Aller au contenu
Nouvelle Énergie pour la FranceJ’adhèreDonnez

« On ne va pas laisser la France comme ça »

Invité de LCI lundi 19 octobre, David Lisnard est revenu sur les violences, les émeutes et les pillages qui ont frappé plusieurs villes françaises. Le président de Nouvelle Énergie a dénoncé l’impuissance de l’État, le délitement civique et l’abandon des commerçants, appelant à un sursaut régalien et à une refondation de l’action publique.

Partager l’article
LCI DL

Face aux images de violences et de destructions, David Lisnard a livré un constat sévère sur la situation du pays. De retour de Limoges, où plusieurs milliers d'habitants s'étaient rassemblés, le président de Nouvelle Énergie a décrit une population profondément inquiète, mais déterminée à ne pas céder.

« Il y a une France, toute la France aujourd'hui se rend compte de l'effondrement dans lequel on est, culturel, parfois civilisationnel, le délitement régalien, l'effondrement civique.

Pour David Lisnard, ces violences révèlent une crise plus profonde, nourrie par l'affaiblissement de l'instruction, de l'autorité, de la transmission et du lien familial. Il distingue les manifestations légitimes, expression d'une liberté fondamentale, des pillages opportunistes et des violences commises par des groupuscules politiques.

« La responsabilité est avant tout individuelle »

Le président de Nouvelle Énergie a rappelé que les premières responsabilités sont celles des auteurs des violences, qui doivent être identifiés, poursuivis et sanctionnés.

Il a également dénoncé la responsabilité des mouvements politiques qui légitiment la violence, visant notamment l'extrême gauche et La France insoumise. Sans pour autant exonérer les gouvernements successifs de leurs propres défaillances.

« Extrême gauche ou pas, il y a des émeutes. Extrême gauche ou pas, il y a une fragmentation sociale. Extrême gauche ou pas, il y a un délitement civique. »

Protéger les commerçants et redonner les moyens d'agir aux forces de l'ordre

Ancien commerçant, David Lisnard a particulièrement insisté sur la situation des professionnels confrontés aux pillages et aux destructions.

Il a dénoncé l'injustice subie par ceux qui travaillent, entreprennent, créent de l'activité et voient leur outil de travail détruit, avant de devoir contribuer, par leurs impôts, au financement des réparations.

Pour y répondre, il appelle à revoir l'organisation des pouvoirs publics, la doctrine d'emploi de la force, les moyens opérationnels de la police et de la justice, ainsi que la rapidité des interventions.

« Plus vous intervenez tôt et vite sur le risque, plus vous réglez le problème rapidement. »

David Lisnard a également souligné la nécessité d'anticiper les crises, de renforcer le renseignement local et d'assurer une réponse pénale rapide et effective.

« Cette crise de l'impuissance publique est le problème fondamental de notre pays »

Interrogé sur la possibilité que des commerçants en viennent à s'armer pour assurer eux-mêmes leur sécurité, David Lisnard a été catégorique : « Ce serait un échec absolu. »

Pour lui, la protection des citoyens relève d'abord de la responsabilité de l'État. Son incapacité à remplir cette mission essentielle nourrit la défiance et menace jusqu'au fonctionnement démocratique.

« La dé

mocratie, il faut démontrer que la démocratie est efficace, autrement c'est l'ouverture à toutes les aventures autoritaristes et dictatoriales. »

Il a également alerté sur la progression du narcotrafic et la circulation d'armes automatiques, appelant les pouvoirs publics à anticiper de nouvelles formes de violences.

Moins de bureaucratie, plus d'État régalien

En conclusion, David Lisnard a résumé le paradoxe d'un État omniprésent dans la vie quotidienne des Français, mais trop souvent absent lorsqu'il s'agit de les protéger.

« Si vous avez 24 heures de retard dans votre TVA, croyez-moi, l'État est implacable. [...] Mais cet État qui m'hypercontrôle ne me protège pas. »

Une situation qui illustre, selon lui, l'urgence de recentrer l'action publique sur ses missions fondamentales : la sécurité, la justice et la protection des libertés.

« Moins d'État pour emmerder les Français, et beaucoup plus d'État recentré sur ses missions régaliennes. »

Au-delà du constat, David Lisnard a voulu porter un message de détermination et d'espérance.

« Nous n'avons pas le choix. On ne peut pas abdiquer. »

Un appel à retrouver une France capable de protéger, d'instruire, de faire respecter la loi et de garantir à chacun la liberté de vivre, de travailler et d'entreprendre.