisation des eaux usées traitées (REUT). Voici le deuxième cas local.
Le 15 décembre dernier, dans une commission consultative obligatoire (il y en a beaucoup…), l’Etat a refusé de reconnaître la REUT comme une ressource pertinente dans la stratégie de préservation de l’eau.
Restriction des usages
Le motif avancé par la sous-préfecture ? « La REUT n’est pas une ressource. Il faut privilégier la restriction des usages. » Telle est donc la doctrine : plutôt rationner que recycler, punir les usagers que valoriser l’innovation, oublier la finalité humaine et environnementale, et imposer la modalité contraignante techno-idéologique.
Cette position est une aberration. L’Agglomération Cannes Lérins a déployé la REUT de façon pionnière en France, après douze ans de bataille administrative contre les services de l’Etat. Depuis l’été 2023, les eaux usées traitées servent à laver les voiries, irriguer les espaces verts, arroser les pelouses des stades. En 2025, 170 000 m3 ont été réutilisés. La solution fonctionne. Elle est validée scientifiquement. Elle ne présente aucun problème sanitaire.
Et le nouveau projet apporterait deux fois plus d’eau à la rivière (la Siagne) que l’ensemble des actions prévues dans le Schéma d’aménagement et de gestion !
Or, que fait l’Etat « déconcentré » ? Il relègue cette solution au rang d’action secondaire. Il préfère la restriction uniformisée, pénalisant professionnels et habitants ; la décroissance plutôt que le bon sens.
L’absurdité est totale. Aujourd’hui, les eaux traitées – de qualité équivalente à l’eau potable – sont déversées dans la mer. Pendant ce temps, une quinzaine de stations d’épuration rejettent leurs eaux épurées dans la Siagne ou ses affluents. D’un côté, on gaspille une ressource précieuse dans l’eau salée. De l’autre, on refuse de reconnaître une solution qui marche.
Cette position contredit frontalement les engagements du président de la République qui, le 30 mars 2023, fixait l’objectif de passer de 1 % à 10 % de réutilisation des eaux usées d’ici 2030, avec 1 000 projets à lancer en cinq ans et une priorité aux zones littorales. L’Etat central annonce. L’Etat local sabote. L’inverse peut aussi être vrai…
Déficit d’investissement national
L’Italie, l’Allemagne, l’Espagne recyclent massivement leurs eaux usées. Israël et le Koweït atteignent 90 % de réutilisation. La France, elle, préfère bloquer ses pionniers. Résultat : les agglomérations de Cannes et de Grasse risquent d’être privées de financements pour avoir eu raison trop tôt, et surtout raison contre les technocrates et les idéologues.
Pendant ce temps, le déficit d’investissement national dans les infrastructures de l’eau atteint 4,6 milliards d’euros par an. L’Etat détourne 130 millions des agences de l’eau pour alimenter son budget général. Le Plan Eau annonce 475 millions supplémentaires, financés par une hausse des redevances sur les acteurs économiques.
Dans un pays qui ne cesse de parler de sobriété, d’efficacité et de responsabilité, cette inversion des incitations est un poison pour l’action publique. Elle incarne cette bureaucratie française qui nivelle par le bas, qui applique des règles en oubliant la finalité, qui décourage l’excellence au nom de l’égalitarisme et qui préfère l’idéologie au résultat.
Océan d’absurdités étatiques
Ces deux cas ne sont que deux gouttes d’eau dans un océan d’absurdités étatiques affrontées par les entreprises, les collectivités et les ménages. Ceux qui nous abreuvent de leçons écologiques sont les mêmes qui nous empêchent d’agir. Il est temps d’en finir, de récompenser la performance et l’anticipation plutôt que de les pénaliser, de mettre fin à la schizophrénie entre l’Etat qui annonce et l’Etat qui bloque. Ainsi va la France.
Le Tour de France de Nouvelle Énergie poursuit sa mobilisation sur le terrain
Dans l’Aube, l’Allier et le Lot-et-Garonne, le Tour de France de Nouvelle Énergie se déploie cette semaine avec trois nouvelles étapes. Une mobilisation de terrain qui se poursuit en janvier, notamment dans les Vosges et les Deux-Sèvres.
Le Tour de France de Nouvelle Énergie continue de sillonner le territoire national, porté par l’engagement de ses relais locaux. Cette semaine, trois étapes se tiennent dans l’Aube, l’Allier et le Lot-et-Garonne, dans le cadre de réunions publiques ouvertes à tous.
Menées par des binômes d’élus, de porte-voix et de membres de l’équipe dirigeante du mouvement Nouvelle Énergie, ces rencontres présentent le projet libéral, sécuritaire et éducatif porté par David Lisnard, tout en laissant une large place aux échanges avec le public.
Chaque déplacement constitue un temps de dialogue direct avec les Français, invités à interroger les représentants de Nouvelle Énergie, à débattre des propositions et à contribuer, s’ils le souhaitent, à l’écriture collective du projet.
La dynamique se poursuit dès le mois de janvier avec deux nouvelles étapes du Tour de France de Nouvelle Énergie : dans les Vosges le 23 janvier, puis dans les Deux-Sèvres le 29 janvier. D’autres déplacements sont en préparation.
Retrouvez toutes les dates à venir dans notre agenda en cliquant ici.
Les prochaines étapes du Tour de France de Nouvelle Énergie
à Gérardmer, Vosges
Tour de France Nouvelle Énergie : Vosges
à Prahecq, Deux-Sèvres
Tour de France Nouvelle Énergie : Deux-Sèvres
à Biarritz, Pyrénées-Atlantiques
Tour de France Nouvelle Énergie : Pyrénées-Atlantiques
ÉLECTIONS MUNICIPALES : Nouvelle Énergie dévoile de nouveaux candidats
Le Comité National d’Investiture de Nouvelle Énergie, présidé par Geoffroy Boulard, annonce une deuxième liste de personnalités candidates aux élections municipales de mars 2026.
Le Comité National d’Investiture de Nouvelle Énergie, présidé par Geoffroy Boulard, annonce une deuxième liste de personnalités candidates aux élections municipales de mars 2026, à la suite de celle communiquée le 9 décembre 2025.
Selon les différents contextes propres à chacune des situations locales, ces candidats ont vocation à être têtes de liste Nouvelle Énergie ou bien chefs de file, habilités à l’élaboration des projets et à la constitution d’équipes municipales.
Toutes ces personnalités s’engagent à œuvrer dans des perspectives d’union, afin, soit de consolider l’action municipale des équipes sortantes en phase avec nos principes politiques fondamentaux, soit de permettre une alternance forte.
D’autres noms de chefs de file et de soutiens suivront très prochainement.
I. Reçoivent l’investiture de Nouvelle Énergie pour les élections municipales :
- La Colle-sur-Loup (06) : Philippe Calatayud
- Podensac (33) : Denis Pernin
- Villedieu-les-Poêles (50) : Charly Varin
- Lyon 3e arrondissement (69) : Béatrice de Montille
- Paris 17e arrondissement (75) : Geoffroy Boulard
- Les Chapelles-Bourbon (77) : Anne Parisy
- La Valette-du-Var (83) : Thierry Albertini
- Isle (87) : Vincent Rey
- Suresnes (92) : Guillaume Boudy
- Nogent-sur-Marne (94) : Déborah Münzer
II. Sont désignés chefs de file de Nouvelle Énergie pour mener les discussion relatives au projet et aux constitutions de liste dans leur commune :
- Cagnes-sur-Mer (06) : Lionel Dolciani
- Angers (49) : Roch Brancour
- Tassin-la-Demi-Lune (69) : Philippe Méresse
- Saint-Paul-en-Chablais (74) : Hervé Durbec
III. Reçoivent également le soutien de notre parti :
- Vallauris Golfe-Juan 06) : Kevin Luciano
- Charleville-Mézières (08) : Boris Ravignon
- Schiltigheim (67) : Dera Ratsiajetsinimaro
- La Garde (83) : Jean-Louis Masson
- Courbevoie (92) : Jacques Kossowski
- Neuilly-sur-Seine (92) : Jean-Christophe Fromantin
- Puteaux (92) : Joëlle Ceccaldi-Raynaud
- Noisy-le-Grand (93) : Brigitte Marsigny
- Saint-Mandé (94) : Julien Weil
D’autres candidats, chefs de file et soutiens seront prochainement désignés au fur et à mesure des travaux du comité national d’investiture.
Retrouvez la première liste de personnalités candidates aux élections municipales de mars 2026.
À Cannes, une nouvelle présence stratégique de la Marine nationale au service du littoral
La Ville de Cannes confirme sa place singulière dans le dispositif national de sécurité maritime avec l’inauguration de l’escouade de réserve côtière (ERC), la première de ce type en Méditerranée. Créée à l’été 2025 dans le cadre de la loi de programmation militaire 2024-2030, cette unité vient renforcer concrètement la protection du littoral cannois et de ses approches, dans un contexte de forte fréquentation et d’enjeux sécuritaires croissants.
Installée à Cannes, l’escouade est placée sous le commandement du capitaine de corvette Magali Ratte. Elle est aujourd’hui composée d’un militaire d’active et d’une trentaine de réservistes opérationnels, avec une montée en puissance progressive jusqu’à 70 effectifs d’ici 2027. Mobilisés entre 30 et 50 jours par an, ces réservistes sont formés par l’état-major de la flottille de réserve côtière Méditerranée et interviennent dans un périmètre pouvant atteindre trois milles nautiques des côtes.
La cérémonie officielle, organisée le lundi 12 janvier, s’est tenue sous la présidence de David Lisnard, en présence du vice-amiral d’escadre Christophe Lucas, préfet maritime de la Méditerranée, et du capitaine de vaisseau Raphaël Clivaz, commandant de la flottille de réserve côtière Méditerranée. À cette occasion, Magali Ratte a été officiellement reconnue comme premier commandant de l’ERC de Cannes.
Un outil opérationnel adapté aux spécificités cannoises
Déployée de la corniche d’Or de l’Estérel jusqu’à la frontière italienne, l’escouade de réserve côtière de Cannes participe à la posture permanente de sauvegarde maritime. Elle assure des missions d’observation, de renseignement et de surveillance du littoral, et est appelée à intervenir lors des grands événements internationaux qui rythment la vie cannoise tout au long de l’année. Son action s’effectue en coordination étroite avec l’ensemble des acteurs déjà présents sur le territoire : Ville de Cannes, SNSM, gendarmerie maritime et prud’homie.
Pour David Lisnard, l’implantation de cette unité à Cannes est tout sauf fortuite. Elle s’inscrit dans une stratégie assumée de renforcement des fonctions régaliennes de l’État sur le territoire communal, en lien étroit avec la municipalité. Le maire de Cannes souligne :
« L’installation d’une escouade de réserve côtière à Cannes, fruit de multiples échanges avec l’état-major de la Marine, après l’implantation l’année dernière de l’équipe de la Direction générale de l’armement en centre-ville, traduit la position stratégique de Cannes en matière de sécurité maritime. La Mairie de Cannes accompagne la Marine nationale dans la protection du littoral, la sécurité du plan d’eau et la préservation de l’environnement maritime. C’est une présence militaire utile, concrète et opérationnelle, qui confirme la capacité de la ville à accueillir des services stratégiques du ministère des Armées. »
Une implication directe de la Ville de Cannes
Dans cette logique de partenariat, la Ville de Cannes met à disposition de la Marine nationale des locaux adaptés au fonctionnement de l’escouade, pour une superficie d’environ 100 m². Ces espaces comprennent bureaux, salles de briefing, sanitaires et douches, ainsi qu’un emplacement de stationnement pour le véhicule utilitaire et sa remorque. Cette contribution municipale s’inscrit dans la continuité de l’accueil, à Cannes, de services stratégiques de l’État, notamment ceux de la Direction générale de l’armement.
Avec cette nouvelle escouade de réserve côtière, Cannes renforce sa capacité à protéger son plan d’eau, à préserver son environnement maritime et à sécuriser un territoire à la fois touristique, événementiel et stratégique. Un positionnement que la municipalité revendique pleinement, au service des habitants comme du rayonnement international de la ville.