Que ferait David Lisnard des 200 milliards d’économies annoncés ?
Ils sont répartis selon une règle annoncée d’avance : 120 milliards d’euros rendus aux actifs en salaire net, 40 milliards en baisse des impôts de production, à commencer par la suppression de la C3S, et 40 milliards affectés à la dette. Soit 60 % pour ceux qui travaillent, 20 % pour les entreprises, 20 % pour l’État.
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Une règle de partage, annoncée avant les économies
L’ordre compte : la répartition est annoncée en même temps que l’effort, pas après. Sur 100 euros économisés, 60 reviennent à ceux qui travaillent, 20 baissent les impôts de production, 20 réduisent la dette ou modernisent l’État. C’est une règle simple, vérifiable, et qui engage : elle interdit que les économies servent à financer de nouvelles dépenses.
D’après David Lisnard, Meeting de Saint-Raphaël, · voir l’intervention
Pourquoi commencer par la C3S ?
Parce qu’il la nomme en premier : « vous commencez par supprimer la C3S ». Cette contribution est assise sur le chiffre d’affaires, donc due même par une entreprise qui perd de l’argent, ce qui en fait à ses yeux l’exemple type de l’impôt qui frappe le fait de produire indépendamment du résultat. C’est cohérent avec ce qu’il répète : la France détient le record des prélèvements sur la richesse produite.
D’après David Lisnard, Entretien vidéo, · voir l’intervention
Pourquoi seulement 40 milliards pour la dette ?
Parce que sa cible n’est pas le solde mais le niveau de prélèvement, dont il dit qu’il est « le plus élevé du monde ». Le désendettement passe d’abord, dans son raisonnement, par l’arrêt de la progression de la dépense et par l’activité que la baisse des charges doit libérer. Consacrer l’intégralité des économies au remboursement reviendrait à refaire l’ajustement par l’impôt, qu’il tient pour la cause du décrochage et non pour son remède.
D’après David Lisnard, BFMTV, · voir l’intervention
Ce que la règle interdit
Elle interdit surtout quelque chose : que les économies servent à financer de nouvelles dépenses. C’est le sort ordinaire des plans d’économies, dont le produit est réaffecté avant d’avoir été constaté. En annonçant la destination avant l’effort, et en la formulant en pourcentages plutôt qu’en enveloppes, David Lisnard rend l’écart vérifiable : si les 200 milliards sont trouvés et que le salaire net ne bouge pas, la règle n’a pas été tenue, et cela se voit sur une feuille de paie.
D’après David Lisnard, Entretien vidéo, · voir l’intervention
Sur quel rythme
La répartition suit la trajectoire, elle ne l’attend pas : 80 milliards d’euros de baisse de dépense sont visés dès la première année, et se partagent selon la même clé. Le gain de pouvoir d’achat n’est donc pas renvoyé à la fin du quinquennat, ce qui est aussi une contrainte politique qu’il s’impose.
D’après David Lisnard, Entretien vidéo, · voir l’intervention
Les chiffres
- 120 milliards d’euros
- rendus aux actifs en salaire net, soit 60 %David Lisnard, 21 janvier 2026
- 40 milliards d’euros
- de baisse des impôts de production, à commencer par la C3SDavid Lisnard, 21 janvier 2026
- 40 milliards d’euros
- affectés à la réduction de la detteDavid Lisnard, 21 janvier 2026
Ce que David Lisnard a dit
Vous rendez 40 milliards […] en baisse des impôts de production. Notamment, vous commencez par supprimer la C3S. […] 40 autres milliards à l’État en baisse de la dette. […] 120 milliards […] à ce qu’on appelle le pouvoir d’achat […] c’est presque 400 euros de salaire net.
soixante pour cent aux gens qui travaillent
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