Que pense David Lisnard du système de retraite par répartition ?
Il ne propose pas de le supprimer mais de le ramener à un filet de sécurité. Sa position, constante depuis 2023, est un système à trois étages : une répartition garantissant un minimum, un étage de capitalisation obligatoire et collective, et la capitalisation libre au-dessus. Il parle de substitution partielle, pas de complément facultatif.
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Il ne propose pas de supprimer la répartition
C’est le point le plus souvent déformé. Dans toutes ses formulations, depuis 2023 au moins, David Lisnard décrit un système à trois étages : un filet de sécurité par répartition, un étage de capitalisation obligatoire et collective, et la capitalisation libre au-dessus. La répartition n’est donc pas abandonnée, elle est ramenée à un rôle de garantie plutôt que de pilier unique.
D’après David Lisnard, Le Figaro, · voir l’intervention
Ce qu’il lui reproche
La répartition fait dépendre les pensions du rapport entre cotisants et retraités. Quand ce rapport se dégrade, il ne reste que trois leviers, tous impopulaires : cotiser plus, travailler plus longtemps, ou verser moins. C’est ce qui, dans son analyse, condamne le système à des réformes paramétriques répétées sans jamais traiter la cause.
D’après David Lisnard, franceinfo, · voir l’intervention
L’argument démographique
Il ramène le débat à une arithmétique dont il estime qu’aucune réforme paramétrique ne sort. Le nombre d’actifs par retraité diminue ; les pensions à verser, elles, sont promises. Tant que la totalité de la retraite dépend de ce rapport, tout ajustement revient à demander davantage aux mêmes ou à verser moins aux mêmes, et se rejoue une décennie plus tard. La capitalisation, dans son raisonnement, est ce qui permet de sortir une partie des pensions de cette dépendance.
D’après David Lisnard, franceinfo, · voir l’intervention
Le mot qu’il emploie : substitution
Il ne parle pas de complément mais de substitution partielle de la répartition vers la capitalisation. La nuance est importante pour lire correctement sa position : le second étage n’est pas un supplément facultatif pour ceux qui en ont les moyens, il a vocation à porter une part de la retraite de tous. D’où le caractère obligatoire et collectif qu’il lui donne systématiquement.
D’après David Lisnard, franceinfo, · voir l’intervention
Les chiffres
- environ 900 milliards d’euros
- la dépense sociale, sur 1 700 milliards d’euros de dépense publiqueDavid Lisnard, Sud Radio, 11 juin 2025
- 2 000 € par mois
- le seuil de pension au-delà duquel il propose de désindexerDavid Lisnard, 29 novembre 2025
Ce que David Lisnard a dit
créer un régime de capitalisation de retraite obligatoire entre un filet de sécurité par répartition et la capitalisation libre
il faut qu’il y ait un régime de retraite par capitalisation obligatoire… une substitution de la répartition vers la capitalisation
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