David Lisnard au Campus « Laissez-nous faire » : « Le futur se construira par la liberté, pas par la nostalgie »
Le 21 juillet, David Lisnard participait à Aix-en-Provence au Campus « Laissez-nous faire », organisé par Alain Madelin. Ce rendez-vous estival a réuni entrepreneurs, intellectuels, élus et acteurs du terrain autour d’une conviction commune : la France retrouvera le chemin de la prospérité en faisant confiance à celles et ceux qui créent, entreprennent et innovent.
Invité par Alain Madelin et Hervé Novelli à prendre la parole en clôture de cette journée, David Lisnard a livré une intervention tournée vers l’avenir, appelant à rompre avec les recettes du passé pour redonner aux Français la liberté d’agir.
« Le futur m’intéresse »
« Le futur m’intéresse, car c’est là que j’ai l’intention de passer les prochaines années. »
En reprenant cette formule de Woody Allen, David Lisnard a donné le ton de son intervention. Son engagement politique, a-t-il expliqué, est guidé par une ambition simple : permettre aux générations futures de vivre, d’entreprendre et de réussir en France.
« Je voudrais que nos enfants puissent se projeter en France, avoir une espérance française, une espérance de prospérité. »
À ses yeux, le principal défaut du débat politique actuel est de regarder en permanence dans le rétroviseur.
« Ce qui me frappe le plus, c’est que la classe politique joue sur la nostalgie d’un passé qui a pu être glorieux mais qui ne reviendra plus. »
« L’État-providence est mort. Vive l’État-performance. »
Pour David Lisnard, le modèle français doit être profondément repensé.
« L’État-providence est mort. Vive l’État-performance. »
Il rappelle que le modèle social construit au XXᵉ siècle reposait sur trois piliers aujourd’hui disparus : une forte croissance démographique, des gains de productivité importants et une immigration largement tournée vers le travail.
Dans ces conditions, continuer à accumuler les déficits revient à faire payer les générations futures.
« Nous sommes en train d’adresser la facture de nos lâchetés présentes à nos enfants et à nos petits-enfants. Il est inconcevable d’accepter chaque année des budgets en déficit en disant qu’ils se débrouilleront. »
À l’inverse, il appelle à bâtir un État recentré sur ses missions essentielles, efficace, numérisé et capable de produire des résultats.
Répondre aux défis du XXIᵉ siècle
David Lisnard identifie quatre grands défis auxquels la France doit répondre : l’écologie, la démographie, la révolution numérique et la démocratie.
Sur la transition écologique, il rejette les logiques de décroissance.
« Le défi écologique ne se réglera pas par la décroissance. Il nécessitera beaucoup d’investissements, beaucoup de recherche et beaucoup d’innovation. »
Il défend également le développement de la retraite par capitalisation afin de financer les investissements indispensables aux transformations de demain.
Sur le numérique, son constat est sans appel.
« Aujourd’hui, nous sommes la colonie numérique de la Chine et des États-Unis. »
Pour lui, la France doit retrouver une ambition industrielle et technologique.
« Il faut produire de l’intelligence artificielle avant de la réguler. »
Enfin, il appelle à démontrer que la démocratie libérale est non seulement plus juste, mais aussi plus efficace que les modèles autoritaires.
Libérer la créativité française
Pour David Lisnard, la première richesse du pays demeure son potentiel humain.
« Tous les Français qui partent à l’étranger sont de formidables entrepreneurs, de formidables chefs d’entreprise. Nous avons une créativité exceptionnelle. »
Encore faut-il cesser de l’étouffer.
« Ce qu’il faut faire aujourd’hui, c’est libérer cette créativité. »
Cela passe par une baisse des prélèvements sur le travail et le capital, une meilleure rémunération de l’investissement et une simplification profonde des normes.
« Investir doit rapporter. Travailler doit rapporter. »
Mettre fin à la bureaucratie préventive
David Lisnard a dénoncé une administration qui multiplie les procédures avant même que les projets ne puissent voir le jour.
« Vous avez aujourd’hui huit ou neuf guichets différents qui peuvent s’annuler les uns les autres. »
À ses yeux, l’État doit retrouver la philosophie de l’État de droit.
« Un État qui intervient a posteriori pour sanctionner les abus, mais qui ne pénalise plus a priori l’usage. »
Il a également mis en garde contre le risque d’utiliser les nouvelles technologies pour renforcer les lourdeurs administratives.
« Il ne faut pas artificialiser par l’intelligence la bureaucratie. Il faut revoir toute la matrice de production du droit. »
Une société augmentée par la liberté
En conclusion, David Lisnard a présenté la vision qu’il porte pour la France : celle d’une « société augmentée », où la liberté devient le moteur de la prospérité.
« Les salaires seront augmentés par le net, la production sera augmentée, l’école sera libérée, les chefs d’établissement seront libres, les enseignants seront libres et les parents seront libres. »
Cette société repose sur un principe fondamental.
« La liberté n’a jamais à se justifier. C’est l’absence de liberté qui doit toujours être justifiée. »
Pour David Lisnard, la France retrouvera sa place en libérant l’initiative, la propriété privée, la responsabilité et la création de richesse.
« La liberté est la condition de la création, la condition de la dignité humaine et la condition de la responsabilité qui crée l’efficacité. »
C’est cette vision d’une France plus libre, plus innovante et plus performante qu’il est venu défendre au Campus « Laissez-nous faire », avant de conclure son intervention par ces mots :
« C’est comme cela que nous donnerons une nouvelle énergie à la France. »
À l’issue de cette journée, David Lisnard a également échangé avec de nombreux acteurs engagés pour les libertés économiques et l’innovation, parmi lesquels le think tank Génération Libre, Brivaël Le Pogam, entrepreneur de la tech et de l’IA, Romain Dominati, Michael Migueres, Alexandre Jardin, Grégory Dorte, président du Conseil départemental de l’Yonne et porte-voix de Nouvelle Énergie, ainsi que de nombreux entrepreneurs et responsables associatifs présents à Aix-en-Provence.
Menaces contre le maire d’Alès : David Lisnard appelle à une réponse pénale à la hauteur du narcotrafic
Après les graves menaces proférées contre Christophe Rivenq, maire d’Alès, David Lisnard lui a renouvelé son soutien ainsi que celui de l’Association des maires de France. Dans la nuit du 20 au 21 juillet, l’élu et sa famille ont dû être exfiltrés de leur domicile par le RAID après le signalement d’un projet d’attaque imminente.
Invité de franceinfo, le président de Nouvelle Énergie a alerté sur la gravité de cette nouvelle étape dans l’expansion du narcotrafic et appelé à une réponse juridique, pénale et régalienne beaucoup plus ferme.
« On n’est pas à Palerme dans les années 1980 »
David Lisnard a d’abord rappelé la solidarité indispensable entre les élus face aux menaces des trafiquants, quelles que soient leurs sensibilités politiques.
Il avait déjà apporté son soutien à Amandine Demore, maire d’Échirolles, dont le véhicule avait été incendié, ainsi qu’à l’ancien maire de Sarcelles, également visé par des menaces.
« Il faut être évidemment solidaire face à ce fléau. Il faut bien avoir à l’esprit la gravité de ce qui est en train de se passer. »
Le cas de Christophe Rivenq marque, selon lui, un franchissement particulièrement inquiétant.
« Le représentant élu par les habitants de sa commune, un élu de la République, est exfiltré de chez lui avec sa famille, en pleine nuit, par un service d’élite de l’État, parce qu’il est menacé par une mafia de trafiquants. Cela se passe à Alès, en France. On n’est pas à Palerme dans les années 1980, on n’est pas à Medellín. »
Pour David Lisnard, ces menaces ne visent pas seulement un homme ou une famille. Elles constituent une attaque directe contre l’autorité de la République et contre la capacité des élus à assurer la tranquillité de leurs concitoyens.
Un soutien unanime qui doit se traduire dans les actes
Si l’ensemble des responsables politiques a exprimé son soutien au maire d’Alès, David Lisnard estime que cette unanimité doit désormais se traduire par des décisions concrètes.
« Tout le monde soutient le maire, mais, dans la réalité des actes, lorsqu’il faut adapter le droit, tout le monde n’est pas au rendez-vous. »
Il a notamment regretté le rejet des peines planchers pour les trafiquants multirécidivistes dans le cadre de l’examen de la loi contre le narcotrafic.
« Quand on interpelle des dealers et que le dossier judiciaire est solide et constitué, il faut des peines planchers. Il faut protéger la société. »
David Lisnard a également rappelé que certains responsables politiques défendaient encore récemment le désarmement des polices municipales et s’opposaient à la vidéoprotection.
« La vidéo nous apporte des éléments probatoires importants. Les policiers, comme les maires, sont en première ligne. Beaucoup de policiers sont menacés et on ne peut pas passer notre temps à les dénigrer. Il faut les soutenir. »
Face à des groupes criminels qui cherchent à imposer un ordre parallèle fondé sur la violence et l’intimidation, il appelle à dépasser les clivages partisans.
« Il va falloir prendre conscience de la gravité de la situation et transcender les clivages pour disposer enfin d’une réalité pénale à la hauteur de l’enjeu. Le narcotrafic détruit la jeunesse, détruit l’économie et détruit les vies. »
Le paradoxe d’un pays qui dépense beaucoup mais néglige le régalien
David Lisnard a dénoncé le paradoxe d’une France qui détient le record des dépenses publiques, mais ne dispose toujours pas des moyens pénitentiaires, judiciaires et policiers nécessaires pour protéger efficacement la société.
« La France a le record de la dépense publique. Et pourtant, nous n’avons pas les 30 000 places de prison nécessaires, notamment pour incarcérer les trafiquants. »
Cette insuffisance des moyens régaliens conduit, selon lui, à adapter la politique pénale à la pénurie plutôt qu’à la gravité des actes commis.
Il a également pointé les profondes failles de la justice des mineurs. Les réseaux recrutent des adolescents parce qu’ils savent que les sanctions encourues sont faibles et que leur remise en liberté est souvent rapide.
« Les trafiquants utilisent les mineurs comme des supplétifs du trafic parce qu’ils savent qu’ils ne risquent presque rien. »
À Cannes, David Lisnard constate directement cette impuissance.
« Quand on interpelle quatorze ou quinze fois des mineurs pour des faits de violence, de trafic ou des refus d’obtempérer, malgré la bonne volonté des policiers et des magistrats, on les retrouve dehors. »
Pendant que les réseaux criminels disposent de technologies modernes, d’avocats organisés et d’outils numériques performants, les services judiciaires continuent de travailler avec des équipements et des procédures dépassés.
« Vous avez d’un côté des systèmes judiciaires équipés de systèmes informatiques des années 1990 et, de l’autre, des délinquants avec des réseaux d’avocats qui travaillent sur le cloud et utilisent toute la puissance de l’intelligence artificielle. La moindre faille de procédure est exploitée. »
Des maires directement exposés à la violence
David Lisnard a rappelé la vulnérabilité particulière des élus locaux, qui vivent quotidiennement au contact de la population.
« Un maire, c’est un habitant mandaté par les habitants, qui vit parmi eux. Notre uniforme, c’est notre visage. Tout le monde nous connaît. »
Cette proximité, qui constitue la force du mandat municipal, expose aussi les élus lorsqu’ils s’attaquent aux trafics et aux réseaux criminels.
Le président de l’Association des maires de France a rappelé que les démissions de maires sont aujourd’hui quatre fois plus nombreuses qu’il y a vingt ans. La complexité administrative et l’incapacité à agir constituent la première cause de ces départs. La montée des violences représente la deuxième.
Pour y répondre, l’AMF a lancé, avec la Gendarmerie nationale et le RAID, une formation destinée à apprendre aux élus à gérer les conflits et à se protéger face aux agressions. Près de 30 000 élus locaux ont déjà été formés.
« Une société dans laquelle un maire doit être formé pour échapper à la violence est une société qui a besoin d’être profondément apaisée. »
Pour David Lisnard, l’exfiltration du maire d’Alès ne doit en aucun cas être banalisée.
« Un maire qui risque sa vie uniquement parce qu’il veille à la tranquillité publique, c’est une situation qui ne doit surtout pas devenir normale. »
Remettre les policiers sur le terrain
David Lisnard estime que la France ne manque pas seulement de policiers, mais surtout de policiers effectivement présents sur le terrain et disponibles pour accomplir leurs missions.
« Lorsque l’on regarde le nombre de policiers nationaux par rapport à la population, la France n’est pas mal placée. Mais il y en a de moins en moins sur le terrain, parce qu’on les engonce dans des procédures absurdes. »
Il a pris l’exemple du temps nécessaire pour recueillir une plainte, qui a fortement augmenté en raison de l’accumulation des formalités.
« La même plainte qui prenait vingt minutes en prend aujourd’hui quarante-cinq, avec exactement la même bonne volonté des policiers. »
Cette bureaucratisation détourne les agents de leur mission première et affaiblit la capacité opérationnelle des forces de sécurité.
David Lisnard appelle également à réhabiliter la filière judiciaire de la police et à recruter davantage d’enquêteurs.
« On manque d’enquêteurs. C’est scandaleux. Il faut vraiment réhabiliter la filière judiciaire dans la police, car nous avons besoin d’enquêteurs. »
Il dénonce enfin l’absence, dans certains secteurs et à certaines heures, d’équipages de police nationale disponibles, qui entraîne un transfert croissant des responsabilités vers les communes et les polices municipales.
« Il faut arrêter toutes les hypocrisies »
La lutte contre le narcotrafic doit également s’attaquer aux voies d’approvisionnement et aux réseaux internationaux.
David Lisnard a évoqué les trois grandes portes d’entrée des stupéfiants sur le territoire français : la cocaïne arrivant notamment par la Guyane et les Antilles françaises, les drogues de synthèse venues du Benelux et le cannabis provenant du Maghreb.
« Il faut arrêter toutes ces hypocrisies. Soit on s’attaque réellement au fléau et on y met les moyens, soit on continue de détourner le regard. »
Le narcotrafic n’est désormais plus limité aux grandes métropoles. Il touche les villes moyennes, les petites communes et les territoires ruraux.
« Il n’y a plus une ville ni un village qui y échappe. J’ai vu l’arrivée des trafiquants dans la ruralité. Il y a désormais des dealers jusque dans les villages de l’Allier. Il y en a partout. »
Face à cette contamination progressive du pays, David Lisnard appelle à remettre les moyens publics là où ils sont indispensables : la police, la justice, l’administration pénitentiaire, le renseignement et la coopération internationale.
« Aujourd’hui, nous adaptons la politique pénale à la pénurie de moyens dans un pays qui dépense plus que tous les autres, parce que nous ne mettons pas l’argent sur le régalien. C’est insupportable. »
Rétablir l’autorité de l’État
Pour David Lisnard, la menace contre le maire d’Alès révèle un délitement régalien et une perte d’autorité qui dépassent largement le seul cadre local.
La réponse doit être complète : préventive, culturelle, internationale, policière et judiciaire. Mais elle doit avant tout reposer sur une volonté politique claire de protéger la société et de faire respecter la loi.
Cela implique de soutenir les policiers et les élus, de construire les places de prison nécessaires, de moderniser les outils de la justice, de renforcer les services d’enquête et de prononcer des sanctions réellement dissuasives contre les trafiquants et les récidivistes.
« Il faut prendre conscience de la situation, mettre les moyens là où il le faut et rétablir les services judiciaires. Il faut soutenir la police nationale et réorganiser notre pays. »
Face aux mafias du narcotrafic, l’État ne peut plus reculer. La République doit reprendre le contrôle, protéger ceux qui la servent et garantir à chaque Français le droit fondamental de vivre en sécurité.
Fête de la Saint-Cassien : une identité vivante qui se transmet
À l’occasion de la fête patronale de la Saint-Cassien, de nombreux Cannois se sont rassemblés aux côtés de David Lisnard pour célébrer l’une des traditions les plus emblématiques de la ville. Après le défilé dans les rues de Cannes et l’aubade provençale, la journée s’est déroulée sur la butte de Saint-Cassien, rythmée par l’emblématique Danse de la Souche.
Dans son discours, David Lisnard a rappelé que l’identité ne se fige pas, mais se nourrit et se transmet. « L’identité ne peut pas être fossilisée. Ce qui est fossilisé est, par définition, mort. Tout l’enjeu est de nourrir, d’alimenter et de donner de la vie à notre identité », a-t-il déclaré.
Le président de Nouvelle Énergie a souligné la singularité de l’identité cannoise, « à la fois provençale, française et ouverte sur le monde », rappelant que l’attachement à ses racines est pleinement compatible avec l’ouverture aux autres : « Notre secret cannois, c’est d’être bien avec nous-mêmes pour être bien avec les autres, de faire respecter ce que nous sommes et d’accueillir ceux qui respectent cela. »
Évoquant les racines chrétiennes de Cannes et l’importance de préserver le patrimoine, David Lisnard a insisté sur le rôle des traditions dans la transmission d’un héritage commun : « Nous devons nourrir nos racines pour que cet arbre soit vivant et produise de bons fruits. »
À travers la célébration de la Saint-Cassien, Cannes perpétue une tradition populaire qui fait vivre son histoire, renforce le lien entre les générations et affirme une identité pleinement assumée.
Réception des bacheliers cannois ayant obtenu la mention « Très bien »
David Lisnard a reçu en mairie les 44 bacheliers des établissements publics et privés de Cannes ayant obtenu la mention « Très bien » au baccalauréat 2026, lors d’une réception organisée en leur honneur.
Issus de sept établissements cannois, ces jeunes ont été félicités pour leur engagement, leur travail et l’excellence de leurs résultats. À cette occasion, le maire de Cannes les a encouragés à poursuivre leur parcours avec ambition, curiosité et détermination, en rappelant que l’effort, le mérite et la persévérance demeurent les meilleurs leviers de réussite.
À travers cette réception, David Lisnard réaffirme son attachement à la valorisation de l’excellence scolaire et à une culture du mérite qui récompense le travail et l’investissement. Une manière de saluer une génération de jeunes talents appelés à contribuer, demain, au dynamisme et au rayonnement de la France.
« La France doit redevenir une fête » : le discours de David Lisnard pour le 14 Juillet
À l’occasion de la Fête nationale, David Lisnard a livré un discours de fond sur l’état du pays, l’identité française et les conditions du redressement national. Devant le Monument aux Morts de Cannes, le président de Nouvelle Énergie a appelé à retrouver une France libre, forte et rassemblée, autour d’un triptyque : liberté, autorité et concorde.
Pour David Lisnard, le 14 Juillet ne doit pas seulement être une commémoration, mais l’expression d’une nation capable de célébrer ce qui l’unit. « La France doit redevenir une fête », a-t-il affirmé, regrettant qu’au fil des années la fête nationale ait perdu sa dimension de communion populaire. « Si nous ne savons plus faire la fête ensemble autour de la France devenue République, c’est peut-être que nous ne sommes plus tout à fait une nation. »
Le maire de Cannes a ensuite dénoncé le recul des missions régaliennes de l’État, estimant que l’insécurité ne pouvait justifier des restrictions de liberté imposées à l’ensemble des Français. « Incapables de sanctionner les voyous, on pénalise la majorité silencieuse. Incapables de réprimer l’abus a posteriori, on sanctionne l’usage a priori. » Il a plaidé pour un État recentré sur ses missions essentielles : protéger les citoyens, faire respecter la loi, maîtriser les frontières et garantir la souveraineté nationale.
David Lisnard a également défendu une conception exigeante de la nation française, reprenant la définition d’Ernest Renan. La France, a-t-il rappelé, n’est « ni une race ni une religion », mais « un héritage que l’on reçoit et une volonté que l’on renouvelle ». Il a dénoncé les logiques communautaristes qui fragmentent le pays et réaffirmé l’idéal républicain fondé sur l’universalisme, l’égalité des citoyens et le refus de toute hiérarchisation selon les origines.
Évoquant ce qu’il appelle la « Belle France », David Lisnard a rendu hommage à l’héritage historique, culturel et civilisationnel du pays : ses paysages, sa langue, ses terroirs, son patrimoine, ses racines judéo-chrétiennes, la laïcité, les Lumières, mais aussi le génie scientifique, industriel et créatif français. « Une nation qui arrache ses racines devient amnésique. Et un peuple amnésique n’a pas d’avenir. »
Le président de Nouvelle Énergie a également développé sa vision de l’action publique, opposant l’État-performance à l’État-providence. Il a défendu une France qui récompense le mérite, le travail et la responsabilité plutôt qu’une logique permanente d’assistanat. À ses yeux, le redressement du pays passe par davantage de liberté économique, une autorité réaffirmée de l’État sur ses missions régaliennes et une confiance retrouvée envers le pays réel.
S’appuyant sur les résultats obtenus à Cannes, David Lisnard a illustré cette méthode par des réalisations concrètes : baisse continue de la dette municipale, diminution des impôts locaux, investissements soutenus, renforcement de la sécurité, préservation du patrimoine, protection de l’environnement et développement de l’enseignement du grec, du latin et de la philosophie dès le plus jeune âge.
En conclusion, il a lancé un appel au courage politique face à ce qu’il considère comme le principal obstacle au redressement national : l’immobilisme. « Le déclin n’est jamais une fatalité : il n’est que le nom poli du renoncement et de l’immobilisme. » Avant de conclure : « Rendons à la France l’envie de se rassembler. L’envie de croire. L’envie d’espérer. L’envie d’être une nation. Et permettons-lui de redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : une fête. »
Commémoration de la rafle du Vel’ d’Hiv : ne jamais céder face à la haine
À l’occasion de la 84ᵉ commémoration de la rafle du Vel’ d’Hiv, David Lisnard a participé à la cérémonie organisée devant le mémorial des déportés juifs de l’Abadie II, à Cannes La Bocca, en hommage aux victimes de l’une des pages les plus sombres de l’histoire de France.
Dans son discours, le président de Nouvelle Énergie a rappelé que « la barbarie n’a pas eu besoin de fureur à chaque étage. Il lui a suffi de fonctionnaires appliqués », soulignant la responsabilité des institutions lorsque l’État renonce à ses principes.
Il a également rendu hommage à « l’autre France », celle qui sauva des milliers de Juifs au péril de sa vie : « Les trois quarts des Juifs de France ont survécu à la Shoah (…) grâce à leur courage, et à des dizaines de milliers de Français anonymes : des concierges, des policiers, des instituteurs, des prêtres, des pasteurs, des religieuses, des paysans qui cachaient. »
Évoquant la recrudescence de l’antisémitisme, David Lisnard a rappelé que « le 7 octobre 2023, le Hamas a commis en Israël le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah », avant de souligner une réalité préoccupante : « Nos compatriotes juifs sont moins de 1 % de la population. Ils subissent plus de 50 % des actes antireligieux du pays. »
Concluant son allocution par un hommage aux 4 115 enfants arrêtés lors de la rafle du Vel’ d’Hiv, il a appelé à la vigilance face au retour de la haine : « La seule promesse qui vaille est de ne rien céder, ni à la haine qui revient, ni aux idéologies qui l’arment, ni à la lassitude qui l’installe. »
Le 14-Juillet de la grande France
Une tribune de David Lisnard parue dans Rupture-mag.
Si nous célébrons notre fête nationale le 14 juillet, nous le devons à la loi du 6 juillet 1880. Cette date n’avait pas vocation à commémorer seulement la prise de la Bastille de 1789, mais aussi la Fête de la Fédération, consécration de l’unité de la France, qui eut lieu un an plus tard. C’est cette date qui donne au 14 juillet sa portée proprement nationale.
Ce jour-là, quatorze mille fédérés venus des quatre-vingt-trois départements créés quelques mois plus tôt se rassemblent au Champ-de-Mars, devant plusieurs centaines de milliers de Parisiens, pour prêter serment de fidélité à la Nation, à la Loi et au Roi. Ces hommes sont les délégués des gardes nationales des communes.
Ce mouvement ne provient pas de Paris. Dès le 29 novembre 1789, à Étoile-sur-Rhône, plus de douze mille gardes nationaux du Dauphiné et du Vivarais scellent le premier pacte fédératif. À Pontivy, les jeunes citoyens de Bretagne et d’Anjou se déclarent « Français et citoyens du même empire ». Lyon rassemble des délégations de plusieurs départements voisins le 30 mai 1790.
L’Assemblée nationale, en décidant d’organiser la Fédération générale, n’a fait qu’ordonner et amplifier un mouvement né dans les communes. Celles-ci existaient de fait depuis des siècles ; la Révolution venait de les fonder en droit par la loi du 14 décembre 1789 qui érigea en municipalités les quarante-quatre mille paroisses, bourgs et communautés d’habitants du royaume de France.
C’est ainsi que la nation, dont l’État bâtissait le corps depuis Philippe Auguste, reçut le 14 juillet 1790 son second fondement : le libre consentement de citoyens qui, du village à la province et de la province à la patrie, choisirent de s’unir.
Cette construction vient de loin. La France procède de la raison grecque et du droit romain, de l’héritage judéo-chrétien, de la scolastique médiévale et de l’esprit des Lumières. Elle est l’œuvre de la monarchie et de la Révolution, de l’Empire et de la République, de l’école, de l’armée et de la commune. De cette longue et tumultueuse histoire est née une communauté républicaine de citoyens et de destin, qui a fait d’individus divers un seul et même peuple, réuni autour d’une même loi, d’une même langue, d’une même culture.
Chaque Français, quels que soient son origine, ses croyances, sa couleur de peau, est le dépositaire de ce patrimoine. Cette France est plus grande que chacun de ses régimes, plus grande que chacune de ses générations, plus grande que chacune de ses composantes. C’est la grande France, multiséculaire, indivisible, transmise de génération en génération.
Aujourd’hui, on voit apparaître à l’extrême gauche une volonté de déconstruire notre histoire. Cette entreprise, théorisée par Jean-Luc Mélenchon, a pour but de faire naître une « nouvelle France ».
Une France racialiste, c’est-à-dire raciste, communautariste, accommodante avec l’islamisme, complaisante avec l’antisémitisme, et même complice. Une France où l’on trie les citoyens selon leur origine, où l’on oppose les Français d’hier aux Français d’aujourd’hui, les immigrés extra-européens aux « tout blancs tout moches ».
Chaque génération, certes, apporte une sociologie nouvelle. Aucune génération, jamais, n’a fondé une autre France.
Cette extrême gauche ne revendique pas pour rien sa filiation avec Robespierre, l’artisan de la Terreur, qui fut la négation du 14 juillet 1790. Les fédérés s’étaient unis librement ; la loi des suspects du 17 septembre 1793 trie les Français par catégories. Les communes s’étaient fédérées d’elles-mêmes ; la Convention écrase Lyon, Marseille, Bordeaux, accusées de « fédéralisme ».
Retrouvez cette tribune sur le site de Rupture-Mag en cliquant ici.
« La liberté d’expression est la condition incontournable de la démocratie »
Invité de L’Heure des Pros 2 sur CNews face à Eliot Deval, David Lisnard, président de Nouvelle Énergie et candidat à l’élection présidentielle, a vivement dénoncé le rapport parlementaire consacré à la lutte contre la désinformation. Pour lui, plusieurs des propositions avancées constituent une remise en cause sans précédent de la liberté d’expression, pilier de toute démocratie.
Selon David Lisnard, la liberté ne saurait être considérée comme un obstacle à la démocratie, mais bien comme sa condition première. Il met en garde contre toute tentative de confier à une autorité administrative ou politique le pouvoir de définir ce qui relève de la vérité ou de la désinformation. « Dès que l’on veut encadrer la liberté hors du champ de l’ordre public, on tombe dans le monopole de la vérité », a-t-il affirmé, dénonçant une vision « orwellienne » de la société.
S’il reconnaît que les ingérences étrangères, l’opacité de certains algorithmes ou encore les manipulations de l’information constituent de véritables défis, David Lisnard estime que la réponse ne peut être la censure. Il plaide au contraire pour davantage de pluralisme, de transparence et surtout pour le renforcement de l’esprit critique dès l’école. À ses yeux, le XXIe siècle exige autant de savoir maîtriser les technologies que de savoir « décoder le monde » grâce aux humanités et à la raison critique.
Le président de Nouvelle Énergie critique également plusieurs propositions du rapport, qu’il juge liberticides : création de nouveaux délits, contrôle renforcé des créateurs de contenus, intervention sur les algorithmes des plateformes ou encore conditionnement des aides à la presse à des critères de « vérité ». Il estime que ces mesures reviendraient à instaurer un « ministère de la vérité », incompatible avec les principes de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
Au-delà de ce rapport, David Lisnard dénonce un phénomène plus large : celui d’un État qui préfère restreindre les libertés des citoyens plutôt que sanctionner efficacement les véritables abus. Selon lui, cette logique bureaucratique nourrit le sentiment d’injustice et alimente la défiance envers les institutions.
Interrogé sur sa vision de la France, David Lisnard est revenu sur le concept de « Grande France » qu’il développe depuis plusieurs mois. Une France fidèle à son héritage historique tout en étant pleinement tournée vers le XXIe siècle. Il défend une conception universaliste de la nation, ouverte à tous ceux qui adhèrent à sa culture, à ses valeurs et à son histoire. « Nous sommes les dépositaires d’une civilisation héritière de la logique grecque, du droit romain, de la culture judéo-chrétienne et de l’esprit des Lumières », a-t-il rappelé.
Enfin, revenant sur sa candidature à l’élection présidentielle, David Lisnard a réaffirmé son ambition de proposer une alternative fondée sur la liberté, la responsabilité et la performance de l’action publique. Il appelle à bâtir un « État-performance » recentré sur ses missions essentielles, à réduire durablement la dépense publique, à restaurer la compétitivité de l’économie française, à mieux rémunérer le travail et à replacer l’instruction au cœur du projet national.
Pour David Lisnard, le débat présidentiel qui s’ouvre doit permettre de confronter librement les projets et les idées. « Je veux porter une espérance, celle d’une France où l’autorité protège les libertés, où le travail est récompensé et où l’État est au service de la société plutôt que l’inverse. »
David Lisnard, l’entretien à TECHNIKART
Retrouvez le Grand Entretien de David Lisnard à TECHNIKART.
Président de l’Association des maires de France, maire de Cannes réélu avec un score soviétique dans une ville peu suspecte de nostalgie nord-coréenne, David Lisnard avait forcément de quoi piquer ma curiosité. 88 % en 2020, 81 % en 2026 : ce genre de chiffres donne envie de chercher le truc, la combine, le tapis qui cache la poussière. Dans les taxis, chez les commerçants, sur la plage, au comptoir, toujours la même question : « Vous en pensez quoi de Lisnard ? » Et partout, ou presque, la même musique : il est aimé ; au pire, respecté. Sa ville tient à lui. David Lisnard tient sa ville, et même mieux. Il semble l’avoir comprise.
Il y a chez lui, une qualité devenue presque révolutionnaire : le bon sens. Pas celui un peu rance, de fin soirée, où l’on regrette le monde d’avant en trempant son pain dans le ressentiment d’un hier abandonné, non. Un bon sens de vrai maire : celui d’un homme pragmatique, solaire et concret ; celui d’un homme qui sait qu’une ville n’est pas un concept, ni un laboratoire d’idées ; ni un tremplin politique, ni une rente, ni un jouet. Qu’une rue sale se nettoie au lieu de se théoriser et qu’un festival existe par les films qu’on y voit, non par les slogans qu’on vient y agiter.
Il échappe à cette maladie moderne des politiques qui ont toujours une réponse avant même d’avoir pensé au problème. Chez lui, le réel précède le phrasé. On ressent la ville sous les idées, la doctrine sous les pavés, les gens avant la note de synthèse. Il parle d’ordre sans fantasmer la matraque, de culture sans réciter le catéchisme subventionné et de liberté sans oublier qu’elle n’existe jamais sans responsabilité.
Libéral, de droite, assumé, mais pas figé, il ne cherche pas à singer le peuple, mais plutôt à rester à ses côtés. Et, dans une époque saturée de discours incantatoires, cyniques et désenchantés, cela paraît presque être une élégance.
Parce qu’il incarne une idée trop rare de la politique ; celle où l’on administre avant de pérorer, où l’on préfère les preuves aux postures, où l’on refuse de choisir entre la culture et l’industrie, l’éducation et la création, le devoir et l’émancipation, il fallait aller voir au plus près ce que cette promesse donnait face à l’intéressé.
On peut commencer par le Festival de Cannes. L’année prochaine, il fêtera ses quatre-vingts ans. Qu’est-ce que la Ville nous promet pour cette édition anniversaire ?
David Lisnard : Ce n’est pas à moi de l’annoncer. Iris Knobloch et Thierry Frémaux le feront très bien. Ce que je peux dire, c’est que la Ville, qui est à l’origine du festival avec le gouvernement français, mettra à disposition les espaces publics, les moyens, la logistique. Nous sommes le premier financeur public du festival depuis quelques années. L’enjeu, pour cette 80e édition, c’est qu’elle catalyse tout ce qui fait sa singularité : que Cannes reste vraiment le Festival de cinéma international, pas le Festival de cinéma national. Il faut que les meilleurs films soient sélectionnés, bien sûr ; mais aussi que la planète du cinéma soit présente : les studios, Bollywood, l’ouverture au monde. Cannes, c’est à la fois une sélection et un marché ; et le cœur du festival, évidemment, les films.
Quand vous dites que la Ville est le premier financeur public, on parle de quels montants ?
David Lisnard : Dans le budget du festival, les partenaires publics principaux sont l’État, via le CNC [Centre national du cinéma], et la Ville. La Ville finance plus que le CNC. Elle met environ deux millions d’euros en cash et à peu près quatre millions en logistique.
Vous évoquez souvent l’histoire du festival, né en réaction à la Mostra de Venise, dont le palmarès de 1938, dicté par les pressions de Mussolini et Hitler, avait transformé le cinéma en vitrine idéologique. Aujourd’hui, comment éviter que le festival soit parasité par les polémiques politiques ?
David Lisnard : Je ne fais jamais d’ingérence dans les sélections. Certains maires ont essayé dans le passé, pas moi. L’expression des artistes doit rester totalement libre. En revanche, comme cofondateur et premier financeur public, la Ville peut rappeler que le festival doit rester un lieu de diversité. Les œuvres incarnent cette diversité. Leur première vocation, c’est d’avoir une puissance artistique, une originalité, une force narrative. Certaines ont un contenu politique, toutes disent quelque chose du monde. La difficulté commence quand le discours prend la place de l’œuvre.
Vous pensez que les médias accentuent ce phénomène ?
David Lisnard : Oui. Peut-être qu’on accorde trop d’importance aux prises de position. L’ennemi de l’univers culturel en France, c’est le conformisme, l’entre-soi, l’uniformité de la pensée. Quand je le dis, on me renvoie immédiatement à ce que je suis : un homme blanc de plus de cinquante ans, classé à droite. Mais je le dis quand même. Les œuvres, elles, sont diverses. Ce qui reste, ce ne sont pas les déclarations. Je ne me souviens pas de ce qui s’est dit l’année de la Palme d’or de Taxi Driver, mais je me souviens de Taxi Driver.
Est-ce que ce n’est pas aussi le rôle d’un maire comme vous, à Cannes, de rappeler que la culture n’est pas forcément de gauche ?
David Lisnard : Je ne cesse de le dire et de l’écrire. Mais ne nous laissons pas enfermer dans ce débat. La culture, elle est humaine. Un film de Ken Loach peut avoir une forte fibre sociale et politique et être un grand film. Ce qui m’intéresse, c’est l’œuvre. Je suis pour la liberté de création. Ce qui pose problème, c’est quand on conditionne le financement à de la propagande, quelle qu’elle soit.
On parle beaucoup de la mainmise supposée de tel ou tel industriel sur la culture. Pourquoi parle-t-on si peu de la mainmise algorithmique des plateformes ?
David Lisnard : Parce que le sujet est tellement gros que personne ne le voit. Heureusement qu’il reste quelques industriels, quelques chefs d’entreprise, quelques milliardaires, qui font vivre le monde culturel. Sans eux, beaucoup de choses ne vivraient pas. Le vrai risque, aujourd’hui, c’est l’uniformisation algorithmique. C’est TikTok, YouTube, les Gafam, la capacité à orienter les goûts, les réflexes, les imaginations. Là-dessus, les pouvoirs publics doivent garantir la liberté d’accès et l’équité d’accès. Non pas choisir la bonne science, non pas choisir le bon art, surtout pas. Mais organiser les conditions de la liberté.
Vous en faites un sujet d’instruction autant que de culture ?
David Lisnard : Évidemment. Pourquoi parle-t-on moins bien français aujourd’hui que ma mère, qui a quatre-vingt-huit ans, venait d’une famille de neuf enfants sans un rond et n’avait même pas le certificat d’études ? Parce qu’elle avait un champ lexical immense. Si on ne rend pas les esprits mobiles par la raison critique, par l’apprentissage, par la culture, on fige les gens dans leur tête et socialement. La culture doit être une grande cause nationale, comme le civisme. Culture, civisme, instruction.
Concrètement, si vous étiez aux responsabilités, vous changeriez quoi ?
David Lisnard : D’abord, je séparerais la communication de la culture. Ce n’est pas la même chose. Ensuite, je ferais un grand ministère unique de l’Instruction, de la Recherche et de la Culture. Aujourd’hui, le ministère de la Culture a très peu de pouvoir. On distribue quelques miettes, on entretient des réseaux, on accumule parfois des œuvres dans les caves des Drac [Direction régionale des affaires culturelles] ou des Frac [Fonds régional d’art contemporain]. Mais le vrai sujet, c’est de lier l’instruction et la culture. On ne crée pas sans transmettre. La transmission sert la création et la création d’aujourd’hui peut devenir le patrimoine de demain.
Cette idée de transmission peut vite être caricaturée en retour au vieux monde : latin, grec, classiques, discipline… Comment évitez-vous ce procès-là ?
David Lisnard : On s’en fout de ce procès. À Cannes, on fait grec, latin et philosophie de la maternelle au CM2, sur le temps périscolaire. L’éducation artistique et culturelle est aussi financée par la mairie, sur le temps scolaire. Je n’ai aucune opposition, aucune polémique. Ces cours sont pleins. Le problème n’est pas la demande, c’est l’offre : trouver des professeurs. Dans les quartiers populaires, les parents veulent que leurs enfants soient bien formés dans les écoles où on les oblige à les inscrire. Ils veulent qu’ils apprennent les codes, la maîtrise du langage, l’indépendance. Il faut rendre les enfants progressivement indépendants, capables de choisir.
Vous insistez sur les classiques. Pour vous, il n’y a pas d’opposition entre classique et moderne ?
David Lisnard : Aucune. Picasso disait qu’à dix-sept ans, il peignait comme Raphaël. Les plus grands chorégraphes ont fait leurs gammes classiques. Pina Bausch invente des chorégraphies sublimes, mais elle connaît ses classiques. Même chose en littérature : on peut rompre une forme quand on la maîtrise. Si vous n’avez jamais appris à faire une phrase avec un sujet, un verbe et un complément, vous ne produirez pas une rupture créative. Vous produirez de la daube.
En parlant de daube : la gastronomie, vous la mettez où ? Dans la culture ? Dans le patrimoine ?
David Lisnard : Dans la jouissance. Et, bien sûr, dans le patrimoine. Le débat est tranché.
Vous dites que la culture est au cœur de votre projet. Mais est-ce suffisant dans un pays qui se désindustrialise ?
David Lisnard : J’ai coécrit un livre qui s’appelle La Culture nous sauvera (L’Observatoire, 2021), donc oui : c’est au cœur de mon projet. Mais l’industrie n’est pas morte, et il n’y a aucune fatalité. Il faut arrêter de flinguer nos industries avec la surfiscalité, la suradministration, le manque de foncier, l’énergie chère. Pour avoir une industrie, il faut du terrain, de la formation, de l’énergie abondante et bon marché. Et il faut arrêter d’opposer transmission et création, industrie et culture. On a besoin d’industrie pour financer la culture, et on a besoin de culture pour relier une Nation.
Justement, Cannes est souvent vue comme la ville de la Croisette. Vous rappelez qu’elle est aussi populaire.
David Lisnard : Cannes a un taux de pauvreté d’environ 21 %. C’est 50 % de plus que la moyenne française car c’est depuis toujours une ville qui accueille des travailleurs pauvres, notamment immigrés. Si vous ne connaissez que la Croisette, vous ne connaissez pas Cannes. La culture est indispensable parce qu’elle permet d’élever les individus et de les relier, y compris quand ils ont des origines, des religions, des croyances différentes. Mais vous pouvez faire tous les efforts culturels que vous voulez : si vous créez des ghettos de gens pauvres et venus d’ailleurs, si l’école ne joue plus son rôle, si la qualité de l’instruction s’effondre, la culture ne peut pas tout réparer seule.
Donc, pour vous, la culture est une arme d’unité nationale ?
David Lisnard : Oui. Elle l’a toujours été. Elle permet une culture commune, ce qui ne veut pas dire uniforme. Quand des gamins apprennent le violon, quand ils produisent quelque chose individuellement et collectivement avec un orchestre, il se passe quelque chose de très fort. Mais si, parallèlement, ils sont condamnés à ne pas trouver de travail et à vivre dans des quartiers abandonnés aux trafics, vous n’avez rien réglé. La culture est indispensable, mais elle doit s’articuler autour de l’ordre, de l’instruction, de la prospérité économique. Le rôle d’intégration par les entreprises est primordial.
Dernière question, justement, sur les trafics. Au sujet des drogues, est-ce que la répression seule a échoué ?
David Lisnard : Je me pose réellement la question. Il y a des jours où je me demande s’il ne faut pas sortir de la prohibition sur certaines drogues pour casser une partie des trafics. Mais attention aux sophismes. Regardez San Francisco : quand on laisse tout ouvert, on produit aussi des zombies. La répression peut fonctionner s’il y a une politique cohérente, internationale, et des moyens. Je n’ai pas de réponse définitive. C’est une vraie question.
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À Saint-Raphaël, David Lisnard lance sa campagne pour «faire gagner la France qui fait»
Devant plus de 2000 personnes réunies au Palais des Congrès de Saint-Raphaël, vendredi 3 juillet 2026, David Lisnard a officiellement lancé sa campagne pour l’élection présidentielle. Dans un discours consacré au redressement de la France, le président de Nouvelle Énergie a appelé à une mobilisation civique du pays réel, à la rupture avec le social-étatisme et à l’avènement d’un État performant, recentré sur ses missions essentielles.
« Il n’y a pas une seconde à perdre. »
C’est par cette formule, répétée à plusieurs reprises, que David Lisnard a ouvert son grand meeting de lancement de campagne. Il a appelé les Français à se mobiliser sans attendre pour redresser le pays et construire une véritable alternative politique.
« Il n’y a pas une seconde à perdre pour aller gagner les élections. Il n’y a pas une seconde à perdre pour œuvrer au redressement de la France. Il n’y a pas une seconde à perdre pour faire gagner la France. »
Pour David Lisnard, le redressement ne pourra pas être conduit par ceux qui ont participé au déclin du pays, ni dans le cadre d’un système politique qu’il juge « périmé, foutu, cramé ».
Faire gagner « la France qui fait »
Face aux commerçants, artisans, indépendants, salariés, fonctionnaires, chefs d’entreprise, retraités, étudiants et élus locaux réunis à Saint-Raphaël, David Lisnard a placé le pays réel au cœur de son projet.
« La France ne gagnera pas avec une femme ou un homme providentiel. La femme providentielle, l’homme providentiel, c’est vous, c’est chacun d’entre vous. »
Il a appelé à réunir et mobiliser cette France discrète, concrète et laborieuse, qu’il rencontre lors de ses déplacements et qui assume chaque jour ses responsabilités sans être entendue dans le débat public.
« Ce que je veux faire, précisément, c’est, avec vous, faire gagner la France. Faire gagner la France qui fait. Cette France qui, elle, fera gagner la France. »
Il a évoqué ses déplacements récents dans l’Yonne, la Sarthe et le Calvados, au contact des agriculteurs, des entrepreneurs, des élus et des habitants confrontés à l’empilement des normes, à l’impuissance administrative et au déclassement du pays.
« Cette nation, notre belle nation française, concrète et discrète, pudique et digne, bouillonne intérieurement devant le gâchis constaté chaque jour. »
Refuser le fatalisme et le conformisme
David Lisnard a désigné le conformisme comme l’un des principaux obstacles au redressement de la France.
« Mon ennemi, c’est le conformisme. Le conformisme de dirigeants sans imagination, sans volonté. »
Il a également appelé à rompre avec le fatalisme de ceux qui considèrent que plus rien ne pourrait être changé.
« Refusons le fatalisme. N’acceptons pas ce que le système nous impose. Prenons les choses en main. Remettons notre pays dans le bon sens, à tous les sens du terme. Faisons entendre cette révolution du bon sens. »
Le président de Nouvelle Énergie a dénoncé le mépris d’une partie des élites administratives et politiques envers les élus locaux, les entrepreneurs et les Français qui travaillent.
« Les mairies sont les PME de la République. »
Il a rappelé que les maires étaient non pas « le dernier kilomètre », mais « le premier centimètre de l’action publique », directement confrontés aux difficultés quotidiennes et aux contradictions de l’État.
« L’État-providence est mort. Vive l’État-performance ! »
Le cœur du discours de Saint-Raphaël a porté sur la transformation de l’État. David Lisnard a décrit un modèle social conçu après-guerre, mais devenu selon lui financièrement insoutenable, inefficace et injuste.
Il a rappelé que le système reposait initialement sur trois piliers désormais affaiblis : une forte natalité, une croissance soutenue et une immigration maîtrisée et tournée vers le travail.
« On ne fait plus d’enfants. On ne fait plus de croissance. Et l’immigration est incontrôlée. »
David Lisnard a dénoncé un État qui prélève et dépense toujours davantage, tout en protégeant moins bien les Français.
« Dans le même mouvement, le social-étatisme parvient à surdépenser et à sous-équiper, à surtaxer et à sous-financer, à suradministrer et à sous-protéger. »
Il a opposé à ce modèle l’État-performance, recentré sur ses missions régaliennes et au service d’une société fondée sur la liberté, la responsabilité, le mérite et le travail.
« L’État-providence est mort. Vive l’État-performance ! »
« Un État au service d’une société où l’effort, le mérite et le travail sont récompensés. Une société où le propriétaire a plus de droits que le squatteur. Un État qui sert la société au lieu de vivre à ses dépens. »
Désarmer la bureaucratie pour réarmer l’État
David Lisnard a fait de la débureaucratisation et de la dérégulation la grande cause du prochain quinquennat.
Selon lui, la bureaucratie s’est progressivement interposée entre l’argent versé par les contribuables et les services publics qu’ils sont en droit d’attendre.
« Chaque problème a fait naître une aide. Chaque aide, un guichet. Chaque guichet, une règle. Chaque règle, un contrôleur. Chaque contrôleur, un contrôleur du contrôleur. »
Il a appelé à remettre davantage de policiers dans les rues, de soignants auprès des malades, de magistrats et de greffiers dans les tribunaux, de surveillants dans les prisons et d’enseignants devant les élèves.
« Si l’on veut moins de bureaucrates, il faut moins de bureaucratie. Et si l’on veut moins de bureaucratie, il faut déréguler. »
David Lisnard a annoncé vouloir passer à la broyeuse les règles inutiles et incompréhensibles, notamment dans les domaines des marchés publics, de la fiscalité, du droit du travail, de l’urbanisme ou encore du logement.
« Moins de règles et de meilleures règles. Des règles fortes, compréhensibles et respectées. »
Il a également proposé la création d’un droit permettant à chaque citoyen ou porteur de projet de contester une règle absurde. Lorsqu’une règle serait reconnue comme telle, elle ne ferait pas seulement l’objet d’une dérogation individuelle, mais serait supprimée pour tous.
Supprimer les structures inutiles et réduire la dépense publique
David Lisnard a dénoncé la multiplication des agences, opérateurs, comités et autorités administratives, qui emploieraient plus de 500 000 agents et représenteraient près de 100 milliards d’euros de dépenses.
« Nous supprimerons tout ce qui entrave sans protéger, tout ce qui complique sans servir. »
Il a notamment cité les nombreuses structures intervenant dans les secteurs de la santé, du logement, de l’environnement et de l’aménagement.
Le candidat a réaffirmé son objectif de réaliser 80 milliards d’euros d’économies dès la première année, puis 200 milliards d’euros par an à la fin du quinquennat.
« À chaque euro dépensé, une seule règle : est-il utile, efficace et relève-t-il vraiment de l’État ? »
Cette baisse de la dépense doit permettre de réduire les prélèvements obligatoires, de mieux rémunérer les agents publics exerçant des missions essentielles, de moderniser l’État et de rétablir progressivement l’équilibre budgétaire.
« Cotiser moins pour gagner plus »
David Lisnard a rappelé que près de 47 % du coût total d’un salarié était absorbé par les prélèvements obligatoires, contre environ 35 % en moyenne en Europe.
« Sur 100 euros dépensés par l’employeur, seulement 53 euros arrivent dans la poche du salarié avant impôt. »
Il a proposé une réduction importante des cotisations patronales et salariales afin d’augmenter directement les salaires nets.
« Cotiser moins pour gagner plus. »
Pour un salarié percevant environ 2 000 euros nets par mois, cette réforme pourrait représenter plus de 200 euros nets supplémentaires dans un premier temps, puis jusqu’à 400 euros à terme.
« Le travail paiera réellement. Il ne servira plus à financer la bureaucratie et l’oisiveté. »
Cette politique serait accompagnée d’une baisse des impôts de production, d’une simplification massive des normes, d’une relance du nucléaire et de la réindustrialisation du pays.
Une part de retraite par capitalisation
David Lisnard a également défendu l’introduction d’une part obligatoire de capitalisation dans le système de retraite.
Il a dénoncé un modèle par répartition fragilisé par l’effondrement démographique et la diminution du nombre de cotisants par retraité.
« Chaque Français doit devenir propriétaire de sa retraite. »
La capitalisation permettrait, selon lui, de constituer un patrimoine, d’améliorer le niveau futur des pensions et de financer les entreprises françaises.
« C’est cela, la vraie politique sociale : permettre à chacun de bâtir son propre patrimoine. »
Restaurer l’ordre et l’autorité de l’État
David Lisnard a consacré une partie importante de son intervention à la sécurité, à la justice et à l’exécution des peines.
Il a rappelé l’augmentation des violences, des homicides, des tentatives d’homicide et du nombre de mineurs mis en cause.
« Ce ne sont pas que des chiffres. Ce sont des vies brisées, des familles endeuillées, des quartiers abandonnés. »
Il a cité les prénoms de jeunes victimes de crimes ayant bouleversé la France : Louis, Elias, Lola, Louise, Philippine, Matisse et Liana.
« À chaque drame, la même tragédie, la même absurdité, la même faillite et la même révolte qui gronde en nous. »
David Lisnard a proposé de construire 20 000 places de prison, d’instaurer la perpétuité réelle, de garantir l’exécution intégrale des peines et de lever l’excuse de minorité pour les crimes.
« Un crime d’adulte appelle une réponse d’adulte. La gravité des faits primera sur l’âge. »
Il a également appelé à responsabiliser les parents de mineurs délinquants et à faire payer les dégradations par les responsables ou leur famille, notamment par une retenue sur les aides sociales lorsque cela serait nécessaire.
« La société n’a pas à entretenir ceux qui détruisent la société. Stop au masochisme social. »
Maîtriser l’immigration et renouer avec l’assimilation
David Lisnard a réaffirmé la nécessité de mettre fin au désordre migratoire et de rendre au peuple français le dernier mot sur la politique d’immigration.
« Une même loi, une même langue, une seule nation. »
Il a défendu une politique d’intégration et d’assimilation exigeante, fondée sur l’adhésion aux lois, aux principes et à la culture de la France.
« La France ne trie pas les Français. Nous sommes tous des Français. »
Selon lui, la maîtrise de l’immigration est une condition indispensable pour préserver l’unité nationale, les équilibres sociaux et la capacité d’assimilation du pays.
Il a proposé la suppression de l’aide médicale d’État, remplacée par une aide médicale d’urgence ciblée sur les soins vitaux, ainsi que la fin de certaines prestations non contributives versées à des personnes n’ayant jamais cotisé en France.
Libérer l’école et transmettre la culture française
David Lisnard a présenté l’effondrement de l’instruction comme « le premier problème du pays ».
Il a dénoncé le recul de la France dans les classements internationaux, les difficultés en mathématiques, en sciences et dans la maîtrise du français, ainsi que les inégalités scolaires persistantes.
« Au nom de l’égalitarisme, on a créé de la médiocrité et de l’inégalité. »
Il a annoncé vouloir libérer l’école du centralisme bureaucratique, du collège unique, de la carte scolaire et des idéologies qui l’ont détournée de sa mission première.
« Nous referons de la France une superpuissance éducative en cinq ans. »
La culture française occupe également une place centrale dans le projet présenté à Saint-Raphaël.
« La culture française existe. Elle est une exigence civilisationnelle. Elle est le meilleur moyen d’échapper au déterminisme social comme à l’enfermement identitaire. »
David Lisnard l’a définie comme un patrimoine commun, transmis à chaque Français, quelle que soit son origine.
Une écologie de la science, du nucléaire et de la croissance
Le président de Nouvelle Énergie a opposé l’écologie de la science et de l’innovation à une écologie punitive et bureaucratique.
Il a dénoncé les réglementations qui rendent l’installation d’une climatisation excessivement complexe, alors que la France dispose d’une électricité largement décarbonée.
« Punir la climatisation au nom du climat dans un pays dont l’électricité est parmi les plus décarbonées d’Europe relève de la pure idéologie. »
Il a défendu le développement du nucléaire, de l’hydroélectricité, de la recherche et de l’investissement, tout en appelant à lutter contre les distorsions de concurrence environnementale.
« L’écologie passera par la croissance, la science, la recherche, l’innovation et l’investissement. »
David Lisnard a aussi réaffirmé sa volonté de supprimer le principe de précaution de la Constitution pour le remplacer par un principe de responsabilité.
« Comment imaginer que l’on puisse s’emparer de l’avenir en constitutionnalisant la peur de l’avenir ? »
Reprendre le contrôle de nos institutions
Revenant sur son discours prononcé à Bayeux, David Lisnard a rappelé qu’un pays ne pouvait se redresser sans institutions solides.
Il propose notamment d’élargir le champ du référendum prévu par l’article 11 de la Constitution, d’instaurer un véritable référendum d’initiative populaire et de permettre au peuple de dépasser certaines interprétations du Conseil constitutionnel ou des juridictions européennes.
« Tout pouvoir sans contre-pouvoir est une dictature. »
Il a également appelé à restaurer la primauté de la législation française et à mettre fin aux nominations de complaisance dans les grandes institutions publiques.
« Nous allons reprendre le contrôle. Quand je dis nous, c’est le peuple. »
Rassembler les trois droites
David Lisnard a présenté son projet comme le point de rencontre de trois traditions politiques complémentaires.
« La droite libérale attachée à la liberté et à la responsabilité, la droite conservatrice attachée à l’ordre, à la transmission et à l’autorité, et la droite souverainiste attachée à la nation et à ses frontières. »
Il a renouvelé sa proposition d’une grande primaire ouverte à droite, destinée à éviter la dispersion des candidatures et à créer un élan avant l’élection présidentielle.
« Je trouve cela bizarre d’être pour la compétition, d’être de droite et d’être contre la compétition. »
Il a refusé le choix entre le maintien du macronisme, un duel entre le Rassemblement national et Jean-Luc Mélenchon, ou de nouveaux arrangements entre responsables politiques ayant déjà échoué.
« Le cimetière électoral est rempli de vainqueurs de sondages. »
« Faire gagner la belle France pour refonder la grande France »
David Lisnard a opposé au concept de « nouvelle France » défendu par Jean-Luc Mélenchon celui de la belle France et de la grande France.
« La belle France, la grande France, c’est une communauté républicaine de citoyens et de destins. Elle est faite d’individus divers, d’un seul et même peuple. »
Cette grande France puise dans la raison grecque, le droit romain, l’héritage judéo-chrétien, les Lumières, la monarchie, la Révolution, les empires et la République.
« C’est la France des cathédrales et de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, de l’architecture et de la musique, de la littérature et du cinéma, de l’imagination et de la recherche scientifique, du TGV, d’Airbus, d’Ariane, du nucléaire et de l’esprit entrepreneurial. »
David Lisnard a appelé à renouer avec l’audace, la créativité, l’innovation et la volonté de construire.
« La France n’a pas fini d’inventer. Elle a simplement cessé d’oser. Nous lui rendrons cette audace. »
Il a conclu son discours par un appel à l’engagement et à la mobilisation.
« Œuvrez à l’avènement de la grande France. Cette grande France, mes chers amis, c’est notre espérance. Cette espérance possède aujourd’hui, avec vous, une nouvelle énergie. »
« Il n’y a pas une seconde à perdre. Donnons une nouvelle énergie à la France. Vive la liberté, vive la République et vive la France ! »