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En chiffres : David Lisnard détaille l’action constante de la Police Municipale de Cannes

« Nous connaissons la réalité de notre commune comme celle de l’ensemble du territoire national, et nous continuerons d’œuvrer sans relâche, dans le cadre réglementaire très limité qui est le nôtre et dans le contexte marqué par un État régalien qui s’érode partout en France, pour la sécurité, la tranquillité et notre bien commun » David Lisnard.

« Les chiffres ne disent pas tout mais démontrent la constance et l’ampleur d’un travail. Voici un bilan non-exhaustif de l’action de la valeureuse Police Municipale de Cannes depuis le début de l’année 2023 soir sur un peu plus de deux mois d’hiver (et, pour certains éléments, depuis le début de mon mandat en 2014). En préambule, il convient toujours de rappeler les points suivants :

1. Le maintien de l’ordre public est une mission régalienne, donc dévolue à l’État. Elle est même sa raison d’être. L’État a été créé pour protéger la nation. Nous avons de très bons cadres et agents de Police Nationale à Cannes (et les relations avec le commissaire sont excellentes pour un bon travail partenariat) qui souffrent malheureusement d’une carence en effectifs depuis de trop nombreuses années (malgré les précieux renforts de CRS obtenus depuis septembre, à condition qu’ils ne soient pas affectés comme trop souvent à l’Est du département), ce qui rend la mission toujours plus exigeante pour les effectifs de l’État en place et pour notre Police Municipale que nous déployons toujours plus sur le terrain. Ainsi, j’ai veillé à ce que le nombre d’îlotiers de la Police Municipale soit multiplié par plus de 6 depuis 2014 dans les quartiers les plus tendus.

2. Les polices municipales ne sont pas une compétence obligatoire et il faut toujours garder à l’esprit que rien n’oblige une municipalité à assumer cette charge. Seulement 10% des 35 000 communes de France disposent d’une Police Municipale. La majorité de villes font d’autres choix ou n’ont pas les moyens de s’en doter. Pour celles-ci, le délitement régalien est encore plus rude. On imagine la situation à Cannes, notamment l’été et la nuit, sans la PM.

3. La Police Municipale n’a pas de pouvoir d’enquête (seule la Police Nationale le peut), n’est pas habilitée à enregistrer les plaintes et notre réseau de caméras de vidéo-protection (le plus dense de France, avec un total de 832 caméras, soit une caméra pour 87 habitants) ne peut être exploité – outre son fort intérêt de dissuasion comme de sécurisation des interventions policières et de certaines vidéo verbalisations – que selon deux prérogatives : lors de flagrant-délits, ou a posteriori dans le cadre d’une réquisition judiciaire et donc après dépôt de plainte.

4. Les produits de ces PV, notamment ceux dressés pour incivisme, ne reviennent pas hélas aux budgets des mairies mais à l’Etat, quand bien même celui-ci ne participe pas à cette lutte.

Je n’ai jamais nié la réalité parfois difficile de Cannes, ville contrastée à la population en accordéon qui se décuple pendant la saison estivale ou à l’occasion des nombreux salons professionnels internationaux que nous accueillons tout au long de l’année. Je tiens toujours à livrer des informations factuelles. C’était notamment le cas lors de l’été 2020, le premier « post-Covid », où l’impossibilité de se déplacer à l’étranger avait créé un effet entonnoir sur les destinations françaises les plus prisées, avec de nombreux voyous qui s’étaient alors donnés rendez-vous sur la Côte d’Azur – c’est d’ailleurs au cours de cet été que nous avions été la première commune de France à interdire la vente et la consommation de protoxyde d’azote sur la voie publique. La clientèle est heureusement depuis redevenue plus qualitative, bien qu’il y ait évidemment toujours des problèmes.

De même j’ai toujours dit en toute clarté ce qui se passe dans certains secteurs de la ville. Je pense notamment aux lieux de deal qui empoisonnent la vie des riverains, avec des trafiquants qui eux-mêmes ne se cachent plus pour vaquer à leurs activités. La coopération avec les services de l’Etat, sur ce point, est bonne. Des opérations anti-trafics sont organisées à la demande tout au long de l’année, avec des saisies très importantes et de multiples arrestations – sur lesquelles nous n’avons que peu le droit de communiquer, au risque de mettre les enquêtes en cours en péril. Mais celles-ci ne sont à mes yeux pas encore assez régulières et j’interviens sans cesse pour une action plus constante.

Nous faisons face à ces réalités en étant pragmatiques. Nos agents de la Police Municipale sont dotés d’équipements de pointe (pistolets semi-automatiques Glock 17, gilets pare-balles lourds et légers, caméras-piétons, herses, postes de police mobiles, sonomètres, cinémomètres) et déployés méthodiquement sur l’ensemble de la commune, de jour comme de nuit – bien sûr en prenant en compte une réalité arithmétique, celle qu’ils ne peuvent par définition pas être en permanence au même endroit. Toute la force de cette police de proximité réside dans leur connaissance minutieuse de la commune et des spécificités de certains quartiers. Leurs informations sont souvent précieuses et permettent des opérations de grande ampleur.

Nos agents de Police Municipale sont aussi en première ligne non seulement face à la délinquance mais aussi, et j’y tiens, en matière de lutte contre l’incivisme. Vous le savez, j’en ai fait la grande cause de mon mandat. Depuis 2014, ils ont dressé 168 900 PV, dont le produit revient à l’État comme je le disais plus haut et non à la Mairie de Cannes. Ceux-ci comprennent les verbalisations pour jets de détritus, de mégots de cigarettes, bruits excessifs de véhicules ou de voisinage, tags et autres dégradations de l’espace public, personnes qui se promènent torses nus l’été, dépôts sauvages d’encombrants – 984 verbalisations sur ce dernier point en 2022 et 38 depuis le début de l’année.

Ces actions de répression sont complémentaires des opérations de sensibilisation que nous menons auprès de tous les publics tout au long de l’année. Lutter contre l’incivisme, comme je le répète régulièrement, c’est remonter sans cesse le rocher de Sisyphe. Et mes consignes en la matière sont claires et constantes : tolérance zéro.

Nous avons également intensifié les contrôles routiers, ceux-ci étant aujourd’hui au nombre de 5 opérations par jour (contre 3 en 2018 et une ou deux avant 2014) dans des lieux aléatoires identifiés au préalable. L’objectif est double : prévenir et lutter contre les comportements routiers dangereux et contre les véhicules trop bruyants. C’est aussi pour ce type de contrôles que nous avons équipé nos brigades de herses mobiles, afin d’agir concrètement contre les refus d’obtempérer. Il s’agit de ne pas accepter l’impunité et de protéger nos agents autant que toute personne se trouvant au mauvais endroit au mauvais moment. Ces contrôles visent également les comportements inappropriés en trottinettes électriques, devenues un fléau en raison de l’irresponsabilité de certains utilisateurs. Là encore, nous étions la première commune de France à lancer un vaste plan en 2022, allant de la sensibilisation à la répression, pour endiguer le problème. Depuis début 2022, 1 674 PV ont été dressés dans ce cadre.

Enfin être pragmatique, c’est aussi sécuriser nos espaces publics. La première mesure que j’ai prise dès le lendemain de mon élection en 2014 fut la sécurisation de nos écoles communales, face à la délinquance potentielle (racket, bagarres, prédateurs sexuels) mais aussi la menace terroriste présente sur l’ensemble du territoire national. Nous avons alors mené des travaux structurants dans l’ensemble des établissements scolaires relevant de la municipalité, en installant des brise-vues, dispositifs anti-intrusion et bornes anti-voitures béliers. J’ai aussi pris la décision de placer au moins un agent de police municipale devant les écoles aux heures d’entrée et de sortie des élèves. Nous avons également été l’une des premières villes de France à équiper nos écoles et crèches communales de boutons-alarmes – on en compte aujourd’hui 367 sur l’ensemble des espaces publics.

Il ne s’agit pas ici d’un auto-satisfecit, loin de là. Je ne suis pas satisfait de la situation et le rappelle régulièrement à nos partenaires de l’État. Il m’apparaît simplement important de vous informer sur le quotidien de notre Police Municipale, dont les détails du très beau et utile travail sont trop souvent méconnus. Nous connaissons la réalité de notre commune comme celle de l’ensemble du territoire national, et nous continuerons d’œuvrer sans relâche, dans le cadre réglementaire très limité qui est le nôtre et dans le contexte marqué par un État régalien qui s’érode partout en France, pour la sécurité, la tranquillité et notre bien commun. » David Lisnard.

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