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« Toc toc, on arrive ! » : David Lisnard annonce plus de 100 000 adhérents à Nouvelle Énergie sur BFMTV

Invité de Sonia Mabrouk sur BFMTV, mardi 3 novembre, David Lisnard a confirmé que Nouvelle Énergie avait franchi le cap des 100 000 adhésions payantes. Le candidat à l'élection présidentielle a défendu sa vision d'une droite indépendante, réaffirmé sa proposition d'une primaire ouverte à la droite et au centre et détaillé les premières mesures qu'il entend engager pour redresser la France dès 2027.

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DL face à Mabrouk

Nouvelle Énergie franchit le cap des 100 000 adhérents

C'est l'une des annonces majeures de cet entretien : Nouvelle Énergie a dépassé les 100 000 adhésions payantes, selon David Lisnard, qui annonce vouloir faire constater ce chiffre par un commissaire de justice.

« On a dépassé les 100 000 adhésions payantes. On est le deuxième parti de France avec Nouvelle Énergie. »

Une progression qui, pour le président de Nouvelle Énergie, témoigne d'une dynamique bien réelle, construite sur le terrain et amplifiée par les réseaux sociaux.

Interrogé sur le succès du slogan « Il se passe quelque chose », David Lisnard a expliqué avoir volontairement développé une stratégie de communication numérique pour contourner les obstacles médiatiques auxquels sa candidature était confrontée.

« On n'est plus à "il se passe quelque chose". Aujourd'hui, ça, c'est sûr, il s'est passé quelque chose. »

Mais cette dynamique ne se limite pas aux réseaux sociaux. David Lisnard a insisté sur le travail d'implantation réalisé depuis plusieurs années, avec des relais locaux et des bénévoles mobilisés partout en France.

« Cette réalité numérique, derrière, c'est des vrais gens, c'est pas des robots. »

Il a également salué les soutiens populaires à sa candidature, notamment celui de Patrick Sébastien, dénonçant les moqueries d'une partie du microcosme politico-médiatique envers les expressions spontanées d'enthousiasme.

« Ni le macronisme, ni le RN, ni la gauche » : le choix d'une droite indépendante

Face aux interrogations sur sa stratégie politique et ses éventuelles alliances, David Lisnard a réaffirmé son indépendance.

« Je ne gouvernerai pas en ce qui me concerne avec ceux qui ont conduit le pays dans le mur, et qui sont une des causes du problème, qu'on appelle les macronistes. »

Refusant également de s'allier au Rassemblement national ou à la gauche, il a résumé sa position par une formule : « C'est ni le macronisme, ni le RN, et [...] ni la gauche. Voilà, je propose une droite indépendante. »

Il a précisé ses propos concernant Éric Ciotti, qu'il invite à quitter son alliance avec le Rassemblement national pour rejoindre une démarche de redressement fondée sur des convictions économiques et politiques différentes de celles du RN.

David Lisnard a notamment dénoncé les contradictions économiques du parti de Marine Le Pen, qui prétend vouloir rétablir les finances publiques tout en proposant d'abaisser l'âge de départ à la retraite.

« Je ne me suis pas fourvoyé dans le en même temps d'Emmanuel Macron, je n'irai pas me perdre dans le même temps de Marine Le Pen. »

Au-delà des appareils politiques, le candidat entend rassembler les Français qui souhaitent un changement profond.

« Le plan de redressement du pays, le renouveau de la France, il ne peut pas passer par des arrangements de notables, surtout quand ces notables ont échoué. »

Une primaire ouverte pour éviter la dispersion au premier tour

David Lisnard a de nouveau défendu la nécessité d'organiser une primaire ouverte à la droite et au centre avant l'élection présidentielle.

Une proposition qu'il porte depuis 2024 pour éviter deux écueils : la multiplication des candidatures au premier tour et les accords d'appareils conclus sans véritable cohérence politique.

Pour lui, cette compétition démocratique doit permettre aux électeurs de départager les candidats plutôt que de laisser les sondages ou les négociations entre responsables politiques décider de l'avenir de la droite.

« C'est aux Français, aux habitants, aux citoyens de trancher, qui se sentent proches des idées de la droite, proches des idées du centre, du centre droit en tout cas, de trancher. »

Interrogé sur les réticences d'Édouard Philippe et sur les différentes hypothèses d'un sondage IFOP présenté pendant l'émission, David Lisnard a refusé de considérer les intentions de vote comme un substitut à l'élection.

Il a également rappelé que cette primaire n'impliquerait pas nécessairement un ralliement politique au vainqueur, mais au minimum le respect du résultat et l'engagement de ne pas compromettre la suite de la compétition présidentielle.

Quant à sa propre candidature, aucune ambiguïté :

« Aujourd'hui, je me sens aligné entre ce que je dis, ce que je fais, ce que je suis. »

« Le prochain chef de l'État devra beaucoup moins cheffer la société et beaucoup plus cheffer l'État »

Au cœur de son projet présidentiel, David Lisnard place une transformation profonde de l'action publique.

Son ambition : libérer la société des contraintes administratives excessives tout en rétablissant un État fort et efficace dans ses missions essentielles.

« Mon ambition aussi est de dire que le prochain chef de l'État devra beaucoup moins cheffer la société et beaucoup plus cheffer l'État. »

Il a défendu une politique de débureaucratisation, de décentralisation et de responsabilisation, fondée sur des règles moins nombreuses, plus cohérentes et effectivement appliquées.

Cette transformation doit permettre de redonner aux Français leur liberté d'agir, d'entreprendre et de décider, mais également de restaurer la souveraineté populaire par un recours élargi au référendum.

Pour David Lisnard, le redressement national suppose de rompre avec un système dans lequel l'État intervient dans tous les domaines sans parvenir à assurer pleinement ses responsabilités fondamentales.

Un gouvernement resserré et 200 jours pour engager les réformes

Interrogé sur les conséquences sociales de son programme économique, David Lisnard a détaillé sa méthode de gouvernement en cas de victoire à l'élection présidentielle.

Il entend nommer immédiatement un gouvernement resserré, organisé autour de missions précises et d'objectifs mesurables.

« Je nommerai immédiatement un gouvernement commando, resserré, qui aura des missions sur les 200 premiers jours pour lancer les grandes réformes économiques. »

Ce gouvernement devra engager sans attendre les réformes économiques, sociales, éducatives, sécuritaires et institutionnelles, par la loi et, lorsque cela sera possible, par ordonnances.

Le Parlement serait convoqué en session extraordinaire durant l'été 2027 afin d'accélérer leur mise en œuvre.

Les ministres seraient évalués sur leur capacité à engager les réformes dans les 200 premiers jours, puis sur leurs résultats.

David Lisnard a également annoncé un moratoire immédiat sur les normes inutiles et l'interdiction des surtranspositions de normes européennes qui pénalisent la compétitivité française.

Il a tenu à défendre les agents publics, estimant que la fonction publique française dispose de grandes compétences mais souffre d'une organisation trop bureaucratique et d'un manque d'objectifs clairement définis.

Pouvoir d'achat : jusqu'à 400 euros nets supplémentaires par mois

David Lisnard a précisé les objectifs économiques de son projet, fondé sur une réduction des dépenses publiques et une baisse des prélèvements pesant sur le travail.

Il a notamment rappelé son ambition de réaliser 80 milliards d'euros d'économies, en agissant sur les dépenses administratives, les organismes de l'État et les mécanismes qui découragent l'activité.

Selon lui, les 1 153 organismes et agences de l'État représentent des coûts de fonctionnement considérables, avec des doublons et des procédures qui ralentissent l'action publique.

Il propose notamment de réduire les dépenses de fonctionnement de ces structures, de simplifier les procédures et de réorienter les politiques sociales vers l'incitation au travail et à l'investissement.

Son objectif est de restituer directement aux Français 60 % des économies réalisées.

« On va rendre immédiatement 60 % des économies aux Français. »

Il a ainsi pris l'exemple d'un salarié percevant 2 200 euros nets par mois, qui pourrait, selon les modalités envisagées, bénéficier d'une augmentation de revenu net comprise entre 200 et 400 euros mensuels.

Une mesure destinée à mieux rémunérer le travail, soutenir le pouvoir d'achat et restaurer la compétitivité des entreprises françaises.

Sécurité : « Plus de liberté pour la majorité des gens et plus d'autorité contre les voyous »

Revenant sur les violences et les pillages commis lors des manifestations du 17 octobre, David Lisnard a défendu une conception de l'ordre public fondée sur la protection des libertés.

Il a rappelé que la liberté de manifester devait être garantie, mais qu'elle ne pouvait se faire au détriment des libertés de travailler, de commercer ou de circuler.

« Ce que l'on constate, c'est que moins l'État est capable de sanctionner les voyous, ceux qui abusent, plus ils pénalisent les honnêtes gens. »

Il propose notamment une intervention plus rapide des forces de l'ordre dès les premiers débordements, en s'inspirant des méthodes opérationnelles de la sécurité civile.

Il a également insisté sur la nécessité de mieux équiper les policiers et les gendarmes, évoquant notamment les difficultés rencontrées à Limoges lors des violences du 17 octobre.

David Lisnard a par ailleurs soutenu l'idée de créer un délit spécifique de pillage afin de mieux sanctionner les auteurs de destructions et de vols commis dans le cadre d'émeutes.

Pour le président de Nouvelle Énergie, la fermeté envers les délinquants est précisément ce qui permet de préserver les libertés du plus grand nombre.

Immigration : retrouver une politique maîtrisée et une ambition d'assimilation

Interrogé sur les déclarations d'Édouard Philippe concernant l'immigration et les violences urbaines, David Lisnard a défendu la nécessité d'aborder ces questions sans accusations systématiques de racisme.

Il a rappelé son attachement à l'universalisme républicain et condamné fermement toute forme de discrimination fondée sur l'origine.

« Le racisme existe, c'est une abjection. »

Selon lui, les difficultés d'intégration et d'assimilation doivent pouvoir faire l'objet d'un débat démocratique serein, sans que toute interrogation sur la politique migratoire soit assimilée à une stigmatisation.

David Lisnard estime que l'échec des politiques d'intégration tient notamment aux insuffisances de l'école, à la concentration de populations dans certains quartiers et au nombre d'arrivées que la France doit prendre en charge.

Il a ainsi défendu une politique migratoire maîtrisée, associée à une véritable ambition d'assimilation autour d'une culture commune et des principes républicains.

« La République, c'est l'égalité de droit. Cette égalité de droit nécessite qu'on s'approprie la culture commune et le bien commun. »

Il a également rappelé que la République devait permettre à chaque Français d'appartenir pleinement à la communauté nationale, quelle que soit son origine.

Défendre la liberté d'expression et combattre les intimidations

David Lisnard est également revenu sur les violences visant des journalistes et sur les appels de certains responsables politiques à restreindre la parole de leurs adversaires dans les médias.

Il a dénoncé une dérive inquiétante pour le débat démocratique, rappelant que la liberté d'expression devait s'appliquer y compris aux opinions que l'on combat.

Il a notamment mis en cause la violence de certains discours de Jean-Luc Mélenchon à l'encontre des journalistes et des opposants politiques.

« Il est temps en France de pouvoir débattre. Avec vigueur, évidemment, moi j'aime ça, mais de ne pas dénigrer tout le temps celui qui porte une parole avec laquelle on n'est pas d'accord. »

Pour David Lisnard, le désaccord politique ne doit jamais justifier l'intimidation, la violence ou la censure.

Il a également dénoncé la récupération politique de l'attentat raciste de Trappes, condamnant cet acte tout en refusant que ce drame soit utilisé pour empêcher le débat sur les politiques migratoires.

Réformer l'État de droit pour mieux protéger les libertés

Interrogé sur les obstacles juridiques susceptibles de freiner certaines réformes, David Lisnard a présenté sa conception de l'État de droit.

Il a défendu la nécessité de préserver les libertés fondamentales, la présomption d'innocence et les garanties judiciaires, tout en contestant les interprétations juridiques qui, selon lui, contribuent à l'impuissance publique.

« L'État de droit, c'est de protéger celui qui est pillé. Pas le pillard. »

Il propose notamment de faire évoluer les conditions du contrôle constitutionnel et d'élargir le champ du référendum pour permettre aux Français de trancher certaines questions majeures.

Sur le plan européen, il souhaite construire des alliances avec les États favorables à une évolution des règles et des jurisprudences relatives à l'immigration.

Il a également évoqué une modification des articles 54 et 55 de la Constitution afin de renforcer la capacité de décision nationale sur certains intérêts fondamentaux, dans le respect des droits essentiels.

Son objectif : restaurer une souveraineté populaire effective et permettre à la France de retrouver la maîtrise de ses choix.

« Rendre les Français propriétaires de leur vie »

En conclusion de cet entretien, David Lisnard a réaffirmé sa volonté de poursuivre sa candidature et de rassembler autour d'un projet de redressement national.

Interrogé sur ses relations avec Bruno Retailleau, il a souligné leur proximité politique tout en rappelant leurs différences de parcours et de choix, notamment concernant la participation aux gouvernements précédents.

Il s'est également déclaré favorable à un débat avec François Ruffin, malgré leurs divergences profondes sur la place de l'État dans la société.

Pour David Lisnard, l'enjeu de l'élection présidentielle dépasse les rivalités personnelles et les calculs partisans : il s'agit de restaurer la confiance, de libérer les énergies et de redonner aux Français la maîtrise de leur avenir.

« La seule chose qui compte, c'est la France. C'est de redresser notre pays. C'est de retrouver une belle, une grande France, une France confiante, une France unie. »

Et de conclure par l'ambition qui guide sa démarche :

« C'est rendre le pouvoir aux Français et de rendre les Français propriétaires de leur vie. Et que la France soit propriétaire de son destin. »


(Re)Voir l’entretien de David Lisnard face à Sonia Mabrouk.