8 mai 1945 : David Lisnard appelle à retrouver « lucidité, volonté et courage »
À l’occasion de la cérémonie commémorant le 81ᵉ anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945, David Lisnard a prononcé une allocution majeure devant le Monument aux Morts, sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Cannes.
Entouré des autorités civiles et militaires, des élus du conseil municipal, de parlementaires, d’associations patriotiques, d’anciens combattants, de représentants des forces de sécurité, ainsi que de nombreux écoliers cannois accompagnés de leurs enseignants, il a rendu hommage à ceux qui ont sacrifié leur vie pour la liberté de la France.
Honorer les morts, mériter leur sacrifice
« Honorer nos morts, ce n’est pas seulement garder leur mémoire, c’est mériter leur sacrifice. »
David Lisnard a rappelé que la liberté n’est jamais acquise définitivement. Elle se conquiert, se protège et se transmet.
Le maire de Cannes a également eu une pensée pour les trois soldats français morts au combat ces dernières semaines : le major Arnaud Frion, tué en Irak, ainsi que le sergent-chef Florian Montorio et le caporal-chef Anicet Girardin, tombés au Liban dans le cadre de la FINUL.
La leçon de 1945 : lucidité, volonté, courage
Structurant son discours autour de trois vertus cardinales — lucidité, volonté, courage — David Lisnard a rappelé que ces qualités avaient permis à la France de se relever de la défaite de 1940 et de retrouver son honneur grâce au général de Gaulle et à la Résistance.
Il a rendu hommage aux grandes figures de la Libération : Winston Churchill, Jean Moulin, le maréchal de Lattre de Tassigny, Marc Bloch ou encore Samuel Paty, dont il a réaffirmé son soutien à la panthéonisation.
Une mise en garde face aux nouvelles menaces
David Lisnard a établi un parallèle entre les leçons de l’Histoire et les défis contemporains.
Affaiblissement stratégique de l’Europe, dépendances industrielles et énergétiques, explosion de la dette publique, crise démographique, montée des totalitarismes, révolution de l’intelligence artificielle : autant de réalités qui exigent de sortir du déni.
« La dette excessive n’est pas une abstraction : c’est la dégradation des services publics essentiels, la spoliation des contribuables et l’amputation silencieuse de l’avenir de nos enfants. »
Une Europe des nations fortes
À la veille de la Journée de l’Europe, David Lisnard a plaidé pour une Europe des coopérations ambitieuses, fondée sur des nations fortes.
Il a dénoncé à la fois l’illusion fédéraliste et le repli stérile, appelant à reconstruire une Europe-puissance dans les domaines de la défense, de l’énergie, de l’industrie, de la science et du numérique.
Redonner confiance aux Français
Le président de Nouvelle Énergie a également insisté sur l’effondrement démographique français, symptôme d’une crise plus profonde de confiance collective.
« Les Français ne font pas moins d’enfants parce qu’ils en voudraient moins. Ils en font moins parce qu’ils n’ont plus confiance. »
Face à cette situation, il a affirmé sa conviction que la France dispose toujours d’immenses ressources humaines, économiques, scientifiques et culturelles.
La France du pays réel
David Lisnard a salué les artisans, commerçants, agriculteurs, entrepreneurs, enseignants, soignants, policiers, pompiers, chercheurs et familles qui continuent, chaque jour, à faire vivre la nation.
« Cette France-là existe. Elle est majoritaire. Elle est la France de l’énergie retenue. »
Cannes comme démonstration concrète
S’appuyant sur l’expérience menée à Cannes depuis 2014, David Lisnard a rappelé qu’une autre manière de gouverner était possible : baisse de la dette, maîtrise des impôts, investissement massif dans la sécurité, soutien à l’éducation et à la culture.
« Nous avons simplement refusé de subir. »
Une promesse à la jeunesse française
S’adressant directement aux enfants présents devant le Monument aux Morts, David Lisnard a conclu sur une promesse d’espérance.
« Vous avez le droit à un beau et grand pays. Un pays dont vous serez fiers, où vous choisirez de rester, et où vous voudrez, à votre tour, donner la vie. »
Et de reprendre les mots du général de Gaulle :
« La France ne peut être la France sans la grandeur. »
Vive la France libre ! Vive Cannes ! Vive la République ! Vive la France !
« L’idée est surtout de fournir des outils d’aide à la décision » : une bouée connectée surveille désormais la santé de la baie de Cannes
Installée depuis une dizaine de jours dans la baie de Cannes, une bouée connectée mesure en continu la qualité de l’eau. Grâce à l’intelligence artificielle, ces données permettent désormais d’anticiper l’évolution du milieu marin. Un article de Nice-Matin.
Au large de Cannes, une petite bouée jaune oscille désormais au rythme de la Méditerranée.
Installée le 23 avril dans la baie cannoise, elle n’a rien d’un simple marqueur maritime : c’est un concentré de technologies chargé de surveiller en continu la qualité de l’eau.
Depuis une dizaine de jours, cet équipement expérimental est au cœur d’un dispositif porté par l’agglomération Cannes Lérins, engagée de longue date dans la protection du littoral.
Pour son président David Lisnard : « La préservation de la Méditerranée constitue une priorité constante. Cela exige d’aller au-delà des seules actions curatives. Nous devons mieux comprendre et davantage anticiper ».
C’est l’objet de cette bouée connectée conçue par la start-up BiOceanOR.
L’IA au service de la préservation marine
Concrètement, la bouée agit comme une station scientifique flottante. Oxygène dissous, température, salinité, pH ou encore chlorophylle : une série de paramètres essentiels est mesurée toutes les vingt minutes.
L’enjeu n’est donc plus seulement de constater l’état de la mer à un instant T, mais d’en comprendre les évolutions. « On parle beaucoup de la bouée, mais elle n’est qu’un support. L’essentiel, c’est la récupération et le traitement des données », insiste Samuel Dupont, président de BiOceanOR.
Grâce à l’intelligence artificielle, l’entreprise développe des modèles capables de prévoir certaines évolutions, notamment celles de l’oxygène dissous, indicateur clé de la santé des écosystèmes marins. « L’idée de ce projet est surtout de fournir des outils d’aide à la décision », expose-t-il, en s’appuyant sur des projections à 48 heures pour accompagner la gestion du milieu marin.
Un système de qualification des données, baptisé AquaCheck, va également adresser un score à chaque donnée qui va être collectée pour ensuite donner un indice de confiance et permettre d’optimiser les plans de maintenance et les nettoyages des différents jeux de données.
L’élite du skateboard a rendez-vous à Cannes pour la seconde édition du Bowl Fest
Près de 80 concurrents, représentant huit pays, étaient en lice, du vendredi 8 au dimanche 10 mai, sur le spot du bord de mer, pour la seconde édition du Cannes Bowl Fest. Parmi eux, plusieurs cadors de la discipline, venus se mesurer avant les rendez-vous estivaux. Un article de Nice-Matin.
L’an dernier, le skatepark de la Roseraie avait réuni près de 60 participants pour la première édition du Cannes Bowl Fest, organisé par le Comité départemental roller et skateboard des Alpes-Maritimes.
Pour cette seconde édition, qui a démarré samedi (les entraînements ont débuté hier et continuent ce jour) et se poursuivra jusqu’au dimanche 10 mai, l’événement s’est encore plus ouvert à l’international et ce ne sont pas moins de 80 skaters qui ont répondu présent à l’invitation de Cécile Tordo, présidente du Comité de roller et skateboard du Cdos 06, et de son équipe. Un rendez-vous qui devrait mettre le feu à la Roseraie, avec les fans de planches mais pas seulement.
« Le Cannes Bowl Fest reste une compétition fédérale avec de nombreux pays représentés, comme la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Espagne, le Portugal et même les Émirats arabes unis. Cette année, il y a un “cash price” important, c’est comme un mécénat au mérite qui attire forcément les skateurs. »
Des champions de France, des participants aux JO de Paris…
Mais ce n’est pas la seule raison de la venue des meilleurs Français et étrangers, car les compétitions de bowl sont assez rares.
Et Cannes a déjà commencé à faire son trou dans le calendrier national. « Ils viennent pour se challenger face aux meilleurs. C’est un super entraînement avant le championnat de France (qui se tiendra les 4 et 5 juillet à Montpellier). Ici, on va avoir presque plus de riders que lors des France, glisse Cécile Tordo. Le public pourra voir évoluer les meilleurs. C’est toujours spectaculaire car le bowl, c’est aérien, avec les moments les plus forts, dimanche, pour les finales. »
Initiation gratuite pour les novices
On pourra ainsi admirer Émilie Alexandre, Nathan Matheron et Vincent Matheron, qui ont participé aux JO de Paris, mais aussi les champions de France, Eliott Monnet, Tim de Paris. La compétition sera arbitrée par un juge suisse. « C’est important d’avoir un juge impartial, qui ne connaît pas les riders. On voudrait en avoir un second, un Espagnol, en 2027. »
L’événement est ouvert aux catégories suivantes chez les filles et les garçons : les moins de 10 ans, moins de 13 ans, moins de 17 ans, plus de 17 ans et plus de 30 ans (Masters). Un sacré plateau, comme le confirme Cécile Tordo : « Chez les moins et les plus de 17 ans, ce sont les meilleurs skaters français et internationaux qui seront présents. Impossible dire qui va l’emporter. »
Les tricks (mouvements) vont s’enchaîner sur le bowl cannois qui devrait s’enflammer durant trois jours. Vous pourrez même tenter des mouvements sur la piste, grâce à une initiation gratuite avec prêt de planche, casque et protections !
L’aubade du 1er mai, une tradition vivante à Cannes
Comme chaque année, Cannes a célébré la traditionnelle « aubade et présentation du muguet au maire », un rendez-vous emblématique du 1er mai, profondément ancré dans la vie locale.
Dans le bureau du maire, David Lisnard a accueilli l’Académie Provençale, l’Académie Dou Miéjour, la fanfare de l’Espérance de Cannes, ainsi que l’association du Moulin Forville et des représentants des commerçants du marché. Ensemble, ils ont offert au maire le traditionnel brin de muguet, dans une atmosphère conviviale et fidèle aux traditions cannoises.
Cette cérémonie, renouvelée chaque année, illustre l’attachement de la ville à la transmission de son patrimoine culturel. Chants, musiques et costumes provençaux ont une nouvelle fois rythmé ce moment, rappelant la richesse d’une identité locale vivante.
Cette célébration symbolise ce qui est précieux pour une société : la transmission. Comme le rappelle David Lisnard, « une identité n’est vivante que si on la perpétue au présent et que l’on la projette dans l’avenir ».
Au-delà du geste, cette tradition du 1er mai incarne la continuité entre les générations et la volonté de préserver, année après année, l’âme de Cannes.
Préserver la Méditerranée : l’innovation au service de l’anticipation
La protection de la Méditerranée ne peut plus se limiter à des actions curatives. Elle suppose d’anticiper, de comprendre et d’agir avec précision. C’est dans cet esprit que la communauté d’agglomération Cannes Lérins a procédé, le 23 avril dernier, à la mise à l’eau d’une bouée connectée dans la baie de Cannes.
Développée par la startup BiOceanOR, spécialisée dans la surveillance des écosystèmes marins, cette technologie permet de mesurer en continu des données essentielles telles que l’oxygène, la température, la salinité, le pH, la turbidité ou encore la chlorophylle. Ces informations, analysées grâce à l’intelligence artificielle, offrent une capacité nouvelle : mieux comprendre et anticiper l’évolution des fonds marins.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’Accélérateur de solutions-climat, lancé en 2021 pour soutenir les innovations répondant aux défis environnementaux. Il illustre une conviction forte : la protection de l’environnement passe par la connaissance et l’innovation.
Comme l’a rappelé David Lisnard, la préservation de la Méditerranée est une priorité constante. Elle implique d’agir en amont, mais aussi de prendre des décisions concrètes, comme la réduction significative des escales de paquebots dans la baie et l’interdiction des plus grandes unités.
Avec cette expérimentation, Cannes Lérins renforce une stratégie claire : garantir durablement la biodiversité marine et la qualité des eaux de baignade, en s’appuyant sur une écologie de résultats, fondée sur l’anticipation, la responsabilité et l’innovation.
Conseil municipal : Cannes accélère sur le commerce de proximité, la culture et le cadre de vie
Réuni lundi 27 avril 2026 sous la présidence de David Lisnard, le Conseil municipal de Cannes a adopté plusieurs mesures concrètes en faveur du dynamisme économique, de la transmission mémorielle et de la qualité de vie des habitants.
Parmi les décisions structurantes, la Ville étend son plan de sauvegarde du commerce et de l’artisanat de proximité au boulevard Carnot. Grâce au droit de préemption sur les baux et fonds commerciaux, la municipalité entend lutter contre la vacance et favoriser l’installation d’activités de qualité. Une méthode déjà éprouvée dans les quartiers République et La Bocca, où 17 acquisitions ont permis l’implantation de 14 nouveaux commerces.
La transmission de la mémoire était également à l’ordre du jour. La Ville souhaite mieux faire connaître aux collégiens la figure de Hélène Vagliano, résistante cannoise assassinée en 1944. Des exemplaires d’un ouvrage retraçant son parcours seront mis à disposition dans les établissements scolaires, dans le cadre de la politique municipale d’éducation artistique et culturelle.
Cannes confirme par ailleurs son ambition sportive et événementielle. Le skatepark de la Roseraie accueillera du 8 au 10 mai une étape de la Coupe de France de skate, dans le cadre du programme « Cannes Capitale du Sport en Plein Air ». Les Nocturnes Cannoises, rendez-vous estival emblématique, feront également leur retour tout l’été dans plusieurs quartiers de la ville.
Sur le plan culturel, une exposition exceptionnelle célébrant les 20 ans de présence de Madame Figaro à Cannes sera installée en mai sur le cours Félix Faure, autour du thème « Mode & Cinéma ».
Enfin, la municipalité renforce son engagement en faveur du bien-être animal en conventionnant avec l’association « Instinct AniMal – SOS Faune Sauvage », afin d’améliorer la prise en charge des animaux sauvages en détresse.
À travers ces délibérations, Cannes poursuit une ligne claire : agir concrètement pour le quotidien des habitants, valoriser son attractivité et transmettre ses valeurs.
Cannes lance sa centrale d’énergie marine : une écologie concrète au service du territoire
La construction de la centrale souterraine de thalassothermie de Cannes est officiellement lancée. Porté par l’Agglomération Cannes Lérins et son président David Lisnard, ce projet permettra, à partir de l’automne 2027, d’alimenter en chauffage et climatisation plus de cinquante bâtiments de la Croisette et du centre-ville, dont de nombreuses copropriétés, hôtels et équipements publics.
Reposant sur l’exploitation des calories et frigories de la Méditerranée, ce réseau couvrira 75 % des besoins énergétiques en énergie renouvelable. Il permettra d’éviter chaque année 10 800 tonnes de CO₂, tout en offrant aux abonnés une baisse durable de leur facture pouvant atteindre 15 %, indépendamment des fluctuations des marchés énergétiques.
Comme le souligne David Lisnard :
« Nous avons la chance de disposer d’une ressource locale, abondante et précieuse : la Méditerranée. Ce joyau naturel nous permet de répondre aux besoins thermiques des Cannois en utilisant les frigories et calories de la mer. Grâce à la centrale de thalassothermie, nous serons en mesure de valoriser cette énergie renouvelable en diminuant de 10 800 tonnes les émissions de CO₂ chaque année et en réduisant durablement la facture jusqu’à 15 % pour les abonnés. Pour Cannes, c’est une action écologique et économique qui favorise l’autonomie énergétique et protège le revenu des habitants. »
Entièrement enterrée sous la Roseraie et raccordée à la mer par des conduites sous-marines, la centrale a été conçue pour s’intégrer pleinement dans son environnement et préserver les équilibres naturels. Le projet, confié à ENGIE Solutions dans le cadre d’une délégation de service public, représente un investissement de 55 millions d’euros, en grande partie soutenu par des dispositifs nationaux.
Avec cette réalisation, Cannes confirme une stratégie engagée depuis 2023 : développer des réseaux énergétiques locaux, écologiques et performants. Une approche pragmatique qui conjugue transition environnementale, souveraineté énergétique et protection du pouvoir d’achat.
Arménie : la mémoire comme devoir, l’engagement comme exigence
À l’occasion du 111ᵉ anniversaire du génocide arménien, David Lisnard a présidé la cérémonie de commémoration ce 24 avril 2026 au Jardin d’Arménie, sur la Croisette.
Devant la stèle des Arméniens, il a rappelé avec force la réalité historique du Medz Yeghern, « le premier génocide du XXᵉ siècle », planifié et exécuté par le pouvoir Jeune-Turc en 1915, causant la mort de près d’un million et demi d’Arméniens. « Ce ne fut pas un dérapage, mais une politique d’État », a-t-il souligné, réaffirmant la nécessité de reconnaissance, de justice et de mémoire.
Insistant sur la place de la communauté arménienne dans la nation, David Lisnard a salué « un modèle d’intégration républicaine », rappelant que cette mémoire dépasse les origines pour appartenir pleinement à la conscience nationale. Une mémoire vivante, portée par une diaspora qui démontre que l’assimilation n’efface pas, mais accomplit.
Mais le maire de Cannes a également voulu dépasser le seul hommage historique pour alerter sur la situation actuelle de l’Arménie. Il a dénoncé le nettoyage ethnique du Haut-Karabakh en 2023, qui a contraint plus de 100 000 Arméniens à l’exil « dans un silence européen qui restera comme une tache ». Évoquant les tensions persistantes avec l’Azerbaïdjan, il a mis en garde contre une paix conditionnée à des concessions imposées au peuple arménien.
Dans un contexte international instable, marqué par les rapports de force au Caucase et au Moyen-Orient, David Lisnard a appelé à une prise de conscience stratégique : « Notre sécurité se joue autant à Erevan qu’à Kiev ou à Beyrouth. » Il a exhorté la France et l’Europe à être au rendez-vous, tant par devoir que par intérêt, notamment en soutenant l’Arménie dans son orientation européenne et en protégeant les équilibres fragiles de la région.
Plus largement, il a dénoncé les logiques d’abandon face aux puissances autoritaires, rappelant que « la concession ne rassasie pas le tyran : elle l’affame davantage ».
Concluant son allocution, David Lisnard a appelé à joindre « à la mémoire la promesse » : celle de ne pas laisser l’Arménie seule face aux menaces, de défendre les peuples et les modèles de coexistence, et de réaffirmer le rôle de la France et de l’Europe dans le monde.
Cannes honore la mémoire des déportés et réaffirme son devoir de transmission
Le dimanche 26 avril, à l’occasion de la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation, David Lisnard a présidé la cérémonie officielle devant le Monument aux morts de l’Hôtel de Ville de Cannes.
Comme chaque année, ce moment solennel a rassemblé élus, autorités civiles et militaires, ainsi que de nombreux citoyens venus rendre hommage aux victimes de la barbarie nazie et honorer la mémoire des déportés. Un temps de recueillement empreint de gravité et de transmission, fidèle à l’esprit de cette journée nationale.
Dans son allocution, le maire de Cannes a rappelé avec force l’exigence morale que constitue la lutte contre toutes les formes de racisme, dénonçant une abjection incompatible avec les valeurs universalistes de la République. Il a insisté sur la nécessité d’une mémoire vivante, qui ne se limite pas aux cérémonies mais se prolonge par des actes concrets.
Évoquant l’histoire locale, David Lisnard a rappelé qu’entre 1942 et 1944, 167 Juifs cannois, du plus jeune enfant au plus âgé, furent arrêtés et déportés, la plupart sans retour. Pour honorer leur mémoire, il a annoncé l’érection prochaine d’une stèle portant leurs noms sur un lieu public de la ville.
Au-delà de l’hommage, ce discours s’est voulu un appel à la responsabilité collective. « La mémoire était un legs, elle devient un choix », a-t-il souligné, plaidant pour une mémoire active tournée vers l’avenir et au service de la transmission des principes fondamentaux, liberté, égalité, dignité humaine.
Par cette cérémonie, Cannes réaffirme ainsi son attachement à une mémoire exigeante, indissociable du combat permanent pour les valeurs de la République.
« Quand il fait 40 degrés, il faut du bon sens » : à Cannes, la climatisation s’installe peu à peu dans les écoles face aux fortes chaleurs
À l’école Alexandre Dumas, à Cannes La Bocca, deux climatiseurs viennent d’être installés dans le réfectoire pour améliorer les conditions d’accueil des élèves lors des fortes chaleurs. Une solution concrète, qui s’impose progressivement dans les établissements scolaires mais interroge sur la place de la climatisation face à la hausse des températures. Un article de Nice-Matin.
Les premières chaleurs s’installent doucement sur la Côte d’Azur et dans les salles de classe, elles annoncent déjà des semaines plus difficiles.
À l’approche de l’été, certaines pièces vont rapidement se transformer en véritables fournaises, rendant l’apprentissage plus compliqué.
À Cannes, la municipalité avance déjà une réponse concrète, quitte à relancer le débat : la climatisation peut-elle devenir une solution face à l’augmentation des températures dans les écoles ?
À l’intérieur de l’établissement Alexandre Dumas, à La Bocca, les travaux ont été engagés dans cette voie pendant les vacances de printemps.
Dans le réfectoire, deux climatiseurs ont ainsi été installés.
« Le but, c’est d’avoir des pièces plus fraîches pour se retrouver, explique le maire David Lisnard. L’endroit pourra aussi servir de solution de repli pour faire classe lorsque la chaleur devient trop importante. »
Cette installation s’inscrit dans le « Plan Fraîcheur » lancé en 2020. Depuis, près de 6,5 millions d’euros ont été engagés par la Ville, entre végétalisation, adaptation des bâtiments et équipements.
Et la dynamique tend à se poursuivre. À terme, sept nouvelles écoles cannoises doivent être équipées de systèmes de climatisation.
Un choix assumé au nom du pragmatisme
Le recours à la climatisation est revendiqué, mais reste encadré.
« Quand on peut éviter, c’est toujours mieux, reconnaît David Lisnard. Mais il y a des bâtiments des années 60-70 où, si vous ne mettez pas de climatisation, ça peut monter à plus de 40 degrés. Et quand il fait 40 degrés, il faut du bon sens. »
Le maire défend une approche au cas par cas. « On est très pragmatiques. On adapte la solution au bâti, à l’exposition. »
Chaque école dispose ainsi d’une ou deux pièces rafraîchies, sans chercher à équiper l’ensemble des classes. En parallèle, la ville explore d’autres pistes.
Des peintures expérimentales, testées dans certaines écoles, pourraient permettre de réduire la température intérieure de 3 °C.
Une solution moins énergivore, mais dont l’efficacité reste à confirmer.
« Ils sont obligés de rassembler les enfants »
Du côté des parents, le constat est partagé. « Avec les fortes chaleurs, c’est difficile pour les élèves de suivre et de travailler dans de bonnes conditions », souligne Claire Godart, présidente des parents d’élèves.
La demande de climatisation émane d’ailleurs des équipes éducatives elles-mêmes.
Dans certaines classes, notamment en maternelle, des regroupements dans des salles déjà équipées sont devenus indispensables lors des pics de chaleur.
« Ils sont obligés de rassembler les enfants », précise-t-elle.
Reste une réalité bien connue dans le Sud : « On sait aussi que la chaleur fait partie de notre quotidien », nuance la représentante des parents.
Cette réponse par la climatisation s’impose donc progressivement comme un choix d’équipement face à des écoles de plus en plus exposées aux fortes chaleurs.
Une solution concrète, qui ne fait pas disparaître la question de l’adaptation au climat, mais qui la rend de plus en plus immédiate.
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