Santé : David Lisnard dévoile son «plan d’action rapide» inspiré des ordonnances de 1958
Le candidat de Nouvelle Énergie propose une réorganisation du système et l’instauration d’une loi de programmation annuelle de la santé sur le modèle du cadre fixé pour les armées. Retrouvez l’article du Figaro consacré à la présentation du programme Santé de David Lisnard.
À droite, à moins d’un an de la présidentielle, Bruno Retailleau n’est pas le seul à promettre de « renverser la table » en 2027. David Lisnard, ex-vice-président des LR, tourné lui aussi vers l’élection suprême sous ses propres couleurs, a dévoilé mardi son programme dans le domaine de la santé où les ruptures foisonnent. Y aurait-il une concurrence des promesses de changement radical à droite en ce début de campagne ? Le candidat répond : « Je ne me plains jamais du fait que les concepts que j’ai lancés soient repris. On sent bien la fin d’un cycle, que j’ai qualifié d’État-providence, et pour passer à autre chose, il faut bien de la radicalité. Mais ensuite, il faut se méfier d’une formule qui devient du prêt-à-penser. Certains disent qu’ils vont renverser la table, mais je pense qu’ils ne feront que casser la vaisselle. Et je ne suis même pas sûr qu’ils changent la nappe ! » Le maire de Cannes affirme ne plus écouter ce que disent les politiques, mais qu’il s’attache surtout à regarder « ce qu’ils ont fait ». Pense-t-il à quelqu’un en particulier ? « À Gabriel Attal , par exemple », dévie-t-il en souriant et sans évoquer Bruno Retailleau.
Le candidat de Nouvelle Énergie a précisé ses objectifs au siège parisien de son parti, dans la foulée d’une immersion à l’Institut Cœur Paris Centre (ICPC, 8e arrondissement). C’est sa deuxième proposition thématique après le premier volet sur l’agriculture, diffusé en février. Pour lui, l’ICPC est un modèle à suivre en matière d’offre de soins. Il y reconnaît certains fondamentaux régulièrement défendus par Nouvelle Énergie, notamment sur l’organisation et la recherche de performance.
« J’aime beaucoup ce personnage »
À l’entrée, Dolly, une patiente de 78 ans, se lève pour le saluer. Souhaite-t-elle le voir à l’Élysée un jour ? « J’aimerais bien. J’aime beaucoup ce personnage », confie-t-elle, en souriant. David Lisnard sourit lui aussi avant de commencer la visite, entouré de quelques « experts thématiques » maison, membres du groupe de travail consacré à la santé au sein de Nouvelle Énergie. L’élu évoque son travail à l’échelle de Cannes, où il a développé une organisation locale de santé, rapprochant privé et public pour plus d’efficacité. Une évolution mise en place durant la crise sanitaire du Covid.
Sur le papier, son projet de réforme globale propose une série de changements radicaux : accès direct à tout professionnel de santé de son choix (infirmier en pratique avancée, kiné, sage-femme, pharmacien) avec remboursement plein, offre de soin territorialisée et graduée à l’échelle de chaque ancien canton, suppression des ARS (également proposée par les sénateurs LR), décentralisation de l’organisation de la santé, généralisation obligatoire du dossier médical partagé, loi de programmation annuelle de la santé incluant la recherche médicale sur le modèle de la LPM pour les armées… L’objectif général est résumé en une promesse : « Libérer les soignants pour libérer l’accès aux soins pour tous ».
David Lisnard assume la radicalité des changements qu’il propose en partant d’un constat chiffré des faiblesses du système sanitaire français. Un système qui, selon lui, ne souffre pas d’un problème de moyens mais pâtit d’un manque « d’organisation, de structure et de doctrine ». En s’appuyant sur les données 2024, il rappelle que la France a consacré 333 milliards d’euros à la santé, soit 12 % du PIB, 5000 euros par habitant et 1 600 euros au-dessus de la moyenne européenne. Il précise que le système n’a pas su éviter de plonger « 87 % du territoire en désert médical » et privé « 6 millions de Français » de médecin traitant. L’élu cannois relève enfin que les 14,7 milliards consacrés à l’administration de santé chaque année se situent 2,6 points au-dessus de la moyenne européenne, alors que plus de 90 % des indicateurs de qualité retenus par la Haute Autorité de santé ne portent pas sur les résultats mais sur les procédures.
Lors de son échange avec les professionnels de l’ICPC, David Lisnard partage son étonnement face au manque de réaction politique quand la dérive du système était annoncée « depuis trente ans ». « On a cru qu’on allait maîtriser les dépenses de la santé en comprimant l’offre », souffle-t-il avant de pointer le « gâchis » illustré, à ses yeux, par le nombre de « gamins » décidant de se former à l’étranger ou encore par un système « égalitaire dans la pénurie ». « Ça c’est maboul ! On a tout en France pour réussir et pour soigner tout le monde », insiste-t-il.
En quittant l’ICPC mardi après-midi, le ton de David Lisnard trahit une forme d’impatience, comme si l’ampleur de la transformation promise ne pouvait être qu’une motivation supplémentaire. « Une fois de plus, que ce soit dans le privé ou dans le public, tous démontrent que l’on peut mieux soigner, soigner plus de monde et moins cher en sortant des rigidités, des procédures et de la schématisation », lâche-t-il dans la voiture. L’élu plaide pour une vision globale de la santé, en regrettant la permanence d’un modèle « descendant de gestion comptable », ayant généré une masse « d’absurdités ». Il accuse encore une fois les « mabouls » de la technocratie d’avoir « enlevé la médecine aux Français. »
Au bout d’une logique
Il veut croire enfin qu’en partant des « talents locaux », des « initiatives » et de la « liberté d’installation », la France parviendrait à combattre la dégradation de l’offre de soins. Après avoir écouté le témoignage d’une infirmière en pratique avancée au sein de l’ICPC, il semble encore plus décidé à défendre son projet de redressement. « Chaque système produit son aristocratie auto-alimentée, mais là, on est au bout d’une logique mise en place après la Seconde Guerre », dénonce-t-il.
David Lisnard assure que toutes ces transformations peuvent être engagées très rapidement. « Mon plan d’action s’inspire de ce qui a été fait en 1958, avec 355 ordonnances en moins de dix mois. Cela fut la période de gestion la plus radicale de l’histoire du pays », rappelle le candidat, en se disant prêt à « libérer » toute l’activité de la santé, mais pas seulement. À l’écouter, la transformation promise peut être lancée dès les six premiers mois du mandat présidentiel. En attendant d’y voir plus clair sur l’offre politique à droite, il a déjà prévu de demander à un conseiller d’État de lui rédiger les ordonnances pour refonder le système de santé.
Retrouvez cet article sur le site du Figaro en cliquant ici.
Nouvelle Énergie publie son Livret Santé : « Libérer les soignants pour libérer l’accès aux soins pour tous »
Après un premier Livret consacré à l’agriculture en février dernier, Nouvelle Énergie publie aujourd’hui son deuxième Livret thématique, dédié à la santé. Porté par David Lisnard, ce travail propose une refondation profonde du système sanitaire français autour d’une conviction simple : la crise actuelle n’est pas d’abord une crise de moyens, mais une crise d’organisation et de doctrine.
Alors que la France consacre près de 333 milliards d’euros à la santé, soit 12 % de son PIB, les résultats se dégradent. Déserts médicaux, délais d’attente interminables, renoncements aux soins, épuisement des soignants : le système s’enfonce dans une logique de pénurie administrée.
« Le problème français n’est pas un problème de moyens. C’est un problème d’organisation, de structure et de doctrine. C’est donc un problème politique », affirme David Lisnard.
Le Livret Santé de Nouvelle Énergie repose sur trois grandes priorités : garantir le libre choix réel du patient, libérer les soignants de la suradministration et reconquérir notre souveraineté sanitaire.
Passer d’une politique du soin à une politique de la santé
La France continue de privilégier une logique curative plutôt qu’une véritable politique de prévention. Avec seulement 2,6 % des dépenses de santé consacrées à la prévention, notre pays figure parmi les derniers de l’OCDE.
Nouvelle Énergie propose de replacer la prévention au cœur de la politique sanitaire nationale : dépistage précoce, éducation à la santé, lutte contre la sédentarité, nutrition, accompagnement du vieillissement et stratégie nationale de santé mentale.
L’objectif est clair : mieux soigner, plus tôt, tout en maîtrisant durablement les dépenses publiques.
Garantir un accès réel aux soins
Le Livret défend un principe simple : permettre à chaque Français d’accéder rapidement au professionnel compétent.
Nouvelle Énergie propose ainsi un accès direct, avec remboursement plein, aux infirmiers en pratique avancée, kinésithérapeutes, sages-femmes ou pharmaciens dans le cadre de leurs compétences élargies. Cette évolution doit permettre de fluidifier les parcours de soins et de recentrer le médecin traitant sur son cœur de métier : le diagnostic, la coordination et le suivi des patients.
Le mouvement propose également une organisation territoriale des soins à l’échelle de chaque ancien canton afin de répondre concrètement à l’explosion des déserts médicaux et au désengorgement des urgences, dont les passages ont doublé en trente ans pour atteindre 21 millions par an.
Libérer les soignants de la bureaucratie
Pour Nouvelle Énergie, l’une des principales causes de l’effondrement progressif du système réside dans la suradministration.
Aujourd’hui, un médecin consacre en moyenne vingt heures par semaine à des tâches administratives. L’administration du système de santé représente 14,7 milliards d’euros par an, soit le taux le plus élevé d’Europe.
Le Livret propose une réorganisation profonde : suppression des ARS, décentralisation de l’organisation sanitaire, retour des maires à la présidence des hôpitaux et généralisation obligatoire du Dossier Médical Partagé afin de simplifier les parcours et éviter les actes redondants.
Retrouver une souveraineté sanitaire
La crise du Covid a révélé la fragilité des dépendances françaises en matière de médicaments, de dispositifs médicaux et de données de santé.
Nouvelle Énergie défend une stratégie de souveraineté sanitaire fondée sur la relocalisation des productions critiques, une programmation pluriannuelle de la recherche, le soutien à l’innovation médicale et la création d’un consortium national associant CHU, universités, laboratoires et industriels.
Cette ambition s’inscrit dans une loi d’orientation pluriannuelle de santé, sur le modèle des grandes lois de programmation stratégique.
Avec ce Livret Santé, Nouvelle Énergie entend ouvrir un débat de fond sur l’avenir du système sanitaire français et porter une vision fondée sur la liberté, la responsabilité, l’efficacité et la confiance dans les acteurs de terrain.
Défendre la médecine libérale pour l’avenir de notre santé
Dans une tribune parue dimanche 11 janvier sur Nice-Matin, David Lisnard trace des pistes pour améliorer l’exercice de la médecine libérale au moment même où de nombreux professionnels sont engagés dans un mouvement de grève.
Les médecins libéraux méritent d’être écoutés et soutenus. Alors qu’ils se mobilisent face aux charges et suspicions croissantes qui pèsent sur leur exercice, le débat dépasse largement une revendication professionnelle. Il engage un choix de société. Voulons-nous un système de santé bureaucratique, administré d’en haut, ou une organisation fondée sur la confiance, la responsabilité et la liberté, au service des patients comme des soignants ?
Depuis la Libération, la Sécurité sociale française repose sur un équilibre exigeant : la solidarité nationale conjuguée à la liberté d’exercice des professions de santé. La médecine libérale en est l’un des piliers. Elle garantit la proximité des soins, la liberté de choix du médecin et une responsabilité directe du praticien dans l’organisation de son activité.
Pendant des décennies, la France a ainsi offert un haut niveau d’accès aux soins, grâce à un maillage dense de cabinets de ville et de cliniques, complété par l’hôpital public. Mais la technocratie a progressivement imposé ses contraintes et lourdeurs.
Le budget 2026 de la Sécurité sociale s’insère dans un mouvement où la réponse aux difficultés passe davantage par les injonctions et les contrôles que par la confiance et la revalorisation.
Derrière des chiffres présentés comme techniques – près de 270 milliards d’euros de dépenses – se dessine une maîtrise comptable de façade, illusoire financièrement et déconnectée des besoins réels : vieillissement de la population, maladies chroniques, inflation des charges, innovations médicales.
La France consacre pourtant à la santé des moyens considérables, parmi les plus élevés du monde. Mais une part croissante de ces ressources est absorbée par des structures, des procédures et des frais de gestion, au détriment du soin et du temps médical.
Le problème n’est donc pas seulement budgétaire. Il est d’abord philosophique et politique. Plutôt que de renouer avec une négociation conventionnelle loyale, fondée sur la responsabilité des acteurs, le texte multiplie les mécanismes bureaucratiques, les objectifs imposés et les ajustements unilatéraux de tarifs. Le médecin libéral n’est plus considéré comme un professionnel autonome, mais comme un exécutant placé sous tutelle.
Il est ensuite structurel. En affaiblissant la médecine de ville, on renvoie mécaniquement les patients vers l’hôpital. Or, un passage aux urgences coûte en moyenne plus de 230 euros à la collectivité, quand une consultation de médecine générale revient dix fois moins cher. Et les urgences saturent souvent.
La médecine libérale n’est pas le problème ; elle est la condition de la solution.
Cette étatisation sanitaire se traduit aussi par des projets visant à encadrer la liberté d’installation des médecins au nom de la lutte contre les déserts médicaux. L’objectif est légitime, le moyen est contre-productif. La liberté d’installation n’est pas un privilège corporatiste : elle conditionne l’attractivité même de l’exercice médical.
Les médecins libéraux assurent la permanence des soins, prennent en charge des patients plus âgés, plus polypathologiques, et subissent une inflation constante des tâches non médicales.
La mobilisation actuelle doit être entendue pour ce qu’elle est : une alerte démocratique. Elle révèle le glissement d’un modèle fondé sur la confiance vers un pilotage autoritaire par décrets et l’installation d’une culture de la suspicion.
Quand l’État encadre simultanément l’installation, la tarification, la prescription et l’organisation du travail médical, il ne s’attaque pas seulement à une profession ; il remet en cause la liberté des patients de choisir leur médecin.
La France a besoin de plus de médecins libéraux, pas de moins. Elle a besoin de temps médical, pas de formulaires supplémentaires. Une autre voie est possible : revaloriser les consultations, simplifier et réduire les charges administratives, et bâtir, avec les professionnels et les élus locaux, des pactes fondés sur la responsabilité plutôt que sur la contrainte.
Défendre la médecine libérale, ce n’est pas défendre un intérêt catégoriel. C’est défendre la liberté des Français à être soignés par le médecin qu’ils choisissent, dans un modèle vivant, humain et efficace. C’est défendre un système de soins performant et juste. C’est à cette condition que notre Sécurité sociale restera fidèle à sa vocation : protéger chacun, sans renoncer à la liberté de tous.
David Lisnard alerte sur l’explosion des normes, la crise sociale et le narcotrafic : « La démocratie ne doit pas être l’impuissance »
Invité ce mardi 18 novembre de Face à Face sur RMC et BFMTV, David Lisnard a livré une analyse directe de la situation du pays. Il a appelé à restaurer l’efficacité de l’État, à laisser agir les maires sur le terrain et à sortir de ce qu’il décrit comme une logique d’impuissance publique.
Narcotrafic : un phénomène qui touche désormais tout le territoire
David Lisnard rappelle que le narcotrafic ne concerne plus seulement les grandes villes.
« Dans des villages où j’allais enfant, il y a désormais des points de deal. »
Il souligne que près de 250 000 personnes vivent du trafic, presque autant que l’ensemble des policiers et gendarmes du pays. Il appelle à l’application ferme des lois et à la responsabilisation des familles lorsque les mineurs sont impliqués.
Logement : une crise sociale majeure
Pour David Lisnard, la France fait face à « la plus grande crise sociale ».
Il rappelle que l’AMF alertait déjà en 2017 et cite les projections inquiétantes : fermeture possible de 5 000 écoles dans les prochaines années et besoin d’ouvrir 500 EHPAD en raison du vieillissement de la population. L’effondrement de la construction neuve accentue encore la situation.
Finances publiques : un État « drogué à la dépense »
Il dénonce la logique gouvernementale qui présente comme un effort ce qui est, selon lui, un prélèvement supplémentaire.
« Ce ne sont pas des économies. L’État prend toujours plus sur les ménages, sur les entreprises et sur les collectivités. »
Il rappelle que les intérêts de la dette représentent désormais six fois le budget de la Justice.
Un projet libéral, sécuritaire et éducatif
David Lisnard assume porter un projet combinant liberté économique, ordre public et exigence éducative.
« Beaucoup de Français sont libéraux sans le savoir, parce qu’ils veulent simplement que l’effort et le mérite soient récompensés. »
Il défend un salaire net qui augmente par le travail, une école qui protège les enfants des idéologies et un environnement public où chacun puisse se déplacer en sécurité.
L’hôpital de Cannes franchit une nouvelle étape avec la chirurgie robotique
L’hôpital de Cannes Simone-Veil vient de se doter d’un robot chirurgical de dernière génération, le Da Vinci Xi, marquant une avancée majeure pour la qualité des soins et l’attractivité du service public hospitalier.
Ce dispositif de pointe permet de réaliser des interventions plus précises et moins invasives, notamment en urologie, gynécologie et chirurgie viscérale. Grâce à une technologie robotisée ultra-fine, il offre aux praticiens une vision tridimensionnelle et une précision de geste inégalée, améliorant ainsi la sécurité et le confort des patients.
Présent lors de l’inauguration, David Lisnard a salué « une belle avancée pour notre hôpital » :
« En dotant l’hôpital de Cannes du robot chirurgical Da Vinci Xi, nous réalisons un saut technologique majeur au service d’une chirurgie plus sûre, plus précise et plus respectueuse du corps humain, qui réduit les douleurs, les complications et les durées d’hospitalisation. Un système de soins performant doit savoir s’adapter aux défis de son époque, qu’ils soient démographiques, liés à la chronicité des maladies ou à l’évolution de la robotique, de l’intelligence artificielle et bientôt de la quantique. Ces transformations doivent être perçues comme des opportunités, et c’est précisément ce que l’hôpital de Cannes parvient à accomplir aujourd’hui. » David Lisnard
Cette innovation illustre la volonté portée par David Lisnard et Nouvelle Énergie : défendre un service public efficace, moderne et humain, capable d’allier excellence technologique et respect du patient.
Une avancée concrète qui témoigne de ce que doit être l’État-performance : un État au service des Français, de la santé et de l’innovation.
Un « Waze des personnes à mobilité réduite » à Cannes
Depuis peu, StreetNav permet aux personnes porteuses de handicap de se déplacer plus facilement à Cannes. L’application recense les obstacles et propose de choisir l’itinéraire adapté à sa mobilité.
Retrouvez l’article de Nice Matin :
Face à la recrudescence des usages détournés du protoxyde d’azote, la Mairie de Cannes prend une mesure ferme : la vente est désormais interdite à tous les particuliers, quel que soit leur âge. Une décision pionnière motivée par des enjeux sanitaires, sécuritaires, environnementaux et économiques.

Le 25 juillet 2025, la Ville de Cannes a franchi une nouvelle étape dans la lutte contre les dangers liés au protoxyde d’azote, aussi appelé “gaz hilarant”, en interdisant par arrêté municipal sa vente à l’ensemble des particuliers, qu’ils soient majeurs ou mineurs. Cette mesure fait suite à une hausse inquiétante de la consommation sur la voie publique, accompagnée de troubles à l’ordre public, de dégâts environnementaux et de risques sanitaires graves.
Une mesure fondée sur des constats alarmants
En un an, le centre de valorisation des déchets d’UNIVALOM a constaté une hausse de 100 % des bouteilles de protoxyde d’azote collectées. Rien qu’au mois de juillet 2025, 2 800 cartouches ont été ramassées sur la voie publique à Cannes. La police municipale a procédé à 192 verbalisations depuis le début de l’année.
Au-delà des nuisances visibles, ces bonbonnes provoquent des explosions dans les centres d’incinération, entraînant des arrêts techniques récurrents : jusqu’à une semaine d’arrêt par mois en 2025. En 2024, ces incidents avaient généré 1,7 million d’euros de pertes économiques pour les exploitants.
Un usage aux conséquences sanitaires graves
Détourné de son usage initial (dans les secteurs médical et alimentaire), le protoxyde d’azote est inhalé pour ses effets euphorisants. Cet usage peut entraîner des troubles neurologiques irréversibles, des brûlures, des pertes de connaissance, voire des cas graves de myélite et de neuropathie périphérique, aujourd’hui recensés dans plusieurs hôpitaux, dont celui de Cannes Simone Veil.
Ce que prévoit l’arrêté municipal
- Interdiction totale de vente aux particuliers, majeurs et mineurs ;
- Seuls les professionnels de santé ou de la restauration peuvent s’en procurer, entre 8h et 20h ;
- Les petites cartouches ≤ 8 g restent autorisées pour un usage domestique.
David Lisnard appelle à un renforcement national et européen
Si cette décision municipale marque une avancée, David Lisnard alerte sur la nécessité d’une action à plus large échelle :
« La consommation croissante de protoxyde d’azote comme gaz hilarant pose de nombreux et graves problèmes : de santé publique, de mise en danger d’autrui, de pollution des rues, de mise en péril du système de traitement des déchets. (…) Ce fléau doit être combattu à l’échelon national par un renforcement pénal et une mobilisation de la police nationale. Une modification de la fabrication des cartouches doit aussi être envisagée pour davantage de sécurité. »
David Lisnard propose également :
- Que la consommation soit considérée comme un délit lors des contrôles routiers ;
- Une mobilisation renforcée des forces de l’ordre pour contrôler les ventes ;
- À l’échelle européenne, une évolution du conditionnement des cartouches pour prévenir les explosions et limiter les détournements.
Cannes s’impose ainsi comme ville pionnière dans la lutte contre ce phénomène aux multiples conséquences, et appelle l’État à agir à son tour de manière ferme et coordonnée.


Dans le nouveau service de l’hôpital Simone-Veil, sept lits seront dédiés aux prises en charge courtes et intensives. La volonté ? Faciliter le parcours de soins.

Ce podcast live sur ThinkerView, diffusé sur Twitch et YouTube, invite David Lisnard à s’exprimer sans montage ni censure. Pendant près de 2h50, le Président de Nouvelle Énergie décrypte les grands enjeux géopolitiques et la situation actuelle de la France.

Retrouvez la chronique de David Lisnard pour l’Opinion.
