David Lisnard veut-il baisser les impôts ? Lesquels ?
Oui, mais dans un ordre précis : les cotisations d’abord, pour 120 milliards d’euros rendus en salaire net, puis les impôts de production pour 40 milliards, à commencer par la suppression de la C3S. Toujours après la baisse de la dépense, jamais avant : David Lisnard refuse la baisse d’impôt financée par la dette.
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Les cotisations d’abord
La première baisse visée n’est pas un impôt mais une cotisation, parce que c’est elle qui sépare le salaire versé du salaire perçu. C’est le poste où 120 des 200 milliards d’euros sont engagés. Pour David Lisnard, la question du pouvoir d’achat se joue là avant de se jouer sur l’impôt sur le revenu ou sur la TVA.
D’après David Lisnard, Entretien vidéo, · voir l’intervention
Les impôts de production ensuite
40 milliards d’euros, en commençant par la suppression de la C3S. Ces impôts sont dus indépendamment du bénéfice : ils frappent le fait de produire sur le territoire. C’est la raison pour laquelle ils sont désignés en priorité dans un projet dont l’objectif affiché est de refaire de la France un pays où l’on produit.
D’après David Lisnard, Entretien vidéo, · voir l’intervention
Et l’ordre des opérations
Jamais l’inverse. David Lisnard refuse la baisse d’impôt financée par la dette, qu’il tient pour un report de facture sur ceux qui la paieront plus tard. La séquence est toujours la même : baisser la dépense, puis rendre. Il l’oppose aux annonces de baisse d’impôts des quinze dernières années, pendant lesquelles les prélèvements obligatoires sont restés autour de 45 % du PIB, certains impôts locaux ayant selon lui été nationalisés plutôt que supprimés.
D’après David Lisnard, LCI, · voir l’intervention
La preuve qu’il donne de la faisabilité
Sa commune, où il revendique une baisse de fiscalité de 3,6 % obtenue la même année qu’une baisse de la dette et qu’une hausse de l’investissement, sans transfert hors bilan. Ce n’est pas une transposition à l’identique, il ne le prétend pas : une ville ne verse pas de prestations sociales. C’est la démonstration qu’à périmètre donné, l’ordre baisse de dépense puis baisse d’impôt produit un résultat, et pas seulement une annonce.
D’après David Lisnard, RMC, · voir l’intervention
Les chiffres
- 40 milliards d’euros
- de baisse des impôts de production, à commencer par la C3SDavid Lisnard, 21 janvier 2026
- 47 €
- de prélèvements obligatoires sur 100 € de valeur produiteDavid Lisnard, publication sur les réseaux sociaux, 2026
- 3,6 %
- la baisse de fiscalité votée à Cannes, qu’il donne pour preuve de faisabilitéDavid Lisnard, RMC, 21 avril 2026
Ce que David Lisnard a dit
toujours ce que l’on veut c’est que on baisse les prélèvements obligatoires en France. Ils sont les plus élevés du monde
prélèvements obligatoires impôts et charge des passes 45% du PIB […] en réalité il y a eu des impôts nationalisés
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