«Face à la caste, organisons une primaire ouverte»

Afin de conserver le pouvoir, le bloc central cherche à imposer l’idée qu’il serait le seul rempart au RN, dénonce le maire Nouvelle Énergie de Cannes, qui propose une alternative : une grande primaire ouverte de la droite et du centre, qui irait de l’UDI et Horizons à LR et Reconquête. Une tribune de David Lisnard parue dans Le Figaro.

le 09 avril 2026
Figaro

Depuis quelques jours, l’auto-proclamé «camp de la raison» a pris place dans la fosse médiatique. La partition est connue, quelques solistes affûtent leurs arguments et l’orchestre est prêt pour faire monter la petite musique bien connue de ceux qui veulent rester au pouvoir quoi qu’il en coûte au pays.

Les sondages fleurissent pour désigner le candidat inévitable. Des tribunes sont publiées pour exiger l’union sacrée, la stabilité, la responsabilité, l’intérêt national. Les mots sont choisis avec soin. Ils habillent cependant une réalité plus prosaïque : conserver les postes, préserver les réseaux, perpétuer le système.

Ces hommes et ces femmes fréquentent les mêmes cercles, partagent les mêmes codes, se cooptent et gouvernent ensemble depuis des années. Ils quittent un ministère pour un autre, sans que l’on pose la question de leur compétence pour le précédent ou le suivant. Une élection perdue ouvre droit à un poste de prestige, un conseil d’administration, une présidence d’autorité indépendante. Le système pourvoit aux siens. Certains sont ainsi recasés non pour services rendus à la République, mais pour services rendus au pouvoir.

Ce que l’on appelle le «bloc central» ou le «socle commun», n’est rien d’autre qu’une caste qui se reproduit, qui se protège, et qui présente sa survie comme un impératif national.

Cette mécanique est bien rodée. Tout est fait pour préparer l’opinion publique à devoir faire de nouveau barrage au Rassemblement national. Voilà le seul et unique projet que l’on retrouve par exemple dans la tribune publiée dimanche dernier par 90 élus, ministres et parlementaires qui appellent à un candidat unique de la droite et du centre en 2027, sans d’ailleurs proposer la moindre méthode pour le désigner.

Devra-t-on tirer à la courte-paille ou bien regarder les classements de l’ENA pour choisir celle ou celui qui sera le représentant de la caste ? À moins que l’on ne se fie aux sondages pour se ranger derrière le mieux placé ? Ce serait oublier une leçon que l’histoire politique de ces trente dernières années nous a pourtant enseignée : ne jamais confondre la popularité fabriquée au gré des sondages et des éditoriaux avec la capacité politique à entraîner le peuple français avec soi. Les exemples sont nombreux de ceux qui auraient dû gagner l’élection présidentielle et qui n’ont même jamais accédé au second tour, voire même n’ont pas été en capacité d’être candidats.

Tout ce cirque médiatique ne dupera personne. Ces gens n’ont rien compris. Ils n’ont rien appris de leurs échecs. Chaque renoncement, chaque promesse non tenue, chaque milliard emprunté sur le dos des générations futures ont ajouté une pierre à l’édifice de la défiance et du vote protestataire. Ils sont les artisans de ce qu’ils prétendent combattre. Et les voilà qu’ils ne proposent rien d’autre que d’être les continuateurs sans heurts de la politique menée depuis tant d’années et qui n’en finit pas de déclasser le pays dans tous les domaines.

La France a besoin d’un projet de rupture. Puissant pour en finir avec les atermoiements et les tergiversations, aussi bien sur le plan économique que régalien. Radical pour éviter le danger de l’extrême gauche et le piège démagogique du Rassemblement national. Libéral pour mettre un terme au social-étatisme qui nous ruine par une addiction à la dépense publique, à la dette et aux impôts. Sécuritaire pour rétablir l’ordre, mettre fin à l’impunité et rendre aux Français la tranquillité à laquelle ils ont droit. Éducatif et culturel pour redonner à l’école sa mission première : transmettre les savoirs fondamentaux, exiger l’effort, et faire de chaque enfant un acteur de sa propre émancipation et de la prospérité future du pays.

C’est ce projet que je souhaite porter. Sans diviser mais sans renoncer à ce que je crois bon pour le pays.

Pour cela, la seule voie possible est celle d’une grande primaire ouverte de la droite et du centre, accessible à tous ceux qui, de l’UDI et Horizons à LR et Reconquête, partagent les principes de liberté de création, de responsabilité individuelle et d’indépendance nationale. Elle substituera la confrontation des projets aux manœuvres d’alcôves. Elle obligera chaque candidat à exposer ses idées de façon claire.

En 2016, plus de quatre millions de Français se sont déplacés pour choisir leur candidat. Cette participation a conféré au vainqueur une légitimité que nulle désignation d’appareil n’aurait pu produire et dessinait les contours d’une victoire si le zèle de certains magistrats du parquet national financier n’avait pas percuté la campagne électorale. La démocratie est plus saine et plus efficace que les arrangements entre notables.

Organisons cette primaire ouverte selon des modalités précises, fixées rapidement, publiquement, démocratiquement. Nous sommes quelques-uns à y être prêts. Nous en respecterons le verdict. Que ceux qui veulent présider aux destinées de la nation commencent par accepter cette compétition. Il en va de l’avenir de notre pays.

 

Pour voir cette tribune sur le site du Figaro, cliquez ici.

« Je veux être un candidat de rupture »

Invité de La Grande Interview sur CNEWS et Europe 1, David Lisnard a livré bien plus qu’une réaction à l’actualité. Il a posé un diagnostic global sur l’état du pays et, surtout, assumé une orientation politique nette : la France ne se redressera pas sans une rupture profonde avec le modèle qui la gouverne depuis des décennies.

le 08 avril 2026
Minia CNEWS

Car pour lui, le problème n’est pas conjoncturel. Il est structurel. La France s’est progressivement enfermée dans un système qui prétend protéger mais qui, en réalité, affaiblit. À force de multiplier les normes, les procédures et les dépenses, l’État a fini par entraver ce qui fait la richesse d’un pays : sa capacité à produire, à innover, à travailler. « Le pouvoir d’achat, c’est le pouvoir de produire », rappelle-t-il. Cette affirmation n’est pas un slogan, mais une remise en cause directe d’un raisonnement devenu dominant, selon lequel il suffirait de redistribuer davantage pour enrichir la société.

Cette contradiction apparaît de manière particulièrement visible sur un sujet concret, immédiat, quotidien : le prix de l’essence. À chaque flambée, la même mécanique se répète. L’État promet des aides, des chèques, des dispositifs d’urgence. Mais il oublie l’essentiel : une part significative du prix payé par les Français provient de prélèvements et de mécanismes publics. David Lisnard rappelle qu’environ 17 centimes par litre sont liés aux certificats énergétiques. Pour lui, une décision simple s’imposait : suspendre temporairement ce prélèvement pendant la crise. Une mesure immédiate, lisible, efficace. Mais elle n’a pas été prise.

Pourquoi ? Parce que le système est devenu incapable de se réformer lui-même. Parce qu’il préfère ajouter des dispositifs plutôt que supprimer ce qui ne fonctionne pas. Parce qu’il reste enfermé dans une logique où la réponse publique passe toujours par plus de complexité, jamais par plus de simplicité.

Au fond, le problème dépasse largement la question du carburant. Il révèle une impasse plus profonde. La France distribue de plus en plus, tout en produisant de moins en moins. Elle tente de compenser par la dépense ce qu’elle perd en création de richesse. Et ce cercle vicieux alimente à la fois la dette, l’impuissance publique et le sentiment de déclassement. « On a habitué les Français à la drogue de la dépense publique », observe David Lisnard, en décrivant non pas une faute individuelle, mais une dépendance collective construite sur des décennies.

Au cœur de cette mécanique, il identifie un facteur central : la bureaucratie. Non pas comme un simple excès, mais comme un système à part entière, qui s’auto-entretient et s’étend. Dans ce système, la règle devient une finalité, la procédure prime sur le résultat, et l’administration acquiert un pouvoir qui échappe de plus en plus au politique. Cette dérive a des conséquences concrètes : des projets bloqués, des délais interminables, des professions découragées, des services publics eux-mêmes paralysés par leur propre complexité. « Si vous voulez plus de policiers, plus de soignants, plus d’enseignants, il faut moins de bureaucrates », résume-t-il, en pointant une désorganisation profonde de l’État, à la fois surdimensionné dans ses fonctions administratives et insuffisant dans ses missions essentielles.

Face à ce constat, David Lisnard ne propose pas une nouvelle « simplification », dont il estime qu’elle a été promise sans jamais être réalisée. Il propose de changer de logique. Cela passe, selon lui, par une remise à plat des normes, la fin de la surtransposition des règles européennes, et surtout par une inversion du rapport entre l’administration et les citoyens. L’objectif est clair : faire en sorte que la règle redevienne au service de l’action, et non l’inverse. Il s’agit moins d’ajuster le système que de le réorienter en profondeur, en redonnant du pouvoir au terrain et en responsabilisant les acteurs publics.

Cette volonté de rupture s’inscrit également dans une analyse plus large de la situation internationale. À propos des tensions avec l’Iran, il constate l’effacement de la France et de l’Europe, incapables de peser réellement sur les événements. « La diplomatie sans les armes, c’est la musique sans les instruments », rappelle-t-il, soulignant qu’une nation ne peut être influente sans puissance économique, industrielle et militaire. Là encore, le lien est direct : un pays affaibli de l’intérieur ne peut être fort à l’extérieur.

Sur le plan politique, cette cohérence le conduit à prendre ses distances avec les formations traditionnelles. En quittant Les Républicains, il affirme ne plus vouloir participer à un système qu’il juge marqué par les compromis permanents et l’absence de ligne claire. « Je veux porter une voix en rupture », explique-t-il, en assumant de se situer en dehors des logiques d’appareil. À ses yeux, le clivage central ne passe plus entre droite et gauche, mais entre ceux qui croient dans la liberté et la responsabilité, et ceux qui continuent de défendre un modèle étatique qu’il considère épuisé.

Au fond, son projet repose sur une idée simple : redonner aux Français la maîtrise de leur vie. Cela suppose de faire confiance aux individus, de libérer l’initiative, et de recentrer l’État sur ses missions fondamentales. Ce qu’il appelle un « libéralisme populaire » vise précisément à sortir d’une opposition artificielle entre efficacité économique et justice sociale, en considérant que la liberté est la condition de la prospérité.

L’ambition est assumée. Il ne s’agit pas de corriger à la marge, mais de redresser en profondeur. « Je veux faire gagner la France », affirme-t-il, en précisant immédiatement le sens de cette démarche : « Je veux être un candidat de rupture. » Une rupture avec les habitudes, avec les renoncements, et avec un modèle dont il estime qu’il conduit, lentement mais sûrement, au déclin.

David Lisnard reconduit à la tête de l’Agglomération Cannes Lérins

Réélu président de l’Agglomération Cannes Lérins lors du conseil communautaire du vendredi 3 avril 2026, David Lisnard entame un nouveau mandat placé sous le signe de la rigueur, de la performance publique et de la protection des contribuables.

Cannes le 07 avril 2026
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Reconduit par les élus, il a réaffirmé une ligne claire : maîtriser les finances, améliorer l’efficacité des services et répondre concrètement aux enjeux du bassin de vie. Quatre priorités structurent cette nouvelle feuille de route : protection, environnement, cadre de vie et développement économique.

Plusieurs projets majeurs ont été annoncés. Sur le plan écologique et énergétique, l’agglomération poursuivra le déploiement de bus à hydrogène vert et de réseaux de chaleur décarbonés, tout en renforçant la production locale d’énergie. La lutte contre les inondations sera également intensifiée, avec de nouveaux aménagements hydrauliques et des infrastructures adaptées sur plusieurs communes.

En matière d’aménagement, la transformation du quartier de La Frayère à Cannes se poursuivra, accompagnée du développement du logement et de nouveaux équipements. L’attractivité économique constitue un autre axe fort, avec la création de zones d’activité et le développement d’un pôle d’enseignement supérieur autour du spatial, de l’intelligence artificielle et du quantique.

Pour porter ces ambitions, l’exécutif s’appuie sur une équipe resserrée autour de cinq vice-présidents aux compétences élargies et d’un conseiller délégué, afin de garantir une gouvernance efficace et transversale.

Dans la continuité du mandat précédent, cette nouvelle étape confirme une méthode : investir utile, innover et coopérer étroitement entre les communes pour renforcer l’attractivité et la qualité de vie du territoire.

Le campus Bastide Rouge – Georges Méliès, moteur d’innovation et d’entrepreneuriat

À l’ouest de Cannes, le campus Bastide Rouge – Georges Méliès s’impose comme un véritable écosystème dédié aux industries créatives et aux technologies de pointe. Lors d’une récente visite de l’hôtel d’entreprises, David Lisnard a mis en lumière la dynamique à l’œuvre sur ce site en plein essor.

Cannes le 07 avril 2026
Campus

Avec près d’une cinquantaine d’entreprises déjà installées, mêlant audiovisuel, intelligence artificielle, marketing et création numérique, le site affiche complet ou presque. Startups, jeunes talents et porteurs de projets y cohabitent dans un environnement pensé pour favoriser les synergies, les collaborations et l’innovation. Une logique assumée de « fertilisation croisée » entre étudiants, entrepreneurs, chercheurs et investisseurs.

Au cœur de ce modèle, une conviction : la création de richesse repose d’abord sur l’initiative individuelle et l’esprit d’entreprise. « On ne pourra pas créer de richesse sans production, et pas de production sans entrepreneurs », a rappelé le maire de Cannes, saluant l’audace de ces jeunes qui se lancent très tôt dans l’aventure entrepreneuriale.

La puissance publique, dans cette vision, joue un rôle d’accélérateur et non de substitut. Formation, hébergement, équipements, accompagnement : tout est pensé pour créer un environnement favorable à l’émergence de projets et à leur développement.

Dans cette dynamique, la municipalité prépare déjà la prochaine étape. Un nouveau site est à l’étude, à la fois extension du campus actuel avec « Méliès 2 » et futur pôle dédié au spatial, à l’intelligence artificielle et au quantique. L’objectif est clair : faire de Cannes un territoire d’excellence, capable d’attirer talents, entreprises et investissements dans les filières du XXIe siècle.

Plus qu’un campus, Bastide Rouge incarne ainsi une stratégie globale : celle d’une ville qui parie sur l’innovation, la jeunesse et l’entrepreneuriat pour construire son avenir.

1 000 jobs d’été : un succès confirmé pour la 21e édition

Samedi 4 avril, la Gare Maritime de Cannes a accueilli la 21e édition du salon des 1 000 jobs d’été, une nouvelle fois marquée par une forte affluence. De nombreux étudiants, jeunes actifs et demandeurs d’emploi se sont déplacés tout au long de la journée pour rencontrer directement les recruteurs présents.

Cannes le 07 avril 2026
1000 jobs

Organisé par la municipalité, l’événement a tenu toutes ses promesses, avec une trentaine d’entreprises mobilisées et de nombreuses opportunités proposées pour la saison estivale. Les échanges ont été nombreux, concrets et souvent décisifs, permettant à beaucoup de candidats de décrocher un premier contact, voire un emploi.

Ce rendez-vous, désormais bien installé dans le calendrier cannois, confirme son utilité et son efficacité. Il répond à un besoin réel : faciliter l’accès à l’emploi saisonnier et offrir aux jeunes une première expérience professionnelle.

Année après année, le succès ne se dément pas. Une preuve supplémentaire qu’une action publique simple, directe et tournée vers le terrain peut produire des résultats concrets.

David Lisnard, seul contre tous à défendre le libéralisme

Les milieux d’affaires s’inquiètent du trop grand nombre de candidats à l’élection présidentielle, mais surtout du déficit de programmes. Ils s’énervent qu’aucun candidat n’ait encore présenté un programme libéral, capable de répondre aux besoins de redressement économique… Aucun, sauf le maire de Cannes. Un article de Jean-Marc Sylvestre paru sur Atlantico.

le 03 avril 2026
Atlantico

David Lisnard risque de se retrouver bien seul à prôner un projet libéral aux présidentielles. Les milieux patronaux l’ont bien noté, eux qui  recherchent désespérément des « présidentiables libéraux ».

La grande majorité des candidats possibles à la présidentielle de 2027 ont tous été sollicités par les responsables patronaux afin de connaître leurs projets et leurs moyens. Aucun de ces candidats (hormis les responsables de LFI) ne renoncera à débattre avec les chefs d’entreprise. Il faut savoir qu’un candidat à la présidentielle a besoin, outre d’un socle de militants et d’électeurs acquis à sa cause, de deux choses : –d’une part, de 200 signatures d’élus pour parrainer son inscription et, d’autre part, de sponsors pour financer sa campagne. Une campagne présidentielle coûte en moyenne plus de 10 millions d’euros.

Mettons de côté les candidats qui se présentent avec des positions extrémistes, de gauche ou de droite : ils auront leurs signatures et l’argent. Ils disposent d’un grand nombre de militants. À droite notamment, le RN est bien équipé, compte tenu de ses succès électoraux précédents, qui en ont fait l’un des partis les plus riches et les plus influents auprès des notables locaux qui apportent leur précieuse signature. Maintenant, entre l’extrême gauche et l’extrême droite, il existe une sélection nombreuse de candidats à la présidentielle qui représentent toutes les nuances politiques de l’arc central : de Sylvain Attal à Bruno Retailleau, de Xavier Bertrand à Laurent Wauquiez, en passant par Édouard Philippe… sachant que cette liste n’est pas exhaustive.

Mais tous ont chacun une poignée de patrons, soit en région, soit à Paris, qui pourraient les soutenir — du moins le croient-ils… Car les patrons ne sont pas enthousiastes. Ils savent bien que le pays va mal et qu’actuellement, il n’existe aucun responsable politique ayant la compétence ou l’expertise nécessaires ou même le charisme , pour incarner le pouvoir qu’il faudra exercer pour redresser le pays.

Plus grave encore, tous les patrons — les grands comme les plus modestes —, responsables d’entreprise, de fonds d’investissement, de syndicats professionnels, à Paris comme ailleurs, connaissent les candidats et leurs états-majors. Ils savent que, sans une candidature unique, la droite, le centre et même la gauche de gouvernement ne passeront pas le premier tour. Ils ont acquis la conviction qu’une primaire n’apportera aucune solution…

C’est donc le gâchis assuré, avec le risque d’un second tour opposant Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen (ou Jordan Bardella).Pour les milieux d’affaires, LFI prépare la révolution, et le RN de Marine Le Pen n’est pas sorti du populisme et ne dispose pas d’un programme économique responsable.

Car c’est bien d’un programme économique dont les patrons d’entreprise ont besoin, afin de retrouver une visibilité qu’ils ont perdue depuis plus de dix ans, depuis la crise financière de 2008.

Ils ont acquis la conviction que tous les candidats qui leur font la cour sont capables de prendre en main les problèmes de sécurité et d’immigration s’ils disposent d’une bonne assise électorale. Ils sont sans doute capables d’éviter la faillite de l’école et du système de santé, parce que ces secteurs peuvent s’appuyer sur le privé. Tous sont conscients que l’État est pratiquement en faillite, mais tous se disent que les préceptes keynésiens ne sont pas morts et qu’avec l’aide de l’Europe, ils trouveront du crédit…

Mais ce dont les patrons sont aussi convaincus, ce n’est qu’aucun des candidats actuellement en lice n’a le projet de transformer le modèle économique et social. Aucun n’a le courage de reconnaître que le problème de l’économie française, c’est :

1° Son manque de compétitivité, coût et hors coût. La France produit trop cher par rapport à beaucoup de ses concurrents, avec trop de charges et de taxes. Ajoutons que, hors prix, les produits français manquent d’originalité et d’innovation.

2° Le poids de son modèle social, trop lourd pour une efficacité qui n’est pas à la hauteur des promesses.

3° Globalement, le modèle de création de valeur est asphyxié par le coût du social et les normes. Asphyxie et démotivé.

En bref, la France n’est pas en phase avec les exigences d’un système libéral. On peut même expliquer le retard de l’économie française sur ses partenaires européens par son déficit de liberté économique. C’est le cœur du discours de David Lisnard.  Il partage la plupart des diagnostics, mais personne d’autre que lui n’ose offrir un programme libéral pour rattraper le retard  et redresser la maison France.

Sans revenir sur les fondements du libéralisme, il faut savoir que ce n’est pas une grossièreté qui serait infréquentable. C’est une philosophie politique née en Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles, notamment avec des penseurs comme John Locke et Adam Smith, mais développée en France avec Frédéric Bastiat.

L’idée centrale est simple : donner le maximum de liberté aux individus, tout en limitant le pouvoir de l’État.

Cela passe par la liberté individuelle (opinion, expression, religion), la propriété privée, l’économie de marché (moins d’intervention de l’État) et l’État de droit.

La France n’est pas « allergique », mais elle entretient une relation compliquée avec toutes ces idées. Depuis des siècles (monarchie puis République), l’État est vu comme protecteur et organisateur de la société. La révolution n’a rien arrangé . la Revolution a conforte la centralisation du pouvoir. Cet héritage historique a engendré l’État-providence. Après la Seconde Guerre mondiale, la France construit la sécurité sociale, les services publics et la protection des travailleurs… Le libéralisme économique est alors parfois perçu comme une menace pour ces acquis sociaux.

Ajoutons que les codes de la politique politicienne entretiennent la confusion autour du mot « libéral ». En France, il est souvent associé au marché et aux inégalités, alors que dans les pays anglo-saxons, il est davantage lié à la création de richesses.

Toutes ces ambiguïtés, ajoutées à une méconnaissance des résultats et au conservatisme des systèmes centralisés, font que la plupart des responsables politiques, de droite comme de gauche, refusent de défendre des logiques libérales. Alors même que la France a urgemment besoin de créer de la richesse et que les outils libéraux sont parmi les plus efficaces pour y parvenir. Pour tous les candidats, le libéralisme est devenu un tabou, exclu du vocabulaire politique parce qu’il fait peur.

Le seul candidat déclaré assumant un projet libéral est donc David Lisnard, maire de Cannes. Pour être plus libre encore de ses propos, il a quitté les LR .. Il devra nourrir son programme en apportant des preuves : le libéralisme est très pragmatique, il n’existe que s’il est appliqué, illustre et détaille. Dire que les impôts en France sont trop lourds, c’est facile. Mais ça n’est pas être libéral. Être libéral c’est expliquer comment on allège le fardeau des impôts sans dérégler la machine socio-économique. il y a du Pompidou chez Lisnard : moins d’État non pas pour faire plaisir à la BCE , mais pour donner de la liberté au chef d’entreprise et créer de la valeur.

Retrouvez cet article sur le site d’Atlantico en cliquant ici.

« Incarner une majorité silencieuse et orpheline »

Candidat à l’élection présidentielle, en rupture de LR, le maire de Cannes David Lisnard entend ouvrir sa propre voie, indépendante et claire, dans le chaos politique ambiant tiraillé par les extrêmes et un bloc centriste fluctuant. Retrouvez l’entretien de David Lisnard accordé à Nice-Matin.

le 03 avril 2026
NM 1

Le marathonien a lancé sa course de fond vers l’Élysée. Avec son départ de LR et son passage au « 20 h » de France 2 mardi, David Lisnard a même accéléré sa foulée.

Pas question de (con) courir uniquement au bord de cette Croisette qu’il chérit tant, et où il a été réélu triomphalement à 81 %.

Outsider assumé mais compétiteur acharné, le voilà plus que jamais décidé à « exporter » ses idées. Au nom de l’intérêt général et de la Nation. Il s’en explique.

Départ de LR, candidature à la présidentielle sur France 2, c’est l’heure du « grand saut » ?

Ma déclaration sur France 2 est une confirmation de ce que j’avais déjà annoncé lors de mon discours à la Mutualité devant les militants de mon parti Nouvelle Énergie, le 20 janvier. Mon départ de LR n’est pas non plus un coup de tête. Il relève d’un constat sur les différences entre ce que je pense et les inconstances d’un parti qui a du mal à définir une ligne claire et assumée.

L’étiquette LR était aussi devenue un boulet ?

Non, je ne dis pas ça, je ne veux pas dénigrer ce parti. Mais depuis un moment, je n’y vois plus de cohérence doctrinale, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai créé Nouvelle Énergie, même si je gardais espoir. Après la confiance accordée au gouvernement Bayrou, le vote d’un budget socialiste qui augmente les prélèvements tout en s’asseyant sur la réforme des retraites, je ne voulais plus encombrer LR de mes pensées contraires, ni moi-même être encombré par les incohérences de LR !

Est-ce que votre inimitié connue avec les Tabarot au niveau local s’est également transposée aux instances LR nationales ?

Pas plus qu’avant. On était déjà à l’UMP et notre relation était beaucoup plus dure qu’aujourd’hui. Ma rupture avec LR n’est pas du tout liée à une question de personnalité. Je n’ai d’ailleurs aucune inimitié avec Bruno Retailleau, et je m’entends bien avec François-Xavier Bellamy.

Président de la République, un rêve de gosse ?

Pas du tout. Gosse, je me projetais pour être maire de Cannes. Président, c’est plutôt une responsabilité de parent ! Les choses se sont faites progressivement car je suis un élu local, dont le mandat au sein de l’AMF (association des maires de France qu’il préside) m’a donné plus de visibilité et d’expérience. Je constate hélas le déclassement vertigineux de la France, et je ne peux pas accepter cette fatalité. Moi, je suis persuadé que la France peut redevenir une grande nation éducative, qui maîtrise ses flux migratoires et dont le développement économique n’est pas inférieur à celui de l’Italie. Et je crois qu’une majorité silencieuse est proche de mes convictions, qui prônent la prospérité par la libération économique, sans tous les excès bureaucratiques, qui veut un État fort avec les voyous mais avec moins d’entraves et de restrictions pour les gens honnêtes, qui souhaite que la France retrouve sa grandeur avec une ambition écologique et démographique.

Votre proposition politique s’inscrit où ?

Cette majorité silencieuse, qui n’est pas celle des plateaux télé ni les bobos des grandes villes, n’avait pas de proposition politique, qui ne soit pas la gauche fasciste de LFI ni le RN. Il s’agit de construire une offre qui répond à cette demande, orpheline de la droite classique, mais aussi du centre et de la gauche républicaine. C’est le mouvement des gens qui travaillent et veulent s’en sortir.

Le déclic, c’est aussi l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, qui n’était pas attendue, et d’une génération encore plus jeune que la vôtre. Il a soudain fait écho à votre propre destin ?

Non (ferme). Nicolas Sarkozy avait aussi un parcours atypique, et j’ai le mien. Mon destin, c’est un bien grand mot car je suis lucide sur ma position politique nationale d’outsider. Mais je me sens aligné entre ce que je fais au quotidien en tant que maire de Cannes, ce que je dis, et ce que je suis, contrairement à certains. Si je parle de baisser la dette de l’État par exemple, je dois déjà faire pareil à Cannes !

L’AMF a permis de vous créer un réseau transpartisan. Dans un esprit gaulliste de rassemblement ?

L’AMF m’a déjà permis de travailler avec 900.000 élus locaux, qui œuvrent de manière pragmatique concrète, partout, en outre-mer comme dans les grandes villes. J’ai parcouru 82 départements, visité des usines, échangé avec les élus locaux, ce qui a renforcé ma connaissance du pays et me permet de prendre des positions fortes dépassant les clivages partisans. Quant à de Gaulle, face à l’anesthésie actuelle du gouvernement, j’aime sa radicalité de 1958, lorsqu’il a pris 360 ordonnances en moins de huit mois pour rétablir l’ordre, résorber un déficit de 6 % et revenir à l’équilibre budgétaire en un an.

Vous êtes partisan d’une primaire élargie à droite. Et si elle ne se fait pas, vous y allez seul ?

Il m’est impossible de répondre à cette question. Mais je souhaite que ce projet que je porte entre enfin dans la compétition électorale, et qu’il y ait un quart de finale à droite avant la demi-finale représentée par le premier tour de l’élection présidentielle.

L’appel du pied d’Éric Ciotti, qui vous invite à le rejoindre à l’UDR ?

Moi, ça ne m’intéresse pas. Je ne recherche pas une gloire personnelle pour embellir ma retraite, mais je veux convaincre sur la densité de mes propositions. Je ne veux pas dénigrer les autres candidats, mais si je devais être au centre ou au RN, j’y serais. Pour moi, il existe une droite indépendante qui peut être gagnante, une alternative attractive.

Votre projet est « libéral, sécuritaire, éducatif, scientifique ». Avec un ordre de priorité ?

Tout doit être mené en concomitance car s’il n’y a pas de sécurité ni de restrictions aux frontières, ça amplifie les problèmes d’éducation, d’instruction et nos déficits sociaux. Et il n’y a pas de réforme de notre appareil social sans garde-frontière, sinon la France reste un aspirateur à immigration.

« Cannes gagne » était votre slogan de campagne municipale. La France gagne sera celui de votre campagne nationale ?

Ce sera d’abord Pour que la France gagne. Avec ma personnalité pour dire ce que je fais et faire ce que je dis. Mais ce ne sera pas les mêmes méthodes, car pour mon mandat de maire, ma vocation, j’ai fait campagne comme si j’avais 21 ans, au porte à porte, ce qui n’est pas possible à l’échelon national.

Président normal ou providentiel ?

Ni l’un ni l’autre. Un Président ne peut être normal, et le providentiel est réservé à Dieu. Je veux être un Président efficace pour que la France retrouve dignité et prospérité. La Providence, je la laisse à la messe de Pâques !

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« Je me suis toujours organisé, en mettant en place une équipe capable de diriger la ville sans moi »

David Lisnard

David Lisnard a lancé sa course vers l’Élysée. Après son départ de LR et son passage au « 20 h » de France 2 mardi, le maire de Cannes ne compte plus uniquement concourir au bord de cette Croisette qu’il chérit tant, et où il a été réélu triomphalement à 81 % lors du scrutin du 15 mars. Outsider assumé mais compétiteur acharné, le voilà plus que jamais décidé à « exporter » ses idées. Au nom de l’intérêt général et de la Nation. Une question centrale demeure : et Cannes ?

En campagne présidentielle, vous restez maire à 100 % ?

Oui. Je veux démontrer que l’élection présidentielle n’est pas réservée aux Parisiens, ou à des élus de Normandie qui vivent à Paris. Moi, je n’ai pas d’appart ni de bureau à Paris, et j’ai déjà concilié mon mandat municipal avec la présidence de l’AMF. La campagne ne sera jamais au détriment du maire, et si j’acquiers vraiment une dimension de présidentiable, ça ne peut être que positif pour Cannes.

Qui vous remplacerait en cas d’accession à l’Élysée ?

Cette question me flatte car elle valide ma démarche. Depuis mon premier mandat en 2014, je me suis toujours organisé, en mettant en place une équipe capable de diriger la ville sans moi, tout le temps, car il peut aussi m’arriver un accident, un ennui de santé ou un problème familial. Et je sais déjà qui me remplacerait comme maire, mais je ne vous le dirai pas…

 

Retrouvez cet entretien sur le site de Nice-Matin en cliquant ici.

“Le libéralisme n’est pas une posture”

Dans une tribune parue dans l’Express, David Lisnard répond aux critiques formulées dans les colonnes de l’Express par le journaliste indépendant Rafaël Amselem, et se défend de toute accointance avec l’extrême droite.

le 02 avril 2026
L'express

Dans une interview à charge accordée à L’Express, Rafaël Amselem s’en prend à mon projet politique ainsi qu’à ma personne. Il m’attribue un “antigauchisme niais”, un “sentiment de décadence” et un “propriétarisme” qui me conduiraient à “courir avec tous les réactionnaires en échange de quelques baisses d’impôts et formules pseudo-afueristes”. Il juge enfin “honteux” que je propose une primaire ouverte à toute la droite, au prétexte que Reconquête! pourrait y participer. Ce faisant, il construit un portrait dont je ne reconnais aucun trait et révèle, sans le vouloir, les limites de certains intellectuels dits “libéraux” qui ont fait du libéralisme une philosophie de la reconnaissance et de la vulnérabilité en oubliant qu’il est d’abord une doctrine de la liberté et de la responsabilité individuelle. Et surtout un réalisme.

Commençons par la primaire. Défendre le principe d’une primaire, ce n’est pas prétendre partager les mêmes convictions que les candidats qu’on y affrontera. La présence éventuelle d’un candidat Reconquête! ou de centristes, que je propose également, n’impliquerait pas plus mon adhésion à leurs positions et encore moins à leurs actions, s’agissant de ceux qui ont aggravé la dette, étouffé les libertés locales et bureaucratisé le pays pendant dix ans. Une primaire est une procédure démocratique. Elle soumet des projets concurrents à l’arbitrage des électeurs plutôt qu’aux arrangements d’appareils. Confondre une procédure de sélection avec un accord programmatique n’est pas sérieux. Et ne pas admettre qu’il existe plusieurs nuances de droite qu’il sera bon de faire trancher par nos électeurs avant le premier tour de la présidentielle, c’est être aveugle aux réalités politiques du pays.

Rafaël Amselem me reproche ensuite d’avoir adjoint à mon corpus libéral un “bloc sécuritaire très sonore”. Il y voit un glissement. J’y vois une cohérence. Locke définit bien la finalité première de la société civile comme devant protéger la vie, la liberté et les biens de chaque individu contre les empiètements des autres. Hayek démontre que l’ordre spontané des échanges libres ne peut fonctionner que si les anticipations des individus sont protégées par une règle de droit stable et effectivement appliquée. On le sait depuis des siècles : la sécurité est une condition fondatrice de la liberté. Un État qui tolère l’impunité produit la loi du plus fort. Et la loi du plus fort n’a plus rien à voir avec la liberté de chacun.

Refuser l’État obèse et impuissant

Défendre, comme je le fais et comme je l’assume, un projet libéral et sécuritaire – et aussi éducatif – c’est refuser l’État obèse et impuissant que nous subissons depuis plus de quarante ans. C’est aussi tenir ensemble deux exigences que la tradition libérale classique n’a jamais séparées : la limitation du pouvoir d’un côté, l’effectivité de ce pouvoir dans ses fonctions régaliennes de l’autre.

Comme l’écrivait Montesquieu dans L’Esprit des lois, la liberté politique d’un citoyen est cette tranquillité d’esprit qui naît de l’opinion qu’il a de sa sûreté. Non pas la sécurité comme une fin en soi, mais la sécurité comme condition sans laquelle toutes les libertés formelles restent lettre morte pour ceux qui n’ont pas les moyens de se protéger eux-mêmes. Rafaël Amselem ne cite aucune de mes propositions pour étayer son accusation de dérive autoritaire – et pour cause, puisque je propose de rétablir un véritable État de droit qui sorte de l’arbitraire actuel d’un système “fort avec les faibles et faible avec les forts”. Rafaël Amselem procède par insinuation et amalgame. On est très loin d’une nécessaire rigueur de pensée et de la philosophie politique.

Sur la propriété enfin. Amselem parle de “propriétarisme” pour désigner les libéraux qui sacrifieraient les libertés politiques sur l’autel des libertés économiques, et convoque Rothbard comme repoussoir. Son libertarianisme étant aux antipodes de ce que je défends en la matière, cela n’a strictement aucun sens. La propriété, comme l’avait parfaitement montré Jacques Garello, est l’un des quatre piliers du libéralisme avec la liberté, la responsabilité et la dignité, finalité ultime. La propriété est centrale, car condition de tout le reste. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 la consacre comme un droit naturel “inviolable et sacré”, aux côtés de la liberté et de la sûreté. Elle ne prend toutefois tout son sens que dans un cadre de responsabilité individuelle et de dignité de la personne humaine. La propriété est une possession stabilisée par la reconnaissance mutuelle et par la puissance publique qui la juge légitime. Défendre la propriété dans la France de 2026, ce n’est pas du fétichisme. C’est défendre le droit pour chaque famille de devenir propriétaire de son logement. C’est défendre l’entrepreneur, l’agriculteur, l’artisan, le commerçant qui ont investi dans un outil de travail et qui dépendent de la stabilité des règles fiscales et juridiques. C’est défendre l’épargne et permettre à chacun de devenir propriétaire de sa retraite. C’est défendre la transmission, c’est-à-dire le droit de léguer à ses enfants une maison, une entreprise, un capital, sans que l’État ne transforme systématiquement cet héritage en variable d’ajustement budgétaire. Et garantir la propriété privée, c’est forcément garantir la liberté d’autrui.

Quand un raisonnement est solide, il n’a pas besoin d’être outrancier. Dans cet entretien, Rafaël Amselem n’a examiné aucune de mes propositions, cité aucun de mes textes, analysé aucun des fondements de mon projet. Il a substitué l’invective à la démonstration et l’amalgame à l’argument. Oui, je défends un projet libéral, sécuritaire et éducatif, ancré dans la meilleure tradition du libéralisme classique, assumé sans complexe et sans excuse. C’est précisément ce que Rafaël Amselem ne supporte pas : qu’on puisse vouloir à la fois limiter l’État-providence obèse, restaurer l’autorité régalienne et renforcer l’école, sans renier une seule des exigences de l’État de droit ni de la protection des minorités.

 

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En finir avec la bureaucratie : un rendez-vous pour libérer la France

Nouvelle Énergie organise, mardi 7 avril à 19h30, un événement dédié à une priorité majeure pour le redressement du pays : en finir avec la bureaucratie. Cette rencontre se tiendra au Pavillon Wagram, à Paris, en présence de David Lisnard.

le 02 avril 2026
WEEZVF

À cette occasion, seront dévoilés les résultats de la consultation nationale lancée par Nouvelle Énergie sur les freins administratifs qui entravent le quotidien des Français, des entrepreneurs et des collectivités. Cette séquence sera également marquée par la remise des « Cerfa d’or », une initiative destinée à mettre en lumière, de manière concrète, les dérives et les absurdités de la complexité administrative.

À travers cet événement, Nouvelle Énergie entend porter une exigence claire : simplifier l’action publique, libérer les énergies et remettre l’efficacité au cœur des politiques publiques. Dans un contexte où la bureaucratie pèse de plus en plus lourdement sur l’économie et la vie quotidienne, cette démarche vise à faire émerger des solutions concrètes et à nourrir un projet de transformation en profondeur.

Ouverte aux participants dans la limite des places disponibles, cette rencontre se veut à la fois un temps de restitution, de mobilisation et d’échanges autour d’un enjeu central pour l’avenir du pays.

Informations utiles : Le Pavillon Wagram, 47 Avenue de Wagram, 75017
Début de l’événement à 19h30.

 

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Présidentielle 2027 : David Lisnard ouvre le chemin du sursaut français

Invité du journal de 20h sur France 2 face à Léa Salamé, David Lisnard a posé un acte politique majeur. Dans un paysage saturé d’ambiguïtés, il a choisi la clarté. Et cette clarté tient en une ligne : redresser la France par la liberté, la responsabilité et le courage.

le 02 avril 2026
JT 20H

Une rupture nette avec les ambiguïtés politiques

Le diagnostic est sans concession. La confusion entretenue par les partis traditionnels empêche toute alternance crédible. En pointant les renoncements, les compromis et l’absence de cap à droite, David Lisnard acte une rupture qui dépasse largement les logiques partisanes.

Ce qu’il met en cause, ce n’est pas seulement une stratégie. C’est une incapacité collective à assumer un projet clair pour le pays à l’approche d’une échéance décisive. À treize mois de l’élection présidentielle, l’heure n’est plus aux équilibres internes mais au choix d’une direction.

Faire gagner la France, une exigence concrète

Au cœur de son intervention, une conviction simple mais exigeante. La France peut redevenir une puissance respectée à condition de rompre avec la résignation.

David Lisnard revendique une approche issue du réel. Celle d’un élu de terrain, habitué à rendre des comptes, à assumer ses décisions, à mesurer les résultats. Cette culture de responsabilité irrigue son projet.

Il ne s’agit pas de commenter le déclin mais de l’enrayer. Il ne s’agit pas d’aménager le système mais de le transformer. L’ambition est claire : permettre à la France de redevenir une nation qui produit, qui innove, qui transmet et qui protège.

Une candidature pour agir

La déclaration est directe. David Lisnard est candidat à l’élection présidentielle.

Ce choix n’est pas celui d’un témoignage mais celui d’un engagement. Il s’inscrit dans un travail de fond mené depuis des mois avec Nouvelle Énergie, autour d’un projet structuré et assumé.

Lucide sur les rapports de force, il fait le pari de la cohérence. Dans une époque où la notoriété remplace souvent la solidité, il choisit l’inverse. Construire avant de convaincre. Proposer avant de séduire.

Aller à la racine des problèmes

Le projet qu’il porte ne relève pas de l’ajustement mais de la refondation. Il assume des réformes radicales au sens premier du terme, c’est-à-dire des réformes qui s’attaquent aux causes.

Refonder l’école pour qu’elle redevienne un levier d’émancipation. Restaurer l’autorité pour garantir l’ordre républicain. Libérer l’économie pour créer de la prospérité. Relancer l’ambition scientifique pour préparer l’avenir.

Cette cohérence est rare. Elle tranche avec les politiques fragmentées et souvent contradictoires qui ont accompagné le déclassement du pays.

Rassembler sans renoncer

David Lisnard refuse les assignations simplistes. Il ne s’inscrit ni dans la logique de la fusion des extrêmes ni dans celle d’une dilution au centre. Sa ligne est celle de l’indépendance.

Son ambition est de fédérer autour d’un projet. D’attirer celles et ceux qui croient encore à l’effort, à la transmission, à la liberté. Des électeurs venus de la droite, du centre ou de la gauche républicaine.

Non pas en gommant les différences mais en assumant une colonne vertébrale claire.

Retrouver l’esprit français

Au-delà du diagnostic économique ou institutionnel, c’est une vision du pays qui est en jeu. David Lisnard appelle à retrouver ce qui a fait la force de la France. Un esprit scientifique, un esprit entrepreneurial, un esprit de conquête.

Le constat est sévère. Le déclassement est réel. L’inquiétude des familles est palpable. La difficulté à se projeter dans l’avenir s’installe.

Mais la réponse qu’il propose est tournée vers l’action. Permettre à chacun de vivre, travailler et fonder une famille en France. Redonner à la jeunesse des raisons de croire en son pays. Restaurer la dignité nationale.

Le moment du sursaut

La séquence qui s’ouvre dépasse une simple compétition électorale. Elle engage l’avenir du pays.

David Lisnard le dit clairement. La France est à un moment de bascule. Comme à d’autres périodes de son histoire, elle doit choisir entre le renoncement et le sursaut.

Sa candidature s’inscrit dans cette exigence. Non pas comme une offre politique de plus, mais comme une tentative de réarmer le pays intellectuellement, économiquement et moralement.

Une alternative en construction

La dynamique est lancée. Elle ne repose ni sur les appareils ni sur les compromis, mais sur une idée simple. La France peut s’en sortir à condition de retrouver le sens de la liberté et de la responsabilité.

Nouvelle Énergie porte cette ambition. Celle d’une France qui n’accepte plus le déclin. Celle d’une France qui redevient maîtresse de son destin.

Et cette fois, il ne s’agit plus seulement d’alerter. Il s’agit d’agir.