« Les défis sont immenses pour les communes »

David Lisnard a fait du sport l’une de ses priorités. Un domaine en pleine mutation qui repose majoritairement sur l’action des maires au coeur des territoires. Retrouvez son entretien pour le magazine Sportmag.

Sports le 06 novembre 2025
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Quelles initiatives l’Association des maires de France a-t-elle mises en place pour soutenir les clubs sportifs associatifs locaux ?

Les communes de France sont le premier partenaire du monde sportif, par le financement de nombreuses associations et d’équipements majeurs tels les stades, les gymnases et les piscines, ainsi que par un soutien logistique et de communication.

Le sport joue indéniablement un rôle de cohésion sociale, à condition qu’il soit aussi un lieu de neutralité, d’émancipation personnelle et de liberté où chacun peut se dépasser pour le loisir ou la compétition. Il s’agit donc d’une politique publique essentielle.

L’AMF en tant que telle n’a pas vocation à soutenir directement des clubs. Son rôle est de porter la voix des élus locaux et de représenter les intérêts des maires et des présidents d’intercommunalité qui sont les premiers soutiens des structures sportives locales. Dans chaque commune, ce sont eux qui, par exemple, mettent à disposition des créneaux dans les équipements municipaux ou qui attribuent des subventions aux clubs pour leurs projets. L’AMF a donc un rôle de conseil et apporte son expertise aux élus qui le souhaitent pour bâtir des politiques sportives adaptées et renforcer leurs relations avec les clubs.

Lors des Jeux olympiques et paralympiques de 2024, l’AMF a favorisé le déploiement d’événements et d’animations sportives mis en œuvre par les communes en partenariat avec les clubs. Ces évènements allaient de l’accueil du relais des Flammes olympique et paralympique à la retransmission d’épreuves ou encore l’accueil de délégations d’athlètes.

L’association travaille également en partenariat avec les fédérations sportives pour favoriser le développement du sport au niveau local. Elle informe et relaie les préoccupations des maires aux fédérations pour trouver et construire des solutions. Notre commission « Sports » est un véritable espace d’échanges, où les maires partagent leurs bonnes pratiques et leurs difficultés. Cela permet également de lutter contre l’inflation normative, provenant des fédérations, relative aux équipements sportifs — par exemple les tracés de terrains — qui pèsent sur les clubs et sur les communes.

Enfin, l’AMF a établi des partenariats avec certaines fédérations sportives, comme celle de football ou de basket, et nous veillons à ce que les échanges entre les Associations départementales de maires et les districts ou échelons départementaux de fédérations soient facilités, toujours dans l’optique de décliner au mieux les bonnes pratiques.

« Les Jeux de Paris ont montré toute la force de notre écosystème sportif »

Selon vous, quels sont les principaux défis auxquels sont confrontés les sports associatifs en France aujourd’hui ?

Les Jeux de Paris ont montré toute la force de notre écosystème sportif. Mais une inquiétude existe : que l’élan se brise et que les moyens se réduisent brutalement après cette parenthèse exceptionnelle. Ce fut d’ailleurs l’objet de l’un de nos débats en 2024 à l’occasion du Congrès des maires. Car les communes sont les premiers financeurs du sport, c’est-à-dire des clubs et des pratiques. Or nos marges budgétaires se réduisent fortement. Le sport est aujourd’hui le deuxième budget le plus impacté par les baisses de dépenses.

Les défis sont immenses : désaturer un parc d’équipements déjà surchargé, anticiper les effets du changement climatique sur les infrastructures, rénover un parc vieillissant et énergivore. Les piscines sont souvent l’exemple le plus frappant, mais cette réalité touche d’autres équipements : près de 40% des équipements sportifs en France ont plus de 35 ans. Il en existe même plus de 6 000 dont la construction est antérieure à 1945.

À cela s’ajoute une baisse préoccupante de l’engagement bénévole, alors que le sport reste l’un des secteurs associatifs les plus dynamiques : une association sur quatre est sportive, et près d’un tiers du bénévolat en France lui est consacré. La récente baisse des emplois aidés décidée par le gouvernement est venue fragiliser un peu plus l’emploi au sein de ces associations.

Enfin, les associations sportives comme les maires font face, dans certains quartiers, à une montée du communautarisme islamiste qui voit dans le sport un lieu propice à son développement. On observe aujourd’hui des prières collectives organisées à la marge des rencontres sportives, des éducateurs ou des clubs qui ne respectent pas les valeurs républicaines, ou encore des compétitions adaptées à des exigences religieuses.

Pour lutter contre ces dérives, il faut avant tout renforcer le suivi et le contrôle des associations, en particulier de celles qui sollicitent des financements publics. Les aides doivent être strictement conditionnées au respect des principes de la République française, et notamment de la laïcité. Cela suppose des audits financiers, des inspections régulières et, en cas de manquement, des sanctions effectives.

Dans ma commune, j’ai mis en place dès 2019 une charte des valeurs républicaines que chaque président de club doit signer. Les éducateurs comme les responsables associatifs sont sensibilisés à la détection des signaux faibles de l’islamisme.

Comment le financement des associations sportives a-t-il évolué ces dernières années, et quelles solutions envisagez-vous pour l’améliorer ?

Les communes financent le sport à hauteur de 8 milliards d’euros par an, un chiffre qui atteint 11,1 milliards en intégrant les intercommunalités (selon le calcul de l’Observatoire Économie du Sport de la BPCE). Elles assument ainsi l’essentiel des dépenses, devant l’État, les entreprises et les autres collectivités. Cet engagement couvre à la fois la construction et l’entretien des équipements, leur mise à disposition souvent gratuite au profit des associations sportives, et les subventions directes aux clubs.

Mais cette situation se heurte à des contraintes budgétaires toujours plus fortes. Le financement privé reste encore trop peu mobilisé ou trop concentré, même si certaines expériences intéressantes existent comme les partenariats avec des structures privées (foot 5, futsal, escalade…) ou le mécénat développé par la Fondation du sport français. Ces initiatives montrent que la coopération entre secteur public et acteurs économiques peut renforcer le soutien aux clubs.

Ce que nous constatons sur le terrain, c’est la volonté unanime des maires de poursuivre leurs efforts en faveur des personnes qui s’engagent localement pour faire vivre un club ou une association, et dont il faut saluer le dévouement au profit notamment des jeunes.

Mais il est évident qu’il faut sortir de la dépendance publique. Le sport est un immense marché. Tant mieux, car il ne peut fonctionner sans clubs et les entreprises du secteur ont donc vocation croissante à s’y engager.

« Au prochain Congrès de l’AMF, nous mettrons en lumière le lien entre le sport et la culture »

Quel rôle pensez-vous que le sport peut jouer dans le développement de la cohésion sociale au sein des communautés ?

Les Jeux de 2024 l’ont démontré avec force : le sport rassemble, il fédère une Nation derrière des valeurs et ses champions. Dans les quartiers populaires comme ailleurs, il incarne des valeurs essentielles — respect, dépassement de soi, solidarité.

De nombreux clubs s’en saisissent pour porter des projets afin de prévenir le décrochage scolaire ou social. L’AMF a d’ailleurs plaidé, lors du Comité interministériel des villes de juin 2025, pour que le sport soit pleinement pris en compte dans ces politiques publiques.

Au prochain congrès de l’AMF, nous mettrons en lumière le lien entre le sport et la culture, deux piliers de la vie locale et de l’émancipation personnelle. Par l’effort, le sport et la culture libèrent les individus et peuvent leur permettre d’échapper à tout enfermement communautaire, religieux, social ou identitaire.

Comment envisagez-vous l’impact des politiques gouvernementales sur la promotion du sport amateur et associatif en France ?

Les signaux actuels sont très préoccupants. Les baisses de crédits de l’État, qui dépense tant ailleurs, dans ce qui relève de sa compétence telles l’éducation sportive et l’équité territoriale, démontrent que le soutien au sport n’est qu’une façade circonstancielle.

L’AMF plaide pour une politique nationale équilibrée, qui articule la haute performance avec la pratique amateure. Tous les grands champions ont commencé dans un club local évoluant dans un équipement municipal et soutenu par la mairie.

Or, ce désengagement a des conséquences immédiates, comme la fermeture d’infrastructures à commencer par les piscines. Lors de la période de la Covid-19, plusieurs générations d’enfants n’ont pu bénéficier de l’apprentissage de la natation et de la prévention des noyades. Nous en constatons hélas les impacts.

Sur ce sujet, nous ne ferons pas l’économie d’un vrai plan d’investissement dédié à la construction et la rénovation des piscines, qui répondent à un enjeu vital.

De manière plus générale, ces investissements doivent permettre de répondre aux nouveaux besoins en termes de pratiques sportives, tout en facilitant la rénovation énergétique des équipements sportifs très énergivores. Ils doivent enfin permettre de prendre en charge l’afflux de licenciés post-JOP. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : depuis octobre 2023, la Fédération française de tennis de table a enregistré +20 % de licenciés, l’escrime +25 %, et le triathlon +32 %.

« 30 % des équipements construits avant 1985 n’ont jamais été rénovés »

Dans quelle mesure les infrastructures sportives contribuent-elles à la croissance des clubs associatifs, et quelles améliorations sont nécessaires ?

Les infrastructures sportives sont essentielles à la pratique de beaucoup de sports, a fortiori dans le cadre d’une pratique encadrée, dans un club par exemple. Les communes et intercommunalités possèdent près de 80 % du parc français, qu’elles financent, entretiennent et mettent à disposition.

Mais ce parc vieillit : 30 % des équipements construits avant 1985 n’ont jamais été rénovés. La crise énergétique a mis en évidence le poids financier des gymnases ou des piscines mal isolés. Leur rénovation doit s’inscrire dans les ambitions que se donne la France en matière d’énergie décarbonée et d’économies, tant en hiver pour améliorer l’efficacité thermique, que l’été pour permettre la pratique dans des conditions correctes.

Par exemple, à Cannes, nous rénovons les pelouses de nos stades en y installant des gazons hybrides moins consommateurs en eau. Nous avons été l’une des premières villes de France à réutiliser les eaux usées traitées, après plus de dix ans de procédures administratives, pour l’arrosage des terrains de sport, afin de réduire l’impact environnemental et sécuriser l’approvisionnement en eau du territoire, notamment dans un contexte de sécheresses répétées.

 

 

Retrouvez cet entretien dans le magazine Sportmag en cliquant ici.

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TRIBUNE – La ministre des Sports, Marie Barsacq, a estimé ce 5 mars que l’interdiction du port du voile dans le sport n’était « pas une priorité ». David Lisnard dénonce ces propos et regrette le manque de clarté du gouvernement sur ce sujet.

Le sport, conçu comme un espace de neutralité, un facteur de cohésion sociale et un vecteur de dépassement individuel, est aujourd’hui pris en otage par une dynamique idéologique islamiste. La droite sénatoriale a eu le courage de faire interdire les signes religieux dans les compétitions sportives. Pourtant, les déclarations récentes de la ministre des Sports sont réellement inquiétantes. Sous des considérations d’inclusivité mal définie, elles révèlent une approche relativiste.

Tandis que François-Noël Buffet, représentant le gouvernement au Sénat, affirmait en février que la proposition de loi du sénateur Michel Savin apportait «une pierre bienvenue dans l’édifice contre toutes les formes de séparatisme», Marie Barsacq juge en ce mois de mars que ce sujet «n’est pas une priorité». Elle affirme que sa position est «d’ouvrir le sport à toutes et tous parce que le sport doit faire partie de la vie de chacun». Ces déclarations affaiblissent dangereusement la clarté républicaine nécessaire face aux menaces islamistes.

Ce déni du prosélytisme islamiste et de la réalité de sa menace témoigne soit d’une méconnaissance profonde, soit d’un refus conscient d’agir face aux alertes répétées du renseignement territorial, des fédérations sportives et des acteurs de terrain, confrontés quotidiennement à ces dérives. Derrière la revendication du port du voile se cache une dynamique de fragmentation sociale qui ne se limite pas aux tenues. Elle n’est que la partie émergée de l’iceberg, à savoir une instrumentalisation du sport à des fins idéologiques et identitaires, sous couvert de revendications religieuses. L’histoire nous a déjà montré que tout renoncement ouvre une brèche difficile à colmater. Après l’école, où les débats sur la laïcité ont mis en lumière des stratégies d’implantation islamiste, le sport devient le nouveau terrain de confrontation.

Cette extension de l’entrisme islamiste ne relève pas du hasard : elle s’inscrit dans une logique plus large d’occupation de l’espace public et de remise en cause des normes communes, suivant une stratégie bien documentée par des sociologues tels que Bernard Rougier, Médéric Chapitaux ou encore Florence Bergeaud-Blackler. Dans Le Frérisme et ses réseaux, cette dernière analyse la manière dont les structures islamistes cherchent à imposer des normes communautaires en investissant des institutions de socialisation comme l’école, les associations et, aujourd’hui, le sport.

En infiltrant ces sphères, cette idéologie vise à substituer progressivement la norme religieuse à la règle républicaine. L’infiltration islamiste dans le sport n’est pas un fantasme d’extrême droite. Elle est documentée par les services de renseignement, les constats des maires et les témoignages édifiants d’éducateurs et dirigeants de clubs. Certaines disciplines, comme les sports de combat ou collectifs, sont particulièrement touchées par ces logiques séparatistes, générant des tensions et des conflits. La Fédération française de football a récemment alerté sur la multiplication de faux certificats médicaux visant à contourner l’interdiction des collants et des casques, détournés pour masquer le port du voile.

Par ailleurs, plusieurs clubs sont surveillés par le renseignement territorial en raison de leur proximité avec des mouvements islamistes prônant une vision rigoriste de la pratique sportive. Il suffit d’observer le monde du sport amateur pour constater des phénomènes, dans les vestiaires, sur les terrains et autour du stade, qui auraient semblé inconcevables il y a vingt ans. Des jeunes filles refusent de jouer sans voile, des entraîneurs sont sommés de séparer les garçons et les filles lors des entraînements et des prières collectives s’organisent en marge des compétitions. Ces phénomènes, autrefois marginaux, deviennent de plus en plus courants, minant les valeurs de cohésion et de mixité qui ont toujours été au cœur du sport. Il est essentiel de ne pas laisser livrés à eux-mêmes des éducateurs souvent jeunes et peu formés à faire face à ce type de problèmes. Pour ne pas reproduire les erreurs commises avec le corps enseignant, il nous faut un cadre législatif clair et un programme opérationnel et concret.

Cette dérive trouve aussi des facilitateurs, des agents passifs ou complaisants qu’il convient de dénoncer sans fard. Certains, sous couvert de bienveillance, défendent le droit des femmes voilées à concourir, ignorant que cette position, loin de favoriser leur émancipation, valide une vision islamique extrémiste et séparatiste, misogyne et rétrograde de la place des femmes dans la société. D’autres, mus par la lâcheté ou la peur du conflit, acceptent progressivement des concessions qui, sous prétexte d’apaisement, ouvrent la voie à une normalisation des revendications islamistes dans la société.

Enfin, certains acteurs politiques et militants y trouvent un intérêt électoral ou idéologique, préférant flatter certaines clientèles au détriment des principes fondamentaux de la République. Dans cette compromission, ils deviennent les relais efficaces d’une stratégie de conquête idéologique qui avance par capillarité et intimidation. Loin d’être un phénomène isolé, cette évolution doit être replacée dans un contexte plus large de remise en cause des institutions républicaines par une idéologie qui ne tolère ni la mixité, ni la neutralité, ni la primauté de la loi française sur les normes religieuses. Accepter ces dérives dans le sport, c’est ouvrir la porte à des revendications similaires dans d’autres espaces publics, qu’il s’agisse des universités, des hôpitaux ou des administrations.

Le Sénat a pris ses responsabilités. Il revient maintenant au gouvernement de démontrer qu’il est à la hauteur des enjeux. Car il ne s’agit pas seulement d’un débat sur la laïcité dans le sport, mais d’un choix civilisationnel : voulons-nous d’une République française qui affirme avec force ses principes ou d’un État dont la faiblesse, par compromission ou aveuglement, ouvre la voie à une normalisation du séparatisme et à une lente désagrégation de notre nation ?

Retrouvez cette tribune sur le site du Figaro en cliquant ici.

L’association Marion la Main Tendue, en partenariat avec la Mairie de Cannes, a réalisé deux journées de sensibilisation au harcèlement scolaire auprès des jeunes du club de football cannois. Objectif : faire de ces sportifs des « joueurs ambassadeurs » qui pourront aider leurs coéquipiers ou détecter une situation de harcèlement.

Objectif : échanger sur le rôle du sport dans la société. Et autant le faire à Cannes Capitale du Sport en Plein Air !

« Ce nouveau rendez-vous international conforte la place de Cannes comme « Capitale du sport en plein air » et « Meilleure destination mondiale pour les événements ». Il faut déjà changer le regard du monde sur le sport. Comme la culture, ce sont les deux éléments qui permettent l’émancipation. Et la puissance publique est là pour permettre cet épanouissement. À Cannes, ce sont nos plus gros budgets » David Lisnard.

« La lumière – du soleil d’azur – était magnifique, les familles présentes en nombre, le brassage des générations constituait une réalité souriante. Il faut dire que l’équipement est magnifique.

Il s’inscrit dans une double finalité de notre action : développer le sport en plein air (pour toutes les générations et notamment nos jeunes, qu’il vaut mieux voir sur une planche à roulettes que la tête rivée dans un écran) et embellir la Croisette.

Nous avons donc réalisé ce beau skate Park, conformément à mon projet de mandat, après des années de lutte contre la bureaucratie, proposant une vue imprenable sur Cannes et l’Estérel.

Réalisé avec des matériaux de qualité – qui ont la particularité d’absorber le bruit – sur une surface de 1 245m², inséré harmonieusement dans le paysage et dans le respect du site de la Roseraie – sans exubérance, avec des choix de coloris sobres, en adéquation avec l’identité des lieux et une part importante accordée à la végétalisation –, il est adapté à la pratique du skate bien sûr, mais aussi du roller ou du BMX.

Le bowl a été creusé dans le sol, les sur-hauteurs ont été minimisées et les parties émergentes du skatepark soigneusement réparties, afin de conserver les perspectives depuis cette place vers la baie de Cannes et le massif de l’Estérel.

Après la création de nos agrès sportifs en plein air sur le boulevard du Midi comme sur Gazagnaire, après la rénovation d’équipements tels que le gymnase des Mûriers, la piste et deux des terrains du stade Maurice Chevalier ou de celui des Hespérides – où nous avons aussi créé une salle multisports –, nous continuons de proposer des infrastructures de grande qualité pour favoriser la pratique du sport partout et pour tous.

Vive Cannes #CapitaleDuSportEnPleinAir qui propose avec élégance un beau style de vie et de ville. » David Lisnard.

Gabriel Tacchino était un grand pianiste cannois couronné des plus beaux prix internationaux. Charly Loubet, footballeur formé à l’AS Cannes, a porté le maillot de l’Équipe de France à 36 reprises.

« Je tiens à saluer aujourd’hui la mémoire de Gabriel Tacchino, dont j’ai appris avec tristesse la disparition hier soir, le jour même des cinquante ans de la mort de Francis Poulenc, auprès duquel, avec Jacques Février et Marguerite Long, il apprit énormément et partagea sa dilection pour la musique de chambre. Gabriel Tacchino avait comme passions la musique classique (où il excella, formé, alors jeune pianiste, par Poulenc et remarqué par von Karajan) et sa ville, Cannes, où il naquit en 1934 et à laquelle il resta fidèle toute sa vie.

Couronné des plus beaux prix internationaux dont le prestigieux Busoni, il contribua à fonder les Nuits musicales du Suquet en 1975 et donna l’un de ses derniers concerts en soutien aux sinistrés des inondations de 2015. La musique perd un grand artiste, et Cannes l’un des siens, que j’ai très bien connu et avec qui j’ai travaillé. J’adresse mes condoléances émues à tous ses proches. » David Lisnard.

« Après la culture, c’est le sport cannois qui est endeuillé avec le décès de Charly Loubet, qui rejoint au jardin des Héspérides Jacky Grattarola. J’en suis très triste. Charly Loubet était l’étoile internationale du football cannois de la génération Hésperides de mon père, joueur vif et virevoltant, formé à l’AS Cannes par Jean Varaud. Il a cumulé au long de sa carrière les titres pour un palmarès hors norme.

Passé après (et avant) l’AS Cannes par le Stade Français puis l’OGC Nice, il marqua l’histoire de l’OM avec ses compagnons Roger Magnusson, Josip Skoblar et Joseph Bonnel où il inscrit près de 40 buts en deux saisons et participa activement à la conquête du championnat en 1971.

Il fut appelé pour la première fois en Équipe de France en 1967 et porta la tunique bleue 36 fois. Il inscrit 10 buts avec la sélection nationale dont un triplé historique en 11 minutes contre le Luxembourg en 1967 qui qualifia les Bleus pour les quarts de finale de l’Euro.

Mais c’est dans son club formateur, l’AS Cannes, qu’il termina sa carrière en qualité de joueur. Il postula, dès janvier 1981, à la suite du départ de l’entraîneur cannois Robert Domergue et alors qu’il était encore sur le terrain, au poste d’entraîneur de l’équipe première.

Attaché à Cannes, sa ville de cœur, il en reçut la médaille d’or et j’eus le plaisir de lui remettre le diplôme d’honneur de la Ville en 2015. J’adresse mes condoléances émues à sa famille et assure de mon soutien les supporters, joueurs et dirigeants. » David Lisnard.

Deux séances de travail pour évoquer d’une part le sujet des équipements sportifs communaux, et d’autre part les effets de l’inflation sur les coûts de construction et une décentralisation accrue du logement.

« échanges de qualité avec la ministre des sport Amélie Oudéa-Castéra pour définir une méthode commune et avancer de façon pragmatique sur la gouvernance du sport, la rénovation énergétique des équipements, les normes des terrains, les exigences excessives de certaines ligues… » David Lisnard.

« Réunion avec la Présidente de l’ANRU Catherine Vautrin sur les difficultés actuelles : effets de l’inflation sur les coûts de construction & sur la baisse de l’investissement local, rareté & renchérissement du foncier amplifiée par le ZAN. L’AMF propose une décentralisation accrue du logement » David Lisnard