«Vive la liberté» : David Lisnard appelle à s’inspirer de l’Argentine pour redresser la France

Si, à Buenos Aires, les résultats sont là, c’est qu’ils sont le fruit d’une pensée structurée, qui défend la liberté dans toutes ses expressions. Un système qui devrait inspirer la France, estime David Lisnard dans une tribune parue dans le JDNews.

le 09 janvier 2026
JDEWS

L’Argentine était en faillite. Elle se redresse vite et fort. Pourtant, élu en décembre 2023, Javier Milei avait été caricaturé par les idéologues de gauche. La rupture libérale qu’il proposait ne pouvait produire que de la casse sociale, une instabilité durable et un rapide rejet populaire ! Quels sont les faits ?

En deux ans, l’inflation est passée de 210 % à 41 % et devrait atteindre 17 % en 2026. Le budget fédéral affiche un excédent primaire de 1,8 % du PIB en 2024, le premier depuis quatorze ans. La pauvreté recule de dix points en un an pour s’établir à 36 %. La croissance est élevée, à 3-4 %. Et les Argentins ont plébiscité cette politique aux législatives d’octobre 2025 avec plus de 40 % des suffrages.

Une vision cohérente

Ces résultats relèvent d’une méthode claire et assumée : diminution de 35 % de la dépense fédérale, réduction de moitié du nombre de ministères, dérégulation massive, suppression de centaines de normes, fin des subventions inefficaces, recentrage de l’État sur ses fonctions essentielles. Mais la politique menée par Javier Milei ne se réduit pas à une simple performance économique. Elle porte une vision cohérente à travers la condamnation du wokisme, de l’étatisme, du collectivisme et de l’égalitarisme qui sont intrinsèquement liés et partagent une matrice commune.

Tous promettent la justice mais organisent le privilège de certains. Ils invoquent l’égalité mais créent de nouvelles castes. Ils se réclament de la liberté mais multiplient les tutelles. Ce n’est pas un hasard s’ils progressent ensemble : ils se nourrissent mutuellement et justifient ainsi l’extension du domaine de l’État aux dépens de la liberté. Javier Milei énonce que « l’État n’a pour seule fonction légitime que de protéger la vie, la liberté et la propriété ». Tout le reste relève de la responsabilité individuelle.

Et en France ? Si comparaison ne vaut pas raison, déni de réalité vaut déraison. La réalité, c’est que la France, sans être tout à fait comparable à l’Argentine du péronisme finissant, en présente quelques symptômes essentiels : record du monde des prélèvements obligatoires et de la dépense publique, déficits publics chroniques, dette qui explose, taux de pauvreté au plus haut depuis trente ans, et services publics qui ne cessent de se dégrader.

À quand en France ?

Ce qui a été engagé en Argentine montre qu’il est possible de briser cette spirale infernale de l’interventionnisme, de l’étatisme et de l’égalitarisme en faisant le choix de la liberté. Liberté de travailler en levant les trappes à l’inactivité et en récompensant davantage l’effort. Liberté d’entreprendre en allégeant un environnement normatif devenu dissuasif.

Liberté d’investir et de produire en mettant fin à une bureaucratie qui entrave la création de richesse. Liberté, enfin, pour l’État lui-même, libéré de tâches qui ne relèvent pas de la puissance publique. Ce qu’il faut retenir de l’Argentine de Milei, c’est la rupture radicale et culturelle avec un système en faillite. Ce dont notre pays a urgemment besoin. Nous devons porter en France un vent de liberté et de responsabilité individuelle. « ¡Viva la libertad, carajo ! »

 

Retrouvez cette tribune de David Lisnard sur le site du JDD en cliquant ici.

Le JDNEWS 070126 - Tribune de David Lisnard - Leçons d'Argentine_Page_1
Le JDNEWS 070126 - Tribune de David Lisnard - Leçons d'Argentine_Page_2

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de Nouvelle Énergie et David Lisnard