Quelle différence entre David Lisnard et le RN de Marine Le Pen et Jordan Bardella ?
David Lisnard place la différence sur l’économie : il voit dans le Rassemblement national un parti « étatiste », dont l’ADN économique relève selon lui d’une gauche « social-étatiste ». Il reproche à Marine Le Pen de promettre des baisses de taxes sans baisse crédible des dépenses, et à Jordan Bardella de qualifier d’« improductive » l’épargne placée en actions.
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Où situe-t-il la ligne de partage ?
Pour David Lisnard, la ligne de partage se situe dans l’économie. Au meeting de Saint-Raphaël, il décrit une gauche « socialiste, social-étatiste » qui « contamine d'ailleurs une bonne partie de la droite, LR comprise, et qui est dans l'ADN économique du Rassemblement National ». Son propre projet se veut au confluent de trois droites : la droite libérale « attachée à la liberté et à la responsabilité », la droite conservatrice « attachée à l'ordre, à la transmission et à l'autorité », et la droite souverainiste « attachée à la nation et à ses frontières ».
D’après David Lisnard, Meeting de Saint-Raphaël, · voir l’intervention
Que reproche-t-il au programme du RN ?
David Lisnard reproche au programme du RN de vouloir tout à la fois. En avril 2026, il résume son grief : le RN « fait du en même temps » et a, selon lui, « une matrice économique étatiste, collectiviste ». Dans le même entretien, il dit ne pas savoir définir sa ligne européenne : « Est-ce que quelqu'un peut définir la vision de l'Europe du RN ? Je n'en sais rien. »
D’après David Lisnard, RMC, · voir l’intervention
Que reproche-t-il à Jordan Bardella ?
À Jordan Bardella, David Lisnard reproche sa conception de l’épargne. Il cite les travaux parlementaires sur le budget, où le RN votait selon lui « 34 milliards d'impôts en plus en 48 heures » : « Je l'ai vu. Ce n'est pas un truc qu'on invente. » Il conteste l’idée d’une épargne en actions « improductive » défendue par Jordan Bardella, et juge qu’en tirer un nouvel impôt sur la fortune financière, « c'est ne rien comprendre » : c’est même « presque un aveu que la dette publique est improductive », puisque l’assurance-vie finance aussi la dette de l’État.
D’après David Lisnard, Entretien, Tom Benoit, · voir l’intervention
Les retraites, point de rupture ?
Oui, selon David Lisnard. En juin 2026, il ironise sur « le paradis du système par répartition et de la baisse de l’âge du départ à la retraite » que proposent, écrit-il, « la gauche et le RN ». Il associe sur ce point le RN à la gauche, dans un même attachement à la répartition et à l’abaissement de l’âge de départ.
D’après David Lisnard, Publication de David Lisnard, · voir l’intervention
Et leur discours sur la bureaucratie ?
David Lisnard reconnaît à Jordan Bardella, comme à d’autres responsables, de dire « des choses justes » sur la lutte contre la bureaucratie. Mais il doute qu’ils puissent la mener : « Ils ont tous été formés de la même façon. » Il en conclut qu’on ne peut pas leur demander de « dé-bureaucratiser ».
D’après David Lisnard, Les Grandes Gueules, RMC, · voir l’intervention
Les chiffres
- 34 milliards d’euros
- les impôts supplémentaires que le RN aurait votés en 48 heures lors des débats budgétaires, selon luiDavid Lisnard, entretien avec Tom Benoit, 29 novembre 2025, et Europe 1, 8 avril 2026
- 62 ans
- l’âge de départ à la retraite qu’il prête au RN, incompatible à ses yeux avec une baisse des dépensesDavid Lisnard, meeting de Benfeld, 25 septembre 2026
Ce que David Lisnard a dit
Marine Le Pen promet de baisser les taxes mais sans proposition crédible de baisse des dépenses.
Jordan Bardella, représentant du Rassemblement National, défend cette idée que les actions sont de l'épargne improductive. Mais l'épargne improductive, ça n'existe pas. C'est un oxymore.
De Mélenchon à Le Pen, ce sont tous des étatistes
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