«Ce qui compte, c’est la France»
Invité de BFM TV face à Marc Fauvelle, le 20 avril, David Lisnard a livré une intervention qui tranche avec les réflexes dominants du débat public. À rebours des postures et des commentaires à chaud, il a défendu une ligne constante, celle d’une politique ancrée dans le réel, structurée par les faits et guidée par la responsabilité.
Interrogé sur la situation internationale et les initiatives de Donald Trump, Lisnard refuse toute lecture simpliste. Le sujet n’est pas de juger mais de comprendre les intérêts en jeu. La France, rappelle-t-il, dépend directement de la stabilité de certaines zones stratégiques, notamment pour ses approvisionnements énergétiques et la sécurité des voies maritimes. Dans ce contexte, laisser une fenêtre à la négociation peut constituer un signal positif, à condition qu’elle s’inscrive dans une stratégie cohérente. Derrière cette analyse, une idée claire se dégage : la politique étrangère ne peut être guidée par l’émotion, mais par une lecture lucide des rapports de force.
Cette exigence de lucidité irrigue également son approche des enjeux économiques. Face à la hausse des prix du carburant, il récuse les réponses faciles et les solutions d’affichage. Sa proposition, déjà formulée depuis plusieurs semaines, repose sur la suspension des certificats d’économie d’énergie. Une mesure technique, peu visible politiquement, mais immédiatement efficace sur le prix à la pompe. Surtout, elle présente à ses yeux un avantage décisif : elle n’aggrave pas la dette publique. Dans un pays fragilisé par des décennies de déficits, Lisnard rappelle que toute décision a un coût, et que ce coût ne peut être systématiquement reporté sur les générations futures.
Le même souci de cohérence guide son diagnostic sur l’État. Le paradoxe français est connu mais rarement assumé avec autant de clarté : des dépenses publiques parmi les plus élevées au monde, pour des services souvent jugés défaillants. Pour Lisnard, le problème n’est pas tant le niveau de dépense que sa mauvaise allocation. L’État est omniprésent là où il freine l’action, et insuffisant là où il devrait être pleinement engagé. Cette dérive s’incarne notamment dans la multiplication des structures administratives, qui diluent les responsabilités et complexifient la prise de décision. La conséquence est directe : une perte d’efficacité qui pénalise l’ensemble du pays.
La séquence où il met en scène la destruction de formulaires administratifs s’inscrit dans cette critique. Loin d’un simple geste symbolique, elle vise à illustrer un phénomène profond. L’accumulation de normes, loin de protéger, finit par entraver. Elle ralentit les projets, décourage les initiatives et pèse sur l’activité économique. À ses yeux, cette complexité a un coût concret, mesurable en croissance perdue et en opportunités manquées. Simplifier ne relève donc pas d’un slogan, mais d’une nécessité économique et sociale.
Sur le plan politique, Lisnard assume également une ligne de rupture. Après son départ des Républicains, il appelle à une recomposition fondée sur la confrontation démocratique plutôt que sur les accords d’appareil. L’idée d’une grande primaire ouverte de la droite et du centre vise à clarifier les projets et à faire émerger des candidatures sur la base d’une légitimité réelle. Dans un paysage fragmenté, il considère qu’on ne peut plus se contenter de désignations internes déconnectées du terrain. La crédibilité d’une offre politique passe désormais par la transparence et la compétition des idées.
Enfin, c’est une réflexion plus large sur le travail et le modèle social qu’il propose. Le système actuel, selon lui, ne valorise plus suffisamment l’effort. Entre des charges élevées et un niveau de rémunération qui ne reflète pas toujours l’investissement des individus, l’incitation à travailler s’affaiblit. Lisnard plaide pour un rééquilibrage qui redonne du sens au travail, en augmentant le revenu net et en allégeant les contraintes pesant sur l’activité. Sa position sur le 1er mai, qui consisterait à maintenir le caractère férié tout en permettant à ceux qui le souhaitent de travailler, s’inscrit dans cette logique de liberté encadrée.
Au fil de l’entretien, une cohérence se dessine. Refus du déni, refus des solutions de facilité, refus des illusions budgétaires. À l’inverse, une volonté de hiérarchiser les priorités, d’assumer les choix et de replacer la responsabilité au cœur de l’action publique. À travers cette intervention, Lisnard ne se contente pas de commenter l’actualité. Il esquisse une méthode et une vision, fondées sur une conviction simple : la France peut réussir à condition de sortir de ses contradictions.
«Je veux être patron, je me fous de mon image sociale» : David Lisnard expose sa vision pour 2027
Invité sur le plateau des Grandes Gueules sur RMC ce 21 avril, David Lisnard a clarifié ce qui distingue sa démarche dans la perspective de 2027 : une volonté assumée de décider, de rompre avec l’impuissance publique et de porter un projet de transformation profonde.
« Ce que j’aime, c’est décider, être patron. »
Une formule directe, loin des postures convenues, qui résume une conviction : la France ne manque pas de discours, elle manque de décisions.
Rompre avec l’impuissance politique
David Lisnard ne s’inscrit pas dans une logique de carrière. Il le revendique clairement : refuser les postes sans pouvoir réel d’action, refuser les compromis qui empêchent de réformer, refuser l’illusion de gouverner sans transformer.
« Un poste de ministre, c’est magnifique… mais seulement si vous pouvez décider. Aujourd’hui, vous ne décidez de rien. »
Ce constat alimente sa candidature : proposer une alternative à une classe politique qu’il juge enfermée dans ses propres limites, incapable de rompre avec un modèle à bout de souffle.
La bureaucratie, cœur du problème français
Au centre de son diagnostic : la bureaucratie.
Non pas comme un concept abstrait, mais comme une réalité quotidienne qui bloque, ralentit et appauvrit.
« La bureaucratie, c’est l’impôt invisible que personne ne vote et que tout le monde paie. »
Normes contradictoires, procédures interminables, inflation réglementaire : pour David Lisnard, la France est devenue un pays où l’on empêche d’agir a priori plutôt que de sanctionner a posteriori.
Sa ligne est claire :
moins de règles inutiles, plus de responsabilité, plus de confiance.
Un changement total de logiciel
Face aux promesses répétées de “choc de simplification”, il dénonce un échec systémique :
« À chaque fois, c’est plus compliqué. »
Pourquoi ? Parce que ceux qui produisent la norme sont les mêmes que ceux à qui l’on demande de la réduire.
D’où sa rupture :
un changement de logiciel complet, fondé sur la liberté d’action, la responsabilité individuelle et un État recentré sur ses missions essentielles.
C’est dans cette logique qu’il a créé Nouvelle Énergie, pour porter une vision différente, en dehors des cadres politiques traditionnels.
Libérer pour mieux rémunérer
La débureaucratisation n’est pas une fin en soi. Elle est un levier.
« Si vous voulez mieux payer les médecins, les enseignants, les soignants, il faut moins de bureaucratie. »
Autrement dit : réorienter les ressources vers ceux qui produisent, soignent, enseignent, plutôt que vers un système administratif devenu hypertrophié.
Une logique cohérente avec son objectif :
restaurer la valeur du travail et de l’effort.
Des réformes structurelles assumées
David Lisnard assume des propositions de fond, souvent évitées dans le débat public :
•désindexation des retraites les plus élevées pour engager une transition vers la capitalisation
•remise en cause du principe de précaution dans la Constitution
•suppression de la carte scolaire, qu’il considère comme une machine à reproduire les inégalités
•réduction massive de la dépense publique
Sa méthode : dire clairement ce qu’il faut faire, plutôt que contourner les difficultés.
Rétablir l’exigence de gestion
Pour le président de Nouvelle Énergie, la question budgétaire est centrale.
Avec 900 milliards d’euros de dépenses sociales et des résultats insuffisants, il appelle à un retour à une logique simple : l’efficacité.
« Si on n’est pas capable de réduire de 5 à 10 % une dépense, ce n’est même pas la peine de se présenter. »
Une approche inspirée du réel : gérer l’argent public avec la même exigence que dans une entreprise ou une collectivité.
Une ligne : décider, réformer, assumer
À travers cette intervention, David Lisnard confirme la singularité de sa démarche :
assumer la décision, refuser l’immobilisme, proposer une transformation profonde.
Pas de promesses faciles.
Pas de demi-mesures.
Mais une conviction : la France peut se redresser à condition de rompre avec ses blocages.
Et de retrouver ce qui fait la force des nations qui avancent :
la liberté, la responsabilité… et le courage de décider.
Le city stade du Riou retrouve des couleurs
Inaugurés mercredi 15 avril 2026, les travaux de rénovation permettent aux jeunes de retrouver leur terrain de jeu. Un article paru dans Nice-Matin.
Le ballon fusait déjà, hier, sur le nouveau gazon synthétique, encore sablonneux, du city stade du Riou. Au cœur du quartier, l’inauguration a rapidement laissé place à ce qui compte vraiment ici : jouer. Loin du protocole, les jeunes ont repris possession du terrain, transformant cet équipement municipal en véritable point de ralliement. Depuis sa rénovation, le site du boulevard du Riou attire davantage. Nouveau revêtement synthétique, tracés nets, palissades renforcées : pour les habitués, la différence est immédiate.
« C’est mieux qu’avant, ça donne envie de venir tous les jours », glisse un jeune, entre deux actions, avant qu’un autre enchérisse : « On retrouve tous les copains du quartier, même ceux qu’on ne voit pas à l’école. »
Accessible en libre-service de 9 h à 21 h, le terrain est devenu un espace essentiel pour ces jeunes, souvent en manque d’infrastructures. « Au moins, ça nous sort de l’appartement », confie l’un d’eux. Ici, football, basket ou volley s’enchaînent au fil des heures, avec une règle tacite : chacun attend son tour. « Des fois, les grands prennent le terrain, mais on essaie de jouer le plus longtemps possible », raconte un plus jeune, sourire aux lèvres.
Pour les parents, l’enjeu dépasse le simple loisir. « C’est important pour les enfants du quartier. Ça leur permet de se dépenser et de ne pas rester enfermés », souligne une mère de famille. Mais tous insistent aussi sur la nécessité de préserver un cadre sécurisé. « On veut que ça reste un endroit tranquille », insiste-t-elle.
Un équipement qui sera mis sous surveillance
Derrière cette rénovation, portée par la municipalité dans le cadre de son programme en faveur du sport de proximité, l’objectif est clair : offrir des espaces de pratique accessibles tout en évitant leur détournement. « Il faut des équipements pour la jeunesse », a rappelé le maire, David Lisnard, lors de l’inauguration, évoquant aussi les problématiques de nuisances et d’occupation nocturne.
Si le terrain est très fréquenté en journée, certains débordements persistent tout de même de nuit « Il y a encore des jeunes qui forcent le portail après la fermeture », regrette un parent. Une situation qui inquiète certains riverains, soucieux de ne pas voir cet équipement remis en question. « On ne voudrait pas que ça finisse par fermer à cause de ça. »
Pour répondre à ces préoccupations, la Ville prévoit un renforcement des dispositifs de sécurité avec, notamment, la présence accrue de patrouilles de police municipale et l’installation de caméras autour du city stade. En parallèle, des actions d’animation vont être développées, notamment avec Cannes Jeunesse, qui se situe à proximité, afin d’encadrer davantage l’utilisation du site. Au Riou, le city stade est déjà redevenu le rendez-vous des jeunes du quartier. Reste à en faire un cadre qui tienne dans la durée.
Face aux trafics, la réponse est claire : agir
À Cannes, la lutte contre la délinquance n’est ni un slogan ni une posture. C’est une action continue, méthodique, déterminée. Récemment, une 9e opération de police menée à proximité de la résidence Cannes Beach en est une illustration concrète.
À la demande de David Lisnard, le Procureur de la République a autorisé un renforcement des dispositifs de contrôle. Résultat : des opérations ciblées, des contrôles systématiques de véhicules et de piétons, une présence accrue des forces de l’ordre. Rien n’est laissé au hasard.
Occuper le terrain, restaurer l’ordre
Cette stratégie repose sur une conviction simple : la présence dissuade. Là où l’État recule, les trafics s’installent. À l’inverse, quand les forces de l’ordre occupent le terrain, l’ordre républicain reprend sa place.
À Cannes Beach, ces opérations s’inscrivent dans une action plus large :
•présence renforcée de la police municipale
•rachat et rénovation d’appartements
•reprise du syndic par Cannes Lérins Habitat
Autrement dit : traiter à la fois les symptômes et les causes.
Une ligne claire : fermeté et constance
À Bocca centre, Ranguin, La Frayère, Le Riou, République ou encore en centre-ville, la même méthode est appliquée : intensité, régularité, coordination entre police nationale, municipale et justice.
Une exigence : que chacun prenne sa part
Les forces de l’ordre font leur travail, avec engagement et efficacité. Elles doivent être soutenues. Mais la chaîne ne s’arrête pas là : la justice doit, elle aussi, tenir son rôle, avec fermeté.
Car la sécurité n’est pas négociable. Elle est la condition de tout : la tranquillité, la dignité, la qualité de vie.
Ne rien lâcher
Face aux trafics, face à la délinquance, face au renoncement trop souvent observé ailleurs, Cannes assume une ligne : agir, persévérer, ne jamais céder.
Adapter l’école aux défis climatiques : Cannes poursuit ses investissements
À Cannes, l’adaptation concrète des équipements publics aux réalités climatiques se poursuit. À l’occasion des vacances de printemps 2026, la municipalité engage une nouvelle étape au sein du groupe scolaire Alexandre Dumas, situé à Cannes La Bocca, avec l’installation d’un système de climatisation dans le réfectoire élémentaire.
Une intervention ciblée, mais qui s’inscrit dans une stratégie globale : améliorer durablement les conditions d’accueil des élèves et de travail des équipes éducatives face à des épisodes de chaleur de plus en plus fréquents.
Anticiper plutôt que subir
Comme le rappelle David Lisnard :
« Face à des épisodes de chaleur de plus en plus fréquents et intenses, nous avons la responsabilité de protéger les enfants et leur garantir un bon accueil dans nos écoles, de même que nous devons veiller sur les conditions de travail des enseignants. »
Ce choix traduit une ligne claire : ne pas attendre que les situations deviennent critiques, mais investir en amont pour adapter les infrastructures publiques.
Une action inscrite dans la durée
L’intervention à l’école Alexandre Dumas ne constitue pas une action isolée. Elle prolonge un programme engagé depuis plusieurs années :
•climatisation d’une salle d’activités dès 2020
•nouveaux aménagements dans les espaces périscolaires en 2023-2024
•installation dans un dortoir en 2025
•déploiement d’un programme de végétalisation avec îlots de fraîcheur
•création d’espaces ombragés et aménagements extérieurs adaptés
Cette continuité illustre une méthode : planifier, investir progressivement, améliorer concrètement le quotidien.
Créer un environnement propice à l’apprentissage
Au-delà du confort, l’enjeu est éducatif. Température maîtrisée, espaces rafraîchis, cours végétalisées : autant de conditions qui favorisent la concentration, le bien-être et l’épanouissement des élèves.
« Ces travaux s’inscrivent dans une démarche globale […] pour proposer un cadre propice aux apprentissages », souligne David Lisnard.
Une écologie de résultats
À travers ces aménagements, Cannes illustre une approche pragmatique des enjeux climatiques : agir sur le terrain, adapter les équipements existants, améliorer la qualité de vie sans céder aux effets d’annonce.
Une écologie concrète, mesurable, au service des habitants.
Et une démonstration supplémentaire qu’une politique publique peut être à la fois ambitieuse, continue et efficace, lorsqu’elle est guidée par une seule priorité : répondre aux besoins réels.
Maladies rénales : l’accès aux soins renforcé
L’hôpital Simone-Veil va mettre en place une nouvelle unité de dialyse pour un meilleur suivi des patients. Un article paru dans Nice-Matin.
Jusqu’à présent, le centre hospitalier Simone-Veil de Cannes disposait d’un « centre lourd » destiné aux patients atteint d’insuffisance rénale et nécessitant une surveillance médicale constante. Face à une demande croissante, la structure renforce son offre de soins, avec l’ouverture d’une unité intermédiaire.
« Nous avons décidé d’agrandir le centre avec l’ouverture d’une unité de dialyse médicalisée (UDM), c’est-à-dire un centre moins lourd, mais plus encadrée que l’autodialyse, car il y a beaucoup de gens qui ont des maladies rénales mais qu’on ne peut pas dialyser à cause du manque de place », indique l’une des spécialistes du centre de l’hôpital cannois.
Jusqu’à 30 nouveaux patients dans l’unité de dialyse médicalisée
À partir du 18 mai, l’établissement accueillera de nouveaux patients au sein de son UDM. Cette offre s’adresse aussi bien aux patients du bassin de vie qu’aux personnes hors territoires (vacanciers, séjours temporaires…). «J’ai toujours dit non aux vacanciers pour les accueillir. Maintenant, peut-être qu’on pourra les recevoir », explique la spécialiste.
Avec cette extension, le centre de dialyse du Centre hospitalier disposera désormais de huit postes supplémentaires. « On pourra prendre au maximum 30 nouveaux patients en UDM. »
Elle conclut en évoquant le dépistage : « Il faut vraiment se faire dépister, car la maladie rénale est silencieuse mais on peut éviter d’arriver en dialyse, si elle est prise à temps. »
Cannes rayonne à l’international : un succès viral qui illustre une politique culturelle ambitieuse
C’est un succès aussi spectaculaire qu’inattendu. En quelques jours, le flashmob musical organisé à Cannes à l’occasion des 60 ans du MIDEM a généré des dizaines de millions de vues sur les réseaux sociaux. Plus de 80 millions. Un chiffre vertigineux, à la hauteur de l’impact de cette initiative.
Au cœur de cette performance : la place du Général de Gaulle, récemment rénovée dans le cadre des Allées de la Liberté. Un écrin emblématique du centre-ville, sublimé par sa fontaine, ses terrasses animées et l’implication de ses commerçants. Restaurateurs, hôteliers et habitants ont joué le jeu, mettant à disposition leurs établissements et même leurs balcons pour transformer cet espace du quotidien en scène à ciel ouvert.
Une rencontre entre excellence internationale et talents locaux
Le succès de cet événement repose sur une alchimie rare : la rencontre entre artistes internationaux et talents locaux.
Le pianiste de renommée mondiale Julien Cohen, véritable chef d’orchestre de cette performance, était accompagné de la jeune violoniste Xiaorao et du chanteur canadien Raymond Salgado. À leurs côtés, les forces vives du territoire : l’Orchestre National de Cannes, les Jeunes Voix de Cannes, le Conservatoire municipal, l’Ensemble vocal la Sestina et l’Espérance de Cannes.
Une démonstration éclatante de ce que peut produire une politique culturelle qui valorise à la fois l’excellence et l’ancrage local.
Un moment suspendu, une émotion partagée
Ce qui rend cette vidéo si puissante, c’est aussi sa spontanéité. L’événement, gardé secret jusqu’au dernier moment, a surpris les passants, les habitants et les clients attablés aux terrasses.
Leur réaction, captée sur le vif, traduit une émotion sincère : celle d’être au bon endroit, au bon moment. Celle de vivre un instant rare, hors du temps. C’est cette authenticité qui explique en grande partie la viralité de la vidéo, largement partagée, y compris par le groupe Coldplay.
Cannes, vitrine mondiale de la création culturelle
Au-delà du succès numérique, cet événement confirme une réalité : Cannes s’impose comme une vitrine incontournable de la création culturelle à l’échelle internationale.
Le MIDEM, relancé en 2023 par la municipalité, retrouve ainsi toute sa place dans l’écosystème musical mondial. Ce flashmob en est une illustration concrète : une initiative à la fois populaire et ambitieuse, capable de toucher un public mondial tout en restant profondément ancrée dans la vie locale.
“La France doit redevenir un pays de liberté, de responsabilité et de propriété”
Invité du podcast Bourdin Média, diffusé ce mercredi 15 avril, David Lisnard a défendu avec clarté la ligne qu’il porte depuis des années : rompre avec l’étouffement bureaucratique, redonner du pouvoir aux Français, récompenser le travail et bâtir un projet présidentiel de liberté, d’ordre et de responsabilité.
Face à Jean-Jacques Bourdin, le président de Nouvelle Énergie et candidat à l’élection présidentielle a assumé un cap : dire la vérité sur l’état du pays, proposer une refondation profonde, et refuser les faux-semblants qui paralysent la vie publique.
Un projet présidentiel fondé sur la cohérence et le courage
David Lisnard l’a rappelé d’emblée : une candidature à la présidence de la République n’a de sens que si elle est portée avec détermination. Il assume sa volonté d’aller jusqu’au bout, avec une ambition claire : faire émerger une dynamique populaire autour d’un projet de redressement.
Loin des arrangements d’appareil, il propose depuis deux ans une primaire ouverte de la droite et du centre de conviction, non pour additionner des écuries, mais pour permettre un débat de fond, faire émerger des projets et éviter l’émiettement fatal du premier tour.
Sa conviction est simple : on ne redressera pas la France avec des combinaisons de notables, mais avec une confrontation démocratique des idées, des parcours et des caractères.
Le vrai mal français : la bureaucratie qui broie la vie
Le moment le plus marquant de l’entretien est sans doute celui où David Lisnard revient sur son geste symbolique de “broyeur” des codes. Derrière la mise en scène, il y a une dénonciation de fond : celle d’une bureaucratie devenue folle, qui empêche d’agir, décourage l’initiative et détruit la prospérité.
Il donne des exemples concrets, vécus par les Français, les entrepreneurs, les élus locaux :
procédures absurdes, normes contradictoires, blocages administratifs, délais interminables, incapacité à mener des projets pourtant d’intérêt général.
Ce qu’il dénonce, ce n’est pas le droit en tant que tel. C’est un système dans lequel la liberté doit sans cesse se justifier, quand la restriction devrait, elle, être l’exception et devoir être motivée. À rebours de cette logique, David Lisnard défend une philosophie claire : dans une société libre, la règle doit protéger sans étouffer.
Il appelle ainsi à une réécriture profonde de nos normes autour de principes généraux du droit, à un État qui contrôle et sanctionne efficacement a posteriori, plutôt qu’un appareil administratif qui empêche a priori des millions de Français d’agir.
Travailler, produire, transmettre : remettre le pays en mouvement
Sur le travail, le pouvoir d’achat et le modèle social, David Lisnard a porté une ligne nette : la France souffre d’avoir découragé l’effort et désincité à produire.
Il rappelle une réalité massive : le salarié français coûte très cher à l’employeur, mais touche au final un revenu net trop faible. Entre les deux, les prélèvements s’accumulent. Ce système pénalise tout le monde : les salariés, les entreprises, la compétitivité, et finalement le niveau de vie général.
Sa réponse consiste à remettre au centre la création de richesse, la rémunération du travail et la liberté économique. Cela suppose de s’attaquer à la racine du problème : la dépense publique excessive, la fiscalité confiscatoire, et le capitalisme de connivence entretenu par la multiplication des aides.
David Lisnard défend ainsi une ligne cohérente : moins d’aides, moins de subventions, moins de bureaucratie, mais aussi moins d’impôts et moins de charges. Autrement dit, sortir du cercle vicieux d’un État qui taxe trop, redistribue mal et affaiblit la société productive.
Retraites : dire la vérité et rendre les Français propriétaires
Sur les retraites, David Lisnard assume une parole rare dans le débat public. Oui, il faut cesser d’indexer les pensions les plus élevées. Oui, il faut regarder en face le déséquilibre d’un système qui n’est plus soutenable. Oui, il faut préparer une transition vers une part de capitalisation.
Son objectif n’est pas comptable. Il est philosophique et politique : rendre les Français propriétaires de leur vie, de leur travail, de leur retraite. Pour lui, le vieux modèle d’État-providence, qui a pu avoir sa cohérence dans un autre contexte démographique et économique, est désormais à bout de souffle.
La répartition seule ne peut plus répondre à la réalité du vieillissement, de la baisse de la natalité et du décrochage productif. Il faut donc organiser un nouveau modèle, fondé sur la responsabilité individuelle, la transmission et l’investissement dans l’économie réelle.
Cette vision s’inscrit dans une ambition plus large : redonner à chacun la maîtrise de son destin, au lieu d’entretenir la dépendance à un système public surendetté.
École : casser la trappe à pauvreté
David Lisnard l’a redit avec force : le déclassement éducatif est sans doute le plus grave problème du pays.
Là aussi, il propose une rupture. Il critique frontalement la carte scolaire, qu’il considère comme une machine à assigner les enfants, notamment les plus modestes, à des déterminismes sociaux et territoriaux. À ses yeux, la vraie justice consiste à permettre aux familles de choisir, à libérer les établissements, à donner plus de souplesse aux enseignants et à faire suivre le financement public au choix des parents.
Sa ligne est fidèle à son engagement de fond : la liberté n’est pas l’ennemie de l’égalité des chances ; elle en est la condition.
Europe, souveraineté, démocratie : sortir des faux débats
Sur l’Europe, David Lisnard refuse à la fois l’abandon de souveraineté et les postures creuses. Il défend une Europe des projets, des intérêts communs et de la subsidiarité réelle, c’est-à-dire une organisation politique dans laquelle la décision doit toujours être prise au plus près du terrain pertinent.
Cette vision implique de respecter la démocratie, y compris lorsqu’elle dérange. À cet égard, il rappelle le traumatisme démocratique qu’a constitué à ses yeux le contournement du vote de 2005. Pour lui, le redressement européen passe par la restauration de la confiance politique, donc par le respect du suffrage, des peuples et des libertés concrètes.
Politique internationale : lucidité, fermeté, intérêt national
Interrogé sur la situation internationale, David Lisnard a également réaffirmé une ligne de fermeté et de lucidité. Que ce soit sur le Moyen-Orient, le Hezbollah, le Hamas ou la liberté de circulation dans le détroit d’Ormuz, il insiste sur un principe : la diplomatie ne peut pas reposer sur les postures, mais sur des rapports de force, des objectifs clairs et la défense de nos intérêts stratégiques.
Son approche se veut fidèle à une tradition française d’indépendance, d’alliance avec nos partenaires fiables, et de refus des complaisances envers les forces qui déstabilisent les États, les peuples et la paix régionale.
Un cap : passer de l’État-providence à l’État-performance
Au fond, tout l’entretien est traversé par la même idée : la France ne souffre pas d’un manque d’État, mais d’un mauvais État.
Un État trop lourd là où il faudrait libérer.
Un État trop faible là où il faudrait protéger.
Un État trop lent pour sanctionner les abus.
Un État trop présent pour empêcher d’agir.
C’est cette inversion que David Lisnard veut corriger. Son projet n’est pas celui du retrait, mais celui d’un État recentré sur ses missions essentielles, fort sur le régalien, exigeant sur la justice, efficace dans l’action publique, et suffisamment sobre pour laisser respirer la société.
Autrement dit : remplacer l’État-providence à bout de souffle par un État-performance, au service de la liberté, de la responsabilité et de la prospérité.
Faire émerger une espérance française
À travers cet entretien dense, David Lisnard a montré ce qui fait la singularité de sa candidature : un refus des slogans faciles, une volonté de traiter les causes et non les symptômes, et une ambition de transformation profonde.
Son message est clair : la France peut se redresser, mais elle ne le fera ni par l’endettement perpétuel, ni par la technocratie, ni par les accommodements. Elle le fera en faisant à nouveau confiance aux Français, à leur travail, à leur intelligence, à leur capacité de choisir et d’assumer.
C’est cette énergie de liberté que porte aujourd’hui Nouvelle Énergie.
“Arrêter de rafistoler le Titanic, bâtir un État-performance”
Invité de la matinale de TF1 face à Adrien Gindre, David Lisnard a livré une intervention sans détour. Fidèle à sa ligne, il a articulé un même fil conducteur : sortir des illusions, restaurer la liberté et engager un redressement profond du pays.
D’abord sur la scène internationale, il rappelle une évidence trop souvent oubliée :
« Je respecte toujours la souveraineté populaire. »
Refusant toute lecture hâtive des élections hongroises, il met en garde contre les projections politiques simplistes : « Cela ne veut rien dire pour la présidentielle française. » Une ligne claire : lucidité, prudence, et primat de l’intérêt national.
Mais c’est sur les débats économiques et sociaux français que son intervention marque le plus.
Libérer le travail, sortir des carcans
Sur la question du travail le 1er mai, David Lisnard dénonce un système figé :
« On est sur un débat du XIXe siècle. »
Pour lui, la situation actuelle illustre une « absurdité bureaucratique » où certaines activités sont autorisées et d’autres interdites sans cohérence. Sa proposition est simple : conjuguer respect des traditions et liberté individuelle.
« Pourquoi ne pas laisser ceux qui le veulent travailler, payés double ? »
Une vision fondée sur la responsabilité et le volontariat, loin des interdictions uniformes.
Rompre avec un modèle à bout de souffle
Sur les retraites et la dette, le diagnostic est plus radical encore.
« On ne peut pas se contenter de rafistoler le Titanic. »
Pour le président de Nouvelle Énergie, le modèle social français est structurellement dépassé. Il appelle à une transformation profonde :
« Il faut remplacer l’État-providence par un État-performance. »
Cela implique des choix clairs, y compris sur les retraites : ne plus les indexer automatiquement et rééquilibrer un système qui « favorise la non-activité au détriment de l’activité ».
Au cœur de son projet : redonner aux Français la maîtrise de leur destin.
« Les Français doivent être propriétaires de leur vie, de leur pays et de leur retraite. »
Stopper l’illusion des dépenses publiques
Sur les aides face à la hausse des carburants, il rejette toute logique de subventions généralisées :
« Les chèques publics sont des chèques sans provision. »
Derrière les annonces gouvernementales, il dénonce une réalité plus dure :
« Ce n’est pas un plan de financement, c’est un plan de prélèvement. »
Autrement dit, une politique qui pèse sur le pouvoir d’achat tout en reportant la charge sur les générations futures.
Au-delà des appareils politiques
Enfin, sur la recomposition de la droite, David Lisnard refuse les logiques d’appareil :
« Ce qui compte, ce n’est pas la droite : c’est de redresser la France. »
Un message cohérent avec sa stratégie : dépasser les structures partisanes pour bâtir une offre politique de rassemblement autour d’un projet de transformation.
Une ligne constante : liberté, responsabilité, redressement
De la liberté de travailler à la réforme du modèle social, en passant par la critique des dépenses publiques, David Lisnard trace une ligne claire : sortir des demi-mesures.
Refus du déni, refus des artifices, refus de l’immobilisme.
Et une conviction centrale : le redressement passera par le courage politique et la responsabilisation des Français.
« Ce que je veux construire c’est une alternative et non pas une simple alternance »
Votre départ des Républicains marque une rupture importante. Est-ce selon vous l’aboutissement d’un désaccord stratégique ponctuel ou le constat plus profond d’une impasse idéologique au sein de la droite traditionnelle ? Un entretien entre David Lisnard et Arnaud Benedetti pour La Nouvelle Revue Politique.
Ce n’est pas un désaccord ponctuel. C’est le constat, lucide, que la façon de penser de la droite classique tourne à vide depuis trop longtemps. LR oscille entre deux tentations également stériles : se compromettre avec le macronisme pour grappiller des électeurs au centre, ou surenchérir sur les thèmes identitaires pour ne pas se faire déborder à droite. Résultat : ni le courage d’une vraie réforme libérale, ni la clarté d’un projet cohérent.
Mon départ est la conséquence logique de ce que je dénonce depuis des années. LR n’a pas levé ses ambiguïtés avec la macronie, a de facto maintenu des ministres au sein du gouvernement Lecornu, a soutenu la suspension de la réformette des retraites, a voté la confiance à François Bayrou, a accepté des budgets socialistes qui augmentent la dépense publique et les impôts. Bref, cette ligne n’est pas la mienne.
Ce que je veux construire, c’est une alternative et non pas une simple alternance. La différence est fondamentale. L’alternance, c’est changer d’équipe mais conserver le même système de jeu.
L’alternative, c’est changer de système, de méthode et d’objectifs. Au sein de LR, hormis quelques rares exceptions comme François-Xavier Bellamy, je n’ai pas vu émerger la volonté de mener ce combat-là avec la profondeur, la cohérence, le courage de les assumer face aux médias et aux corporatismes.
La question posée à la droite française est simple : êtes-vous prêts à engager une refondation radicale de l’État, de la dépense publique, du rapport à la liberté individuelle ? Je n’ai pas eu la réponse que j’attendais. Alors j’ai décidé de la construire, avec Nouvelle Énergie.
Considérez-vous que Les Républicains sont aujourd’hui devenus incapables d’incarner une alternative crédible au macronisme et au Rassemblement national ? Si oui, pourquoi ?
Une alternative crédible suppose pour LR de remplir trois conditions : une ligne claire, une indépendance réelle, une capacité à mobiliser. Ce n’est manifestement pas le cas.
Une droite crédible face au conformisme technocratique du macronisme et au en même temps régalien et socialiste du RN, ce n’est pas une droite qui occupe le milieu de l’échiquier en espérant ramasser les mécontents des deux côtés. C’est une droite qui dit clairement qu’on doit cotiser moins pour gagner plus, que la propriété individuelle est encouragée et non taxée, que l’ordre républicain n’est pas négociable, que la liberté n’est pas un luxe et qu’elle est le moteur de la prospérité ainsi que la condition de la dignité humaine. Pendant qu’on attend que cette droite-là émerge, les petits hommes gris de Bercy continuent leur œuvre, la dette monte, et les Français se réfugient dans les votes protestataires faute d’une offre politique à la hauteur.
L’espace d’une droite libérale, sécuritaire, éducative et décentralisatrice a été laissé vacant trop longtemps. Avec Nouvelle Énergie, je veux porter cette alternative.
Quel diagnostic portez-vous aujourd’hui sur la situation de la France, tant sur le plan économique que social et institutionnel ? Parlez-vous d’un déclin, d’un décrochage, ou d’une crise plus structurelle ?
C’est plus qu’un déclassement, c’est un décrochage structurel profond qui pourrait virer au déclin plus rapidement qu’on l’imagine.
Les chiffres sont implacables. La dette publique atteint 3 482 milliards d’euros, soit 117,4 % du PIB. Le gouvernement se félicite d’un déficit 2025 de 5,1 % du PIB sous prétexte qu’il l’avait évalué à 5,4 %! On croit rêver ou plutôt cauchemarder. Les Français paient les charges et impôts les plus lourds du monde pour des services publics dégradés, un hôpital en déchéance, une école devenue cancre, une insécurité explosive sur l’ensemble du territoire, une justice défaillante, une immigration incontrôlée.
Ce que je constate partout où je me rends, c’est la désagrégation du tissu social, dans les villes moyennes, dans les zones rurales, dans les quartiers périphériques. À chaque visite d’entreprise, chaque échange dans un bistrot de province, chaque discussion avec des élus locaux, je mesure ce décalage béant entre deux France : la France des gens qui travaillent, entreprennent, élèvent leurs enfants, font leur devoir, et la France des écrans, celle du monde médiatico-politique qui commente, s’invective ou s’autocongratule. Ce décalage est l’une des causes profondes du délitement civique que nous traversons, terreau des démagogies, des replis communautaires, des votes protestataires.
Et dans ce paysage, il y a un ennemi politique, LFI et toute l’extrême gauche, qui associent wokistes et islamistes, pour s’attaquer aux fondements de notre République et détruire la France. Il faut les combattre pied à pied, et construire une nouvelle proposition démocratique, par un projet radical et libéral qui porte une grande ambition : que la France soit respectée et retrouve sa grandeur.
Une fois au pouvoir, pour concrétiser cette ambition, il sera indispensable et prioritaire de revoir toute l’organisation des pouvoirs publics.
Le cœur du problème, c’est en effet l’État devenu obèse et impotent, voire impuissant. Il est partout où il ne devrait pas être et absent là où sa présence serait légitime et nécessaire. Le social-étatisme crée une spirale perverse : plus l’État dépense, moins il est efficace ; moins il est efficace, plus il dépense pour compenser. C’est la définition d’un système qui se nourrit de ses propres échecs. Et le « pognon de dingue » n’a pas réglé la pauvreté. Au contraire, il a créé des trappes à pauvreté. En plus de spolier les contribuables, il décourage le travail, pénalise l’initiative, et entretient une dépendance qui humilie autant qu’elle assistante.
Je pourrais dresser le tableau de tout ce qui ne va pas mais le constat serait trop long et ce sont les réponses pour redresser le pays qui importent. Car tout cela n’est pas une fatalité. C’est le résultat de décisions politiques.
Quelles sont, selon vous, les trois urgences absolues auxquelles la France doit faire face dans les cinq prochaines années, et en quoi les réponses actuelles vous semblent-elles insuffisantes ?
Il faut de façon simultanée engager le redressement économique, budgétaire, sécuritaire et éducatif de la France. Comme l’avait parfaitement identifié le général de Gaulle en 1958, le redressement budgétaire est indispensable. On ne remettra pas le pays sur les rails sans remettre de l’ordre dans les comptes publics.
Nous allons devoir engager un objectif de 300 milliards d’euros de réduction de la dépense publique. 80 la première année, puis parvenir à une baisse de 7 points de PIB (200 milliards aujourd’hui) annuels en fin de quinquennat et tendre vers les 9 points, pour revenir au niveau des pays bien administrés. L’État doit être recentré sur ses prérogatives régalienne : sécurité intérieure, diplomatie, justice, défense. La réforme fiscale est inséparable de cet effort. Il faut simplifier l’impôt, réduire les taux, supprimer les prélèvements qui pénalisent la production.
Autre priorité : restaurer l’autorité de l’État. Elle s’est effondrée sur deux fronts simultanément : la sécurité et l’immigration. Il convient de diviser par huit la délivrance de titres de séjour, mettre fin à l’automaticité du droit du sol, expulser systématiquement tout étranger condamné pour délit grave, supprimer l’AME et les prestations sociales non contributives accordées aux étrangers. Sur la sécurité, nous devrons réformer la chaîne judiciaire pour que la peine prononcée soit réellement exécutée, revoir notre Code pénal, et notamment le Code pénal des mineurs, mettre en place des courtes peines de prison et la certitude de la sanction dès le premier délit.
On navigue depuis des années entre angélisme et gesticulation. Cette renonciation a un coût humain que les Français paient quotidiennement.
Troisième urgence : faire de la France une superpuissance éducative et culturelle. Le naufrage éducatif français est un drame pour nos enfants et petits-enfants et pour l’avenir même de la nation. C’est le produit de quarante ans de pédagogisme égalitariste. L’école n’est pas un lieu de vie, ce n’est pas un lieu de propagande idéologique, ça doit être le lieu de la transmission des savoirs fondamentaux. Il faut donc libérer l’école de la carte scolaire, enlever tout contenu idéologique aux programmes, instaurer un apprentissage rigoureux et exigeant de l’esprit scientifique et de la Raison critique.
Vous vous positionnez désormais dans la perspective de l’élection présidentielle : quel est le cœur de votre projet politique et en quoi se distingue-t-il concrètement des offres déjà existantes à droite et au centre ?
Ce qui distingue Nouvelle Energie, c’est d’abord la radicalité du projet au sens étymologique : aller à la racine des choses.
C’est aussi un soin apporté au « comment », à l’exécution des choses, avec respect des réalités et pragmatisme.
C’est enfin un alignement entre la parole, les actes, le comportement.
Aujourd’hui, quasiment l’ensemble des dirigeants et responsables politiques, de droite comme de gauche en passant par le centre, sont des sociaux-étatistes revendiqués ou qui s’ignorent.
Ils débattent de la hauteur des impôts, jamais de la nature du système. Ils ajustent, ils gèrent, ils administrent. Personne ne parle sérieusement de l’école comme priorité absolue. Personne ne parle de science, de spatial, de quantique, d’intelligence artificielle comme d’enjeux de puissance nationale. Personne ne parle de natalité, alors que la France franchit pour la première fois le seuil où les décès dépassent les naissances. Personne ne fait de l’écologie un enjeu de droite, c’est-à-dire un enjeu de liberté, d’innovation, de progrès, plutôt qu’un prétexte à la punition fiscale et à la bureaucratie.
Sur l’immigration et la sécurité, nous proposons, avec Nouvelle Énergie, une méthode et des mesures claires, fermes, « cliniques ». Sur la remise en ordre des comptes publics, nous ne voulons pas nous contenter de quelques réformes à la marge ou de coups de rabot. Il faut transformer l’Etat et son fonctionnement ou bien c’est le FMI qui demain s’en chargera et le fera dans des conditions qui auront des conséquences directes pour les Français les plus modestes.
Et au fond, ce qui structure tout ça, c’est la liberté. Il faut enfin qu’un souffle de la liberté balaye tout ce qui entrave l’initiative privée et locale. Et c’est aussi pourquoi je ferai de la débureaucratisation la cause nationale du quinquennat. La bureaucratie coûte des milliards, étouffe la croissance, épuise les Français et nourrit la défiance démocratique. La combattre, c’est à la fois libérer les énergies, retrouver le chemin de la prospérité et restaurer la crédibilité de l’État.
Ce que je propose, aucun autre ne le propose. Et ce que je propose, je le mettrai en œuvre.
Dans un paysage politique très fragmenté, comment comptez-vous construire une dynamique majoritaire ? Votre ambition est-elle de rassembler la droite, de la refonder, ou de dépasser les clivages actuels ?
Pour faire gagner la France, vaincre les blocages, il est nécessaire de générer un élan civique dès le temps électoral.
Je compte construire une dynamique majoritaire par la compétition la plus ouverte possible avant le premier tour. Dépasser les logiques de partis politiques, jouer collectif, refuser les compromis de notables, proposer un projet alliant principes, mesures, équipe nouvelle, pour créer une espérance : une grande primaire ouverte permettrait cela.
La dynamique majoritaire se construit sur des idées et des personnalités. C’est pourquoi j’ai proposé une primaire ouverte à toute la droite et au centre-droit.
Mon ambition n’est pas partisane. Elle est de fédérer les Français qui veulent à la fois plus de liberté et plus d’ordre, une école qui instruit vraiment, une immigration maîtrisée respectueuse à la fois des individus et du pays, un État efficace, qui cesse de tout vouloir régenter, de la taille de nos logements, à ce que nous devons manger sans parler du nombre de fois que nous devrions laver nos vêtements.
Qu’on laisse la société respirer et que l’État se concentre sur ses missions souveraines, sur sa raison d’être.
C’est ainsi que la France retrouvera sa grandeur et notre nation son unité culturelle.
Retrouvez cet entretien entre David Lisnard et Arnaud Benedetti sur le site de la Nouvelle Revue Politique en cliquant ici.