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David Lisnard inaugure l’épicerie sociale de la Mairie de Cannes pour aider les plus démunis

Les tarifs appliqués sont quatre fois moins chers qu’en supermarché classique. Un projet de mandat de David Lisnard, qui a profité de l’occasion pour rappeler la longue tradition cannoise en matière de solidarité et les actions déployées en ce sens par la Municipalité.

« En direct de notre épicerie sociale que j’évoquais il y a peu, récemment ouverte au sein même de notre Centre Communal d’Action Sociale, au profit des Cannois démunis. Produits alimentaires, y compris frais (c’est une nouveauté), d’hygiène et pour animaux de compagnie y sont proposés contre une très faible participation financière, symbolique – 20% de leur valeur réelle avec une politique tarifaire claire –, qui permet de préserver la dignité des personnes aidées en leur offrant la liberté de choisir les articles dont ils ont besoin. L’ouverture de ce nouvel espace convivial participe à la promotion d’une alimentation saine et équilibrée et renforce le lien social.

Cet établissement aide déjà, chaque mois, à moindre coût, 270 foyers qui se trouvent en difficulté. Son accès est conditionné à des critères sociaux : tous les Cannois ayant un « reste à vivre » inférieur à 13€ par jour peuvent bénéficier de ce service. Afin de soutenir les personnes les plus fragiles, nous avons souhaité permettre également la gratuité de ce dispositif aux Cannois qui ont moins de 4 euros de « reste à vivre » par jour. Ils représentent deux tiers des bénéficiaires de l’épicerie sociale et solidaire. Elle est ouverte trois demi-journées par semaine (mardi, jeudi et vendredi de 8h30 à 12h00), contre une auparavant.

Ce nouveau dispositif concret complète toutes les actions déployées par la Mairie de Cannes en faveur des plus pauvres, ainsi que par l’ensemble du tissu associatif qu’elle soutient matériellement, financièrement et moralement. Cette chaîne d’actions essentielle fait partie intégrante de l’ADN de Cannes, ville de solidarité par essence, et dont le taux de pauvreté (20%) est supérieur à la moyenne nationale (13,8%).

Je pense évidemment à notre centre Lycklama, où je me rends très régulièrement depuis plus de 20 ans, géré par le CCAS (qui est le service social de la Mairie de Cannes dont nous avons garanti les ressources financières depuis 2014). Il s’agit du seul centre d’accueil pour personnes sans domicile fixe de notre bassin de vie, où elles sont nourries, logées avec leurs animaux de compagnie – j’y tenais particulièrement – et où elles peuvent bénéficier de plusieurs prestations (douches, coiffeur, livres, jeux de société, télévision etc). Notre foyer d’hébergement des SDF accueille des hommes et des femmes dans une aile dédiée. Parallèlement à l’action de notre Samu Social, qui assure des maraudes régulières et que la Mairie de Cannes subventionne fortement, il représente un refuge précieux pour ces personnes très fragilisées.

S’agissant du handicap, nous agissons tout aussi concrètement, et partout. Dans le cadre de l’Agenda d’Accessibilité Programmée (Ad’AP), avec un plan de financement de 10 millions d’euros sur neuf ans (2015-2024), 612 places de stationnement PMR ont été créées (sur un total de 18 000 places de stationnement, soit au-delà des 2% exigés par la loi), 24 jardins et espaces publics rendus accessibles tout comme 87 établissements recevant du public (ERP) et installations ouvertes au public (IOP) au 31 décembre 2021, étant précisé que 33 sites supplémentaires le seront en 2022 et 2023.

Au niveau du CCAS, 1594 Cannois ayant un handicap sont suivis et accompagnés, en lien avec les services départementaux et nos associations, l’ADAPEI en tout premier lieu. Le handicap ne devant pas priver ceux qui en ont un de pouvoir profiter au mieux de la vie cannoise, nous avons notamment mis en place, l’été, Handiplage, qui a accueilli en 2021 près de 7000 personnes, dispositif particulièrement apprécié par ceux qui ne doivent en aucun cas être mis à l’écart de notre société mais bien intégrés.

Au Centre Communal d’Action Sociale, le bon fonctionnement du Maintien à Domicile (MAD), avec le Service d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD), est à mes yeux incontournable car il constitue l’avenir dans une société où la durée de vie s’allonge et qu’il est de notre devoir d’assurer dignité, respect et attention à nos aînés. A Cannes, depuis le 1er janvier 2022, plus de 30 000 repas ont été livrés à domicile et quasiment autant d’heures passées, par nos agents compétents, sur place.

En lien étroit avec la Maison des Solidarités Départementales (MSD), notre CCAS mais également les services hospitaliers, le Conseil Local de Santé Mental (CLSM) et la Mission Locale exercent une mission de service public de proximité afin de permettre à tous les jeunes de 16 à 25 ans de surmonter les difficultés qui font obstacle à leur insertion professionnelle et sociale. A Cannes, 147 d’entre eux sont suivis, accompagnés, écoutés, sur des problématiques nombreuses, que la crise sanitaire a accentuées, notamment en matière d’addiction, où, dès le plus jeune âge, dans les écoles cannoises, nous prévenons, à travers des ateliers de sensibilisation, à ce risque (notamment en matière d’addiction aux écrans).

Je souhaite également évoquer le rôle essentiel des associations dans ce maillage de solidarité locale, dont les Restos du Cœur ou J’avais Faim, que nous soutenons matériellement et financièrement pour accompagner leurs initiatives. Les Restos du Cœur, ce sont deux centres à Cannes, un dans le quartier de Forville et un à La Bocca, et de magnifiques bénévoles dévoués à chaque saison. Ce sont plus de 40 000 repas distribués dans les deux antennes cannoises lors de chaque campagne hivernale. L’association J’avais faim, située boulevard de Lorraine, propose pour sa part des repas chauds chaque midi aux personnes dans le besoin.

Je citerai encore La Croix Rouge, le Secours Populaire, le Secours Catholique, la Villa Saint Camille, les Familles nombreuses, Les Petits Frères des Pauvres ou encore Saint Vincent de Paul, et tout le tissu associatif de notre bassin de vie de manière générale, avec lequel la Mairie de Cannes entretient un lien historiquement très fort.

J’évoquerai d’autres actions structurantes que nous menons, telles que la création d’une nouvelle résidence autonomie dans le quartier de Saint-Louis, dont nous lancerons le chantier dans les prochaines semaines, pour proposer plus de logements aux retraités à faibles ressources ou la construction de la nouvelle maison de retraite moderne, médicalisée et destinée aux personnes âgées à revenus modestes sur le site du Centre Hospitalier Simone Veil.

La question de l’accès à un logement digne est fondamentale. C’est ce que nous tâchons de faire à Cannes, qui compte 17,4% de logements sociaux, soit le taux le plus important des villes du littoral azuréen, en nous appuyant sur des dispositifs pragmatiques.

Je prends en exemple la création de 36 nouveaux logements avec Bail Réel Solidaire au cœur de La Bocca, pour permettre à de jeunes actifs qui n’auraient peut-être jamais pu initialiser un parcours résidentiel de devenir propriétaires dans des zones où le prix du foncier – pas fixé par les mairies, pour rappel – est élevé. Concrètement, ce BRS – Bail Réel Solidaire – destiné aux ménages à revenus modestes, sépare temporairement la propriété du foncier et celle du bâti, permettant aux futurs acquéreurs de bénéficier de 15 à 30% d’économie comparativement à l’achat d’un logement libre et similaire sur le même secteur.

Autre exemple : le projet de la résidence sociale dite Dionysos, en cours de construction dans le secteur de Ranchito et qui sera livrée en mai, où nous sommes en train de réaliser 33 logements locatifs sociaux qui permettront de libérer, au profit d’actifs, des logements devenus trop grands pour des personnes souvent âgées (souvent seules), et de proposer à celles-ci des appartements plus adaptés (plus petits, donc plus faciles à entretenir et avec ascenseurs) et des services en rez-de-chaussée (dont le bailleur, ce qui fluidifiera les liens avec celui-ci). Il a été convenu avec le bailleur que le transfert ne coûtera pas plus cher aux locataires concernés. Ils seront donc mieux logés, à très bon marché (loyers et charges), et avec une consommation énergétique forcément amoindrie. Un projet qui leur permettra donc de faire des économies.

Enfin, je citerai un de mes plus anciens combats en la matière : la résidence des Bosquets. Comme je l’expliquais ici-même il y a plusieurs semaines, nous avons obtenu de Côte d’Azur Habitat (Office HLM à Nice) qu’il réhabilite cette résidence de La Bocca, dont il a la charge. La Mairie de Cannes apportera sa contribution pour rénover ce bâtiment vétuste et à la façade tout simplement indigne. Cette réhabilitation est l’aboutissement d’une longue démarche que nous avons entreprise, et je tiens à remercier CAH d’en avoir mesuré le caractère essentiel, pour les habitants comme pour les riverains.

Ces travaux consisteront au ravalement de l’ensemble des façades, à la peinture des halls d’entrées, cages d’escaliers et parties communes, à l’amélioration de la ventilation des logements, au remplacement des platines de contrôle d’accès et de chaudières, et à la reprise des chaussées et parkings du bâtiment. Les opérations ont déjà commencé et s’achèveront au printemps prochain.

Cannes, depuis longtemps, porte dans son ADN l’attention aux uns et aux autres. A ses habitants, auxquels nous devons le respect et le droit à vivre dans la dignité, mais aussi à toutes celles et ceux qui, pour leur villégiature aisée ou à travers les vagues d’immigration économique successives ainsi qu’à la fuite de terribles conflits, ont trouvé refuge dans notre belle cité. Diaspora italienne (dès la création du département, les Italiens affluent en nombre attirés par la prospérité économique), anglaise (350 familles en villégiature dès 1867), russe (dont les familles aisées passaient l’hiver sur la Côte), arménienne (à la suite du génocide perpétré par le Gouvernement des Jeunes-Turcs en 1915), grecque (après l’expulsion par la Turquie en 1923 à la suite du traité de Lausanne), espagnole (conséquemment à la guerre civile de 1936-39), maghrébine (principalement après 1945, avec une forte recherche de main d’œuvre sans qualification, et une accélération à la suite des accords d’Evian), iranienne (peu après la chute du Chah, en 1979) ou encore cap-verdienne (dès le milieu des années 1980, à la recherche de travail sur les chantiers). Et pardon pour ceux que je ne cite pas. Cannes a toujours été une terre d’asile et d’accueil, fidèle à ses valeurs de solidarité et d’entraide, à la fois avec humanité et rigueur, et le souci majeur du respect de la France, ses règles républicaines, son mode de vie, sa civilisation.

Nous poursuivons, jour après jour, dans le même esprit, notre action concrète et pragmatique au service de tous.

Vive Cannes. où chacun a sa place. » David Lisnard.

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