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Nouvelle Énergie pour la FranceJ’adhèreDonnez

« Nous ne nous résignons pas »

Invité du 20h de TF1 lundi 19 octobre, David Lisnard a dénoncé les défaillances de l’État face aux violences et aux pillages qui frappent plusieurs villes françaises. Le président de Nouvelle Énergie appelle à une réorganisation profonde de l'action des forces de l'ordre, à des sanctions effectives et à la restauration de l'autorité publique, sans renoncer aux libertés fondamentales.

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20h tf1

« L’État est devenu une fiction. » Sur TF1, David Lisnard a dressé un constat sévère de l'impuissance publique face aux émeutes. De retour de Limoges, où l'hôtel de ville a été incendié et des commerces dévastés, le président de Nouvelle Énergie a dénoncé le décalage entre les déclarations martiales des gouvernants et la réalité des moyens mobilisés sur le terrain.

« À chaque fois, vous entendez les mêmes déclarations : l'État sera intraitable, la République sera impitoyable. »

Pour David Lisnard, les annonces ne suffisent plus. Il faut comprendre les défaillances du renseignement, de l'organisation des forces de l'ordre et de la chaîne de commandement pour empêcher les destructions avant qu'elles ne surviennent.

Intervenir plus vite pour empêcher les violences

Interrogé sur les mesures qu'il prendrait pour rétablir l'ordre, David Lisnard a défendu une refonte immédiate des protocoles d'intervention de la police.

Il a notamment souligné les difficultés rencontrées dans les villes moyennes, où les effectifs de police nationale sont insuffisants et où les délais de mobilisation permettent parfois aux violences de se propager.

« Plus on intervient vite auprès de ceux qui détruisent, qui nuisent, mieux on protège l'ordre public, mieux on permet la liberté d'expression et de manifester à laquelle nous sommes attachés. »

Prenant l'exemple des Pays-Bas, il a plaidé pour des interventions plus rapides et mieux coordonnées, plutôt que des déploiements massifs une fois les destructions commises.

Il a également interrogé les moyens matériels des forces de l'ordre, évoquant la situation de Limoges où, selon lui, les policiers se seraient retrouvés à court de munitions dès 15h35.

Restaurer l'autorité et la responsabilité

David Lisnard s'est également exprimé sur la possibilité de recourir à l'état d'urgence, estimant que celui-ci pouvait être utile, notamment pour permettre des perquisitions administratives.

Mais au-delà des dispositifs exceptionnels, il appelle à revoir le droit pénal des mineurs et à responsabiliser davantage les auteurs de violences ainsi que leurs parents.

Il a notamment proposé le recours à des travaux d'intérêt général, dans le cadre légal approprié, pour participer à la rénovation du patrimoine dégradé.

« On recrée un peu d'esprit civique, un peu de bon sens dans tout cela. »

Pour le président de Nouvelle Énergie, la réponse doit conjuguer efficacité opérationnelle, sanction et reconstruction du civisme.

Protéger la liberté de manifester en sanctionnant les casseurs

Interrogé sur l'éventuelle interdiction de prochaines manifestations, David Lisnard a rappelé son attachement à la liberté d'expression et au droit de manifester.

« Moins l'État est capable de punir ceux qui cassent et qui détruisent, plus il entrave nos libertés, y compris de manifester. »

S'il estime que certaines manifestations peuvent être interdites lorsqu'elles présentent des risques graves pour l'ordre public, il considère qu'une telle décision constitue aussi le constat d'un échec de l'État à garantir les libertés.

David Lisnard a par ailleurs dénoncé la responsabilité politique de Jean-Luc Mélenchon et de l'extrême gauche dans la légitimation des violences, tout en mettant en garde contre la tentation, pour les gouvernants, d'utiliser cette responsabilité afin de masquer leurs propres défaillances.

« Nous ne voulons pas accepter l'effondrement de la France »

Au-delà de l'urgence sécuritaire, David Lisnard voit dans ces événements les symptômes d'une crise civique, culturelle et institutionnelle plus profonde.

Il a salué la mobilisation des Français rassemblés devant les mairies, au-delà de leurs sensibilités politiques, pour exprimer leur refus de la violence et leur attachement à la République.

« Nous ne nous résignons pas. Nous ne voulons pas accepter l'effondrement de la France. »

Un message de détermination qui résume l'exigence portée par David Lisnard : retrouver un État capable d'assurer ses missions fondamentales, de protéger les Français, de faire respecter la loi et de garantir les libertés.