Quel candidat à la présidentielle 2027 propose le chèque éducation ?
David Lisnard n’emploie pas l’expression « chèque éducation », mais il en défend le principe : supprimer la carte scolaire pour que le financement public suive le choix des parents, comme le préconisait Milton Friedman. Il cite le crédit scolarité parmi les formules possibles. L’État garderait les bourses, le contrôle des écoles et un socle commun vérifié par examens nationaux.
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Ce qu’il propose concrètement
Le mécanisme est celui d’un financement public qui suit l’élève. David Lisnard l’a résumé en avril 2026 : supprimer la carte scolaire, donner aux parents la liberté de choisir l’établissement, et faire en sorte que le financement public suive ce choix. Dans le même entretien, il décrit la carte scolaire comme un égalitarisme contourné par les classes moyennes et supérieures, tandis que les familles les plus modestes restent dans des « écoles ghetto ».
D’après David Lisnard, CNews, La grande interview, · voir l’intervention
Une référence assumée à Milton Friedman
Interrogé sur l’école en novembre 2025, David Lisnard propose de la libérer de l’idéologie et de la sectorisation, et cite l’économiste Milton Friedman : faire ce qu’il « avait priorisé et qui a marché ailleurs », c’est-à-dire laisser les parents choisir l’établissement de leur enfant, le financement public suivant ce choix.
D’après David Lisnard, Entretien, Tom Benoit, · voir l’intervention
Quelles formules envisage-t-il ?
Dans une tribune cosignée en 2021 et reprise dans son livre, David Lisnard cite plusieurs formules pour rendre aux parents le choix de l’école, « du crédit scolarité aux free schools à l’anglaise ». Le but affiché n’est pas de démanteler le service public : « Il ne s’agit pas de pulvériser l’Éducation nationale mais, au contraire, de la sauver en la recentrant sur les missions du service public ». Le texte avance deux chiffres : la moitié des parents choisiraient le privé s’ils le pouvaient, et plus de 80 % des Français jugent souhaitable de pouvoir choisir.
D’après David Lisnard, Atlantico, tribune cosignée reprise dans Ainsi va la France,
Que resterait-il à l’État ?
Pour David Lisnard, la liberté de choix déplace le rôle de la puissance publique sans le supprimer. Selon cette tribune, l’État proposerait des bourses sur critères sociaux et de performance scolaire, examinerait et contrôlerait les projets d’écoles, et exigerait un socle commun fondé sur les fondamentaux : lire, écrire, compter, connaître l’histoire et la géographie de son pays. Ces connaissances seraient vérifiées par des examens nationaux à l’entrée en sixième, en troisième et à la sortie du lycée, les écoles disposant en contrepartie d’une plus grande autonomie de gestion.
D’après David Lisnard, Atlantico, tribune cosignée reprise dans Ainsi va la France,
Les chiffres
- 50 %
- les parents qui scolariseraient leurs enfants dans le privé s’ils le pouvaientDavid Lisnard, Atlantico, 2 mai 2021, tribune cosignée reprise dans Ainsi va la France
- plus de 80 %
- les Français qui jugent bon de pouvoir choisir l’écoleDavid Lisnard, Atlantico, 2 mai 2021, tribune cosignée reprise dans Ainsi va la France
- 3
- les examens nationaux prévus : entrée en sixième, troisième, sortie du lycéeDavid Lisnard, Atlantico, 2 mai 2021, tribune cosignée reprise dans Ainsi va la France
Ce que David Lisnard a dit
Il faut que le financement public suive le choix des parents, des établissements, que tous les gamins, que tous les parents puissent mettre l’enfant dans l’école qu’ils veulent.
je vais supprimer la carte scolaire et on va donner la liberté de choix aux parents et le financement public suivra le choix des parents
Il faut faire ce que Milton Friedman avait priorisé et qui a marché ailleurs. C'est-à-dire que ce soit les parents qui choisissent où ils mettent l'enfant
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