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Quel candidat à la présidentielle 2027 veut baisser les charges des entreprises ?

David Lisnard veut rapprocher les charges des entreprises françaises de celles de leurs voisins européens. Il dénonce des prélèvements sur les entreprises de 13,2 % du PIB contre 7,3 % dans la zone euro, et propose de réduire significativement les cotisations patronales, de supprimer les aides qui compensent ces charges et de financer le tout par la baisse de la dépense publique.

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Combien pèsent les charges sur les entreprises ?

Dans une tribune de septembre 2023 reprise dans son livre, David Lisnard chiffre l’écart : des prélèvements sur les entreprises de 13,2 % du PIB en France contre 7,3 % dans la zone euro, soit 148 milliards d’euros de différence en 2021. Il y voit une entrave à l’investissement, à l’innovation et à l’emploi, et rappelle, d’après l’institut Molinari, que le salarié moyen ne touche que 46 euros sur 100 versés par son employeur.

D’après David Lisnard, Ainsi va la France, livre

Pourquoi ne pas les compenser par des aides ?

Parce que, selon David Lisnard, la compensation a créé sa propre bureaucratie. Le même texte évalue les aides publiques aux entreprises à au moins 157 milliards d’euros, contre environ 40 milliards au début des années 2000, réparties en plus de 2 000 dispositifs qui profitent d’abord, selon lui, aux entreprises dotées de l’ingénierie pour les obtenir. Sa conclusion : supprimer les aides superflues et, « symétriquement », baisser fortement les prélèvements sur les entreprises.

D’après David Lisnard, Ainsi va la France, livre

Quelles charges baisser en premier ?

Pour David Lisnard, ce sont d’abord les cotisations. Au meeting de Saint-Raphaël, il s’engage à réduire « significativement les cotisations patronales et salariales », pour que l’on puisse « vivre dignement de son travail ». Il pose aussitôt une condition : réduire d’abord la dépense, « parce qu'autrement, on endette ». Il annonce pour cela une revue générale des dépenses publiques et 80 milliards d’euros d’économies dès la première année.

D’après David Lisnard, Grand meeting de Saint-Raphaël, · voir l’intervention

Que reproche-t-il à la fiscalité actuelle ?

David Lisnard reproche à la fiscalité actuelle de décourager ce qu’elle taxe. À Benfeld, il rappelle qu’on taxe le tabac pour qu’on fume moins et le carbone pour qu’il y en ait moins : de la même façon, des charges parmi les plus élevées du monde sur le travail découragent le travail, et la hausse de l’impôt sur les sociétés pousse les entrepreneurs à investir ailleurs. On ne retrouvera pas la prospérité, conclut-il, avec un système fiscal « archaïque et qui surprélève ».

D’après David Lisnard, Meeting de Benfeld (Alsace), · voir l’intervention

Pourquoi pas des dispositifs ciblés ?

Parce que David Lisnard juge le problème structurel. Sur BFMTV, il estime que les entrepreneurs français ont les plus grandes difficultés de compétitivité, parce que le coût complet du travail est alourdi par les charges sociales pendant que le salaire net reste faible. Réduire cet écart, dit-il, « c'est pas avec des chèques, c'est pas avec des dispositifs », mais par une rupture complète avec le modèle actuel.

D’après David Lisnard, BFMTV, · voir l’intervention

Les chiffres

13,2 % du PIB
les prélèvements sur les entreprises en France en 2021, contre 7,3 % dans la zone euroDavid Lisnard, Ainsi va la France, livre (texte de septembre 2023)
148 milliards d’euros
l’écart de prélèvements sur les entreprises entre la France et la zone euro en 2021David Lisnard, Ainsi va la France, livre (texte de septembre 2023)
au moins 157 milliards d’euros
les aides publiques aux entreprises, contre environ 40 milliards au début des années 2000, réparties en plus de 2 000 dispositifsDavid Lisnard, Ainsi va la France, livre (texte de septembre 2023)
3,7 % de la valeur ajoutée
le poids des impôts de production en France selon le Conseil d’analyse économique, contre 0,8 % en AllemagneDavid Lisnard, Ainsi va la France, livre (texte d’octobre 2020)

Ce que David Lisnard a dit

Ce taux record de prélèvements obligatoires est à mettre en perspective à l’échelle européenne, à l’aune de la charge qui pèse sur nos entreprises et entrave leur capacité à investir dans la recherche, l’innovation, l’expansion et in fine la création d’emplois.
L’Opinion, tribune, 15 septembre 2023
nous réduirons significativement les cotisations patronales et salariales.
Grand meeting de Saint-Raphaël, 3 juillet 2026 · voir la source
si vous voulez que les gens ne travaillent plus, […] des charges les plus élevées du monde sur le travail. Et si vous voulez que les entrepreneurs aillent ailleurs ou n'investissent plus, vous augmentez l'impôt sur les sociétés comme c'est fait depuis deux ans.
Meeting de Benfeld (Alsace), 25 septembre 2026 · voir la source

Le sujet en entier : la page de programme.

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