
Disparition de Philippe Bouvard : David Lisnard salue une figure majeure de l’esprit français
25 août 2026
David Lisnard a rendu hommage à « une personnalité hors du commun » qui aura marqué plusieurs générations de Français
Lire l’article →À l’occasion du 82e anniversaire de la Libération de Cannes, ce lundi 24 août 2026, David Lisnard a prononcé une allocution consacrée à la liberté, au courage et au redressement de la France. De Rome à l’Ukraine, de la Saint-Barthélemy à la Résistance, il a tiré de l’Histoire une même leçon : aucune liberté n’est définitivement acquise et aucun déclin n’est une fatalité.

Quatre-vingt-deux ans après la Libération de Cannes, David Lisnard a voulu faire du 24 août bien davantage qu’une cérémonie du souvenir.
Devant le Monument aux Morts de l’Hôtel de Ville, le maire de Cannes et président de l’Association des Maires de France a rendu hommage aux combattants alliés, aux Forces françaises libres et aux résistants cannois qui ont permis à la ville de retrouver sa liberté en août 1944.
Mais cette mémoire, a-t-il rappelé, n’a de sens que si elle éclaire l’action présente.
« La liberté est la source vive de la création, donc de la prospérité. Elle est aussi la caractéristique étourdissante de la condition humaine. Elle est enfin la condition de la dignité. »
La liberté exige du courage
Revenant sur les journées d’août 1944, David Lisnard a rappelé le rôle déterminant des Alliés, des Forces françaises libres et des résistants locaux, d’Hélène Vagliano à Ange-Marie Miniconi, en passant par Francis Tonner, Henri Bergia et tous les Cannois engagés contre l’occupant nazi.
Il a aussi évoqué des figures moins connues de cette histoire, comme les combattants espagnols de la Nueve, entrés dans Paris sous les couleurs de la 2e division blindée du général Leclerc, ou Susan Travers, Britannique engagée dans les Forces françaises libres et seule femme à avoir intégré la Légion étrangère, qui vécut ensuite à Cannes.
À travers eux, David Lisnard a rappelé une conception exigeante de la liberté : elle ne se proclame pas seulement, elle se défend.
« La liberté ne demande pas d’où l’on vient ; elle demande ce que l’on est prêt à risquer pour elle. »
Trois 24 août pour regarder la France d’aujourd’hui
Le discours s’est ensuite construit autour de trois autres 24 août de l’Histoire : le sac de Rome en 410, la Saint-Barthélemy en 1572 et l’indépendance de l’Ukraine en 1991.
Trois événements, trois avertissements pour notre époque.
Le premier est celui du déclin d’une civilisation minée de l’intérieur. À travers l’exemple de Rome, David Lisnard a dressé un parallèle avec une France écrasée par la dette, la dépense publique et l’accumulation des normes.
Avec une dette publique ayant dépassé 3 500 milliards d’euros et une charge d’intérêts désormais supérieure au budget des armées, il a dénoncé un modèle qui affaiblit progressivement la souveraineté nationale.
« Un pays qui paie plus ses créanciers que ses soldats a déjà, sans le dire, choisi ses maîtres. »
À cette fuite en avant, David Lisnard oppose une autre méthode : celle de la responsabilité, de la baisse de la dette, de la maîtrise de la dépense et de la liberté retrouvée.
Il a rappelé à ce titre l’action menée à Cannes depuis 2014, avec plus de 82 millions d’euros de dette en moins, une fiscalité communale abaissée et un niveau élevé d’investissement.
« Ce qu’une commune obtient par la méthode et la constance, une nation peut de même l’obtenir : c’est une question de volonté. »
Rendre à l’État son autorité et aux citoyens leur liberté
Dans la continuité du discours de Bayeux du général de Gaulle, David Lisnard a également dénoncé le « trouble dans l’État », la fragilité institutionnelle et l’impuissance publique.
Face à cela, il défend une ligne claire : recentrer l’État sur ses missions régaliennes, décentraliser l’action publique et rendre aux citoyens leurs responsabilités.
« Rendre à l’État son autorité en le ramenant à ses missions, rendre aux citoyens leur responsabilité en leur rendant leurs libertés. »
Une conception de l’action publique qui est au cœur du projet porté par Nouvelle Énergie : moins de bureaucratie, davantage de liberté, un État fort là où il est indispensable et une société civile libérée de l’excès de normes.
Combattre les haines qui fracturent la nation
Le deuxième miroir historique fut celui de la Saint-Barthélemy.
David Lisnard y a vu un avertissement contre toutes les formes de fanatisme et de haine identitaire qui travaillent aujourd’hui la société française.
Il a dénoncé l’islamisme, rappelé les assassinats de Samuel Paty et Dominique Bernard, alerté sur la progression de l’antisémitisme et défendu une laïcité conçue comme l’une des conditions fondamentales de la paix civile.
Mais il a aussi mis en garde contre une société dans laquelle l’adversaire devient systématiquement un ennemi.
« Les guerres civiles commencent dans les esprits avant d’ensanglanter les rues. »
Contre cette fragmentation, David Lisnard a appelé à retrouver une histoire commune et une même appartenance nationale.
La liberté n’existe que si l’on est capable de la défendre
Le troisième miroir est celui de l’Ukraine.
Trente-cinq ans après avoir proclamé son indépendance, le pays continue en 2026 à défendre son existence face à l’agression russe.
Pour David Lisnard, cette guerre rappelle une évidence que l’Europe avait trop longtemps voulu oublier :
« La paix n’est pas un état de nature mais un rapport de forces. »
Le réarmement militaire français est donc indispensable. Mais il ne peut être durable sans redressement économique, budgétaire et industriel.
« On ne bâtit pas d’armée durable sur une dette », a-t-il averti, en reliant directement la souveraineté militaire aux souverainetés économique, énergétique, industrielle et numérique.
Refuser le déclin comme fatalité
De la chute de Rome à la Résistance, de la guerre civile religieuse à l’Ukraine, le fil rouge du discours est celui de la volonté.
Une nation peut s’effondrer par faiblesse, se déchirer par haine ou perdre sa liberté par renoncement. Mais rien n’est écrit à l’avance.
« L’Histoire n’a pas de destin écrit ; elle a des volontés à l’œuvre. »
Face aux menaces intérieures et extérieures, David Lisnard a ainsi appelé à retrouver le courage politique, le sens de l’effort et la volonté de transmission.
En conclusion, il a repris les mots de René Char, écrits dans les Feuillets d’Hypnos : « À tous les repas pris en commun, nous invitons la liberté à s’asseoir. La place demeure vide mais le couvert reste mis. »
Une image pour résumer l’exigence portée par toute son allocution : transmettre, servir, tenir les comptes, garantir l’ordre, protéger les libertés et aimer suffisamment la France pour vouloir son redressement.
« Quatre-vingt-deux ans après, que la France, à son tour, se libère : de ses dettes, de ses lâchetés, de ses renoncements. »

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