Pourquoi David Lisnard a-t-il quitté Les Républicains ?
David Lisnard a quitté Les Républicains fin mars 2026, au moment de se déclarer candidat. Il juge les partis « totalement démonétisés, y compris LR », reproche à la droite d’avoir accepté d’être « la béquille d'un pouvoir macroniste finissant » et dit retrouver jusque chez LR le « socialétatisme » avec lequel il veut rompre. Il porte sa ligne avec Nouvelle Énergie.
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Dans quel contexte ?
Fin mars 2026, au lendemain des municipales, David Lisnard tire un constat général : peu de candidats ont fait campagne sous les couleurs d’un parti, et « il faut restructurer totalement l'offre politique ». Il le résume ainsi : « Il n'y a pas un problème de demande en France politique, il y a un problème d'offres. » Les partis, LR compris, sont à ses yeux « démonétisés », et « si on veut recréer une espérance, il faut sortir de ces jeux d'appareils ».
D’après David Lisnard, RMC, · voir l’intervention
Que reproche-t-il à la droite parlementaire ?
David Lisnard détaille ses griefs à Saint-Raphaël. D’abord le vote de confiance : « pourquoi avoir voulu voter la confiance à François Bayrou ? » Puis le ralliement à un pouvoir qu’il compare à un Titanic : « On a refusé d'aller dans le Titanic quand il naviguait avec l'orchestre tranquille », d’autres l’ont rejoint « au moment où il coule ». Enfin la suspension de la réforme des retraites, qu’il appelait déjà une « réformette » : « la droite a accepté sans broncher ».
D’après David Lisnard, Meeting de Saint-Raphaël, · voir l’intervention
Une question d’ambiguïté ?
Début avril, sur Europe 1, David Lisnard évoque « trop d'ambiguité » et « trop de contradiction ». Sa ligne, moderniser l’État et appliquer « la robotique et l'intelligence artificielle au service des habitants », il dit ne pas la trouver ailleurs : « si je la retrouvais ailleurs, j'irais ailleurs, je ne la retrouve pas ailleurs ». Car, dit-il, « à l'ère de l'intelligence artificielle et de la quantique, on a autre chose à proposer que les éternels débats avec les ballons rouges sur la retraite à 62 ans ».
D’après David Lisnard, Europe 1, · voir l’intervention
Une divergence de doctrine ancienne ?
La divergence de doctrine précède le départ de David Lisnard. « J'ai envie que mon pays change de politique », dit-il dès novembre 2025, en voulant rompre avec « ces 40 années de socialétatisme qui nous plombent », une doctrine « technocratique, collectiviste » qu’il retrouve « partout », « y compris LR ». D’où sa volonté d’« apporter quelque chose d'autre, qui est très profond chez moi ».
D’après David Lisnard, Public Sénat, · voir l’intervention
Et après ?
Mi-avril 2026, David Lisnard constate que « la droite est ce soir dans la même situation d’impasse électorale » et plaide pour qu’une offre nouvelle émerge hors des appareils, qu’il dit désormais « devenus tous petits ».
D’après David Lisnard, Publication de David Lisnard, · voir l’intervention
Les chiffres
- 40 ans
- les années de « socialétatisme » avec lesquelles il veut rompre, et qu’il dit retrouver « y compris LR »David Lisnard, Public Sénat, 17 novembre 2025
Ce que David Lisnard a dit
pourquoi avoir accepté d'être la béquille d'un pouvoir macroniste finissant sans rien avoir obtenu ? Jamais compris.
Il est temps de sortir des logiques des partis (devenus tous petits), de permettre à une proposition nouvelle d’émerger, de proposer un choix populaire.
je pense que les partis politiques sont totalement démonétisés, y compris LR
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