Quel candidat propose une réforme efficace de l’hôpital public ?
David Lisnard part d’un paradoxe : la France dépense environ la moitié de sa richesse en dépense publique, et 22 à 23 % de ses urgences hospitalières n’assurent plus la continuité des soins. Il propose de mener une politique de santé et non seulement du soin, en désengorgeant l’hôpital par la médecine de ville.
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Le paradoxe qui sert de point de départ
Le diagnostic tient dans un rapprochement de deux chiffres : la France détient un record de dépense publique, autour de la moitié de la richesse produite, et 22 à 23 % de ses urgences hospitalières publiques n’assurent plus la continuité des soins. Le problème posé n’est donc pas celui du montant dépensé, mais de ce que cet argent produit. C’est la raison pour laquelle la réponse proposée porte sur l’organisation avant de porter sur le budget.
D’après David Lisnard, franceinfo, · voir l’intervention
Une politique de santé, pas seulement une politique du soin
La distinction est centrale dans le raisonnement : l’organisation actuelle traite les malades, elle n’organise pas la santé. En concentrant la politique de santé sur l’hôpital, on en a fait un point de passage obligé pour des besoins qui auraient pu être traités ailleurs. Désengorger l’hôpital suppose donc de reconstituer ce qui l’entoure, plutôt que d’ajouter des moyens à l’intérieur d’un système qui reçoit ce que les autres n’absorbent plus.
D’après David Lisnard, Les Grandes Gueules, RMC, · voir l’intervention
Élargir ce que les autres professionnels peuvent faire
Le levier concret consiste à répartir des actes aujourd’hui réservés : permettre la prescription par les réseaux de pharmaciens, s’appuyer sur les infirmiers en pratique avancée et sur les kinésithérapeutes. S’y ajoute le constat d’une rémunération des soignants inférieure à celle de pays comparables, et celui d’une carence de praticiens en psychiatrie, y compris hospitalière.
D’après David Lisnard, BFMTV, · voir l’intervention
La psychiatrie, angle mort du débat hospitalier
David Lisnard signale une carence manifeste de praticiens en psychiatrie, y compris dans sa composante hospitalière. Le point mérite d’être isolé parce qu’il échappe aux comparaisons habituelles sur le nombre de lits ou les délais aux urgences : une spécialité qui manque de médecins reporte sa charge sur l’ensemble du système, à commencer par les urgences générales et les forces de l’ordre.
D’après David Lisnard, Sud Radio, · voir l’intervention
Les chiffres
- 22 à 23 %
- la part des urgences hospitalières publiques qui n’assurent plus la continuité des soinsDavid Lisnard, franceinfo (7 mai 2026) et i24NEWS (11 juin 2026)
- 50 %
- la dépense publique française rapportée à la richesse produiteDavid Lisnard, franceinfo, 7 mai 2026
Ce que David Lisnard a dit
on a le record du monde de la dépense publique, 50% de la richesse. Et pourtant, on a 22% des urgences hospitalières qui n’arrivent plus à assumer leur mission.
on a des soignants qui sont moins bien payés qu’ailleurs. Et on a 23% des urgences hospitalières publiques qui n’assurent plus ce qui fait leur grandeur, leur singularité, c’est-à-dire la continuité des soins
on ne mène pas une vraie politique de santé, on ne mène qu’une politique du soin
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