Budget : la jeunesse sacrifiée
Le budget procède à deux transferts massifs. Le premier, intergénérationnel : des actifs et des jeunes vers les retraités. Le second, économique : de la production vers la redistribution. Retrouvez la chronique de David Lisnard pour L’Opinion.
Dans son budget 2026, le gouvernement accroît les dépenses, la dette et les impôts dans un parfait cocktail socialiste. Plus de transferts sociaux, plus de fiscalité sur la production, aucune réforme structurelle. La gauche est minoritaire, mais elle impose sa matrice budgétaire. On ne peut pas lui en faire grief. La faute revient à ceux qui bradent leurs convictions – s’ils en ont – pour garder leur place.
Les deux se conjuguent pour hypothéquer notre avenir. Car on ne peut pas redistribuer ce qu’on ne produit pas. Et on ne financera pas les retraites de demain en sacrifiant ceux qui devraient les payer.
Les pensions de base sont à nouveau revalorisées selon l’inflation, conformément au principe d’indexation en vigueur depuis 2004, tandis que la réforme des retraites a été suspendue, pour un coût de 2 à 3 milliards d’euros par an à horizon 2030.
Et que propose le gouvernement pour faire accroire qu’il se soucie de la jeunesse ? Des repas CROUS à 1 euro pour tous les étudiants. Une mesure symbolique qui ne répond ni à la précarité structurelle – un quart des 18-24 ans vit sous le seuil de pauvreté – ni aux obstacles à l’entrée sur le marché du travail, et qui entretient le mythe de la gratuité, de l’intervention de l’Etat nounou. On n’émancipe pas une génération avec des tickets restaurant.
Des actifs pris en étau
Les actifs sont pris en étau. Ils financent, par la répartition, les retraites d’aujourd’hui. Ils doivent, en plus, épargner pour leur propre retraite, car le ratio cotisants-retraités sera durablement dégradé quand viendra leur tour. Il était de 4,7 en 1960, de 2,6 en 1990, s’est effondré à 1,7 aujourd’hui et tombera à 1,2 en 2070. Et on demande désormais aux actifs de supporter le coût de la suspension d’une réforme dont ils auraient été les premiers bénéficiaires. Autrement dit, ils paient trois fois.
Parallèlement, on affaiblit encore davantage les entreprises sur qui repose le financement d’un système social en déliquescence.
Le budget 2026 maintient la surtaxe sur les grandes entreprises et renonce à la baisse prévue de la CVAE, ce qui, mécaniquement, freinera l’investissement, et donc l’embauche, à un moment où le chômage repart à la hausse.
Le chômage des 15-24 ans atteint 18,8 %, contre 6,7 % en Allemagne et moins de 15 % en moyenne dans la zone euro. Cet écart ne tient pas à la conjoncture mais à un manque de dynamique économique dû notamment à l’excès de prélèvements, et à un système de formation et d’insertion que nous démantelons par étapes, que ce budget achève de saborder.
Or, les jeunes qui ne trouvent pas d’emploi stable ne cotisent pas, ne consomment pas, ne fondent pas de famille. Le cercle vicieux est complet.
Ces choix seraient déjà aberrants dans une France démographiquement dynamique. Ils sont dramatiques dans la situation actuelle.
Pour la première fois depuis 1945, la France a enregistré plus de décès que de naissances sur douze mois. L’indice de fécondité est tombé à 1,56 enfant par femme, soit son plus bas niveau depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Ce basculement survient avec dix ans d’avance sur les projections de l’Insee. Le président de la République n’avait-il pas pourtant annoncé un « réarmement démographique » ? Encore une des nombreuses déclarations sans actions, un de ces discours incantatoires qui ont autant d’effet qu’un pétard mouillé.
Maximiser le nombre de cotisants
Il faut donc agir sur deux leviers. D’abord, maximiser le nombre de cotisants en investissant dans la formation et l’insertion des jeunes. Ensuite, créer un étage de capitalisation collective obligatoire pour rendre les Français propriétaires de leur retraite, et non plus dépendants d’un système par répartition structurellement déficitaire.
Ce budget fait l’inverse sur toute la ligne. Il sabre l’insertion des jeunes, freine l’investissement des entreprises, et taxe l’épargne retraite. Il aggrave l’impasse au lieu d’en sortir. Il privilégie les égoïsmes présents à la construction de l’avenir.
La politique n’a de sens que si elle consiste à voir plus loin que le prochain scrutin. Un budget qui sacrifie les jeunes pour préserver des arrangements politiques immédiats est une véritable trahison de ce que le pays doit à ses enfants.
L’Etat-providence tel qu’il a été conçu en 1945 reposait sur une démographie et une croissance qui n’existent plus. Pour le maintenir, coûte que coûte, l’exécutif a fait son choix : taxer les bébés !
Chaque enfant qui naît en France hérite aujourd’hui de plus de 50 000 euros de dette publique. La charge de la dette atteindra 74 milliards d’euros en 2026. C’est davantage que le budget de l’Education nationale. Nous préférons payer plus cher les erreurs du passé que la formation de l’avenir.
Une grande partie de la jeunesse n’attend pas d’être assistée. Elle souhaite pouvoir s’élever par ses études et son travail. Elle désire que l’effort soit récompensé plutôt que taxé.
L’égalitarisme est le poison de la jeunesse. Il est d’ailleurs le poison du pays. L’égalitarisme promet à chacun la même chose, indépendamment de son mérite. Il confond l’égalité des droits, qui est le fondement de la République, avec l’égalité des conditions, qui en est la négation. La première donne à chacun la même ligne de départ. La seconde empêche quiconque de franchir la ligne d’arrivée avant les autres.
Des savoirs exigeants, pas des diplômes dévalués
Une nation qui ne fait plus d’enfants, qui ne maîtrise ni son immigration croissante essentiellement pauvre ni l’émigration accélérée de ses talents, qui n’insère plus ses jeunes, et qui finance son présent en hypothéquant leur avenir, est une nation qui a cessé de se projeter.
Une nation qui croit en son destin fait le pari de sa jeunesse. Elle lui transmet des savoirs exigeants, pas des diplômes dévalués. Elle lui ouvre l’accès au travail, pas aux guichets. Elle lui permet de se loger, pas de faire la queue pour un logement social. Elle lui permet de se constituer un patrimoine, pas de dépendre toute sa vie de transferts sociaux financés par la dette. Elle libère la transmission entre générations au lieu de la taxer : que les parents puissent aider leurs enfants quand ils en ont besoin, pas leur léguer un capital quand ils sont eux-mêmes proches de la retraite.
La France s’est toujours relevée en misant sur sa jeunesse. Jamais en l’accablant. Le moment est venu de choisir entre la facilité immédiate au nom d’une prétendue stabilité et le redressement du pays. Ainsi va la France.
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Budget 2026 : la cohérence impose la censure
Sur le budget 2026, David Lisnard tient une ligne claire et assumée : on ne défend pas ses convictions en laissant adopter un budget qui les contredit. Lorsqu’un texte aggrave les causes du déclin du pays, la censure n’est pas un calcul tactique, mais un devoir politique.
Un budget qui accentue le déclassement
David Lisnard dénonce un budget socialiste, qui augmente la dépense publique, alourdit les prélèvements et renonce aux réformes indispensables. Sous couvert de stabilité, il évite les choix structurels, reporte les efforts et fait peser le coût sur les actifs, les entreprises et les générations futures.
Taxer le travail, pénaliser l’épargne et alourdir la fiscalité de l’appareil productif tout en refusant de réduire le périmètre de l’État, c’est amplifier les problèmes au lieu de les résoudre.
Le faux dilemme de la « responsabilité »
David Lisnard dénonce le sophisme qui consiste à opposer la loi spéciale à un budget tout aussi nocif. Dans les deux cas, la mécanique reste identique : plus de dette, moins de prospérité.
La responsabilité ne consiste pas à valider un mauvais budget par crainte des conséquences politiques. Elle consiste à dire non lorsque l’intérêt du pays est en jeu.
Un vote de cohérence et de constance
Lors du vote de la motion de censure, ce vendredi 23 janvier, Alexandra Martin, députée et secrétaire générale de Nouvelle Énergie, votera la censure, fidèle aux valeurs, aux idées et aux engagements portés par Nouvelle Énergie.
Ce vote n’est ni une posture ni un calcul. Il traduit une constance : on ne peut pas demander la confiance des Français tout en acceptant un budget qui tourne le dos à la liberté, à la responsabilité, au travail et à la prospérité.
Refuser le renoncement
Nouvelle Énergie assume une ligne simple :
quand une politique est mauvaise pour le pays, on la combat.
Et quand un budget l’incarne, on le censure.
C’est ainsi que se construit une alternative crédible :
par la clarté, la cohérence et le courage.
Cannes, la preuve qu’une gestion publique efficace est possible
Dans une analyse publiée par Contrepoints, Lorenzo Delpech s’intéresse au cas de Cannes et à sa trajectoire budgétaire singulière : baisse de la dette, réduction des dépenses et fiscalité contenue.
En France, la hausse continue des impôts et de la dette est souvent présentée comme une fatalité. Pourtant, certaines collectivités font de la résistance et démontrent qu’il existe une autre voie. Cannes en est aujourd’hui l’un des exemples les plus aboutis. Sous l’impulsion de son maire, David Lisnard, la ville poursuit en 2025 une trajectoire à contre-courant de la situation critique du pays.
En effet, le bilan de l’année est positif, avec une trajectoire reposant sur une réduction réelle des dépenses. En 2025, les dépenses de fonctionnement diminuent de 0,87 % par rapport à 2024, soit -1,77 % en euros constants. Une rareté dans le paysage public français, où l’augmentation de la dépense reste la norme. La dette communale a reculé de 5 millions d’euros en 2025, contre 1 million initialement prévu au budget primitif. Depuis 2014, la baisse cumulée de la dette atteint 81,74 millions d’euros. Par ailleurs, la durée de remboursement s’établit à 4,3 années, bien en dessous du seuil d’alerte à 12 ans fixé par l’État. Cette performance est d’autant plus notable qu’elle intervient malgré une perte cumulée de 175,8 millions d’euros de la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) depuis 2014.
Et pourtant, ces résultats ont été atteints sans augmentation des impôts. La municipalité fait le choix clair de rendre l’argent aux contribuables, pour un pouvoir d’achat plus important. Les taux communaux des impôts locaux baissent de 3,6 %, soit 3,6 millions d’euros restitués aux ménages, sans surtaxe d’habitation sur les résidences secondaires ni fiscalité additionnelle intercommunale. La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) recule également, passant de 28,82 % en 2024 à 28,74 % en 2025. Enfin, pour la 3e année consécutive, l’Institut Localnova, spécialiste dans les finances locales, a donné la note maximale de 3A à Cannes.
La rigueur ne se fait pas au détriment de l’investissement. Cannes engage un plan d’investissement de 75 millions d’euros, destiné en majeure partie à moderniser et à réorganiser le service public. L’exercice budgétaire 2025 devrait se conclure par un résultat de fonctionnement positif de 122,8 millions d’euros, permettant de financer l’investissement sans recourir à un nouvel emprunt et de dégager un excédent de fonctionnement disponible de 72,6 millions d’euros.
Cannes et son maire, David Lisnard, prouvent ainsi qu’une approche libérale, fondée sur la responsabilité et le respect du contribuable, peut produire des résultats concrets pour une meilleure qualité de vie. Une leçon utile, bien au-delà des frontières de la Croisette.
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Impôts en baisse, dette en recul, une gestion publique devenue un modèle
En 2025, Cannes confirme une trajectoire devenue rare en France : baisser les impôts tout en réduisant la dette, sans renoncer à un haut niveau d’investissements publics. Un équilibre que beaucoup jugent impossible, mais que la municipalité dirigée par David Lisnard démontre année après année grâce à une méthode constante : rigueur, sobriété et performance publique.
Des impôts réellement en baisse
La ville a décidé pour 2025 de réduire les taux des impôts locaux de 3,6 %, redonnant plusieurs millions d’euros de pouvoir d’achat aux contribuables. Une mesure inhabituelle parmi les grandes villes françaises, prise dans un contexte d’inflation et de pression budgétaire croissante.
Une dette communale en forte décroissance
Cannes poursuit également son effort de désendettement. Depuis 2014, la ville a réduit sa dette de 81,7 millions d’euros, tout en maintenant une capacité de désendettement très en dessous du seuil national d’alerte.
Cette stratégie témoigne d’une maîtrise budgétaire de long terme, malgré les ponctions successives opérées par l’État sur les finances locales.
Investir mieux pour investir utile
Rigueur ne rime pas avec austérité. Cannes le prouve : grâce à une gestion serrée mais intelligente, les investissements demeurent soutenus.
La ville continue de développer :
•des équipements publics modernes,
•l’amélioration du cadre de vie,
•des projets structurants pour l’avenir.
La méthode Cannes : sobriété, innovation, efficacité
Ces résultats reposent sur une organisation administrative entièrement repensée. La ville agit sur tous les leviers :
•lutte contre les gaspillages,
•sobriété du train de vie municipal,
•réorganisation des services,
•management participatif,
•formation continue,
•économies de fonctionnement,
•optimisation responsable de la masse salariale,
•numérisation des procédures,
•recours à l’IA pour améliorer la performance,
•modernisation des équipements et amélioration des conditions de travail.
Une politique globale au service d’un objectif : faire mieux avec chaque euro public.
Une gestion saluée par les experts
La trajectoire cannoise ne passe pas inaperçue. Pour la troisième année consécutive, l’Institut Localnova, référence nationale dans l’analyse des finances publiques locales, a attribué à Cannes sa note maximale “3A” (20/20).
Cette distinction place la ville parmi les collectivités les mieux gérées de France.
Elle confirme que Cannes ne pratique pas seulement une comptabilité rigoureuse, mais une véritable stratégie de performance publique durable, articulée autour de la maîtrise des dépenses, de la stabilité fiscale et de la capacité d’investissement.
Agir aujourd’hui, préparer demain
Cette gestion vertueuse suit une philosophie simple : protéger les usagers d’aujourd’hui et préparer l’avenir des générations futures.
À l’heure où la dette publique française atteint des niveaux inédits, l’exemple cannois montre ce que peut accomplir une collectivité en alliant rigueur, sens de l’intérêt général et vision de long terme.
Cannes apporte ainsi la preuve qu’une politique de responsabilité et d’efficacité peut donner des résultats tangibles.
Une référence nationale en matière de gestion publique, au service de l’humain et du contribuable.
La dette est le prix de notre soumission, et inversement
En 1956, les Etats-Unis ont contraint le Royaume-Uni à se retirer de Suez en menaçant de vendre leurs réserves de livres sterling. En 2010, la Grèce a dû accepter la tutelle de la troïka. La France n’est pas à l’abri. Retrouvez la chronique de David Lisnard pour l’Opinion.
Dans le monde réel, il n’y a pas d’indépendance possible sans maîtrise de ses comptes. Avec 3 345 milliards d’euros de dette, un déficit public de 170 milliards en 2024, notre pays a perdu cette maîtrise.
Ce déficit représente 37,8 % de nos recettes publiques. Plus d’un tiers de ce que l’Etat encaisse n’est pas financé par l’impôt mais par l’endettement.
Après avoir emprunté 285 milliards d’euros en 2024, puis 300 milliards en 2025, la France va devoir emprunter 310 milliards en 2026. Encore un record battu.
Dépendance. Cette dépendance aux marchés financiers, devenue structurelle, traduit l’épuisement de notre modèle étatiste, obligé d’emprunter toujours plus pour financer le déficit public et refinancer les dettes qui arrivent à échéance. La dégradation de la note de la France par Standard & Poor’s le 17 octobre n’est pas la cause mais la conséquence de l’état du marché, c’est-à-dire du degré de confiance que nous accordent les prêteurs.
Cette addiction au crédit a un prix : la charge de la dette atteint 66 milliards d’euros, et devient le premier poste de dépense de l’Etat, devant l’Education nationale et la Défense.
Une autre donnée : 54,7 % de notre dette est détenue par des non-résidents. A titre de comparaison, ce ratio est de10 % pour le Japon, 22 % pour les Etats-Unis, 27 % pour l’Italie, 40 % pour l’Espagne, 50 % pour l’Allemagne.
Or, nous ignorons qui sont ces détenteurs étrangers. La Banque de France ne fournit que des données agrégées et lacunaires. On sait simplement que figurent parmi eux des banques centrales asiatiques, des fonds souverains du Golfe, des gestionnaires d’actifs anglo-saxons.
Opacité. L’opacité est la règle. Et l’opacité n’est jamais source de confiance.
Nos créanciers nous connaissent mieux que nous ne les connaissons. Ils scrutent nos comptes, analysent nos faiblesses, anticipent nos besoins de refinancement, tandis que nous naviguons à l’aveugle.
Cette asymétrie d’information est dangereuse.
Peut-on encore parler d’indépendance nationale quand plus de la moitié de notre dette est entre des mains que nous ne connaissons pas et a fortiori ne maîtrisons pas ? La question est rhétorique.
Les exemples abondent. En 1956, les Etats-Unis ont contraint le Royaume-Uni à se retirer de Suez, en menaçant de vendre leurs réserves de livres sterling. En 2010, la Grèce a dû accepter la tutelle de la troïka. Aujourd’hui, plusieurs pays africains voient leurs politiques dictées par leurs créanciers chinois.
La France n’est pas à l’abri.
Que décidera un Etat créancier si nous menons une politique contraire à ses intérêts ? Quelle pression exercera un fonds souverain sur notre diplomatie, notre politique industrielle, notre régulation numérique ? Quel degré d’autonomie conserverons-nous si, pour éviter une hausse des taux ou une défiance des marchés, nous devons réviser nos choix et renoncer à une décision ?
Menace. Le mécanisme est simple. Un créancier mécontent peut vendre massivement nos obligations, faire monter les taux auxquels nous empruntons et renchérir notre financement. La menace suffit souvent.
C’est le soft power de la dette, la diplomatie obligataire : une influence qui ne dit pas son nom mais pèse sur chaque arbitrage. Le danger est double.
Géopolitique d’abord. Notre politique extérieure devient tributaire d’intérêts étrangers. Nos positions sur Taïwan, l’Ukraine, le Proche-Orient, l’Afrique, peuvent être influencées par la nécessité de ménager nos créanciers.
Démocratique ensuite. Nos choix électoraux peuvent être lus à travers le prisme du risque financier. C’est ainsi qu’en 2022, le gouvernement de Liz Truss au Royaume-Uni a dû démissionner après la réaction des marchés financiers, consécutive à l’annonce d’un plan de baisses d’impôts non financées.
Souveraineté. Une fois la souveraineté budgétaire perdue, chaque gouvernement se retrouve pris entre la sanction des marchés et la tentation de ponctionner ses propres citoyens.
Sous des vocables euphémisés – « mobilisation de l’épargne populaire » ou « contribution exceptionnelle » – se cache une réalité brutale : la captation forcée de l’épargne.
L’histoire récente le montre : confiscation étatique des fonds de pension en Argentine en 2008, ponction sur les dépôts bancaires à Chypre en 2013, hausses fiscales rétroactives et contrôle des capitaux en Grèce en 2010 et 2015. Et depuis 2016, le droit européen autorise les pays membres à ponctionner les dépôts bancaires supérieurs à 100 000 euros dans le cadre d’un renflouement interne pour sauver une banque en difficulté.
Vulnérabilité. Notre vulnérabilité tient à trois facteurs structurels.
D’abord, la fréquence de nos besoins. Avec une maturité moyenne de huit ans, nous devons refinancer 12,5 % de notre stock de dette chaque année, en plus du déficit annuel.
Ensuite, la concentration des détenteurs. Nous l’avons vu : plus de la moitié de notre dette est détenue par des non-résidents, dont 27% hors zone euro. Parmi eux figurent des fonds souverains, des banques étrangères, et une large part de gestionnaires d’actifs ou d’entités privées.
Enfin, l’interconnexion des risques. Une crise bancaire en Chine, une récession américaine, un conflit au Moyen-Orient : tout choc externe se répercute immédiatement sur nos conditions de financement. Nous subissons des crises que nous n’avons pas créées.
Contraintes administratives. On ne sortira pas de cette dépendance et de la dette sans croissance, et il n’y aura pas de croissance tant que nous battrons des records de prélèvements obligatoires, de contraintes administratives et de dépense publique.
Nous avons les moyens concrets d’y parvenir à travers un plan de réduction massive de la dépense publique, à hauteur minimale de 200 milliards d’euros, dont 60 à 80 milliards immédiatement, tout en renforçant les missions régaliennes et les services publics essentiels.
Ces économies ont déjà été identifiées : suppression d’agences et d’opérateurs redondants, réduction de plus de 500 000 postes administratifs, privatisations, rationalisation des aides aux entreprises, suppression des doublons et strates administratives, mise en concurrence des services, réduction de l’aide publique au développement, allocation sociale unique plafonnée, suppression de l’Aide médicale d’Etat, réservation des aides non contributives aux nationaux et étrangers résidant régulièrement depuis au moins cinq ans sur le territoire, convergence des régimes de retraite et introduction d’un étage de capitalisation obligatoire.
Cette politique puissante de redressement de la France ne pourra se faire qu’avec une légitimité forte, donc dans le cadre d’un nouveau cycle électoral complet remettant les choses dans l’ordre : présidentielle et législatives ; le plus vite possible, en laissant quelques mois pour une vraie campagne et une confrontation des projets.
Retrouver la maîtrise de nos finances publiques n’est pas une affaire technique. C’est la condition première de notre liberté. A force de différer les décisions, nous avons transformé la dette en dépendance, et la dépense en impuissance.
La dette n’est pas qu’un fardeau économique. Elle devient un risque existentiel pour notre démocratie si ce sont les citoyens qui votent mais les marchés qui arbitrent les choix politiques. Ainsi va la France.
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Les holdings dans la tempête
Le projet de loi sur la taxation des holdings est extrêmement nocif pour l’innovation, la création et le développement d’entreprises. L’Etat n’a pas à décider de la manière dont un entrepreneur dépense son argent, dénoncent Sophie de Menthon et David Lisnard dans une tribune parue dans Les Échos.
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« Pendant ce temps-là… la folie administrative continue »
Le vide politique ne signifie pas vide administratif, loin de là. David Lisnard déplore l’incessante inflation normative, coûteuse pour la collectivité. Une tribune de David Lisnard parue dans Les Échos.
Newton nous enseigne que, dans le vide, un corps en mouvement conserve toujours sa vitesse. Cette loi fondamentale n’est pas étrangère à notre administration publique. A l’heure où la France célèbre l’attribution du prix Nobel de physique à Michel Devoret, il nous faut reconnaître que les enseignements de la physique s’appliquent bien au-delà des frontières de cette noble discipline.
Dans le vide politique présent depuis le 9 septembre – date à laquelle nous avons eu notre dernier gouvernement – de nombreuses masses continuent de s’abattre sur nous, citoyens, entreprises, collectivités, avec la même célérité : les normes !
Nous aurions pu penser que l’atonie de l’exécutif aurait eu au moins un effet positif, une pause dans l’inflation des règles qui tombent sur la société civile. Or, pendant les trois semaines où s’est déroulée la tragicomédie de la constitution du gouvernement furtif de Sébastien Lecornu, de sécheresse normative il n’y en eut point. Ce déluge a continué de déferler sur la France. La folie administrative n’a même plus besoin de gouvernement !
27 textes réglementaires en un mois
Les maires, dont je suis, chargés d’en appliquer un grand nombre, sont les premiers témoins de cette inertie dans laquelle les normes nouvelles poursuivent leur folle trajectoire. En un mois, les collectivités territoriales ont vu s’abattre sur elles 27 textes réglementaires supplémentaires. « Décret relatif à la doctrine technique du numérique pour l’éducation », « décret relatif au calendrier d’autorisation et de renouvellement pour les établissements d’accueil du jeune enfant », « décret modifiant diverses dispositions relatives aux passeports et aux cartes nationales d’identité », « décret fixant le régime des redevances dues pour l’occupation du domaine public de l’Etat et de ses établissements publics par les ouvrages de transport et de distribution d’électricité »… Le cent-mille feuilles administratif est celui de nos codes.
Et tout comme chaque masse a son poids, chaque norme a son coût. La transposition de la directive sur la rénovation énergétique, imposant aux collectivités territoriales de rénover 3 % de la surface chauffée des bâtiments de plus de 250 m², est chiffrée à 10 milliards d’euros par an pour les collectivités par le Conseil national d’évaluation des normes.
Ce que l’on constate dans nos mairies est identique en entreprises et pour les particuliers. Si 27 nouveaux textes réglementaires concernant les collectivités ont été élaborés en trois semaines en l’absence de gouvernement de plein exercice, combien de nouvelles normes qui touchent directement les Français ont-elles été prises ?
La baisse des dépenses publiques est une nécessité absolue pour notre pays. Il faut en finir avec cette inflation et ce harcèlement textuels qui non seulement génèrent de nouvelles dépenses, mais en plus étouffent la création de richesses ; en finir avec le centralisme qui réglemente tout dans les moindres détails, puis à prévoir des nouvelles réglementations pour y déroger lorsque – surprenant – la règle détaillée ne parvient pas à être appliquée localement.
En finir avec le conformisme technocratique, qui consiste à penser que créer une norme, une procédure, ou un schéma directeur, c’est agir. En finir avec tous ces contrôles a priori qui empêchent les maires comme les entreprises de prendre la moindre initiative.
Décentraliser, vraiment
Il faut en finir avec toutes ces administrations et directions régionales de l’Etat, ni proches, ni loin, et les placer sous l’autorité du préfet de département : dépeupler les ministères et les agences pour repeupler les préfectures, supprimer des normes nationales, pour laisser les collectivités décider comment les lois s’appliquer.
En finir avec un Etat qui, à force de s’occuper de tout, ne parvient plus à assurer ses missions fondamentales. En finir avec un Etat-providence déjà mort mais toujours coûteux.
Libérons l’Etat de toutes ces missions qu’il s’inflige, et nous retrouverons de l’efficacité. Libérons les énergies locales, et nous sortirons du vide. Libérons la France de sa technocratie et nous éviterons le chaos.
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Taxe Zucman ou les habits neufs du vieux collectivisme
Face à la démagogie fiscale, partagée de l’extrême gauche au RN, rappelons que l’impôt n’a pas à être moral, il doit être utile et efficace, ce qu’il n’est plus depuis longtemps. Une tribune de David Lisnard parue dans Valeurs Actuelles le 24 septembre 2025.
La France détient le record mondial en matière de taux de prélèvements obligatoires. Si la fiscalité créait la prospérité, nous serions le pays le plus riche du monde. Or, la réalité est cruelle: services publics dégradés, hôpital en crise, école qui s’effondre, économie atone, appauvrissement relatif en termes de PIB par habitant. Le problème n’est évidemment pas le manque de recettes fiscales mais il vient d’un État inefficace et dépensier. Et pourtant, nous assistons depuis des semaines à un détournement d’opinion publique à travers un débat daté et dépassé: taxer les « ultrariches » par le mécanisme de la taxe dite Zucman est ainsi devenu le nouvel étendard de l’égalitarisme fiscal, ce poison collectiviste qui préfère punir la réussite plutôt que favoriser la prospérité.
Comme souvent, ce qui peut paraître séduisant est ici trompeur et dangereux. Les 20 milliards de recettes annoncés relèvent en effet de la fiction comptable. Les estimations sérieuses, intégrant les effets d’évitement et l’exil fiscal, convergent vers 3 à 5 milliards au mieux la première année. Encore moins par la suite.
En réalité, le solde sera négatif car en s’attaquant à la propriété privée, on décourage l’investissement privé et la création de richesses. L’expérience de l’impôt sur la fortune (ISF) devrait nous servir: chaque euro prélevé s’accompagnait de pertes supérieures en capital détruit et en entrepreneurs exilés. L’Allemagne, la Suède, le Dane-mark, l’Autriche, les Pays-Bas ont supprimé leur impôt sur la fortune. La Norvège en fait le constat après des mois d’hémorragie fiscale. Partout, le bilan est identique: fuite des capitaux, destruction d’emplois, recettes dérisoires.
Cette taxe frapperait des actifs illiquides: parts d’ETI (entreprises de taille intermédiaire), actions non cotées, start-up en croissance. Elle confond valorisation et revenus, capital immobilisé et trésorerie disponible. Une entreprise qui réinvestit ses bénéfices n’a pas de liquidités pour payer. La mécanique est implacable: pour s’acquitter de l’impôt, il faut vendre des parts, diluer le capital français et ouvrir la porte aux fonds étrangers. Les vraies victimes ne seraient pas les supposés « ultrariches » qui partiront, ce seraient les salariés qui resteront.
Pour augmenter le pouvoir d’achat, il faut augmenter les revenus. Pour augmenter les revenus, il faut augmenter la production. Et la production précède toujours la distribution. Or, il n’y a pas de production sans capital, et pas de capital sans protection du droit de propriété.
Une telle taxe sur la détention d’actifs non monétisables revient à légitimer une forme de dépossession légale. Ce glissement est à la fois économiquement dangereux et politiquement malsain. Il installe l’idée que l’État a un droit de regard permanent sur ce que vous possédez, même en l’absence de revenus.
Face à cette démagogie fiscale, partagée de l’extrême gauche au Rassemblement national, en passant par tout le spectre politique, il faut rappeler que l’impôt n’a pas à être moral mais qu’il doit être utile et efficace, ce qui n’est plus le cas depuis longtemps. On le sait: trop d’impôt tue l’impôt. À partir d’un certain seuil, il tue le contribuable. Aujourd’hui, l’urgence n’est pas de taxer davantage, la priorité est de dépenser beaucoup moins. La dépense publique atteint un tel niveau qu’elle étouffe l’investissement privé, donc la croissance, donc les recettes futures. Cette réalité économique est vérifiable partout dans le monde.
Taxer le succès aujourd’hui, c’est sacrifier l’avenir. Ne commettons pas cette faute historique. Refusons la confiscation qui appauvrit. Choisissons la prospérité par l’investissement, la propriété et la liberté d’entreprendre.
Pas de pourboire pour l’Etat
Avez-vous envie de laisser un pourboire à l’Etat plutôt qu’au pompiste ou au serveur ? Moi, non. C’est pourtant ce qui est en gestation à Bercy. Retrouvez la chronique de David Lisnard pour l’Opinion.
Incapable de se réformer pour faire des économies, l’Etat continue de faire littéralement les poches des Français. Toujours aussi créatif quand il s’agit de remplir les caisses qu’il vide aussitôt, il pioche toujours plus profond, là où c’est facile.
Cynisme. A partir de janvier 2026, il s’apprête à franchir un nouveau seuil de cynisme en taxant les pourboires. Oui, les pourboires. Ces quelques euros glissés pour saluer un bon service. Cette gratification modeste et humaine, née de la reconnaissance, non de la contrainte. Ce complément de revenu bienvenu pour ceux qui travaillent dur, souvent pour des salaires modestes, dans des métiers exigeants et mal considérés.
Il faut n’avoir jamais passé une soirée de service en restauration pour envisager une telle mesure. Il faut n’avoir jamais tenu un plateau, assuré des livraisons ou des heures de route, affronté les heures debout, le stress, les clients difficiles, le rythme éreintant d’un double service pour imaginer ponctionner ce qui relève d’un simple geste de gratitude.
Mais dans les bureaux des technocrates, où l’on s’échange plus facilement des tableaux Excel que des poignées de main, le réel n’existe plus. Pour ces gens-là, tout est flux, tout est traçable, tout est taxable. A leurs yeux, un pourboire n’est pas un merci, c’est une niche fiscale.
Le gouvernement prévoit ainsi de ne pas reconduire, à partir de 2026, l’exonération de charges et d’impôts sur les pourboires instaurée en 2022. Une mesure pourtant saluée par l’ensemble du secteur, et utile pour redonner de l’attractivité à des métiers qui peinent à recruter. Les chiffres sont clairs : 83 % des salariés considèrent le pourboire comme un avantage incontournable. Ils sont 41 % à envisager de quitter leur emploi si ce revenu est taxé. Faut-il vraiment aggraver la pénurie de main-d’œuvre dans la restauration pour quelques miettes fiscales ?
Car cette idée est non seulement injuste, mais économiquement absurde. Son rendement budgétaire sera marginal, voire négatif. Ce ne sont pas grâce aux pièces laissées par les clients qu’on comblera un déficit public annuel de 170 milliards d’euros. Ce n’est pas en prélevant quelques euros sur un sourire qu’on réformera l’Etat. Le coût administratif de cette collecte dépassera probablement son rendement.
Spirale infernale. Voilà la spirale infernale de l’inefficacité coûteuse qui pénalise le mérite. Plus l’État est obèse, plus il a faim. Plus il prend de l’argent, plus il est clochardisé. Plus il échoue, plus il ponctionne. Plus il dysfonctionne, plus il surveille ceux qui tiennent encore par le travail.
Il faut une sacrée déconnexion sociale pour penser que quelques euros de pourboire sont un luxe. Mais surtout, il faut manquer singulièrement de courage politique pour aller chercher là ce que l’on n’ose pas récupérer ailleurs.
Ce système est devenu fou. Il confond la fraude et la reconnaissance, le privilège et la récompense, le travail et la rente, la spoliation et l’impôt. Il surveille le serveur plutôt que le fraudeur. Il prétend taxer la générosité quand il faudrait contrôler la corruption, coûteuse et toxique, conséquence de la confusion que génère l’Etat dans l’économie via sa caste nourrie au capitalisme de connivence, celui des circuits opaques de la dépense publique, des copinages bien placés, des passe-droits protégés. Pendant qu’on traque les euros du serveur, on ferme les yeux sur les millions qui s’évaporent dans les méandres de l’administration.
Inefficacité. Ce projet dit tout d’un système usé, rongé par l’inefficacité, incapable de se réformer mais toujours capable de punir ceux qui travaillent dans l’économie réelle, de l’effort et du risque. Cette mesure consacre l’échec d’une vision purement redistributive de la société : au lieu de créer de la richesse, on organise méthodiquement sa confiscation.
On ne demande pas au gouvernement de féliciter les serveurs, chauffeurs, pompistes, coiffeurs ou autres livreurs. On lui demande simplement de ne pas les pénaliser. De ne pas humilier des professionnels par une mesure mesquine et contre-productive.
Liberté. Le pourboire, c’est le dernier espace de liberté dans la relation de service. Un client satisfait gratifie directement celui qui l’a bien servi. Sans intermédiaire. Sans bureaucratie. Sans Etat. C’est précisément ce qui dérange. Cette zone libre de générosité insupportable au Léviathan fiscal. Cette transaction humaine qui échappe à la machine administrative.
Refusons cet Etat soupçonneux et tatillon. Un Etat qui ne croit plus en l’initiative, qui traque ce qui échappe à ses radars, qui taxe ce qu’il ne comprend pas. Un Etat qui étouffe les élans simples – l’effort, le mérite, la générosité – sous prétexte d’équité.
Faudra-t-il demain déclarer les quelques pièces données à une personne nécessiteuse ? Jusqu’où ira cette folie bureaucratique ?
A force de tout vouloir encadrer, cet Etat détruit ce qu’aucune loi ne peut décréter : les ressorts moraux qui tiennent une nation debout – la décence, la reconnaissance, la solidarité librement consentie. Ce ne sont pas des variables fiscales. Ce sont les conditions élémentaires du lien social qu’il nous appartient de reconstruire par le sens de la justice et de la mesure.
Réhabilitons l’effort, allégeons les charges, retrouvons du bon sens fiscal : tout commence par le respect de ceux qui, chaque jour, accomplissent leur part, honnêtement, avec dignité.
Tout comme on ne rétablira pas les comptes publics en faisant les poches des Français, on ne redressera pas le pays en surveillant les pourboires pendant qu’on ferme les yeux sur la fraude et la corruption. On le redressera en ayant le courage de réformer l’Etat, de libérer le travail, de valoriser le mérite. En rendant à chacun ce qui lui appartient : au serveur son pourboire, au citoyen sa liberté, à l’Etat ses vraies missions. Ainsi va la France…
David Lisnard en Corse : « Je ne cherche pas à plaire, je cherche à convaincre »
En déplacement en Corse, David Lisnard, président de Nouvelle Énergie, s’est exprimé dans l’émission PuliticaMente sur RCFM.
Autonomie : une illusion institutionnelle ?
Favorable à la décentralisation, David Lisnard met en garde contre « une illusion institutionnelle » :
« En Corse, on parle surtout de transports, de logement, du coût de la vie… Pas seulement d’autonomie. Quand vous perdez tous les matchs de foot, il y a ceux qui essaient d’améliorer l’équipe, et ceux qui veulent changer les règles. »
Reconnaissance d’un État de Palestine : « une faute lourde »
Il critique également la décision d’Emmanuel Macron à l’ONU, qualifiée de « faute lourde ».
Taxe Zucman : « une illusion dangereuse »
Concernant la proposition de taxe sur les grandes fortunes, il tranche :
« Cette taxe, c’est une illusion dangereuse. Elle ne résoudra rien. Si on empêche les entrepreneurs de développer leurs entreprises ici, ils iront ailleurs. »
« Convaincre, pas plaire »
« Moi je ne cherche pas à plaire, je cherche à convaincre. »
Avec Nouvelle Énergie, David Lisnard défend une ligne claire : réduire la dépense publique, libérer l’innovation et refuser les illusions fiscales qui aggravent les problèmes.
Retrouvez le replay de son interview sur le site de France Bleu RCFM en cliquant ici.