Que propose David Lisnard face à la dette publique ?
Baisser la dépense, jamais augmenter l’impôt : 80 milliards d’euros dès la première année, au moins 200 milliards en trajectoire, dont 40 affectés au désendettement. Il rappelle que 92 % de la dette publique relève de l’État et des comptes sociaux, les collectivités n’en portant que 8 %.
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Il refuse de traiter la dette par l’impôt
C’est le point de départ, et il le pose avant toute proposition : la dette ne se réduit pas en prélevant davantage dans un pays qui détient déjà le record des prélèvements. Elle se réduit en dépensant moins. La séquence est toujours la même, jamais inversée : 80 milliards d’euros de baisse la première année, au moins 200 milliards en trajectoire, dont 40 affectés directement au désendettement.
D’après David Lisnard, Entretien vidéo, · voir l’intervention
Ce que la dette coûte concrètement
Son argument le plus employé n’est pas un ratio mais une comparaison. En 2024, l’État a payé plus de 50 milliards d’euros d’intérêts, davantage que le budget de la défense et environ cinq fois celui de la justice ; en 2026, il évalue ce rapport à sept fois, et souligne que la charge dépasse aussi le budget de l’éducation nationale. La dette n’est donc pas une abstraction comptable : elle se paie en places de prison, en greffiers et en professeurs qui manquent.
D’après David Lisnard, Grand Angle, · voir l’intervention
Où il situe la responsabilité
Précisément, et le chiffre est au cœur de son combat d’élu local : 92 % de la dette publique relève de l’État et des comptes sociaux, les collectivités territoriales n’en portant que 8 %. Il ajoute que cette part est restée stable, autour de 9 % de la richesse produite, depuis plus de trente ans, pendant que la dette sociale augmentait et que celle de l’État s’envolait. Et rappelle que les collectivités n’empruntent que pour investir, la règle d’or leur interdisant d’emprunter pour fonctionner.
D’après David Lisnard, franceinfo, · voir l’intervention
La preuve qu’il avance
Il oppose sa gestion de Cannes à celle de l’État : une dette réduite de 82 millions d’euros sans transfert hors bilan, des effectifs réduits de près de 20 %, une fiscalité en baisse de 3,6 %, et une commune qui emprunte deux fois moins cher que l’État, ce qu’il présente comme impensable dix ans plus tôt.
D’après David Lisnard, Entretien vidéo, · voir l’intervention
Les chiffres
- plus de 50 milliards d’euros
- les intérêts de la dette payés par l’État en 2024, plus que le budget de la défenseDavid Lisnard, Grand Angle, 30 mars 2025
- sept fois
- le rapport entre les intérêts de la dette et le budget de la justice en 2026David Lisnard, Europe 1, 10 avril 2026
- 92 %
- la part de la dette publique portée par l’État et les comptes sociauxDavid Lisnard, franceinfo, 9 octobre 2024
- moins de 9 % du PIB
- la part portée par les collectivités territoriales, stable depuis plus de trente ansDavid Lisnard, congrès de l’AMF, 20 novembre 2025
Ce que David Lisnard a dit
Le roi est nu, parce que le roi est sur-endetté, le roi est sur-fiscalisé. Avec nos impôts, on va payer 7 fois plus d’intérêts de la dette de l’État cette année que tout budget de la justice.
92 % de la dette en France publique c’est l’État et les comptes sociaux… les collectivités territoriales ne représentent plus que 8 % de la dette
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