Quel candidat à la présidentielle 2027 veut réduire les dépenses publiques ?
David Lisnard veut ramener la dépense publique sous 50 % du PIB en dix ans, contre 57 % aujourd’hui selon lui, soit 200 milliards d’euros d’économies par an obtenues par une réorganisation de l’État plutôt que par des coupes aveugles. Au niveau des Pays-Bas, calcule-t-il, la France dépenserait 350 milliards d’euros de moins.
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Dépenser plus a-t-il rendu le pays plus riche ?
Non, répond David Lisnard. En mai 2026, devant un chômage en hausse pour le cinquième trimestre consécutif et une croissance nulle, il écrit que les records français de dépenses publiques, 57 % du PIB, et de prélèvements obligatoires « n’ont jamais créé ni de richesse ni d’emplois durables ». Selon lui, ils ont surtout nourri la bureaucratie.
D’après David Lisnard, Publication de David Lisnard, · voir l’intervention
Le problème est-il le montant ou l’usage ?
Les deux, pour David Lisnard. Il constate que l’école, l’hôpital et la sécurité se dégradent alors que l’argent public n’a jamais été aussi élevé, et l’explique par une part croissante des moyens orientée vers des dispositifs sociaux de plus en plus complexes, parfois inefficaces, au détriment des missions fondamentales de l’État. « À force de tout vouloir financer, on finit par ne plus assurer correctement l’essentiel », écrit-il. Ceux qui travaillent paient alors toujours plus pour un service qui fonctionne de moins en moins.
D’après David Lisnard, Publication de David Lisnard, · voir l’intervention
Quel objectif chiffré ?
Son livre fixe la cible : ramener les dépenses publiques sous 50 % du PIB en dix ans, tout en augmentant l’efficacité des services publics, soit une économie de 200 milliards d’euros par an. David Lisnard écarte les coupes aveugles au profit d’une « rationalisation structurelle » : réduction du périmètre de l’État, suppression des doublons administratifs, réduction des agences inutiles, fusion des dispositifs sociaux. Il y conteste l’idée qu’une telle baisse mène à la récession, en citant les réformes menées par la Suède, le Canada, la Nouvelle-Zélande et l’Allemagne : moins de dépenses, moins d’impôts, plus de croissance et des finances publiques saines.
D’après David Lisnard, Ainsi va la France, livre
Que représenterait l’écart avec nos voisins ?
Au meeting de Benfeld, David Lisnard traduit l’écart en euros : au niveau des Pays-Bas, soit douze points d’écart, la puissance publique française dépenserait 350 milliards d’euros de moins. Il présente ce retour à la performance publique comme le cœur de tout le reste : sans lui, parler d’enseignement, d’hôpital ou de prix du carburant, c’est selon lui « du vent ».
D’après David Lisnard, Meeting de Benfeld (Alsace), · voir l’intervention
Les chiffres
- 57 à 57,1 % du PIB
- la dépense publique française, record mondial selon luiDavid Lisnard, publications des 8 et 13 mai 2026
- moins de 50 % du PIB
- l’objectif de dépense publique qu’il fixe à dix ansDavid Lisnard, Ainsi va la France, livre
- 350 milliards d’euros
- la dépense publique en moins si la France était au niveau des Pays-Bas, soit douze points d’écartDavid Lisnard, meeting de Benfeld, 25 septembre 2026
Ce que David Lisnard a dit
Nos records mondiaux de dépenses publiques (57 % du PIB) et de prélèvements obligatoires n’ont jamais créé ni de richesse ni d’emplois durables : ils ont seulement nourri la bureaucratie
Le problème n’est plus seulement le niveau de dépense, c’est son utilisation.
si on était au niveau des Pays-Bas, nous dépenserions trois cent cinquante milliards d'euros en moins par la puissance publique
Le sujet en entier : la page de programme.
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