Sur le terrain, au cœur de l’avenue de Grasse

Vendredi 27 mars, David Lisnard était présent dans le secteur de l’avenue de Grasse pour échanger avec les riverains et commerçants sur les aménagements à venir.

Cannes le 31 mars 2026
GRASSE

Au programme : apaisement de la circulation, sécurisation des cheminements piétons, réflexion sur un nouveau revêtement pour la rue Marius Monti et point sur les aménagements du square Méro.

Axe stratégique de 2,5 kilomètres reliant le centre-ville au nord de la commune, l’avenue de Grasse n’avait pas connu de rénovation depuis des décennies. Empruntée chaque jour par plus de 4 000 véhicules, elle traverse des quartiers résidentiels denses et dessert de nombreux équipements publics. Depuis 2019, la municipalité y conduit un projet global de requalification visant à améliorer la qualité de vie, renforcer la sécurité et valoriser les espaces publics.

Cette phase de concertation permet d’ajuster les futurs aménagements, avec des objectifs clairs : trottoirs élargis, stationnement renforcé, circulation apaisée et meilleure accessibilité.

« L’avenue de Grasse est un axe stratégique où transitent chaque jour plus de 4 000 véhicules. Les aménagements visent à améliorer la qualité de vie des riverains, à sécuriser les déplacements et à renforcer l’attractivité du quartier », a rappelé David Lisnard.

Cannes avance, avec méthode et au plus près du terrain.

Le Moulin Forville – Musée Victor Tuby renaît pour transmettre l’âme provençale

Lundi 30 mars, David Lisnard a présenté l’avancée des travaux de rénovation du Moulin Forville, au cœur du Suquet, futur Musée Victor Tuby. Ce chantier d’envergure illustre pleinement la volonté de la municipalité de préserver, valoriser et transmettre l’identité culturelle cannoise, en redonnant vie à un site patrimonial emblématique.

Cannes le 31 mars 2026
TUBY

Engagée depuis juin 2025, la seconde phase des travaux, d’un montant de 5,5 millions d’euros, prévoit une transformation complète du bâtiment. Au programme : restauration des façades et des toitures, rénovation intégrale des espaces intérieurs, amélioration de l’accessibilité avec l’installation d’ascenseurs, et création d’un parcours muséographique moderne permettant de valoriser les collections. Les abords du site seront également repensés afin de mieux l’intégrer dans le quartier, avec un projet d’embellissement et de piétonisation de la rue Forville.

Ce futur musée rendra hommage à Victor Tuby, figure majeure de la culture provençale, qui consacra sa vie à la défense de la langue, des traditions et de l’identité régionale. Installé dans ce lieu qu’il avait lui-même conçu comme une maison-musée, il y avait rassemblé une collection remarquable d’objets, de costumes et de témoignages du patrimoine provençal.

« Victor Tuby est une figure incontournable de l’histoire culturelle cannoise et l’un des artisans majeurs de la redécouverte de la culture provençale au XXᵉ siècle. Il nous semblait important de créer un musée dédié à celui qui consacra sa vie à la défense de la langue, des traditions et de l’identité de la Provence. Parce que la culture se transmet, se partage et se renouvelle, ce lieu exceptionnel permettra aux habitants et visiteurs de découvrir les aspects fondamentaux de notre patrimoine » David Lisnard.

À terme, le Moulin Forville deviendra un lieu culturel vivant, intégré au parcours patrimonial du Suquet, aux côtés du Suquet des Artistes et du Musée des Explorations du Monde. Sa livraison est prévue pour janvier 2027.

À travers ce projet structurant, la municipalité poursuit une ligne claire : faire vivre le patrimoine, renforcer l’attractivité culturelle de Cannes et transmettre aux générations futures l’histoire et l’identité d’une ville profondément attachée à ses racines.

Cannes renforce encore son ambition universitaire

Près de 2 200 m² de surface, 18 salles de cours, un amphithéâtre : David Lisnard s’est rendu la semaine dernière dans le bâtiment de l’ancien IUT, à La Bocca, actuellement en cours de rénovation par la Mairie de Cannes.

Cannes le 31 mars 2026
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Ce site stratégique fait l’objet de travaux structurants d’envergure, avec une modernisation énergétique complète dont l’achèvement est prévu à l’été 2026.

Le chantier porte notamment sur l’étanchéité totale du bâtiment, la modernisation du système de chauffage et de climatisation, ainsi que l’installation de 80 panneaux photovoltaïques, qui couvriront à terme environ 25 % des besoins électriques du site. Une seconde phase de ravalement de façade est également à l’étude, afin de parachever la transformation de cet équipement.

Au-delà de la rénovation, l’ambition est claire : inscrire ce bâtiment dans une stratégie globale de développement de l’enseignement supérieur à l’ouest de Cannes. À court, moyen et long termes, il a vocation à accueillir des formations de grande qualité, en lien avec les besoins économiques et les filières d’avenir, notamment dans les domaines du spatial, de l’intelligence artificielle et des technologies de pointe.

L’objectif est également de mettre à disposition ces locaux modernisés au service de porteurs de projets audacieux, en lien avec la formation et l’innovation, afin de créer un écosystème dynamique, tourné vers les compétences de demain.

Ce projet s’inscrit dans la continuité d’une politique engagée depuis plusieurs années pour renforcer l’offre de formation à Cannes, avec le campus Georges Méliès et le développement de l’apprentissage. Il marque une nouvelle étape, avec la volonté de faire émerger un véritable pôle universitaire attractif, capable d’accueillir étudiants, entreprises et partenaires académiques.

À travers cette initiative, la municipalité poursuit un objectif clair : faire de Cannes un territoire d’innovation, de compétences et d’opportunités pour les générations futures.

Municipales : Nouvelle Énergie arrache plusieurs villes à la gauche et s’implante dans toute la France pour 2027

Après 200 candidats élus dès le premier tour, Nouvelle Énergie poursuit sa dynamique d’implantation et félicite les très belles victoires de ses candidats, comme Guillaume Guérin à Limoges, Geoffroy Boulard dans le 17ème arrondissement de Paris, ou Anne Sattonnet à Vence.

le 27 mars 2026
FOND

D’autres récupèrent aussi des communes dirigées depuis longtemps par la gauche, notamment Ludovic Fagaut à Besançon, Camille Margueritte à Cherbourg-en-Cotentin, Sophie Douvry à Alençon et Lionel Zinciroglu au Kremlin-Bicêtre.

Avec près de 250 maires élus dans 74 départements. C’est le signe d’une grande vitalité politique, porteuse d’espoir pour les mois décisifs à venir.

Nos équipes municipales sortent renforcées de ce scrutin. Elles incarnent une droite libérale, indépendante et enracinée, garante de projets locaux exigeants et d’une ambition claire pour le pays, qu’elles feront vivre jusqu’à l’élection présidentielle à venir.

Une nouvelle génération d’élus, respectueuse des habitants et animée par une manière renouvelée d’envisager la politique, préfigure une nouvelle énergie pour la France. Sortis des municipales, nous sommes désormais pleinement tournés vers l’élection présidentielle, où nous porterons cette dynamique au plus haut.

Robert Ménard, David Lisnard…la rencontre des affranchis

Deux maires, deux tempéraments, deux villes, mais une même obsession : parler au réel. Valeurs actuelles a réuni Robert Ménard et David Lisnard pour une discussion dense et sans filtre sur les raisons de leurs succès, la défiance envers les appareils partisans, le retour du besoin d’enracinement et l’avenir de la droite à un an de l’élection présidentielle.

le 26 mars 2026
VA DL RM

Valeurs actuelles. David Lisnard, vous avez été réélu à 81 % des voix à Cannes ; 65,6 % pour vous, Robert Ménard, à Béziers. Quelle est la recette magique ?

David Lisnard. Il n’y a pas de recette. Ou plutôt, s’il y en a une, elle tient au travail. Nous travaillons beaucoup. Nous rendons des comptes toute l’année. Nos habitants ne nous découvrent pas au moment des élections. Nous sommes les mêmes quand nous sommes candidats et quand nous ne le sommes pas. Et nous ne sommes pas des marchands de fantasmes. Nous sommes dans la réalité. Nos victoires sont celles du réalisme.

​Robert Ménard. On ne triche pas avec les gens. On les aime, tout simplement. On parle à leur cœur sans les enfumer. Je suis dans une ville pauvre. Je crois que Cannes l’est aussi, contrairement aux apparences…

​D. L. Nous avons effectivement un taux de pauvreté deux fois plus élevé qu’à Paris…

​R. M. Exactement. Face à cela, on ne va pas expliquer aux gens qu’en tant que maire, on va les sortir de la pauvreté d’un claquement de doigts. Ce serait faux. Et ils le savent pertinemment. La politique se meurt des promesses non tenues. Je les entends, tous, à longueur de plateaux télévisés : ils promettent tout à tout le monde, tout le temps. C’est insupportable !

Les gens ne demandent pas qu’on leur raconte des craques. Ils veulent du concret. Je peux vous dire que, dans la rue, personne ne me parle de “démocratie participative”, d’union des droites ou de je ne sais quelle révolution idéologique. Mais de l’insécurité. Du ramassage des déchets. De la propreté des rues. Soit vous avez un bilan et des réponses réelles à apporter à ces problématiques du quotidien, soit vous êtes balayé dans les urnes.

​Quel regard portez-vous l’un sur l’autre ?

D. L. J’ai beaucoup d’admiration pour Robert. Il a une singularité dans le paysage politique français. Et dans une démocratie qui souffre moins d’un déficit de représentation que d’un déficit d’exécution et de sincérité, il apporte beaucoup. J’ai toujours considéré Robert comme un personnage atypique, à la fois habile et authentique. Et c’est cela qui est le plus difficile : être habile sans être artificiel, être authentique sans être naïf. Nous échangeons régulièrement loin des micros. Nous avons des affinités.

Il a cette capacité incroyable à trouver la formule percutante tout en restant ancré dans ce que vivent les Français. Ce ne sont pas des éléments de langage. Je ne les supporte plus, pour tout vous dire. Si nous gagnons avec autant d’écart, si nous faisons voler en éclats les logiques partisanes dans nos communes, c’est peut-être parce qu’il y a un alignement entre ce que l’on dit, ce que l’on fait et ce que l’on est.

​R. M. Absolument. Je parle assez peu aux responsables politiques. Neuf fois sur dix, je n’ai rien à leur raconter. Avec David, c’est différent. On se comprend. Mais puisqu’il a été gentil, je peux bien lui trouver des défauts. Tu es trop compliqué, David, je te l’ai déjà dit. Il faut savoir aller à l’essentiel.

Notamment sur le terrain économique. Tu es libéral – et ce mot est malheureux, parce qu’il est aujourd’hui très mal connoté. On peut être libéral sans se désintéresser des plus pauvres. Mais il faut savoir l’expliquer. C’est là que tu pèches parfois. Et il y a un deuxième défaut : tu restes empêtré dans les combines et les renoncements des Républicains…

​D. L. Je te pardonne d’être parfois victime d’un prêt-à-penser politico-médiatique quand tu utilises des mots comme “libéral” ou “ultralibéral”. Les vraies gens, comme tu le dis souvent, se moquent complètement de ces catégories. À Cannes, les quartiers populaires ont voté pour moi à plus de 80 %. Ce sont les mêmes quartiers qui votaient jadis communiste ou très à gauche. Quand je leur parle de retraite par capitalisation, par exemple, ils comprennent. Ils se disent : enfin, je vais devenir propriétaire du fruit de mon travail.

C’est cela, la liberté. Et je me sens de cette même liberté à propos de LR. À tel point que, contrairement à toi, je n’ai fait allégeance à personne pour la présidentielle. Tu as dit que tu voterais pour Bruno Retailleau ? Je suis tellement libre que je me soutiens moi-même…

​R. M. Tu es d’une mauvaise foi absolue. Je n’ai pas dit cela comme ça. J’ai simplement dit qu’aujourd’hui, si je devais voter pour quelqu’un, ce serait lui. Ce n’est pas la même chose. Et surtout, ne prends pas mal ce que je dis : je ne suis pas en train de t’accuser d’être aligné sur LR. Tu les bouscules suffisamment. Mais tu restes malgré tout prisonnier d’un écosystème. Qu’est-ce que tu fais encore chez eux, franchement ?

​D. L. Ce que j’y fais ? J’y défends les mêmes convictions depuis des années. Je suis profondément attaché à la liberté économique, à l’ordre, à l’unité de la nation par l’éducation. Mais ta question est légitime. Lorsqu’on voit à quel point ce mouvement peut se fourvoyer, on se demande parfois si l’on ne prêche pas dans le désert…

Emmanuel Macron représente la dernière expression du vieux monde : beaucoup de technocratie, beaucoup de marketing. Il a gagné légitimement au niveau national, mais localement cela ne correspondait à rien. Il y a un besoin d’enracinement

​L’étiquette politique condamne-t-elle aujourd’hui à l’échec ?

R. M. En 2027, on ne gagnera qu’en contournant les partis. À droite, les mouvements sont souvent le premier obstacle à l’émergence d’une personnalité crédible, capable de porter les idées majoritaires du pays.

​D. L. Les grands partis, qui ressemblent davantage à des syndicats d’intérêts, sont devenus des handicaps. Mais pour gagner, Robert, il faut bien une organisation, une colonne vertébrale doctrinale, une capacité à repérer des talents, à fédérer des vocations. C’est pour cela que j’ai créé Nouvelle Énergie.

​On assiste au niveau national à un émiettement, une décomposition de la vie politique à laquelle, tous les deux, vous semblez échapper. Jusqu’où cela peut-il mener le pays ?

D. L. Jusqu’à la violence. Elle est déjà là. Et elle peut devenir beaucoup plus généralisée.

​R. M. J’ai toujours peur des grands mots. Les troubles sont là, mais la France survivra. Il y a une irresponsabilité de la part de certains politiques qui tiennent des discours apocalyptiques. Quand j’entendais Éric Zemmour pendant la campagne présidentielle, je me disais : si tout est foutu, à quoi bon ?

On a besoin de vérité, mais aussi d’horizons. Ce n’est pas le pays qui est affaibli, mais la classe politique. Le pays réel regorge de gens formidables, intelligents, engagés, courageux, qui trouvent des solutions dans leur métier, dans leur activité, dans leur vie. Notre classe politique, elle, est médiocre.

​Quelle est la leçon des élections municipales ?

D. L. Là où il y a encore une communauté locale forte et un projet solide, le délitement peut être retardé. On ne regarde que la carte des grandes villes, mais il y a partout en France des communes où cela fonctionne, où des listes locales travaillent, où il y a parfois des consensus avant même l’élection. Tout n’est pas foutu. Il y a près de 900 000 Français qui ont été candidats aux municipales. C’est unique dans le monde. Et 80 % des mandats municipaux sont bénévoles. Cela dit beaucoup d’un pays plus civique, plus inventif, plus altruiste qu’on ne le croit.

La France réelle, je la vois tous les jours : elle est plus belle qu’on ne le dit. Nous devons sortir des grilles de lecture parisiennes. On regarde les grandes villes et on y voit un système qui ne sait plus très bien s’il relève du local ou du national. Depuis la fin du cumul des mandats, les partis sont devenus extrêmement déconnectés des réalités locales. Quand il y avait encore des députés-maires, des sénateurs-maires, ces “barons” locaux remontaient le terrain à Paris. Ils alertaient. Aujourd’hui, ce lien s’est largement rompu.

​R. M. Moi, je ne pourrais pas être député-maire. Je ferais mal les deux. C’est aussi simple que ça. Mais je te rejoins : le tissu communal est une richesse immense. Il y a 35 000 communes. L’idée de toujours vouloir les regrouper, les fusionner, équivaut à enlever quelque chose aux gens. Le sentiment d’appartenance se trouve dans la commune. Pas dans le département, pas dans des structures abstraites.

Le reflux du macronisme localement montre-t-il ce besoin d’un retour de l’ancrage, du terroir, du pays réel ?

R. M. Encore faut-il que le macronisme ait existé localement. Je ne sais même pas ce que c’est, un “parti macroniste” sur le terrain…

​D. L. Emmanuel Macron représente la dernière expression du vieux monde : beaucoup de technocratie, beaucoup de marketing. Il a gagné légitimement au niveau national, mais localement cela ne correspondait à rien. Il y a un besoin d’enracinement.

LR n’arrive pas à tendre la main franchement parce que ce parti a honte d’être de droite. Il montre patte blanche à la gauche. Il passe son temps à s’excuser d’exister.

Comment analysez-vous les bons résultats obtenus par la gauche et cette incapacité du PS ou des écologistes à couper le cordon avec Jean-Luc Mélenchon ? Sa diabolisation récente ne semble pas porter ses fruits…

D. L. La gauche avait déjà trahi le peuple avec Mitterrand. Aujourd’hui, elle trahit jusqu’à ses propres principes, notamment l’universalisme républicain. L’entrisme des Frères musulmans dans les institutions, je peux vous assurer que ce n’est pas un fantasme. Même chose avec divers lobbys faussement progressistes. Cette alliance entre wokisme et islamisme est en train d’aspirer toute la gauche dans un trou noir.

​R. M. La gauche trahira toujours ses grands principes moraux si cela lui permet de sauver sa peau. On l’a vu dans les grandes villes, on le reverra encore demain. Elle trouvera toujours un moyen de s’arranger avec Mélenchon.

​D. L. Mais Mélenchon n’a pas besoin de nous pour être diabolisé. Il s’est diabolisé tout seul. Il faut mesurer la portée de ce qu’on a entendu ces dernières semaines : les jeux de mots, les sous-entendus, les références. Si un responsable de droite avait tenu des propos comparables, il aurait été voué aux gémonies. C’est délirant, du jamais-vu depuis l’Occupation.

​Le rejet de LFI suffit-il, à lui seul, à justifier des accords tactiques plus larges, y compris avec le RN ? On s’étonne des pudeurs de la droite…

D. L. Les consignes des partis politiques n’ont aucune prise sur les municipales. Pour ma part, pour revenir au fond du problème, face à une menace d’extrême gauche, face à une menace islamiste, wokiste, j’irai avec ceux qui sont en face, y compris le RN et toutes les forces démocratiques. Il n’y a pas d’ambiguïté là-dessus.

Mais le vrai sujet reste la présidentielle. Nous vivons dans un nouvel environnement mondial. Nous sommes à la fin de plusieurs cycles : la fin du macronisme, la fin de l’État-providence tel qu’on l’a connu, et même, d’une certaine manière, la fin d’un très long cycle occidental.

​Beaucoup de partis vivent malheureusement encore dans une pensée morte, une pensée nostalgique, comme si l’on allait revenir aux Trente Glorieuses, alors que la situation impose un changement d’approche totale. Quelle est la position du RN face à la Russie ? Je les trouve plus proches de LFI que de moi. C’est certainement présomptueux, mais je souhaite pouvoir faire gagner une droite indépendante du macronisme comme du RN, RN que je viens, d’ailleurs, d’affronter victorieusement aux municipales.

​R. M. Sois honnête, David : LR n’arrive pas à tendre la main franchement parce que ce parti a honte d’être de droite. Il montre patte blanche à la gauche. Il passe son temps à s’excuser d’exister. Quand je suis arrivé à Béziers, si tu osais dire qu’il pouvait y avoir un lien entre immigration et délinquance, on te traitait de fasciste. Y compris à droite !

​D. L. Les choses évoluent malgré tout…

​R. M. Certes, mais parce qu’ils sont contraints d’évoluer, parce qu’ils ont compris qu’ils ne peuvent plus tailler des croupières au RN sans parler d’immigration, de sécurité, d’autorité. Mais ils le font sans y croire tout à fait. Et les gens sentent cela. Il manque à la droite une personnalité capable de donner de l’envie, du souffle, une perspective claire.

​Aujourd’hui, la droite n’a-t-elle pas de chef ?

R. M. Non. Il n’y en a pas. Personne ne s’impose.

​D. L. C’est bien pour cela que je propose la méthode d’une primaire pour désigner une candidature pour 2027 !

Il nous faut une force, donc un leader, avant même de parler de victoire. Ce leader ne peut sortir que d’une confrontation démocratique. Et pour qu’elle soit légitime, il faut précisément qu’elle soit la plus large possible.

Sarah Knafo, Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Robert Ménard, David Lisnard… ces personnalités composent-elles une forme de famille ?

R. M. Oui, à condition qu’il y ait un chef de famille. Quelqu’un qui dise : c’est comme ça et pas autrement. Quelqu’un qui tranche, qui fixe un cap, qui impose une ligne. Sur les questions économiques et internationales, les écarts sont immenses. Ce ne sont pas de simples différences qui nous divisent, mais des précipices.

​D. L. On peut – et on doit – discuter avec tout le monde. Sarah Knafo a mené une campagne intelligente, habile, à Paris. Mais je te rejoins, Robert : il n’y a pas de leader naturel. Dans ce cas, la seule façon de faire émerger un chef, c’est la démocratie. Je plaide depuis des années pour une compétition ouverte. Pas un dîner entre notables. Une vraie compétition sur quatre ou cinq grands objectifs : rétablir l’ordre, maîtriser l’immigration, relancer la prospérité, refaire un État plus efficace.

Contrairement à ce qu’on peut penser, l’union ne crée pas la force. La force crée l’union. Valérie Pécresse avait, sur le papier, une très large union derrière elle en 2022. Regardez le résultat. Il nous faut une force, donc un leader, avant même de parler de victoire. Ce leader ne peut sortir que d’une confrontation démocratique. Et pour qu’elle soit légitime, il faut précisément qu’elle soit la plus large possible.

Si Gabriel Attal se pense de droite, qu’il vienne ! Il sera jugé par les électeurs. Gérald Darmanin, Éric Zemmour, Sarah Knafo sont les bienvenus. Même une personnalité comme Nicolas Dupont-Aignan doit pouvoir s’exprimer, il représente un segment électoral, des électeurs qu’on aurait tort de mépriser.

Il faut un quart de finale avant la demi-finale, le premier tour de l’élection présidentielle. Sinon, c’est l’assurance de se retrouver en 2027 avec soit un énième technocrate qui appliquera les mêmes méthodes dépassées que ses prédécesseurs, soit un duel RN-Mélenchon dont la France ne se relèvera pas.

​R. M. Franchement, je n’y crois pas une seconde à ton histoire de primaire. Tu vois Édouard Philippe se ranger derrière Sarah Knafo ? Tu les vois, tous, se mettre d’accord sur une primaire ? Même sur les conditions d’accès, ils en sont incapables ! Celui qui s’imposera le fera à partir du peuple, en se faisant entendre dans le débat public, en trouvant une voix singulière.

Emmanuel Macron, quoi qu’on pense de lui – et je n’ai jamais voté pour lui – a compris cela à un moment donné. Il a contourné les appareils. Aujourd’hui, si quelqu’un veut émerger, ce ne sera ni par des accords entre partis ni par une mécanique d’appareil. Ce sera en imposant une voix.

​D. L. OK, Robert, mais que proposes-tu ?

​Si l’on suit votre logique, Monsieur Ménard, Éric Zemmour aurait dû s’imposer…

R. M. Précisément : son idée de départ était juste et le système a tremblé. Mais il est retombé dans ses travers et il a été sanctionné. On ne peut pas diriger une ville, encore moins un pays, si l’on n’aime pas profondément les gens. Il a des qualités, bien sûr, mais pas celle-là.

​Cette élection municipale donne-t-elle une indication sur ce que sera la présidentielle ?

R. M. Elle dit qu’on peut réduire à peu de chose le RN comme LFI si l’on trouve les mots pour parler aux gens. Regardez Sarah Knafo : elle n’est pas fondamentalement en désaccord avec Éric Zemmour, mais elle a autre chose dans le ton, dans la manière de se présenter, dans l’humour, dans le charisme. Et cela change tout.

La politique, ce n’est pas un programme. C’est une personne. C’est une incarnation. Les gens doivent avoir envie de vous écouter, de vous croire, de vous embrasser dans la rue. À Béziers, on ne me parle pas d’un programme de 200 pages que personne ne lit, soyons sérieux. Pour la première fois, la grande majorité des Français se rejoignent sur le constat et les solutions. Ce qui nous manque, ce n’est pas tant le diagnostic que la manière de parler au pays.

​D. L. Je serai un peu moins catégorique. Oui, la sincérité est absolument décisive. Oui, les Français sentent tout de suite si vous êtes vrai ou faux. Mais ils ne se contentent plus de l’incarnation. Ils demandent aussi le “comment”. Comment réduisez-vous l’immigration ? Comment rétablir l’ordre ? Comment remettez-vous le pays au travail et les comptes publics dans le vert ?

​R. M. S’il n’y a pas un élan derrière toi, tu peux avoir le meilleur programme, ça ne changera rien.

​D. L. On peut avoir les deux !

​R. M. Tu vois qu’on arrive à être d’accord. Je vais venir à Cannes, on va préparer la suite.

​D. L. Chiche !

Voir cet article sur le site de Valeurs Actuelles en cliquant ici.

« Ce qu’on veut, c’est une vraie rupture libérale » : pourquoi David Lisnard se « libère » de LR

Confortablement réélu, le maire de Cannes veut étendre son mouvement « Nouvelle Énergie » et faire entendre sa voix singulière à la présidentielle, dans une large primaire à droite. Un article de Jérôme Cordelier paru dans Le Point.

le 26 mars 2026
LE POINT 1

David Lisnard claque la porte de LR. « La décision n’est pas encore complètement prise, mais cela y ressemble, précise-t-on dans l’entourage du maire de Cannes. Pour être clair, disons qu’il se libère de LR. » Pourquoi tant de précautions sémantiques ? Parce que l’homme attend d’avoir une explication en tête-à-tête avec le président du parti Bruno Retailleau, avec lequel il partage des valeurs, et le souvenir du combat partagé lors de la présidentielle calamiteuse de François Fillon. Mais la logique de rupture est enclenchée.

Pour celles et ceux qui suivent le chemin de cet homme politique énergique, créatif, pragmatique, peu enclin aux petites manœuvres d’appareil, le choix est cohérent. On percevait bien depuis un certain temps que David Lisnard se sentait décalé, voire en porte-à-faux avec les LR – qui eux-mêmes ne savent pas toujours où ils habitent.

Lisnard restait encarté par loyauté, mais il y a bien longtemps qu’il s’est mis à son compte, en lançant son mouvement « Nouvelle Énergie », qui tisse sa toile en France, et vient aux dernières municipales de l’étendre encore plus, 250 maires s’en revendiquant, dont Guillaume Guérin à Limoges ou le maire du 17e arrondissement de Paris, Geoffroy Boulard. Nouvelle Énergie affiche aussi quelques belles prises de bastions historiques de la gauche, comme Limoges, Besançon ou Alençon.

Triomphe aux municipales à Cannes

Lui-même est en position de force, ayant été reconduit par 81 % des voix à la tête de sa ville de Cannes – face à une liste RN –, un score qui fait de lui le maire le mieux élu de France dans les villes de plus de 30 000 habitants. Président – réélu haut la main – de l’Association des maires de France, Lisnard circule partout dans le pays et bénéficie de remontées de terrain, qui sortent souvent des radars des états-majors politiques.

C’est peu dire que depuis longtemps, il ronge son frein. Il nous le disait en filigrane, juste après son élection municipale triomphale. « Une droite affirmée et indépendante peut être gagnante !, nous confiait David Lisnard. Il faut que nous nous libérions, y compris au sein de LR, de tout ce conformisme étatiste, collectiviste qui nous fait perdre depuis quarante ans. Une droite indépendante, libérale, sécuritaire, portée sur les questions éducatives et scientifiques peut redresser le pays. C’est ce que je veux proposer au pays avec mon mouvement Nouvelle énergie. »

Il dit encore : « La droite doit sortir du corner, sur le ring de boxe que représente la scène politique, ne pas rester dans un angle. Ce qui compte, c’est d’avoir des convictions et de les porter. Arrêtons de nous laisser enfermer dans l’étau mortifère Le Pen/Bardella – Mélenchon. Tous ces gens-là nous proposent de rafistoler un système qui a fait son temps. Aujourd’hui, on peut porter sur le terrain politique une espérance du XXIe siècle. »

Un challenger ouvert à la primaire

S’il quitte LR, c’est, précise son entourage, pour « une divergence de fond et de stratégie ». « Je ne me sens aucun point commun avec une fausse droite que l’on retrouve aussi bien à LR qu’au RN ou chez les macronistes, ces gens qui ont voté un budget fiscaliste, la fin de la réforme des retraites, nous disait-il après le premier tour. Nous, ce qu’on veut, c’est une vraie rupture libérale. » Lisnard trace son chemin, et cultive son projet à la faveur de rencontres avec les acteurs locaux.

« Je viens du monde de l’entreprise, pas de la haute fonction publique, souligne-t-il. Ma singularité, c’est d’apporter la voix du terrain – celle des commerçants, des artisans, des maires – dans le débat national ».

Candidat à la présidentielle – il l’avait annoncé juste avant les municipales pour ne pas prendre à contre-pied les électeurs –, challenger, David Lisnard s’est toujours montré favorable à une primaire la plus ouverte qui soit, comme il l’a répété au micro d’Apolline de Malherbe sur BFMTV en annonçant son retrait du parti. Ce que les champions de la droite, Bruno Retailleau le premier, n’entendent pas.

« Les données sont claires pour 2027 : on ne peut plus aller directement en demi-finale, nous disait-il déjà début mars. Il y a une multitude de candidatures prêtes à séduire l’électorat de la droite et du centre, et personne ne se détache. Il faut donc que nous organisions un quart de finale. Mettons sur le papier les grands objectifs, nos valeurs communes, et, après, se présente et vote qui veut. C’est pourquoi j’ai plaidé pour une large primaire, des centristes de l’UDI à Reconquête. »

La main tendue à Éric Ciotti

Selon lui, « ceux qui ne veulent pas venir prennent le risque de faire perdre leur camp et de faire gagner LFI ou le RN. Je porte ma voix dans le débat parce que je suis intimement persuadé qu’il faut créer une compétition pour comparer les projets, sélectionner puis rassembler les électeurs ; sinon, nous sortirons du jeu ».

Il pourrait se rapprocher d’Éric Ciotti, le nouveau maire de Nice, qui a créé son propre parti, l’UDR, et auquel il tendait la main dès le soir du second tour des municipales. « J’appelle Éric Ciotti à rompre son accord “en même temps” avec le RN et à rejoindre la droite indépendante d’Emmanuel Macron et du RN que nous représentons avec “Nouvelle Énergie”. », lançait-il dans Le Point.

Les deux voisins azuréens travaillent ensemble au département des Alpes-Maritimes depuis 2008, et s’apprécient. « On s’entend bien, on a toujours plaisir à se voir, nous confiait David Lisnard. C’est un homme qui a beaucoup d’esprit, beaucoup d’humour et qui est bien plus bon vivant qu’on ne le pense. Éric Ciotti est un professionnel, un homme très intelligent qui peut être tranchant, dur, un esprit vif qui peut se laisser emporter par le conflit dans sa vie politique, alors que dans le privé il est beaucoup plus nuancé. Il ne faut jamais le sous-estimer, jamais, je l’ai toujours dit ». Comme David Lisnard.

Voir cet article sur le site du Point en cliquant ici.

Rupture, clarté, alternative

Invité d’Apolline de Malherbe sur BFM TV et RMC, David Lisnard a livré une intervention structurée, dense, et sans ambiguïté. Derrière les formules, un cap politique se dessine clairement : rompre avec les impasses actuelles pour reconstruire une offre crédible à droite.

le 26 mars 2026
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Le président de Nouvelle Énergie ne se contente plus d’un diagnostic. Il acte un basculement. Pour lui, le système politique tel qu’il fonctionne aujourd’hui est à bout de souffle. Les partis traditionnels, y compris Les Républicains, sont « démonétisés ». Les logiques d’appareil ont pris le pas sur les idées. Et l’écart entre les discours et les actes a fini par décrédibiliser durablement la parole publique.

Dans ce contexte, David Lisnard assume une ligne de rupture. Nouvelle Énergie, insiste-t-il, n’est pas un simple courant, mais un parti indépendant, appelé à s’affirmer pleinement dans les mois à venir. L’objectif est clair : porter une alternative qui ne repose ni sur des compromis internes ni sur des arrangements de circonstances, mais sur des principes assumés et une cohérence d’ensemble.

Cette volonté de clarification se traduit notamment par une proposition centrale : l’organisation d’une primaire ouverte à droite. Pour David Lisnard, la légitimité ne peut plus être décrétée en amont, dans des discussions fermées. Elle doit se construire dans une confrontation transparente des projets et des parcours. « Il faut un quart de finale avant », résume-t-il, pour souligner l’impossibilité, aujourd’hui, de prétendre rassembler sans avoir d’abord clarifié.

Cette primaire, selon lui, doit être large, ouverte, sans filtre préalable. Tous ceux qui se revendiquent de droite doivent pouvoir s’y présenter, à condition de s’engager sur les principes républicains. Une manière de remettre les électeurs au cœur du processus, et de sortir des logiques de désignation verticale qui ont montré leurs limites.

Mais l’entretien ne se limite pas à une réflexion institutionnelle. David Lisnard alerte également sur la dégradation du climat politique. Il évoque une montée des violences et des tensions, qu’il relie à une évolution du discours de certaines franges de l’extrême gauche. Selon lui, le glissement est profond : on ne débat plus avec des adversaires, on désigne des ennemis. Ce changement de registre nourrit, à ses yeux, une violence désormais tangible dans le pays.

Face à cela, il appelle à une réaction ferme, à la fois politique et judiciaire. Protéger les élus, condamner sans ambiguïté les dérives, et refuser toute banalisation de ces comportements. Pour David Lisnard, il ne s’agit pas seulement d’un enjeu de sécurité, mais d’un enjeu démocratique.

Au-delà de ces tensions, c’est l’ensemble du modèle français que le maire de Cannes remet en cause. Il critique frontalement un système qu’il qualifie de « social-étatiste », fondé sur une accumulation de normes, de dépenses et de contraintes. À ses yeux, ce modèle pénalise les actifs, fragilise les services publics et empêche toute dynamique de croissance.

L’exemple du choc pétrolier, évoqué durant l’entretien, illustre cette critique. Là où une réponse rapide et structurante serait nécessaire, David Lisnard dénonce une tendance à la procrastination et à la technocratie, symbolisée par la création d’un « observatoire » des prix. Une réponse qu’il juge déconnectée des réalités vécues par les Français.

Enfin, l’entretien marque une clarification personnelle. Interrogé sur son avenir au sein des Républicains, David Lisnard ne masque plus son éloignement. Absence de ligne claire, ambiguïtés stratégiques, fonctionnement interne contesté : les critiques sont précises et assumées. La rupture apparaît désormais inévitable.

Au-delà du cas de LR, c’est une recomposition plus large que David Lisnard appelle de ses vœux. Une droite indépendante, structurée, capable de parler au pays réel, de porter un projet de transformation et de répondre aux défis contemporains, qu’ils soient économiques, technologiques ou sociaux.

Dans un paysage politique fragmenté et instable, le maire de Cannes trace ainsi une perspective. Celle d’une offre politique qui assume de dire, de trancher et d’agir. Une ligne fidèle à l’ambition portée par Nouvelle Énergie : redonner du sens à l’action publique et de la crédibilité à la parole politique.

« Vivre c’est servir, servir c’est vivre »

L’installation du conseil municipal ce samedi 21 mars a donné le ton du mandat qui s’ouvre. Réélu avec une confiance exceptionnelle, David Lisnard n’a pas parlé de victoire, mais de devoir. Une ligne constante. Une exigence assumée.

Cannes le 24 mars 2026
Cannes CM 2026

« Être élu ne confère aucun droit. Être élu ne confère que des devoirs. »

Dans l’hémicycle, le message est clair. Servir les habitants. Servir l’intérêt général. Servir Cannes. Toujours.

Ce troisième mandat s’inscrit dans la continuité d’une méthode éprouvée depuis 2014, mais avec une ambition renouvelée autour d’un objectif central : la qualité de vie des habitants. Cela se traduira par une amélioration continue des espaces publics et une végétalisation accrue de la ville, pour rendre chaque quartier plus agréable, plus respirable, plus vivant.

La sécurité et la tranquillité du quotidien restent des priorités. Lutte contre les nuisances, contre l’incivisme, renforcement des dispositifs existants avec notamment la création d’une brigade anti-bruit. Une approche concrète, tournée vers les réalités vécues par les habitants.

Sur le plan financier, la ligne est maintenue. Rigueur, désendettement, refus de la facilité fiscale. Continuer à investir sans augmenter les impôts, en préservant l’équilibre budgétaire, condition indispensable d’une action publique durable.

L’avenir se prépare aussi par la jeunesse et l’enseignement supérieur. Extension du campus Georges Méliès, lancement de « Méliès II », implantation de l’école Vatel à La Bocca, développement d’un campus dédié au spatial et à l’intelligence artificielle. À terme, 6 000 étudiants supplémentaires accueillis. Une stratégie claire : faire de Cannes un pôle d’excellence, attractif et tourné vers l’innovation.

Le mandat intègre également une attention renforcée aux enjeux de société. Protection animale avec la création d’un grand parc canin, lutte contre la maltraitance, sensibilisation. Actions sociales concrètes, notamment avec le doublement des capacités d’accueil pour les femmes victimes de violences.

Pour porter cette ambition, une organisation structurée. Dix-huit blocs de compétences répartis entre quatorze adjoints et quatre conseillers délégués. Une équipe, une méthode, une volonté d’efficacité.

Mais au-delà des projets, c’est un état d’esprit qui domine. Faire progresser la ville. La protéger. La valoriser. La rendre toujours plus respectée, sécurisée et dynamique.

« Vivre c’est servir, servir c’est vivre. »

À Cannes, ce n’est pas une formule. C’est une ligne de conduite.

Un toit solaire au boulodrome pour alimenter le quartier

Sur le toit du boulodrome Troncy, la lumière du soleil va bientôt se transformer en énergie pour toute une partie du quartier. Un article paru dans Nice-Matin.

Cannes le 24 mars 2026
Boulodrome

Cet été, 540 panneaux photovoltaïques, soit 1 080 m², seront installés pour fournir l’électricité aux bâtiments publics de la place Roubaud, mais aussi aux écoles, crèches et gymnases alentour.

Les bâtiments fonctionneront ainsi en quasi-autonomie énergétique, réduisant les achats externes et générant des économies durables.

« Le boulodrome était là, il a un peu plus d’une quinzaine d’années. La toiture commençait à être en mauvais état, et il fallait la changer, dans les deux à trois ans à venir. On a donc choisi de développer le photovoltaïque pour qu’on soit davantage autonome », explique Thomas Onzon, directeur général des services techniques, pour justifier l’installation des panneaux solaires.

Parmi les bâtiments concernés, on compte les écoles Alexandre-Dumas, de la Verrie, Bocca-Centre, le gymnase des Mûriers et plusieurs crèches municipales.

Ranguin comme modèle

Un projet à 548 000 euros, avec un retour sur investissement estimé à 5 ou 6 ans.

« L’idée est de dimensionner les panneaux pour consommer toute l’énergie produite sur place et non la revendre à bas prix », rappelle Thomas Onzon.

Ce système d’autoconsommation collective n’est d’ailleurs pas une première pour La Bocca. À Ranguin, deux sites producteurs alimentent déjà huit bâtiments voisins.

En parallèle du déploiement du parking Roubaud, ces panneaux illustrent l’ambition de La Bocca de repenser son espace urbain et ses services publics.

Sous terre, les niveaux du parking s’ouvrent progressivement, et en surface, les bâtiments s’équipent pour produire et consommer localement.

À La Bocca, la transformation ne s’arrête désormais jamais : le quartier se réinvente, étage après étage et panneau après panneau.

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Le parking Roubaud au service du commerce

L’étage -1 vient d’ouvrir, ajoutant 75 places aux niveaux déjà accessibles (275 désormais et bientôt 374), avec un accès privilégié aux commerçants les jours de marché. Un article paru dans Nice-Matin.

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Le parking Roubaud, 374 places de stationnement créées au coeur de La Bocca avec des heures gratuites

On descend encore d’un niveau, mais c’est tout un quartier qui remonte. Depuis le 9 mars, le nouveau parking Roubaud a ouvert son étage -1, à La Bocca, ajoutant une nouvelle brique à un équipement déjà partiellement en service depuis les fêtes de fin d’année. Après les niveaux -2 et -3, cette inauguration pourrait sembler n’être qu’une étape technique.

Elle marque pourtant, sur le terrain, un basculement concret pour les commerçants du secteur. Avec 75 places supplémentaires désormais accessibles, le parking atteint 275 emplacements ouverts — sur les 374 prévus à terme. Mais au-delà de la capacité, c’est l’usage qui évolue.

« C’est simple : on vient dans le centre de La Bocca, on peut se garer. C’est propre, c’est sécurisé, c’est tenu », vante le maire, David Lisnard. Pensé comme un outil au service de l’attractivité commerciale, l’équipement s’inscrit dans une stratégie plus large, engagée par la Ville depuis plusieurs années.

Un niveau pour les commerçants

« C’était un vrai problème à La Bocca », rappelle Christophe Chaussé, président de l’association des commerçants. La fermeture de l’ancien parking, puis les travaux, avaient pesé sur l’activité.

L’ouverture anticipée des premiers niveaux a donc été scrutée de près. « On a entre 6 et 8 mois d’avance sur le calendrier initial. Et aujourd’hui, les jours de marché et les week-ends, il est déjà plein », constate-t-il.

Le niveau -1 apporte une spécificité supplémentaire. Une trentaine de places y sont réservées, le matin, auprès des professionnels du marché, avec des emplacements adaptés aux véhicules utilitaires, souvent volumineux. Une configuration peu courante, pensée pour répondre aux contraintes locales.

Pour la municipalité, ce dispositif doit faciliter l’accès au centre de La Bocca et soutenir la fréquentation commerciale. Reste que certains ajustements sont encore attendus. La signalétique, notamment, fait partie des points d’amélioration identifiés par les commerçants pour accompagner la montée en puissance du site.

La Bocca en pleine mutation

Si trois niveaux sont désormais ouverts, le parking n’est pas encore achevé. Le niveau -4, en cours de finition, doit venir compléter l’ensemble dans les prochains mois. Un chantier complexe, notamment en raison des contraintes techniques liées au sous-sol, marqué par la présence d’eau.

Pour rappel, autour du parking Roubaud, plusieurs opérations doivent accompagner la dynamique : création d’une mairie annexe, relocalisation de La Poste, aménagement d’une esplanade et requalification des voiries. À terme, des milliers de mètres carrés de jardins compléteront l’ensemble.

Dans le même temps, d’autres projets ont été annoncés, comme l’inauguration à venir du parking Laubeuf (sur le quai du même nom) ou de nouvelles opérations de rénovation. Pour rester à La Bocca, en attendant la livraison complète de l’équipement, le mouvement est déjà enclenché.

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