David Lisnard, la liberté comme boussole

Dans un podcast politique publié par ICI Azur, David Lisnard se dévoile un peu plus que d’habitude. Derrière le maire de Cannes et président de l’Association des maires de France (AMF), se dessine un itinéraire et une ligne politique cohérente, une même exigence de responsabilité, née du terrain, du travail, et d’une défiance assumée envers le conformisme.

le 17 décembre 2025
ICI AZUR PODCAST

Un parcours de liberté, loin des chemins balisés

Né à Limoges, élevé entre sport, culture et petit commerce, David Lisnard revendique une formation par la vie, les jobs étudiants, le commerce familial, l’expérience de l’entrepreneuriat, et aussi la fragilité réelle de l’entreprise, quand tout peut partir dans une spirale. Cette trajectoire explique une vision très concrète de l’action publique, une mairie, dit il, c’est H24, un mandat est une gravité, pas une célébration.

Cette culture de l’effort et du réel irrigue aussi son rapport à la politique. « Mon seul mot en isme, c’est le réalisme. » Une phrase qui résume une méthode, partir des faits, et refuser les slogans.

Moins de bureaucratie, plus de responsabilité

Au cœur de l’entretien, une conviction revient avec insistance, la France s’est enfermée dans l’excès de normes et la multiplication des procédures. David Lisnard ne conteste pas le principe des règles, mais dénonce leur empilement, leurs contradictions et leur coût, financier, social, et démocratique.

Il cite l’exemple emblématique de la réutilisation des eaux usées traitées, dossiers, autorisations, années de procédure, au point que la France, pourtant pionnière technologique, se retrouve distancée par des pays appliquant des normes strictes mais des contrôles plus simples, souvent a posteriori. Pour lui, l’enjeu est clair, remplacer une logique d’entrave préalable par une logique de responsabilité et de sanction en cas de fraude.

Contre le conformisme étatiste

L’échange prend un ton plus personnel lorsque la musique surgit, punk, Clash, Sex Pistols, Beastie Boys. Loin d’une anecdote, c’est un marqueur politique. David Lisnard y voit le refus du prêt à penser et du conformisme, y compris dans la vie publique.

Ce qu’il combat c’est le réflexe devenu automatique face à chaque problème, créer une taxe, une aide, une nouvelle couche administrative. Une mécanique qui traverse, selon lui, tout le spectre politique, de l’extrême gauche jusqu’au RN, en passant par les partis traditionnels. C’est précisément ce constat qui fonde Nouvelle Énergie, sortir du réflexe étatiste et redonner de l’air à la société.

Liberté pour ceux qui produisent, autorité contre ceux qui nuisent

David Lisnard assume le grand écart qu’on lui reproche parfois, et le formule en une doctrine simple, « plus de libertés pour ceux qui produisent, plus d’autorité contre ceux qui nuisent. » Une ligne qui vise autant la relance économique que l’efficacité de l’État, moins d’entraves pour les honnêtes, davantage de fermeté envers les fraudeurs, les tricheurs, les délinquants.

Cette vision s’accompagne d’une priorité constante, l’éducation, l’instruction, la culture, pour que chacun soit propriétaire de sa vie, et pour réarmer l’égalité des chances.

Une ambition, peser dans le débat national

Sur la présidentielle, David Lisnard assume une stratégie de clarté, dans la Ve République, l’échéance structure tout. Il dit se préparer, et veut remettre dans le débat des thèmes qu’il juge décisifs, responsabilité plutôt que précaution paralysante, liberté scolaire, capitalisation des retraites, simplification radicale de l’action publique.

Son moteur, affirme t il en conclusion, tient en trois mots, ses enfants, la jeunesse, la France. Avec une même idée en filigrane, la France a un atout majeur au XXIᵉ siècle, sa créativité, et elle ne peut l’exprimer pleinement qu’en se libérant d’une bureaucratie devenue, selon lui, un frein à la prospérité comme aux libertés.

Libéralisme, prospérité et autorité : remettre la France sur ses pieds

Invité de Punchline sur CNEWS et Europe 1, David Lisnard a livré une analyse sans détour des maux français et des impasses politiques actuelles. Agriculture, libre-échange, narcotrafic, immigration illégale, derrière la diversité des sujets, un même fil conducteur apparaît clairement : la nécessité de restaurer la liberté économique, la prospérité et l’autorité de l’État.

le 17 décembre 2025
2CNEWS

Sur le libéralisme, David Lisnard assume une ligne pragmatique et décomplexée. Le libre-échange n’est pas un dogme mais un contrat : il suppose des règles équitables. Refuser certaines pratiques aux producteurs français tout en autorisant l’importation de produits étrangers ne respectant pas ces normes constitue une distorsion de concurrence, à l’opposé même du libéralisme. Le débat sur le Mercosur révèle surtout la faiblesse française au sein de l’Union européenne, là où d’autres pays savent défendre efficacement leurs intérêts stratégiques.

Cette perte de puissance s’explique par un système trop administré, trop fiscalisé, qui étouffe ceux qui produisent. Agriculteurs, entrepreneurs, créateurs de richesse subissent un modèle à bout de souffle. Pour David Lisnard, la nouvelle prospérité passe par un allègement massif des normes, la fin de la surtransposition européenne et la reconnaissance pleine et entière des agriculteurs comme chefs d’entreprise.

Même logique sur le terrain de la sécurité et du narcotrafic. Les opérations ponctuelles et les annonces martiales ne suffisent pas. Le combat doit être mené méthodiquement, sur toute la chaîne : production, logistique, blanchiment, livraison, consommation. Comme pour l’excès de vitesse, la sanction doit être certaine et dissuasive. Sans autorité réelle, il n’y a ni sécurité ni liberté.

Enfin, l’exemple des OQTF résume l’absurdité d’un État qui se contredit lui-même : imposer à un maire de marier une personne sous obligation de quitter le territoire revient à conforter le droit de l’illégal. Cette incohérence alimente la colère des élus comme des citoyens.

À travers ces constats, David Lisnard porte avec Nouvelle Énergie un projet clair : plus de liberté pour ceux qui produisent, plus d’autorité contre ceux qui nuisent, et une refondation profonde de l’État-providence devenu inefficace. Une condition indispensable pour que la France redevienne prospère, respectée et souveraine.

Pris sur le fait, verbalisés, contraints de réparer

À Cannes, la lutte contre l’incivisme est une priorité constante de l’action municipale. Comme l’illustrent de récentes interventions de la Police municipale, les auteurs de dégradations et de salissures pris en flagrant délit sont verbalisés et contraints de nettoyer eux-mêmes, une question de justice et de respect du cadre de vie.

Cannes le 16 décembre 2025
PM CANNES

Pour David Lisnard, le principe est clair : ce n’est pas au contribuable de réparer les incivilités commises par quelques-uns. Cette action repose sur une présence policière vigilante sur l’espace public, qui permet de lier efficacement lutte contre l’incivisme et lutte contre l’insécurité, la priorité des forces de police restant toujours la délinquance.

Depuis 2014, plus de 300 000 procès-verbaux ont été dressés par la Police municipale. Depuis juillet dernier, 237 groupes d’individus ayant souillé la voie publique ont été contraints de ramasser les déchets qu’ils avaient laissés, tous étant également verbalisés. À noter que le produit des amendes revient à l’État, et non à la Ville.

Comparée par le maire à un combat de Sisyphe, cette lutte exige constance et détermination. Un engagement assumé, mené jour et nuit, grâce au professionnalisme de la Police municipale, des agents de la propreté urbaine et de la collecte des ordures ménagères, salués pour leur mobilisation quotidienne au service des Cannois et du cadre de vie.

599945926_25464516483204946_6666438610734870281_n
597875157_25464516476538280_6398213150789284152_n

Un rendez-vous de solidarité pour les aînés aux faibles ressources

Comme chaque année, David Lisnard a ouvert le repas de Noël organisé par la Ville de Cannes au Palais des Festivals et des Congrès, à destination des personnes âgées disposant de très faibles revenus, accompagnées par le Centre communal d’action sociale (CCAS), selon des critères établis en fonction des ressources.

le 15 décembre 2025
586700373_18545006881011767_6222282675011901255_n

Ce rendez-vous de solidarité, profondément ancrée à Cannes, constitue un moment de partage et de convivialité particulièrement précieux en cette période de fin d’année. Elle traduit l’attention portée aux aînés les plus fragiles et la volonté municipale de lutter contre l’isolement, en offrant bien plus qu’un repas : un temps chaleureux, humain et respectueux.

À Cannes, la proximité au cœur de l’action municipale

Jeudi 11 décembre, David Lisnard tenait une nouvelle permanence de quartier au club Cannes Seniors de Carnot. Un temps d’échange direct, en rendez-vous individuels, avec les habitants du secteur, pour aborder les problématiques locales du quotidien : logement, cadre de vie, incivilités, ou encore fonctionnement des services publics.

le 15 décembre 2025
596804929_1295226639312214_4885286034045428573_n

Ces permanences incarnent une philosophie exigeante de l’engagement municipal, fondée sur la disponibilité, le respect et la responsabilité. À Cannes, ce dispositif n’est pas symbolique : 378 permanences de proximité sont organisées chaque année par les élus de la majorité municipale, chacun dans son secteur, afin d’assurer un dialogue direct et régulier avec les habitants.

Pour David Lisnard, la proximité n’est ni de la familiarité ni de la démagogie : c’est la capacité à écouter, répondre et expliquer, y compris lorsque la réponse est négative. « Dire non fait partie du mandat, mais encore faut-il en expliquer les raisons, juridiques, financières ou politiques », rappelle-t-il, en soulignant l’importance de répondre à chaque courrier, chaque courriel et chaque sollicitation.

Ces rencontres permettent aussi de suivre concrètement la vie des quartiers, comme à Carnot où ont été évoquées les questions de tranquillité autour du square Campestra, récemment réalisé pour améliorer le cadre de vie et l’environnement urbain.

Servir, écouter, agir : à travers ces permanences, le mandat municipal retrouve son sens premier. Une action publique connectée à la réalité, qui conjugue vision d’avenir et gestion du quotidien, au plus près des habitants. C’est cette exigence de proximité que David Lisnard et son équipe ont choisi de placer au cœur de leur action.

Santé mentale : Cannes accueille le 17ᵉ Congrès français de la psychiatrie

Le 10 décembre 2025, Cannes accueille pour la première fois le Congrès français de la psychiatrie, référence nationale du secteur de la santé mentale. Organisé au Palais des Festivals, l’événement réunit 4 500 professionnels jusqu’à samedi, faisant de Cannes un lieu central du débat et de la réflexion sur cet enjeu majeur de santé publique.

le 15 décembre 2025
586976620_18544844005011767_1003251479123917827_n

Pour David Lisnard, la santé mentale n’est pas un sujet technique réservé aux spécialistes : c’est une question humaine, sociale et politique. Une souffrance souvent silencieuse, parfois invisible, mais toujours bien réelle. En France, une personne sur cinq est concernée par des troubles psychiques au cours de sa vie. Chez les 15-24 ans, les troubles anxieux et dépressifs ont progressé de 47 % en dix ans.

À Cannes, la municipalité a fait de la santé mentale un défi central, convaincue qu’« une société civilisée se reconnaît à sa capacité à regarder en face les fragilités qui la traversent ». Accueillir ce congrès de premier plan traduit cette volonté : reconnaître la santé mentale comme un enjeu de dignité humaine, mais aussi d’efficacité collective.

En donnant toute sa place à ce débat national, Cannes affirme une ambition claire : faire de la prise en compte de la santé mentale une priorité publique, à la hauteur des réalités humaines qu’elle recouvre.

Solidarité : une distribution de clémentines devenue une tradition à Cannes

Depuis le Centre communal d’action sociale (CCAS), la Ville de Cannes a reçu 896 kg de clémentines corses, destinées à être distribuées pendant les fêtes de Noël aux personnes les plus fragiles. Ce don généreux a été offert par François-Xavier Ceccoli, exploitant agricole, fondateur de la Banque Alimentaire Agricole de Corse, aujourd’hui député.

le 15 décembre 2025
597820390_25456625363994058_6068646445266294553_n

Cette opération solidaire s’inscrit dans une tradition désormais annuelle, initiée en 2021, et reconduite avec la même fidélité et le même engagement. À travers ce geste concret, ce sont des centaines de bénéficiaires qui reçoivent un soutien alimentaire de qualité : personnes à faibles ressources, personnes isolées ou en difficulté, résidents d’établissements pour personnes âgées, bénéficiaires de l’aide alimentaire et personnes sans domicile.

David Lisnard a tenu à saluer cette initiative : un élan de générosité qui apporte « le plein de vitamine C (comme la Corse !) » aux plus démunis, tout en rappelant une réalité souvent méconnue. Cannes possède une tradition ancienne d’accueil des personnes modestes, ce qui explique un taux de pauvreté de 21 %, supérieur à la moyenne nationale.

À travers cette action, la solidarité locale prend tout son sens : une chaîne humaine fondée sur la fidélité, la responsabilité et le respect de la dignité de chacun. Une démarche pleinement en phase avec les valeurs portées par Nouvelle Énergie.

Marché Forville : un chantier prolongé pour sauver un emblème du patrimoine cannois

Les travaux du marché Forville se prolongeront, mais pour une raison essentielle : sauver un bâtiment emblématique de Cannes. Le diagnostic approfondi du bâtiment centenaire a révélé un état de dégradation bien plus avancé que prévu, nécessitant des interventions lourdes et indispensables pour garantir sa pérennité.

le 15 décembre 2025
Forville_03

Conçu dans les années 1930, le marché Forville fait partie intégrante de l’histoire et de l’identité cannoise. Les fragilités structurelles découvertes : poteaux corrodés, béton altéré, fondations à renforcer, imposaient une action en profondeur. Il ne s’agit plus d’une simple rénovation, mais bien d’un sauvetage patrimonial, mené pour éviter une dégradation irréversible, voire la disparition du bâtiment à moyen terme.

La municipalité a fait le choix de la responsabilité : prendre le temps nécessaire pour sécuriser, consolider et embellir ce lieu unique, tout en préparant son avenir. Un chantier complexe et exigeant, suivi de très près, afin que le marché Forville puisse continuer à accueillir commerçants et habitants dans les meilleures conditions de sécurité et de qualité.

Comme l’a rappelé David Lisnard :

« C’est le cœur, le “ventre” et une partie de l’âme de Cannes. (…) Les travaux sont complexes, très longs et en cela préjudiciables pour des commerçants, mais ils étaient indispensables pour sauver – et embellir – le marché. (…) Nous permettrons à Forville de s’inscrire dans la durée, la sécurité et la prospérité. »

En investissant aujourd’hui pour préserver Forville, la Ville fait le choix d’un patrimoine vivant, au service des Cannois, de l’attractivité du centre-ville et de l’identité de Cannes.

« Remettre de l’ordre sans renoncer aux libertés »

Invité de l’émission Dimanche en politique sur Ici Azur, David Lisnard a réaffirmé sa ligne : refuser les faux clivages, défendre l’universalisme républicain et proposer une alternative crédible face à l’impuissance publique. Sécurité, école, finances publiques, démocratie : le maire de Cannes et président de Nouvelle Énergie a assumé une parole claire et constante.

le 15 décembre 2025
ICI AZUR

Face à la montée des extrêmes et à l’éclatement des forces politiques, David Lisnard a défendu une conviction centrale : la République est aujourd’hui menacée moins par les étiquettes que par le désordre, l’impuissance de l’État et l’effondrement de ses missions essentielles. Sécurité, justice, école, maîtrise de l’immigration : « remettre de l’ordre » est, selon lui, une condition pour garantir les libertés individuelles et la cohésion nationale.

Refusant toute alliance avec le Rassemblement national, il plaide pour une compétition démocratique large, du centre à la droite, afin d’éviter l’élimination dès le premier tour de la présidentielle et de faire émerger un projet fondé sur la responsabilité, la liberté économique et l’autorité républicaine. « Ce n’est pas une alliance, c’est une sélection », a-t-il martelé.

Sur le plan économique, David Lisnard a dénoncé l’incohérence des votes parlementaires, notamment sur le budget de la Sécurité sociale, et réaffirmé sa ligne : baisse des dépenses publiques, refus de la fuite en avant fiscale, défense du travail et des générations futures. « Trop d’impôts tuent l’impôt », a-t-il rappelé, en appelant à une réforme profonde de l’État social.

Enfin, s’exprimant en tant que maire, il a rappelé les limites mais aussi les responsabilités locales en matière de sécurité, après un drame survenu à Cannes-la Bocca. Vidéoprotection, police municipale, prévention et sanction doivent aller de pair, mais seule une reprise en main nationale permettra de rétablir durablement l’autorité.

Constante dans ses convictions, appliquées localement et portées nationalement, la ligne défendue par David Lisnard se veut une voie de liberté, d’ordre et de responsabilité, au service d’une République forte et fidèle à ses principes.

 

 

(Re)Voir le replay en cliquant ici.

« Que l’État nous laisse faire : la liberté locale fonctionne ! »

Retrouvez la tribune de Murielle Fabre, Etienne Blanc et Yves d’Amécourt parue dans La Tribune.

le 15 décembre 2025
MF EB YDA

L’on nous reparle (enfin) de décentralisation. Dont acte. Car aujourd’hui tout part trop souvent du centre. Que l’État saurait mieux. Mais que la proximité serait un supplément d’âme. Pendant ce temps, les citoyens attendent des réponses concrètes et rapides. Et qui agit ? Les collectivités.

La réalité est connue : recentralisation financière, carcan bureaucratique et errance politique nationale. L’État bavarde, le territoire se débrouille.

Les communes perdent leur liberté budgétaire : dotations fléchées, appels à projets avilissants, disparition de ressources stables. Elles sont submergées par des normes qui disent « innovez » tout en interdisant d’agir autrement. Elles se voient confier des responsabilités lourdes sans les moyens qui vont avec.

Un Etat qui agit peu, et à crédit ; des élus locaux qui agissent chaque jour, de plus en plus sous contrôle d’une main trop visible ; ce modèle ne fonctionne plus.

La commune reste pourtant le premier échelon démocratique, là où la République se vit. Là où l’on regarde les habitants dans les yeux. Là où l’action publique se réalise quotidiennement.

La proximité s’exerce donc d’abord dans le bloc local : la commune, cœur battant de la démocratie, l’intercommunalité choisie, là où l’efficacité collective se construit.

Au-dessus, le millefeuille territorial étouffe l’action. Départements et grandes régions se superposent, créant confusion et dépenses inutiles. L’Etat se perd, dans ses multiples organes déconcentrés, s’éparpille dans ses palabres législatifs.

Pour être lisible et performante, la République doit reposer sur un seul niveau territorial supérieur, adapté aux réalités économiques, sociales et culturelles.

Une organisation simple et efficace : un bloc local responsable, au-dessus des provinces. Entités claires, héritières de nos identités et spécificités. Comme la Normandie, un territoire qui a du sens, avec notamment une cohérence culturelle et économique. L’Alsace doit aussi avoir les leviers d’une identité claire à part entière. Un territoire historique, européen par nature, au cœur des flux.

Et une subsidiarité ascendante : la décision au plus près, la coordination, la mutualisation, le transfert de compétence seulement quand c’est nécessaire.

La subsidiarité, c’est aussi moins de dépense publique. Moins d’intermédiaires. Moins de procédures. Et surtout des décisions prises par ceux qui assument les résultats.

Il nous faut une République claire, pas un puzzle administratif. Une puissance publique utile, pas bureaucratique.

Ouvrir une nouvelle étape de décentralisation, ce n’est donc pas affaiblir l’État : c’est lui rendre sa vraie mission : protéger, soutenir, défendre. Et plus administrer tout, tout le temps, à la place de tout le monde.

L’enjeu n’est pas institutionnel : il est démocratique. Il nous faut plus de lisibilité, pour plus de responsabilité et plus d’efficacité.

Historiquement la France a toujours gagné en se modernisant. Lorsqu’elle accepte de se décentraliser la France est plus performante. C’est le moment de lui redonner sa puissance. Nous sommes prêts.

La République gagnera à faire confiance à celles et ceux qui sont sur le terrain.

Qu’on nous laisse faire.

Par Murielle Fabre, Porte-Voix Nouvelle Energie, Maire de Lampertheim, Vice-présidente de l’Eurométropole de Strasbourg en charge de l’action culturelle, de la lecture publique, de l’audiovisuel et du cinéma et Secrétaire Générale de l’Association des Maires de France Etienne Blanc, Porte-Voix Nouvelle Energie, Sénateur du Rhône et Conseiller Municipal de Lyon Yves d’Amécourt, Porte-Voix Nouvelle Energie, Ancien Elu Local et Vigneron

Retrouvez cette tribune sur le site de La Tribune en cliquant ici.