Nouvelle Énergie publie son premier livret thématique sur l’agriculture
Nouvelle Énergie a publié son premier livret thématique, consacré à l’agriculture et à la vision portée par David Lisnard pour ce secteur stratégique. D’autres publications suivront dans les prochains mois afin de décliner, thème par thème, un projet puissant et cohérent de redressement de la France, en rupture avec l’impuissance politique et le fatalisme qui paralysent l’action publique.
Ce premier livret est le fruit d’un travail collectif nourri par les experts de Nouvelle Énergie, par des agriculteurs, des entrepreneurs, des ingénieurs, des élus locaux et des acteurs de terrain engagés au quotidien dans les réalités du monde agricole. Il repose sur l’expérience concrète autant que sur l’exigence stratégique.
Pour David Lisnard, l’agriculture est une condition absolue de l’indépendance française. Face à la paupérisation des exploitations et à l’explosion des importations, Nouvelle Énergie propose de rendre aux agriculteurs leur dignité d’entrepreneurs du vivant.
Comme le souligne David Lisnard : « Ce qui est bon pour l’agriculture est bon pour la France. Il est temps de substituer la logique de production aux dogmes de la décroissance. Notre souveraineté alimentaire est le socle de notre liberté politique. »
Ce projet de refondation s’articule autour de piliers stratégiques visant à restaurer la compétitivité française sur l’échiquier mondial :
• Produire davantage et mieux, en réorientant la PAC vers l’investissement et la production, en autorisant les nouvelles techniques génomiques et en substituant au principe de précaution un principe de responsabilité, afin de libérer l’innovation.
• Restaurer la compétitivité, par l’allègement des charges, la simplification radicale des normes et la reconstruction d’un tissu industriel de transformation pour que la France cesse d’exporter des matières premières et d’importer des produits transformés.
• Garantir notre souveraineté sur l’eau et les engrais, en réformant la gestion du stockage hivernal de l’eau et en développant une filière française d’engrais azotés décarbonés.
• Assumer une diplomatie agricole offensive, fondée sur la réciprocité des normes et la défense ferme de nos intérêts vitaux.
Avec cette première publication thématique, Nouvelle Énergie ouvre une nouvelle étape en vue des échéances électorales de 2027 : proposer des solutions concrètes, cohérentes et responsables pour relever la France.
Retrouvez le livret sur l’agriculture
David Lisnard détaille ses projets pour l’avenir
C’est dans un théâtre de la Licorne plein à craquer que le maire et candidat à sa réélection a énoncé sa feuille de route, égrainant de nombreux projets. Un article de Nice-Matin.
C’est sous un tonnerre d’applaudissements qu’est apparu David Lisnard, hier soir dans un théâtre de la Licorne plein à craquer. Pas pour un meeting de campagne, indiquait le maire-candidat « en préambule », mais pour une grande soirée d’« énumération de projets » « conçus pour Cannes, avec Cannes comme finalité ». Des projets « crédibles », que David Lisnard entend réaliser sur une dizaine d’années, car « on ne peut pas concevoir de projets structurants avec le calendrier électoral », soit six ans.
Et si le président de Nouvelle Énergie a annoncé ne pas vouloir parler de politique nationale, il n’a tout de même pas su s’empêcher de tacler le président Macron et d’évoquer l’attaque de Michel Tabarot à son encontre, sur le cumul des mandats (notre édition du 18 février). Pendant la soirée, il est longuement revenu sur le bilan de douze années de mandats, évoquant pêle-mêle le renouveau de la place Roubaud, la création du campus Georges-Mélinès, la rénovation de la place du Commandant-Lamy, le projet Boccacabana, la création de la salle des fêtes de La Bocca, le skatepark de la Roseraie, la rénovation du boulevard Alexandre-III, la transformation des allées de la Liberté, la rénovation de la Malmaison.
Mais aussi ses combats contre les incivilités, pour plus de sécurité : « On a triplé notre parc de caméras de vidéoprotection », la baisse des taux communaux (-3,6 %), la création de squares (onze), le projet de la Nouvelle Frayère.
Tester « l’école autrement »
Et s’il n’a pas présenté ses futurs colistiers, c’est tout de même en présence de ses plus proches élus – Joëlle Arini, Franck Chikli, Nicolas Gorrix, Françoise Bruneteaux – et de la députée Alexandra Martin, que David Lisnard a présenté sa feuille de route pour le mandat à venir. Le candidat LR a prévu de rénover l’école Eugène-Vial, de réaliser une extension à l’école Méro pour le périscolaire, de reconstruire la cuisine centrale. Mais aussi d’expérimenter une « école autrement », avec par exemple un lever du drapeau…
Au niveau sécuritaire, il est prévu de créer une brigade de lutte contre le bruit, de désigner un élu anti-nuisance, d’installer des radars anti-bruit… Mais aussi d’étendre la vidéoprotection et de former des chiens adoptés à la SPA à la détection de drogue.
Autres grands projets : le réaménagement et la végétalisation de la voie rapide ; la restructuration, la rénovation, la végétalisation et l’embellissement des zones industrielles des Tourrades et de la Roubine ; la piétonnisation de la rue Forville.
Le marché Gambetta embelli
Les Jeudis du Suquet seront créés ; un dispositif de bail réel solidaire instauré ; le foyer pour les SDF sera reconstruit ; un gymnase sera adapté pour le rendre inclusif pour les porteurs de handicap et atteints de troubles autistiques.
Niveau santé, la réalisation d’une structure d’accueil pour jeunes en souffrance psychologique, la construction d’un pôle santé à la Frayère.
Les animaux et l’environnement ne sont pas oubliés, puisqu’il est prévu de créer un jardin canin aux Hespérides, d’expérimenter des capteurs thermiques dans les parkings pour détecter les chiens abandonnés. Un city stade sera créé dans les secteurs est, tout comme un mur d’escalade en plein air dans la ville, le Palais des Victoires sera rénové, tout comme le musée du Masque de fer. Enfin, après Forville, ce sera au tour du marché Gambetta de profiter d’un embellissement.
Parking Saint-Nicolas : Cannes reprend la main au service de l’intérêt général
La Ville de Cannes poursuit la modernisation de ses services publics de proximité. À compter du 1er octobre 2026, le parking Saint-Nicolas, situé derrière la gare SNCF dans le quartier République, intégrera officiellement le réseau Cannes Parking, géré par la régie municipale.
Cette décision, actée lors du conseil municipal du 16 février, marque la fin d’une délégation de service public conclue en 2008 pour trente ans avec un opérateur privé. Un choix assumé par la municipalité : reprendre la maîtrise d’un équipement stratégique de 420 places, au nom de l’intérêt général et de la qualité de service due aux usagers.
Une gestion publique plus exigeante et plus performante
« Nous avons constaté des manquements récurrents, notamment en matière de propreté, de sécurité, de suivi financier et de fréquentation. Cette gestion ne correspondait plus aux exigences de la commune », a expliqué David Lisnard en conseil municipal.
La reprise en régie permettra d’appliquer au parking Saint-Nicolas les standards déjà éprouvés du réseau municipal : transparence de gestion, entretien renforcé, sécurité accrue et politique tarifaire équitable. Une organisation qui a fait ses preuves ces dernières années et qui accompagne la montée en puissance de Cannes Parking.
Avec cette intégration, le réseau comptera 12 parkings et plus de 5 100 places, pour plus de 2 millions de passages enregistrés en 2025 et plus de 3 000 abonnés à la fin de l’année. Des chiffres qui traduisent une demande croissante et une gestion efficace.
Soutenir les commerces et l’attractivité du centre-ville
Au-delà de la performance de gestion, l’enjeu est aussi économique. La municipalité entend faire du stationnement un outil d’attractivité pour le centre-ville et un levier de soutien aux commerces de proximité, en facilitant l’accès et la rotation des véhicules.
Les usagers bénéficieront des mêmes avantages tarifaires que dans les autres parkings municipaux :
– 2 heures gratuites une fois par semaine,
– 3 heures gratuites chaque samedi, dimanche et jour férié.
Une transition maîtrisée, sans coût pour les contribuables
La transition est engagée depuis plusieurs mois. L’opérateur actuel a été informé dès novembre 2025, et des réunions techniques ont débuté en janvier afin d’organiser le transfert sans interruption de service.
Des travaux de modernisation seront réalisés pour mettre le parking aux standards actuels. La Ville précise que l’ensemble de l’opération sera financé par les recettes de la régie, sans augmentation d’impôts ni contribution supplémentaire des contribuables, grâce à la capacité d’autofinancement du réseau Cannes Parking.
Avec cette décision, Cannes confirme une ligne claire : quand la gestion publique est plus efficace que le privé, elle assume de reprendre la main. Une action pragmatique, orientée résultats, au service des habitants, des commerçants et de l’attractivité urbaine.
Quels seront les grands investissements en 2026 ?
Lors du dernier conseil municipal du mandat, le budget primitif a été voté à l’unanimité. Parmi les grands projets : le réaménagement du boulevard de la Croisette, la rénovation et l’embellissement des cimetières… Un article de Nice-Matin.
C’est une bonne nouvelle pour les Cannois : les mesures d’allègement de la fiscalité communale, mises en œuvre l’an passé, seront reconduites en 2026. Pour rappel, l’année dernière, les impôts, inchangés depuis 2014, avaient baissé de 3,6 % pour les trois taxes locales. Une décision validée lors du vote du budget primitif, ce lundi, lors du dernier conseil municipal du mandat.
Le maire-candidat David Lisnard en a profité pour rappeler que, depuis 2014, la dette a été diminuée de 81 735 351 euros.
« Les efforts d’économie pour une stricte maîtrise budgétaire seront poursuivis, pour permettre de pallier les effets cumulés des prélèvements et transferts de charges supplémentaires unilatéraux de l’État et dégager un niveau d’épargne nette autorisant le maintien de la capacité d’investissement de la commune », ajoute-t-il.
Depuis 2014, ce sont 722 409 447 euros qui ont été investis. Et, pour 2026, ce montant est de 176 615 741 euros, dont 81 700 000 euros dans le budget principal de la Ville. Soit l’un des plus gros montants du mandat (avec 2025), « pour préparer l’avenir en renforçant l’activité de Cannes ».
Modernisation du Palais, travaux à Forville…
Et parmi les principales opérations programmées pour 2026, se trouve notamment l’aménagement du centre de La Bocca, avec la continuité du réaménagement de la place Roubaud (10 168 000 euros), commencé en 2023 ; mais aussi l’aménagement et l’embellissement du boulevard de la Croisette (8 000 000 euros), qui devraient débuter à l’automne 2026 ; la restructuration et le confortement du toit du marché Forville (7 866 000 euros), qui se prolongera en 2026 ; la modernisation et l’embellissement du Palais des festivals et des congrès (6 000 000 euros) ; Nouvelle Frayère (5 130 033 euros), « qui vise à rendre le quartier plus beau, plus sûr et pratique » ; la réhabilitation de la ferme Giaume (2 820 000 euros).
Ou encore le plan école (2 171 787 euros) ; le réaménagement des boulevards du Midi et Jean-Hibert pour favoriser la promenade et la pratique du sport (2 000 000 euros), avec le démarrage d’un nouveau tronçon et la remise en peinture de l’aire de fitness située au Rocher et dans l’axe du quai Laubeuf ; l’embellissement du front de mer (1 990 000 euros) ; la création d’une maison d’illustre au moulin Forville (725 606 euros), dédiée à l’histoire de Cannes et à la culture provençale ; la rénovation des bâtiments historiques sur l’île Sainte-Marguerite (1 199 202 euros) ; la rénovation et l’embellissement des cimetières (750 000 euros), avec l’aménagement des columbariums de l’Abadie II, la reprise du parking et la continuité des études paysagères et des interventions sur le site du Grand Jas.
Cannes poursuit et renforce les travaux d’intérêt général pour responsabiliser les jeunes
À Cannes, la responsabilité n’est pas un slogan, c’est une ligne d’action. Cinq nouveaux lycéens cannois, auteurs d’incivilités ou de comportements nuisibles au sein de leur établissement, effectuent dès aujourd’hui des travaux d’intérêt général (TIG) sur l’espace public.
Ce dispositif s’inscrit dans le partenariat pionnier signé entre la Ville de Cannes et l’Éducation nationale, voulu et assumé par David Lisnard. Depuis l’an dernier, il permet de répondre immédiatement et concrètement aux actes d’incivilité, par des missions utiles à la collectivité, notamment au sein des services municipaux de la Propreté urbaine et des Espaces verts.
Ces TIG sont réalisés en dehors du temps scolaire, notamment pendant les vacances. Ils ne se substituent ni aux sanctions internes des établissements ni, le cas échéant, aux procédures pénales : ils les complètent. Leur objectif est clair : sanctionner, responsabiliser, réparer.
Car il n’y a pas de vie sereine en communauté sans réponse proportionnée aux déviances. Agir vite, de manière visible et utile, c’est aussi aider certains jeunes à comprendre les conséquences de leurs actes et à se remettre sur le bon chemin.
Cette action s’inscrit dans une vision plus large de la justice locale :
– verbalisation systématique des actes d’incivisme, avec nettoyage ou réparation par leurs auteurs ;
– refus que le contribuable paie pour ceux qui dégradent ;
– combat constant contre l’impunité, dans le strict cadre légal.
Les mairies ne peuvent pas se substituer à l’État. Mais elles peuvent être un maillon fort de l’autorité républicaine, en innovant, en assumant des choix clairs et en protégeant les citoyens respectueux des règles.
À Cannes, la fermeté n’est jamais idéologique.
Elle est juste, concrète et tournée vers la sécurité de tous.
PPE3 : une faute stratégique, démocratique et économique
On vend à perte une électricité dont on n’a pas besoin, et la différence est payée par les Français sur leurs factures et leurs impôts. Retrouvez la chronique de David Lisnard pour l’Opinion.
La France a besoin d’une stratégie énergétique ambitieuse pour que ses entreprises et ses habitants bénéficient d’une énergie la moins chère possible, fiable et décarbonée, en réduisant autant que possible sa dépendance dans un contexte géopolitique transformé. Il s’agit d’un impératif de compétitivité et de souveraineté, d’une condition sine qua non pour l’industrie et le numérique, d’une nécessité de confort de vie et de pouvoir d’achat pour les ménages. Ce n’est pas avec la PPE3 que le Premier ministre a signé par simple décret, sans débat ni vote des parlementaires, que la France y parviendra.
Oui, il faut davantage d’électricité bas-carbone dans notre bouquet énergétique pour réduire la part des énergies fossiles : l’électrification de la France est une obligation qui ne fait pas débat. Mais elle exige une électricité compétitive, un signal prix stable et prévisible et des choix de filières hiérarchisés selon leur coût réel complet. Pas un empilement d’investissements dictés par les lobbies et les échéances politiques. Or, ce que promet la PPE3, c’est un alourdissement de la facture électrique qui va détourner les Français de l’électricité, à l’encontre même du but recherché.
Les faits sont implacables. La France a produit 544 TWh d’électricité en 2025, pour une consommation intérieure de 450 TWh. Elle a exporté un volume record de 92,3 TWh. Le système est en surcapacité massive, documentée par RTE dès décembre 2025, et qui devrait se prolonger au moins jusqu’en 2027-2028. La consommation, loin de décoller, a reculé de 6 % à 8 % depuis 2019, passant d’un plateau de 475-480 TWh à environ 450 TWh.
La consommation industrielle chute
La consommation industrielle continue de chuter. Aucune commande, aucun contrat, aucun investissement privé ne signale un retournement imminent. En cinquante ans, la part des fossiles dans notre mix n’a diminué que de 22 points pour atteindre 60 % aujourd’hui. Prétendre réduire cette part d’un tiers supplémentaire d’ici 2030 exigerait de tripler les ventes de véhicules électriques, de tripler les installations de pompes à chaleur, d’électrifier plus de la moitié des procédés industriels quand moins de 10 % le sont. En quatre ans, c’est matériellement irréalisable.
Malgré cela, la PPE3 programme simultanément de nouveaux réacteurs, de l’éolien terrestre et des dizaines de parcs offshore sur la base d’une consommation de 550 à 670 TWh que rien – aucune commande industrielle, aucun contrat, aucun investissement privé – ne laisse aujourd’hui présager. RTE lui-même distingue deux scénarios contrastés ; la PPE3 est construite sur le plus optimiste, celui qui suppose des décisions industrielles et des investissements qui ne sont pas pris ni même engagés.
Les coûts sont connus : 200 milliards d’euros d’investissements réseau d’ici 2040, des parcs éoliens en mer entre 164 et 196 euros/MWh pour ceux en service – et jusqu’à 310 euros/MWh pour l’éolien flottant au vu des prix britanniques –, une accise sur l’électricité à 30,35 euros/MWh pour les ménages, en hausse de 37 % depuis 2019, quand l’Allemagne l’a ramenée à 0,5 euro/MWh pour son industrie.
Les 92 TWh exportés en 2025 l’ont été à un prix inférieur à celui auquel EDF rachète la production renouvelable nationale : on vend à perte une électricité dont on n’a pas besoin, et la différence est payée par les Français sur leurs factures et leurs impôts. Produire plus d’électricité sans débouchés réels ne crée pas de demande. C’est l’inverse : cela renchérit le coût unitaire et détruit les conditions de la compétitivité et de l’électrification qu’on prétend accélérer.
Le nucléaire existant est menacé
Plus grave, le nucléaire existant est menacé. Quand le soleil brille ou que le vent souffle, la production renouvelable est prioritaire sur le réseau. Pour lui faire de la place, on contraint les réacteurs nucléaires à baisser leur puissance, voire à s’arrêter. C’est ce qu’on appelle la modulation. Or le nucléaire est conçu pour tourner en continu : ses coûts sont essentiellement fixes. Moins il produit, plus chaque kilowattheure revient cher. EDF estime que cette modulation pourrait tripler, passant de 30 à 90 TWh perdus par an. Chaque jour d’arrêt coûte entre 1,1 et 1,8 million d’euros par réacteur selon sa puissance.
A l’échelle du parc, ce sont plusieurs milliards d’euros de production sacrifiée chaque année. Pire : un rapport confidentiel d’EDF transmis à Matignon en novembre alerte sur l’usure accélérée des composants et la menace que ces cycles répétés font peser sur la prolongation des réacteurs alors que cette prolongation est de loin l’option la moins chère du système. On fragilise le seul actif bas-carbone compétitif du pays, celui-là même qui nous donne un avantage comparatif par rapport à tous nos voisins européens.
Derrière cette PPE se cache évidemment un arbitrage politique. Les filières renouvelables ont intensifié leur pression, et on ne peut évacuer l’idée que l’exécutif cherche des alliances en vue de 2027. La PPE serait assortie d’une clause de réexamen à cet horizon, ce qui revient à léguer au prochain gouvernement la responsabilité d’un fiasco programmé.
Maximiser et optimiser le parc existant. Redonner confiance dans le choix de l’électricité aux consommateurs. N’investir que là où la demande est démontrée. Renoncer aux filières les plus coûteuses. Exiger la transparence des coûts complets. Et soumettre ces choix qui engagent la nation pour des décennies au débat et au vote de la représentation nationale. Voilà ce que doit être une politique énergétique digne de ce nom.
Engagement irréversible
Cela suppose d’abord de ne prendre aucun engagement irréversible sur les filières les plus capitalistiques tant que l’excédent persiste. Le parc nucléaire existant recèle un gisement immédiat de 80 à 100 TWh mobilisables en optimisant le facteur de charge : ce sont les kilowattheures les moins chers du système.
Un choc fiscal sur l’électricité, comparable à celui engagé par l’Allemagne, doit rendre la bascule économiquement rationnelle pour les industriels et les ménages.
Les investissements réseau doivent être réorientés vers les usages productifs et la résilience, non vers le raccordement de capacités excédentaires.
Toute infrastructure offshore doit relever d’une doctrine de sécurité nationale.
Enfin, chaque euro public dépensé pour le climat doit l’être là où son impact est maximal : notre électricité figure parmi les moins carbonées du monde développé, et le même euro investi là où la demande énergétique explose aurait un effet dix à cent fois supérieur.
Au lieu de cela, l’exécutif engage la France pour des décennies par un décret que personne n’a débattu, que personne n’a voté, fondé sur des projections que tout contredit, au profit de filières dont les coûts explosent. C’est irresponsable et irrespectueux du processus démocratique. Et de façon concrète, nous, consommateurs, allons payer la facture. Ainsi va la France.
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Soyons fiers de l’engagement libéral, seul antidote au meurtre totalitaire
Du meurtre d’Alexeï Navalny à la condamnation de Jimmy Lai, le totalitarisme continue de tuer ceux qui refusent de se taire. Dans ce texte paru sur Contrepoints, David Lisnard assume une défense sans concession du libéralisme, seul antidote durable à l’arbitraire, à la violence idéologique et à l’effacement de la dignité humaine.
Il y a deux ans, en février 2024, mourait Alexeï Navalny. Il vient d’être prouvé – sans surprise – que la cause de sa mort est un empoisonnement, après des mois et des années de persécution, d’emprisonnement arbitraire, de privations et un précèdent empoisonnement. Vladimir Poutine n’accepte pas et tue ses opposants.
Au début de ce mois de février 2026, Jimmy Lai a été condamné à vingt ans de prison par le régime communiste chinois. Âgé de 78 ans, il est donc condamné à mort. Son crime ? Comme Navalny en Russie, comme aussi Boualem Sansal en Algérie, ne pas avoir accepté le récit et la propagande de dirigeants corrompus et à tendance dictatoriale.
Propriétaire de médias, militant de la démocratie, vigie des engagements non respectés par la Chine à la suite de la prise de possession de Hong Kong par Pékin, Jimmy Lai entre dans le panthéon des héros de la démocratie, hélas quasiment ignorés de leur vivant par la bien-pensance mondiale.
Les bonnes âmes, si sentencieuses lorsqu’elles regardent l’Occident, sont bien oublieuses des crimes des dictatures totalitaires qui massacrent leur peuple depuis des décennies.
Soljenitsyne, et avant lui Julius Margolin, avaient dénoncé et décrypté les mécanismes de la déshumanisation des opposants, souvent jusqu’à leur mort, du régime soviétique. La matrice totalitaire est la même, que le régime soit communiste, nazi, islamiste.
Ces forces noires sont toujours à l’œuvre et leur seul antidote est la pensée libérale, celle qui n’accepte pas la mainmise de l’État sur les consciences humaines, celle qui rappelle les droits naturels face à l’arbitraire autoritaire, celle qui fait de la logique de subsidiarité la garantie de la dignité humaine par la liberté et la responsabilité personnelles, celle qui veut que tout pouvoir de l’Etat résulte d’un transfert choisi, délibéré, circonstancié et limité de la souveraineté individuelle.
Navalny, Lai, Sansal, autant de noms de notre époque qui devraient parler à la conscience humanitaire mondiale contemporaine. Et nous inciter à toujours nous battre pour la liberté, comme nous y appellent aussi les 30 000 Iraniens – anonymes mais correspondant à 30 000 vies, 30 000 destins de personnes humaines singulières – massacrés par le régime islamique d’Iran.
Il en résulte pour chacun d’entre nous, notamment dans cet Occident qui a inventé la démocratie libérale, un devoir d’engagement, intellectuel, moral et physique, de résistance au totalitarisme, de promotion de la liberté.
Cette liberté que Vassili Grossman, qui connut la double et très comparable barbarie nazie et soviétique, définissait si bien comme force vitale de notre espèce humaine. Dans Tout passe, Grossman écrit : « L’histoire de l’humanité est l’histoire de sa liberté. L’accroissement de la puissance humaine s’exprime avant tout par l’accroissement de la liberté. La liberté n’est pas une nécessité dont on a pris conscience, comme le croyait Engels. La liberté est le contraire de la nécessité. La liberté c’est la nécessité surmontée, vaincue. Le progrès c’est essentiellement le progrès de la liberté humaine. Par ailleurs, la vie elle-même est liberté, l’évolution de la vie, c’est l’évolution de la liberté. »
C’est cette vérité que n’ont pas acceptée en France les assassins de Quentin. Ils sont d’extrême gauche, ils sont chez nous les expressions violentes de ce totalitarisme qui se nourrit du « révolutionnarisme » des factieux et prospère en réaction au conformisme des technocrates.
Notre combat est là, contre ces illibéraux, ces extrémistes, ces néofascistes (eux qui se prétendent « antifascistes » !), pour préserver la vie et donc faire vaincre la liberté. Il est aussi dans la nécessité de porter un projet politique dont la radicalité doit permettre de sortir de l’impuissance publique en régénérant nos principes, par un nouvel état de droit porteur des aspirations populaires.
« Ce n’est pas honteux de faire peu. C’est honteux de ne rien faire ou de nous laisser intimider. » Le 18 février 2024, ces mots l’Alexeï Navalny étaient repris par sa courageuse veuve Ioulia. Ils nous exhortent à porter le combat de la liberté. Soyons fiers d’être des libéraux !
Retrouvez cette tribune de David Lisnard sur le site de Contrepoints en cliquant ici.
Réunion publique de David Lisnard jeudi à Cannes La Bocca
Dans le cadre des élections municipales des 15 et 22 mars, David Lisnard tiendra une réunion publique le jeudi 19 février à 19h, au Théâtre de la Licorne, à Cannes La Bocca.
Ce rendez-vous marquera un temps fort de la campagne. À cette occasion, David Lisnard présentera la feuille de route du projet 2026/2032 pour Cannes et les grandes orientations qu’il souhaite porter pour les années à venir.
La réunion sera également un moment d’échange direct avec les habitants.
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À Cannes, le WAICF s’impose comme le rendez-vous annuel mondial de l’intelligence artificielle
Pour sa cinquième édition, le World AI Cannes Festival (WAICF) a confirmé son statut de grand rendez-vous mondial de l’intelligence artificielle, transformant durant deux jours le Palais des Festivals en véritable capitale européenne de l’IA.
Avec plus de 10 000 participants, 200 exposants, 300 intervenants et 40 pays représentés, le WAICF s’affirme comme une agora stratégique où se rencontrent développeurs, industriels, chercheurs et décideurs publics pour accélérer l’adoption, la gouvernance et la maîtrise de l’intelligence artificielle.
Ici, le débat ne porte plus sur la faisabilité de l’IA, mais sur les conditions de son déploiement responsable, sécurisé et durable.
L’IA, une infrastructure stratégique mondiale
Sur les scènes comme dans les allées, un constat s’impose : l’intelligence artificielle est devenue une infrastructure critique, intégrée aux services publics, aux systèmes de santé, aux décisions économiques et aux chaînes industrielles.
Présente pour l’ouverture du salon, la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Anne Le Hénanff, a souligné la dynamique française :
« L’IA française n’est plus une promesse, c’est une réalité. Elle se déploie dans tous les secteurs, crée de la valeur et ouvre de nouvelles perspectives. »
Un an après le sommet parisien consacré à l’IA, l’écosystème national a clairement accéléré. Les startups françaises ont levé plus de 2,5 milliards d’euros, tandis que les projets de data centers souverains se multiplient, à l’image de DataGreen ou de Policloud à Cannes, afin de renforcer l’autonomie technologique du pays.
Mais au-delà des performances économiques, la France défend une vision singulière : celle d’une IA responsable, durable et tournée vers le bien commun.
Compétition mondiale et ambition européenne
Cet enthousiasme n’efface pas les inquiétudes. Lors de l’inauguration, David Lisnard a rappelé la dimension économique, stratégique et géopolitique d’une technologie appelée à peser des milliers de milliards de dollars dans les prochaines années.
« Si nous ne maîtrisons pas l’IA, nous la subirons. »
Un avertissement clair face à la concurrence des États-Unis et de la Chine, et un appel à renforcer la capacité d’investissement et d’innovation européenne. Pour le maire de Cannes, on ne maîtrise pas une technologie en la sur-régulant, mais en la produisant, en l’industrialisant et en la déployant à grande échelle.
Il a dénoncé le déséquilibre actuel : une Europe championne de la norme, mais absente des géants mondiaux de l’IA, plaidant pour une véritable stratégie industrielle, inspirée notamment d’une DARPA européenne de l’IA et du quantique, capable de relier recherche fondamentale, recherche appliquée et passage à l’industrialisation.
Les territoires au cœur de l’innovation
Autre marqueur fort de cette édition : l’ancrage territorial du WAICF.
« L’innovation ne se passe pas qu’à Paris », a rappelé la ministre, soulignant que plus d’une startup sur deux naît désormais hors Île-de-France.
Le pavillon Terre d’IA a une nouvelle fois mis en lumière l’excellence technologique des Alpes-Maritimes, avec 28 startups locales présentant leurs solutions dans des domaines clés : santé, environnement, cybersécurité, territoires intelligents ou énergie. Une démonstration concrète que la compétitivité française se construit au plus près des territoires, par l’expérimentation et l’agilité locale.
Cannes, laboratoire de la performance publique par l’IA
Dans son discours, David Lisnard a illustré cette dynamique par des exemples concrets. À Cannes, l’IA est déjà mobilisée pour :
• l’analyse automatisée de l’état des voiries, permettant de hiérarchiser objectivement les investissements ;
• l’usage d’IA génératives divisant par dix le temps de traitement de certains documents administratifs ou contrats publics ;
• la réduction des dépenses de fonctionnement et le renforcement de la performance publique.
L’objectif n’est pas de remplacer l’humain, mais au contraire de remettre de l’humain au service de l’humain, en automatisant le back-office pour renforcer la qualité du service rendu aux citoyens.
Un principe résumé par un symbole fort : à Cannes, un être humain répond au téléphone 24h/24, 7j/7, y compris les jours fériés.
Énergie, souveraineté et avenir industriel
Enfin, David Lisnard a insisté sur un enjeu central souvent sous-estimé : l’énergie.
Pas de développement massif de l’IA sans une énergie décarbonée, abondante, pilotable et compétitive. Il a plaidé pour une priorité claire donnée à l’hydroélectrique et au nucléaire, condition indispensable à tout renouveau industriel européen.
Une ambition française et européenne assumée
À Cannes, le WAICF n’est pas seulement un salon. Il est devenu un lieu de confrontation des idées, de foisonnement des initiatives et d’affirmation d’une ambition française et européenne en matière d’intelligence artificielle.
« L’IA ne remplacera pas l’homme, mais l’homme augmenté. »
Dans un monde en recomposition accélérée, Cannes s’affirme plus que jamais comme un carrefour stratégique de l’IA mondiale, au service de l’innovation, de la souveraineté et du progrès humain.
La culture, un enjeu politique de droite
Les politiques culturelles ont trop souvent été l’apanage de la gauche. Les élections municipales doivent être l’occasion pour la droite de briser ce monopole. Une tribune de Jean-Michel Arnaud et David Lisnard parue dans le Journal du Dimanche.
La culture, un enjeu politique de droite
TRIBUNE
Les politiques culturelles ont trop souvent été l’apanage de la gauche.
Les élections municipales doivent être l’occasion pour la droite de briser ce monopole.
Une tribune de Jean-Michel Arnaud et David Lisnard parue dans le Journal du Dimanche.
À l’approche des élections municipales, un paradoxe frappe le débat public français : chacun invoque la menace qui pèse sur la culture, mais personne ne propose de politique pour y faire face. Pire : lorsqu’une initiative émerge, elle est quasi systématiquement confisquée par le même horizon idéologique. Tout se passe comme si la droite avait intériorisé l’idée que la culture n’était pas son terrain naturel, qu’elle relevait d’un autre camp, d’une autre légitimité. Il est temps d’y mettre fin.
La culture n’est ni un luxe, ni une variable d’ajustement budgétaire. Elle est tout sauf un « bien non essentiel ». Elle est ce qui relie les individus entre eux, les générations entre elles, un territoire à son histoire et à son avenir. Elle est un instrument de construction de l’humain, une condition de possibilité du politique. Dans une société fragmentée par l’individualisme, le communautarisme et la polarisation algorithmique, la culture est l’un des derniers espaces où peut encore se forger l’unité nationale.
Le monopole culturel de la gauche
Pourquoi la droite a-t-elle si longtemps déserté ce champ ? L’histoire française apporte une partie de la réponse. Depuis la Révolution et plus encore à partir du XXᵉ siècle, la gauche a bâti un imaginaire puissant associé aux concepts d’émancipation, de démocratisation, de contestation, de résistance, de liberté de création et d’avant-garde. En face, la droite s’est souvent retranchée derrière les notions de gestion (des institutions), de sauvegarde (du patrimoine), de préservation (de l’identité), comme si la création lui était étrangère ou suspecte. Elle a soutenu des institutions sans produire de récit. Elle a administré sans assumer le symbolique. Ce « grand refoulement » a laissé à la gauche un quasi-monopole de la légitimité culturelle en France.
Mais tout monopole finit par produire ses dérives. L’entre-soi culturel s’est renforcé. La démocratisation promise n’a pas eu lieu : les mêmes publics fréquentent les mêmes lieux, pendant que d’autres s’en sentent toujours exclus. La morale a souvent remplacé l’esthétique, le discours s’est substitué à l’œuvre et la culture, au lieu de rassembler, a contribué à diviser.
À l’échelle municipale, la culture n’est pas un slogan, mais une pratique. Elle oblige à concilier exigence artistique et accessibilité, patrimoine et création, institutions et initiatives locales. Elle impose de sortir du parisianisme, de faire confiance aux collectivités locales, aux associations, aux artistes, aux artisans. Elle rappelle surtout une chose essentielle : la culture n’est vivante que lorsqu’elle est partagée.
L’heure du sursaut
Ce que la droite doit aujourd’hui proposer, ce n’est donc pas une guerre culturelle de plus, ni une reprise en main idéologique. C’est une voie alternative. Une politique culturelle à la fois humble et ambitieuse, tournée vers la transmission plutôt que la provocation, vers la construction plutôt que la rupture, vers les communs plutôt que le repli. Une politique qui ne confonde pas tradition et crispation, qui assume l’enracinement, pour en faire non pas un motif de nostalgie ou de repli sur soi, mais une force d’invention. Une politique qui ne fasse pas de la culture un instrument militant, mais un espace de résonance, qui fasse confiance à l’intelligence du public, sans le mépriser ni chercher à lui faire la morale.
Les élections municipales sont le bon moment pour ce sursaut. Parce que la culture se vit d’abord dans les villes et les villages. Parce que c’est là que se joue la cohésion réelle, loin des déclarations de principe. Parce que les maires savent, mieux que quiconque, que sans culture, il n’y a pas de communauté durable.
Jean-Michel Arnaud, élu délégué à la culture à la ville de Cannes et président du Palais des Festivals de Cannes.