Sobriété fiscale mais investissements
L’agglomération ambitionne de baisser la dette tout en investissant 38,7 millions d’euros, sans hausse d’impôt. Un article paru dans Nice-Matin.
Bonne nouvelle pour les contribuables : aucune augmentation d’impôts et aucune taxe sur le foncier bâti additionnelle sur les ménages ne seront instaurées. C’est ce qui ressort du conseil communautaire qui s’est tenu jeudi, au cours duquel le budget 2026 a été voté à la majorité. L’Agglomération Cannes Lérins assure maintenir sa politique de gestion rigoureuse des finances publiques et programme de diminuer la dette de 4,3 millions d’euros en 2026. Tout en maintenant une prévision de 38,7 millions d’euros d’investissement dans des projets d’avenir.
Ces investissements vont porter sur le programme d’actions et de prévention des inondations (4,3 millions d’euros) : création du bassin écrêteur de crue du Carimaï, réalisation d’un bassin de rétention à l’Ecoparc de Mougins, recalibrage du vallon de la Théoulière à Mandelieu-La Napoule, du cours d’eau La Frayère à Cannes ou encore des vallons théouliens
Panneaux solaires au Grand Bleu
Il est aussi prévu de moderniser la collecte et le traitement des déchets (5 millions d’euros) avec notamment l’amélioration des équipements. Mais aussi d’investir dans le développement des énergies renouvelables (2 millions d’euros) avec, par exemple, linstallation de panneaux photovoltaiques sur le centre aquatique Grand Bleu. A noter égale-ment, 6,6 millions d’euros serviront à l’achat de bus à hydrogène ou à la réalisation du BHNS Rocheville au Cannet. Enfin, l’agglomération va financer la modernisation du réseau d’assainissement (8 millions d’euros). L’ensemble de ces opérations est couvert à 14,7 % par des subventions soit 5,7 millions d’euros.
Préserver la Méditerranée : l’innovation au service de l’anticipation
La protection de la Méditerranée ne peut plus se limiter à des actions curatives. Elle suppose d’anticiper, de comprendre et d’agir avec précision. C’est dans cet esprit que la communauté d’agglomération Cannes Lérins a procédé, le 23 avril dernier, à la mise à l’eau d’une bouée connectée dans la baie de Cannes.
Développée par la startup BiOceanOR, spécialisée dans la surveillance des écosystèmes marins, cette technologie permet de mesurer en continu des données essentielles telles que l’oxygène, la température, la salinité, le pH, la turbidité ou encore la chlorophylle. Ces informations, analysées grâce à l’intelligence artificielle, offrent une capacité nouvelle : mieux comprendre et anticiper l’évolution des fonds marins.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’Accélérateur de solutions-climat, lancé en 2021 pour soutenir les innovations répondant aux défis environnementaux. Il illustre une conviction forte : la protection de l’environnement passe par la connaissance et l’innovation.
Comme l’a rappelé David Lisnard, la préservation de la Méditerranée est une priorité constante. Elle implique d’agir en amont, mais aussi de prendre des décisions concrètes, comme la réduction significative des escales de paquebots dans la baie et l’interdiction des plus grandes unités.
Avec cette expérimentation, Cannes Lérins renforce une stratégie claire : garantir durablement la biodiversité marine et la qualité des eaux de baignade, en s’appuyant sur une écologie de résultats, fondée sur l’anticipation, la responsabilité et l’innovation.
Hors des LR, David Lisnard n’enterre pas la primaire et vise l’objectif de «gagner la présidentielle»
Le président de Nouvelle Énergie confie au Figaro son refus de se laisser enfermer dans le rôle de «rabatteur du libéralisme». Il veut être le candidat de la révolution du bon sens.
Le 31 mars, David Lisnard a quitté Les Républicains, où il occupait un siège de vice-président, pour se consacrer pleinement à l’échéance 2027 sous les couleurs de son propre mouvement, Nouvelle Énergie. Il concède une décision pas facile sur le plan personnel mais attendue par une « immense majorité » au sein de sa formation, même si certains souhaitaient qu’il reste LR.
Mais un mois après son départ, le maire de Cannes a le sentiment d’avoir eu raison de s’éloigner d’une « ambiguïté » et reste guidé par une double ambition : « Ma finalité, c’est le redressement du pays. Mon objectif, c’est gagner la présidentielle. Mais pour bien diriger la France, s’il faut gagner une élection, il faut aussi être capable de refuser le pouvoir quand celui que l’on vous propose vous empêche d’agir ou trahit vos convictions. » Derrière cette confidence, l’élu pense notamment aux missives qu’il adressait à Bruno Retailleau pour le mettre en garde face à « l’erreur fondamentale » d’accorder sa confiance à François Bayrou et de participer à un gouvernement macroniste. Car pour David Lisnard, le résultat est que « tout le monde est convaincu » que les LR sont engagés dans le gouvernement.
Partisan d’une primaire élargie à tous ceux qui se situent à droite, le candidat a constaté que Les Républicains avaient écarté cette solution et considéré que les jeux étaient faits au sein du parti LR. Il a donc choisi de quitter le mouvement pour aborder la compétition autrement, avant que Bruno Retailleau soit désigné candidat officiel des Républicains. Mais David Lisnard continue de plaider pour un mode de sélection qu’il défend comme le meilleur moyen d’éviter « deux dangers absolus : la division qui fait perdre une élection et la compromission qui fait perdre le pays ».
« Tuer son chien »
Si le chef des LR juge le match « plié » au sein des Républicains, le maire de Cannes continue de défendre « inlassablement » la piste d’une grande primaire, en se félicitant de voir que celle-ci « recueille chaque jour de nouveaux adeptes ». Il cite Gérald Darmanin, Laurent Wauquiez, Aurore Bergé, Philippe Juvin, Jean-François Copé, Hervé Morin, Sarah Knafo ou encore Éric Zemmour… Hors de question pour le président de Nouvelle Énergie de rester bloqué dans l’idée d’une primaire impossible, comme cela semble pourtant se dessiner tant paraît grande l’absence de volonté exprimée chez LR, Horizons ou Renaissance. « Je ne vais pas me laisser enfermer par le refus d’affronter la compétition, venu de quelques notables. Ce serait trop facile », prévient-il, en balayant l’argument du manque de temps pour organiser une primaire élargie. « Quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage », critique David Lisnard, convaincu que l’organisation de cette compétition est une question de volonté. « La présidentielle a lieu dans un an. On peut très bien définir des modalités dans les prochaines semaines et l’organiser soit en juillet, soit en octobre ou novembre. »
Lucide face aux obstacles posés par « ceux qui font tout pour que cela ne soit pas jouable », le maire cannois leur reproche de prendre le risque de préparer l’échec de la droite, comme celui du pays. Mais compte tenu de la difficulté à rassembler tout le monde, cette idée de primaire n’est-elle par mort-née ? « Peut-être mais pas forcément car tout dépend de qui veut y venir et moi je parle à tout le monde. Si on arrive à avoir Darmanin, Dupont-Aignan, Zemmour et une figure de l’UDI, cela pourrait marginaliser ceux qui la refusent. » David Lisnard ajoute un avertissement : « Ceux qui auront refusé la primaire ne seront pas plus légitimes pour aller jusqu’au bout que ceux qui l’ont proposée. »
15 000 adhérents
Depuis son départ des LR, l’élu local et président de l’Association des maires de France, s’est consacré à deux activités parallèles : la gestion de sa commune, qui continue de nourrir sa démarche nationale selon une approche « concrète » des réalités, et le développement de son mouvement politique. Il continue de dresser la liste des « rigidités » qui, pénalisent la France. Il veut aussi défendre les « potentialités » du pays, à l’image de la centrale souterraine d’énergie marine dont il suit les travaux sur sa commune. Ce serait même, selon lui, un exemple de « créativité » nationale, remarquable sur le plan européen.
Sur le terrain politique, il revendique une progression de Nouvelle Énergie, se réjouit d’avoir franchi le cap des « 15 000 adhérents » et se félicite d’avoir développé des « moyens financiers importants ». « Ce n’est pas encore le parti de masse mais la dynamique est réelle », assure David Lisnard. Sur le fond, il continue de nourrir son projet présidentiel sur tous les sujets : agriculture, sortie de la « dictature bureaucratique », dossier santé dont la présentation est prévue prochainement… Le parti prévoit une quinzaine de rendez-vous thématiques d’ici à la fin de l’année, toutes étant choisies comme autant de leviers pour redresser la France. Le développement numérique fait aussi partie des travaux en cours. « Comme je l’avais prévu, dans le respect de mon plan de bataille, nous changeons de braquet et je rencontre beaucoup de spécialistes, salariés, syndicalistes. Le fond, la forme et les relais : tout se met en place de façon méthodique », promet-il, avant d’annoncer l’organisation prochaine d’un événement consacré aux ralliements d’élus.
Libéralisme et tactique
Identifié très tôt dans le camp des libéraux, David Lisnard n’a jamais considéré que le mot « libéral » était un gros mot, ni accepté l’idée que cet espace fût une « impasse politique ». Au contraire, il est intarissable sur la réalité des acquis du libéralisme qui auraient démontré son efficacité au fil de l’histoire. En revanche, le chef de file de Nouvelle Énergie refuse de se laisser emprisonner dans un schéma et veut mettre en garde l’opinion face aux « expressions tactiques et circonstancielles » déguisées en « revendications libérales », dont l’objectif serait simplement de jouer les rabatteurs de segments électoraux. « Plutôt que d’écouter ce que beaucoup disent, il faut regarder ce qu’ils ont fait », juge-t-il, en pointant les « futures déceptions ou trahisons », dissimulées derrière « l’habileté » de certains candidats. Pense-t-il à l’ex-ministre du Logement macroniste Guillaume Kasbarian, qui vient de lancer son Parti de la liberté sur une ligne libérale ? Pas seulement sans doute.
Mais si David Lisnard refuse d’être identifié comme l’un de ces rabatteurs qu’il dénonce, c’est aussi parce qu’il veut proposer un « projet complet » destiné à préparer « la révolution du bon sens ». Un projet appuyé sur quatre piliers : « Liberté individuelle, responsabilité personnelle, propriété privée et dignité de la personne. » Le chef de Nouvelle Énergie ira donc « jusqu’au bout » pour transformer le besoin de liberté en « attente politique majoritaire ». Une autre manière de comprendre que l’ambition de David Lisnard ne doit pas être comprise comme celle d’une simple niche électorale.
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« La bureaucratie est liberticide » : David Lisnard sonne la charge sur Face à l’info
Invité de Christine Kelly mardi 28 avril sur CNews, David Lisnard a livré une intervention dense, offensive et structurée, fidèle à la ligne qu’il porte avec Nouvelle Énergie : réhabiliter la liberté, restaurer l’autorité de l’État sur ses missions essentielles, et libérer la société française de ses blocages structurels.
Une politique étrangère « sans colonne vertébrale »
Dès les premières minutes, le Président de Nouvelle Énergie a dénoncé avec vigueur les incohérences de la diplomatie française, notamment vis-à-vis de l’Algérie. Dans un propos rythmé, presque martelé, il pointe une série de renoncements :
« Ce qui est fou, c’est de ne pas faire des intérêts de la France la matrice de la politique menée. »
Pour David Lisnard, la diplomatie ne peut être une posture morale déconnectée du réel : elle est, par nature, un rapport de force assumé, au service de la paix mais aussi du respect de la nation. Refuser cette réalité, c’est affaiblir durablement la voix de la France.
Audiovisuel public : contrôler, recentrer, assumer
Interrogé sur le rapport parlementaire concernant l’audiovisuel public, il rappelle un principe simple :
« Lorsqu’on utilise de l’argent public, il est normal d’être contrôlé. »
Refusant toute posture idéologique, il défend une ligne claire :
- exigence de transparence dans l’usage des fonds publics
- pluralisme réel dans le paysage médiatique
- réduction du périmètre de l’audiovisuel public
Il évoque même la possibilité de privatiser certaines chaînes comme France 2, pour recentrer le service public sur ses missions fondamentales : culture, proximité, exigence éditoriale.
Liberté contre étatisme : une « révolution du bon sens »
À l’approche de 2027, David Lisnard assume une ligne politique fondée non sur une étiquette, mais sur des principes :
« La liberté, la responsabilité, la propriété et la dignité sauveront la France. »
Refusant d’être enfermé dans une caricature du libéralisme, il défend une vision incarnée :
- redonner de l’oxygène au pays réel
- desserrer l’étau fiscal et normatif
- réhabiliter le travail, l’initiative et l’effort
Pour lui, la sur-administration française étouffe autant l’économie que la mobilité sociale. La liberté n’est pas un slogan : elle est la condition de la justice.
« La bureaucratie est liberticide » : le cœur du combat
C’est sur ce terrain que l’intervention a été la plus marquante. À travers une série d’exemples concrets, souvent frappants, il décrit un système devenu absurde :
- obligations réglementaires déconnectées du réel
- projets publics ralentis pendant des années
- administration omniprésente mais inefficace
« On dépense plus qu’ailleurs, mais on ne met pas les moyens où il faut. »
Résultat : une double peine pour les Français — moins d’efficacité publique, plus de contraintes privées.
Son diagnostic est sans appel :
- la bureaucratie coûte près de 3 points de PIB
- elle favorise les grandes structures au détriment des plus modestes
- elle mine l’action publique elle-même
Sa réponse : une dérégulation massive, accompagnée d’un recentrage de l’État sur ses missions régaliennes.
Une candidature ancrée dans le réel
Face aux figures politiques traditionnelles, David Lisnard revendique une autre légitimité : celle du terrain.
« Il n’y a pas d’homme providentiel. Chaque Français peut l’être. »
Ni technocrate, ni démagogue, il entend porter une voie différente :
- enracinée dans l’expérience locale
- guidée par le pragmatisme
- structurée par des principes clairs
À rebours des promesses irréalistes et du conformisme ambiant, il appelle à un sursaut collectif, fondé sur la responsabilité individuelle et la lucidité.
« Le gouvernement est prisonnier de ses impuissances »
Invité de Sud Radio mercredi 29 avril, David Lisnard a livré une analyse sans détour de la crise des carburants. Une intervention qui dépasse largement la seule question du prix à la pompe pour poser un diagnostic plus global : celui d’un pays fragilisé par ses propres choix.
Une crise révélatrice
Pour lui, la situation actuelle n’a rien d’un accident. Elle révèle des déséquilibres installés depuis des années : dette massive, fiscalité élevée, dépenses publiques incontrôlées. Autant de facteurs qui privent aujourd’hui l’État de toute capacité d’action efficace.
« Le gouvernement est prisonnier de ses propres turpitudes et de celles des dernières décennies. »
Dans ce contexte, chaque crise devient un révélateur d’impuissance. Et celle-ci pourrait avoir des conséquences bien au-delà du carburant, notamment sur les prix alimentaires, via le coût des engrais et de l’énergie.
Une réponse simple et immédiate
Face à l’urgence, une mesure concrète est avancée : suspendre les certificats d’économie d’énergie, qui représentent environ 17 centimes par litre.
Une décision lisible, applicable immédiatement, et qui permettrait de redonner du pouvoir d’achat sans alourdir les finances publiques.
« Si on veut aider les gens à faire le plein, il faut agir tout de suite. La vie, c’est hiérarchisé. »
Une attention particulière doit aussi être portée aux professions les plus exposées, comme les pêcheurs, déjà fragilisés par l’accumulation de contraintes.
Sortir des illusions
Au-delà des mesures ponctuelles, le constat est plus profond : le modèle actuel ne tient plus.
« Tous les partis veulent nous faire croire qu’on peut revenir aux Trente Glorieuses. Ce n’est pas possible. »
La réalité démographique, économique et sociale a changé. Continuer à promettre le maintien d’un système à bout de souffle revient à entretenir une illusion.
La réponse passe donc par un changement de logique : redonner aux Français la maîtrise de leur revenu, valoriser le travail, libérer l’initiative.
Anticiper plutôt que subir
Autre point central : le manque d’anticipation.
Qu’il s’agisse de l’énergie, de l’agriculture ou des chaînes d’approvisionnement, les signaux existent, mais ne sont pas suffisamment pris en compte.
« On aimerait avoir de la transparence et un gouvernement qui anticipe. »
L’enjeu est de sortir d’une gestion de crise permanente pour retrouver une capacité d’action stratégique.
Le verrou bureaucratique
Mais c’est surtout la bureaucratie qui est pointée comme l’un des principaux freins au redressement.
« Si on veut relancer la France, redonner du pouvoir d’achat, il faut en finir avec la perte d’argent, de temps et de nerfs que provoque cette bureaucratie absurde. »
Normes contradictoires, complexité administrative, lenteur des procédures : cette accumulation pèse sur tous les acteurs économiques et publics.
La ligne est claire : moins de règles, mais des règles plus simples et mieux appliquées.
Ceux qui disent, ceux qui font
Enfin, une distinction nette est posée entre les discours et les actes.
« Quand on disait ça il y a dix ans, on nous traitait de démagogues. Aujourd’hui, ils le reprennent. »
Mais la reprise des idées ne suffit pas. Elle appelle à un examen des faits.
« N’écoutez pas ceux qui vous le disent. Regardez ce qu’ils ont fait. Regardez ce qu’ils font. »
Une manière de replacer la cohérence et la constance au cœur du débat politique.
Retrouver un cap
Derrière cette intervention, une ligne se dessine : sortir de l’impuissance, rompre avec les illusions, et redonner un cap clair.
« Ce qui m’importe, c’est que mes enfants puissent se projeter en France, que la France retrouve sa grandeur et qu’on retrouve notre liberté, notre responsabilité. »
Une ambition qui repose sur un principe simple : remettre la liberté et la responsabilité au cœur du fonctionnement du pays.
Conseil municipal : Cannes accélère sur le commerce de proximité, la culture et le cadre de vie
Réuni lundi 27 avril 2026 sous la présidence de David Lisnard, le Conseil municipal de Cannes a adopté plusieurs mesures concrètes en faveur du dynamisme économique, de la transmission mémorielle et de la qualité de vie des habitants.
Parmi les décisions structurantes, la Ville étend son plan de sauvegarde du commerce et de l’artisanat de proximité au boulevard Carnot. Grâce au droit de préemption sur les baux et fonds commerciaux, la municipalité entend lutter contre la vacance et favoriser l’installation d’activités de qualité. Une méthode déjà éprouvée dans les quartiers République et La Bocca, où 17 acquisitions ont permis l’implantation de 14 nouveaux commerces.
La transmission de la mémoire était également à l’ordre du jour. La Ville souhaite mieux faire connaître aux collégiens la figure de Hélène Vagliano, résistante cannoise assassinée en 1944. Des exemplaires d’un ouvrage retraçant son parcours seront mis à disposition dans les établissements scolaires, dans le cadre de la politique municipale d’éducation artistique et culturelle.
Cannes confirme par ailleurs son ambition sportive et événementielle. Le skatepark de la Roseraie accueillera du 8 au 10 mai une étape de la Coupe de France de skate, dans le cadre du programme « Cannes Capitale du Sport en Plein Air ». Les Nocturnes Cannoises, rendez-vous estival emblématique, feront également leur retour tout l’été dans plusieurs quartiers de la ville.
Sur le plan culturel, une exposition exceptionnelle célébrant les 20 ans de présence de Madame Figaro à Cannes sera installée en mai sur le cours Félix Faure, autour du thème « Mode & Cinéma ».
Enfin, la municipalité renforce son engagement en faveur du bien-être animal en conventionnant avec l’association « Instinct AniMal – SOS Faune Sauvage », afin d’améliorer la prise en charge des animaux sauvages en détresse.
À travers ces délibérations, Cannes poursuit une ligne claire : agir concrètement pour le quotidien des habitants, valoriser son attractivité et transmettre ses valeurs.
Cannes lance sa centrale d’énergie marine : une écologie concrète au service du territoire
La construction de la centrale souterraine de thalassothermie de Cannes est officiellement lancée. Porté par l’Agglomération Cannes Lérins et son président David Lisnard, ce projet permettra, à partir de l’automne 2027, d’alimenter en chauffage et climatisation plus de cinquante bâtiments de la Croisette et du centre-ville, dont de nombreuses copropriétés, hôtels et équipements publics.
Reposant sur l’exploitation des calories et frigories de la Méditerranée, ce réseau couvrira 75 % des besoins énergétiques en énergie renouvelable. Il permettra d’éviter chaque année 10 800 tonnes de CO₂, tout en offrant aux abonnés une baisse durable de leur facture pouvant atteindre 15 %, indépendamment des fluctuations des marchés énergétiques.
Comme le souligne David Lisnard :
« Nous avons la chance de disposer d’une ressource locale, abondante et précieuse : la Méditerranée. Ce joyau naturel nous permet de répondre aux besoins thermiques des Cannois en utilisant les frigories et calories de la mer. Grâce à la centrale de thalassothermie, nous serons en mesure de valoriser cette énergie renouvelable en diminuant de 10 800 tonnes les émissions de CO₂ chaque année et en réduisant durablement la facture jusqu’à 15 % pour les abonnés. Pour Cannes, c’est une action écologique et économique qui favorise l’autonomie énergétique et protège le revenu des habitants. »
Entièrement enterrée sous la Roseraie et raccordée à la mer par des conduites sous-marines, la centrale a été conçue pour s’intégrer pleinement dans son environnement et préserver les équilibres naturels. Le projet, confié à ENGIE Solutions dans le cadre d’une délégation de service public, représente un investissement de 55 millions d’euros, en grande partie soutenu par des dispositifs nationaux.
Avec cette réalisation, Cannes confirme une stratégie engagée depuis 2023 : développer des réseaux énergétiques locaux, écologiques et performants. Une approche pragmatique qui conjugue transition environnementale, souveraineté énergétique et protection du pouvoir d’achat.
Arménie : la mémoire comme devoir, l’engagement comme exigence
À l’occasion du 111ᵉ anniversaire du génocide arménien, David Lisnard a présidé la cérémonie de commémoration ce 24 avril 2026 au Jardin d’Arménie, sur la Croisette.
Devant la stèle des Arméniens, il a rappelé avec force la réalité historique du Medz Yeghern, « le premier génocide du XXᵉ siècle », planifié et exécuté par le pouvoir Jeune-Turc en 1915, causant la mort de près d’un million et demi d’Arméniens. « Ce ne fut pas un dérapage, mais une politique d’État », a-t-il souligné, réaffirmant la nécessité de reconnaissance, de justice et de mémoire.
Insistant sur la place de la communauté arménienne dans la nation, David Lisnard a salué « un modèle d’intégration républicaine », rappelant que cette mémoire dépasse les origines pour appartenir pleinement à la conscience nationale. Une mémoire vivante, portée par une diaspora qui démontre que l’assimilation n’efface pas, mais accomplit.
Mais le maire de Cannes a également voulu dépasser le seul hommage historique pour alerter sur la situation actuelle de l’Arménie. Il a dénoncé le nettoyage ethnique du Haut-Karabakh en 2023, qui a contraint plus de 100 000 Arméniens à l’exil « dans un silence européen qui restera comme une tache ». Évoquant les tensions persistantes avec l’Azerbaïdjan, il a mis en garde contre une paix conditionnée à des concessions imposées au peuple arménien.
Dans un contexte international instable, marqué par les rapports de force au Caucase et au Moyen-Orient, David Lisnard a appelé à une prise de conscience stratégique : « Notre sécurité se joue autant à Erevan qu’à Kiev ou à Beyrouth. » Il a exhorté la France et l’Europe à être au rendez-vous, tant par devoir que par intérêt, notamment en soutenant l’Arménie dans son orientation européenne et en protégeant les équilibres fragiles de la région.
Plus largement, il a dénoncé les logiques d’abandon face aux puissances autoritaires, rappelant que « la concession ne rassasie pas le tyran : elle l’affame davantage ».
Concluant son allocution, David Lisnard a appelé à joindre « à la mémoire la promesse » : celle de ne pas laisser l’Arménie seule face aux menaces, de défendre les peuples et les modèles de coexistence, et de réaffirmer le rôle de la France et de l’Europe dans le monde.
Cannes honore la mémoire des déportés et réaffirme son devoir de transmission
Le dimanche 26 avril, à l’occasion de la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation, David Lisnard a présidé la cérémonie officielle devant le Monument aux morts de l’Hôtel de Ville de Cannes.
Comme chaque année, ce moment solennel a rassemblé élus, autorités civiles et militaires, ainsi que de nombreux citoyens venus rendre hommage aux victimes de la barbarie nazie et honorer la mémoire des déportés. Un temps de recueillement empreint de gravité et de transmission, fidèle à l’esprit de cette journée nationale.
Dans son allocution, le maire de Cannes a rappelé avec force l’exigence morale que constitue la lutte contre toutes les formes de racisme, dénonçant une abjection incompatible avec les valeurs universalistes de la République. Il a insisté sur la nécessité d’une mémoire vivante, qui ne se limite pas aux cérémonies mais se prolonge par des actes concrets.
Évoquant l’histoire locale, David Lisnard a rappelé qu’entre 1942 et 1944, 167 Juifs cannois, du plus jeune enfant au plus âgé, furent arrêtés et déportés, la plupart sans retour. Pour honorer leur mémoire, il a annoncé l’érection prochaine d’une stèle portant leurs noms sur un lieu public de la ville.
Au-delà de l’hommage, ce discours s’est voulu un appel à la responsabilité collective. « La mémoire était un legs, elle devient un choix », a-t-il souligné, plaidant pour une mémoire active tournée vers l’avenir et au service de la transmission des principes fondamentaux, liberté, égalité, dignité humaine.
Par cette cérémonie, Cannes réaffirme ainsi son attachement à une mémoire exigeante, indissociable du combat permanent pour les valeurs de la République.
« Quand il fait 40 degrés, il faut du bon sens » : à Cannes, la climatisation s’installe peu à peu dans les écoles face aux fortes chaleurs
À l’école Alexandre Dumas, à Cannes La Bocca, deux climatiseurs viennent d’être installés dans le réfectoire pour améliorer les conditions d’accueil des élèves lors des fortes chaleurs. Une solution concrète, qui s’impose progressivement dans les établissements scolaires mais interroge sur la place de la climatisation face à la hausse des températures. Un article de Nice-Matin.
Les premières chaleurs s’installent doucement sur la Côte d’Azur et dans les salles de classe, elles annoncent déjà des semaines plus difficiles.
À l’approche de l’été, certaines pièces vont rapidement se transformer en véritables fournaises, rendant l’apprentissage plus compliqué.
À Cannes, la municipalité avance déjà une réponse concrète, quitte à relancer le débat : la climatisation peut-elle devenir une solution face à l’augmentation des températures dans les écoles ?
À l’intérieur de l’établissement Alexandre Dumas, à La Bocca, les travaux ont été engagés dans cette voie pendant les vacances de printemps.
Dans le réfectoire, deux climatiseurs ont ainsi été installés.
« Le but, c’est d’avoir des pièces plus fraîches pour se retrouver, explique le maire David Lisnard. L’endroit pourra aussi servir de solution de repli pour faire classe lorsque la chaleur devient trop importante. »
Cette installation s’inscrit dans le « Plan Fraîcheur » lancé en 2020. Depuis, près de 6,5 millions d’euros ont été engagés par la Ville, entre végétalisation, adaptation des bâtiments et équipements.
Et la dynamique tend à se poursuivre. À terme, sept nouvelles écoles cannoises doivent être équipées de systèmes de climatisation.
Un choix assumé au nom du pragmatisme
Le recours à la climatisation est revendiqué, mais reste encadré.
« Quand on peut éviter, c’est toujours mieux, reconnaît David Lisnard. Mais il y a des bâtiments des années 60-70 où, si vous ne mettez pas de climatisation, ça peut monter à plus de 40 degrés. Et quand il fait 40 degrés, il faut du bon sens. »
Le maire défend une approche au cas par cas. « On est très pragmatiques. On adapte la solution au bâti, à l’exposition. »
Chaque école dispose ainsi d’une ou deux pièces rafraîchies, sans chercher à équiper l’ensemble des classes. En parallèle, la ville explore d’autres pistes.
Des peintures expérimentales, testées dans certaines écoles, pourraient permettre de réduire la température intérieure de 3 °C.
Une solution moins énergivore, mais dont l’efficacité reste à confirmer.
« Ils sont obligés de rassembler les enfants »
Du côté des parents, le constat est partagé. « Avec les fortes chaleurs, c’est difficile pour les élèves de suivre et de travailler dans de bonnes conditions », souligne Claire Godart, présidente des parents d’élèves.
La demande de climatisation émane d’ailleurs des équipes éducatives elles-mêmes.
Dans certaines classes, notamment en maternelle, des regroupements dans des salles déjà équipées sont devenus indispensables lors des pics de chaleur.
« Ils sont obligés de rassembler les enfants », précise-t-elle.
Reste une réalité bien connue dans le Sud : « On sait aussi que la chaleur fait partie de notre quotidien », nuance la représentante des parents.
Cette réponse par la climatisation s’impose donc progressivement comme un choix d’équipement face à des écoles de plus en plus exposées aux fortes chaleurs.
Une solution concrète, qui ne fait pas disparaître la question de l’adaptation au climat, mais qui la rend de plus en plus immédiate.
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