Défendre la médecine libérale pour l’avenir de notre santé
Dans une tribune parue dimanche 11 janvier sur Nice-Matin, David Lisnard trace des pistes pour améliorer l’exercice de la médecine libérale au moment même où de nombreux professionnels sont engagés dans un mouvement de grève.
Les médecins libéraux méritent d’être écoutés et soutenus. Alors qu’ils se mobilisent face aux charges et suspicions croissantes qui pèsent sur leur exercice, le débat dépasse largement une revendication professionnelle. Il engage un choix de société. Voulons-nous un système de santé bureaucratique, administré d’en haut, ou une organisation fondée sur la confiance, la responsabilité et la liberté, au service des patients comme des soignants ?
Depuis la Libération, la Sécurité sociale française repose sur un équilibre exigeant : la solidarité nationale conjuguée à la liberté d’exercice des professions de santé. La médecine libérale en est l’un des piliers. Elle garantit la proximité des soins, la liberté de choix du médecin et une responsabilité directe du praticien dans l’organisation de son activité.
Pendant des décennies, la France a ainsi offert un haut niveau d’accès aux soins, grâce à un maillage dense de cabinets de ville et de cliniques, complété par l’hôpital public. Mais la technocratie a progressivement imposé ses contraintes et lourdeurs.
Le budget 2026 de la Sécurité sociale s’insère dans un mouvement où la réponse aux difficultés passe davantage par les injonctions et les contrôles que par la confiance et la revalorisation.
Derrière des chiffres présentés comme techniques – près de 270 milliards d’euros de dépenses – se dessine une maîtrise comptable de façade, illusoire financièrement et déconnectée des besoins réels : vieillissement de la population, maladies chroniques, inflation des charges, innovations médicales.
La France consacre pourtant à la santé des moyens considérables, parmi les plus élevés du monde. Mais une part croissante de ces ressources est absorbée par des structures, des procédures et des frais de gestion, au détriment du soin et du temps médical.
Le problème n’est donc pas seulement budgétaire. Il est d’abord philosophique et politique. Plutôt que de renouer avec une négociation conventionnelle loyale, fondée sur la responsabilité des acteurs, le texte multiplie les mécanismes bureaucratiques, les objectifs imposés et les ajustements unilatéraux de tarifs. Le médecin libéral n’est plus considéré comme un professionnel autonome, mais comme un exécutant placé sous tutelle.
Il est ensuite structurel. En affaiblissant la médecine de ville, on renvoie mécaniquement les patients vers l’hôpital. Or, un passage aux urgences coûte en moyenne plus de 230 euros à la collectivité, quand une consultation de médecine générale revient dix fois moins cher. Et les urgences saturent souvent.
La médecine libérale n’est pas le problème ; elle est la condition de la solution.
Cette étatisation sanitaire se traduit aussi par des projets visant à encadrer la liberté d’installation des médecins au nom de la lutte contre les déserts médicaux. L’objectif est légitime, le moyen est contre-productif. La liberté d’installation n’est pas un privilège corporatiste : elle conditionne l’attractivité même de l’exercice médical.
Les médecins libéraux assurent la permanence des soins, prennent en charge des patients plus âgés, plus polypathologiques, et subissent une inflation constante des tâches non médicales.
La mobilisation actuelle doit être entendue pour ce qu’elle est : une alerte démocratique. Elle révèle le glissement d’un modèle fondé sur la confiance vers un pilotage autoritaire par décrets et l’installation d’une culture de la suspicion.
Quand l’État encadre simultanément l’installation, la tarification, la prescription et l’organisation du travail médical, il ne s’attaque pas seulement à une profession ; il remet en cause la liberté des patients de choisir leur médecin.
La France a besoin de plus de médecins libéraux, pas de moins. Elle a besoin de temps médical, pas de formulaires supplémentaires. Une autre voie est possible : revaloriser les consultations, simplifier et réduire les charges administratives, et bâtir, avec les professionnels et les élus locaux, des pactes fondés sur la responsabilité plutôt que sur la contrainte.
Défendre la médecine libérale, ce n’est pas défendre un intérêt catégoriel. C’est défendre la liberté des Français à être soignés par le médecin qu’ils choisissent, dans un modèle vivant, humain et efficace. C’est défendre un système de soins performant et juste. C’est à cette condition que notre Sécurité sociale restera fidèle à sa vocation : protéger chacun, sans renoncer à la liberté de tous.
David Lisnard alerte sur l’explosion des normes, la crise sociale et le narcotrafic : « La démocratie ne doit pas être l’impuissance »
Invité ce mardi 18 novembre de Face à Face sur RMC et BFMTV, David Lisnard a livré une analyse directe de la situation du pays. Il a appelé à restaurer l’efficacité de l’État, à laisser agir les maires sur le terrain et à sortir de ce qu’il décrit comme une logique d’impuissance publique.
Narcotrafic : un phénomène qui touche désormais tout le territoire
David Lisnard rappelle que le narcotrafic ne concerne plus seulement les grandes villes.
« Dans des villages où j’allais enfant, il y a désormais des points de deal. »
Il souligne que près de 250 000 personnes vivent du trafic, presque autant que l’ensemble des policiers et gendarmes du pays. Il appelle à l’application ferme des lois et à la responsabilisation des familles lorsque les mineurs sont impliqués.
Logement : une crise sociale majeure
Pour David Lisnard, la France fait face à « la plus grande crise sociale ».
Il rappelle que l’AMF alertait déjà en 2017 et cite les projections inquiétantes : fermeture possible de 5 000 écoles dans les prochaines années et besoin d’ouvrir 500 EHPAD en raison du vieillissement de la population. L’effondrement de la construction neuve accentue encore la situation.
Finances publiques : un État « drogué à la dépense »
Il dénonce la logique gouvernementale qui présente comme un effort ce qui est, selon lui, un prélèvement supplémentaire.
« Ce ne sont pas des économies. L’État prend toujours plus sur les ménages, sur les entreprises et sur les collectivités. »
Il rappelle que les intérêts de la dette représentent désormais six fois le budget de la Justice.
Un projet libéral, sécuritaire et éducatif
David Lisnard assume porter un projet combinant liberté économique, ordre public et exigence éducative.
« Beaucoup de Français sont libéraux sans le savoir, parce qu’ils veulent simplement que l’effort et le mérite soient récompensés. »
Il défend un salaire net qui augmente par le travail, une école qui protège les enfants des idéologies et un environnement public où chacun puisse se déplacer en sécurité.
L’hôpital de Cannes franchit une nouvelle étape avec la chirurgie robotique
L’hôpital de Cannes Simone-Veil vient de se doter d’un robot chirurgical de dernière génération, le Da Vinci Xi, marquant une avancée majeure pour la qualité des soins et l’attractivité du service public hospitalier.
Ce dispositif de pointe permet de réaliser des interventions plus précises et moins invasives, notamment en urologie, gynécologie et chirurgie viscérale. Grâce à une technologie robotisée ultra-fine, il offre aux praticiens une vision tridimensionnelle et une précision de geste inégalée, améliorant ainsi la sécurité et le confort des patients.
Présent lors de l’inauguration, David Lisnard a salué « une belle avancée pour notre hôpital » :
« En dotant l’hôpital de Cannes du robot chirurgical Da Vinci Xi, nous réalisons un saut technologique majeur au service d’une chirurgie plus sûre, plus précise et plus respectueuse du corps humain, qui réduit les douleurs, les complications et les durées d’hospitalisation. Un système de soins performant doit savoir s’adapter aux défis de son époque, qu’ils soient démographiques, liés à la chronicité des maladies ou à l’évolution de la robotique, de l’intelligence artificielle et bientôt de la quantique. Ces transformations doivent être perçues comme des opportunités, et c’est précisément ce que l’hôpital de Cannes parvient à accomplir aujourd’hui. » David Lisnard
Cette innovation illustre la volonté portée par David Lisnard et Nouvelle Énergie : défendre un service public efficace, moderne et humain, capable d’allier excellence technologique et respect du patient.
Une avancée concrète qui témoigne de ce que doit être l’État-performance : un État au service des Français, de la santé et de l’innovation.
Un « Waze des personnes à mobilité réduite » à Cannes
Depuis peu, StreetNav permet aux personnes porteuses de handicap de se déplacer plus facilement à Cannes. L’application recense les obstacles et propose de choisir l’itinéraire adapté à sa mobilité.
Retrouvez l’article de Nice Matin :
Face à la recrudescence des usages détournés du protoxyde d’azote, la Mairie de Cannes prend une mesure ferme : la vente est désormais interdite à tous les particuliers, quel que soit leur âge. Une décision pionnière motivée par des enjeux sanitaires, sécuritaires, environnementaux et économiques.

Le 25 juillet 2025, la Ville de Cannes a franchi une nouvelle étape dans la lutte contre les dangers liés au protoxyde d’azote, aussi appelé “gaz hilarant”, en interdisant par arrêté municipal sa vente à l’ensemble des particuliers, qu’ils soient majeurs ou mineurs. Cette mesure fait suite à une hausse inquiétante de la consommation sur la voie publique, accompagnée de troubles à l’ordre public, de dégâts environnementaux et de risques sanitaires graves.
Une mesure fondée sur des constats alarmants
En un an, le centre de valorisation des déchets d’UNIVALOM a constaté une hausse de 100 % des bouteilles de protoxyde d’azote collectées. Rien qu’au mois de juillet 2025, 2 800 cartouches ont été ramassées sur la voie publique à Cannes. La police municipale a procédé à 192 verbalisations depuis le début de l’année.
Au-delà des nuisances visibles, ces bonbonnes provoquent des explosions dans les centres d’incinération, entraînant des arrêts techniques récurrents : jusqu’à une semaine d’arrêt par mois en 2025. En 2024, ces incidents avaient généré 1,7 million d’euros de pertes économiques pour les exploitants.
Un usage aux conséquences sanitaires graves
Détourné de son usage initial (dans les secteurs médical et alimentaire), le protoxyde d’azote est inhalé pour ses effets euphorisants. Cet usage peut entraîner des troubles neurologiques irréversibles, des brûlures, des pertes de connaissance, voire des cas graves de myélite et de neuropathie périphérique, aujourd’hui recensés dans plusieurs hôpitaux, dont celui de Cannes Simone Veil.
Ce que prévoit l’arrêté municipal
- Interdiction totale de vente aux particuliers, majeurs et mineurs ;
- Seuls les professionnels de santé ou de la restauration peuvent s’en procurer, entre 8h et 20h ;
- Les petites cartouches ≤ 8 g restent autorisées pour un usage domestique.
David Lisnard appelle à un renforcement national et européen
Si cette décision municipale marque une avancée, David Lisnard alerte sur la nécessité d’une action à plus large échelle :
« La consommation croissante de protoxyde d’azote comme gaz hilarant pose de nombreux et graves problèmes : de santé publique, de mise en danger d’autrui, de pollution des rues, de mise en péril du système de traitement des déchets. (…) Ce fléau doit être combattu à l’échelon national par un renforcement pénal et une mobilisation de la police nationale. Une modification de la fabrication des cartouches doit aussi être envisagée pour davantage de sécurité. »
David Lisnard propose également :
- Que la consommation soit considérée comme un délit lors des contrôles routiers ;
- Une mobilisation renforcée des forces de l’ordre pour contrôler les ventes ;
- À l’échelle européenne, une évolution du conditionnement des cartouches pour prévenir les explosions et limiter les détournements.
Cannes s’impose ainsi comme ville pionnière dans la lutte contre ce phénomène aux multiples conséquences, et appelle l’État à agir à son tour de manière ferme et coordonnée.


Dans le nouveau service de l’hôpital Simone-Veil, sept lits seront dédiés aux prises en charge courtes et intensives. La volonté ? Faciliter le parcours de soins.

Ce podcast live sur ThinkerView, diffusé sur Twitch et YouTube, invite David Lisnard à s’exprimer sans montage ni censure. Pendant près de 2h50, le Président de Nouvelle Énergie décrypte les grands enjeux géopolitiques et la situation actuelle de la France.

Retrouvez la chronique de David Lisnard pour l’Opinion.

David Lisnard était l’invité du Face à Face ce mercredi 7 mai. Il s’est exprimé sur les agressions de maires en France, le narcotrafic mais aussi les déserts médicaux.

Un événement essentiel pour briser les tabous, échanger et faire avancer la cause de la santé mentale, organisé par Le Psychodon, S.O.S Amitié, avec le soutien de l’Association des Établissements participant au service public de Santé Mentale.
« Cannes a été proactive depuis très longtemps. Dès 2014, nous avons créé une commission extra-municipale comportant un prisme santé mentale. En 2018, nous avons lancé un conseil local de santé mentale, renforcé en 2023. En 2023, nous avons ouvert une permanence psychologique bi-hebdomadaire au Bureau d’Information Jeunesse de Cannes. Nous menons aussi des actions de prévention aux addictions aux écrans, usage des smartphones, réseaux sociaux… J’ai dernièrement décidé de créer une structure d’accueil et d’hébergement pour les enfants-adolescents, sans condition de revenus. Cela peut être un maillon supplémentaire pour prédiagnostiquer des troubles mentaux.
Prendre soin de la santé mentale, c’est prendre soin du quotidien de chacun. Je souhaite que Cannes devienne la capitale française de la réflexion et de l’action en santé mentale. Nous accueillerons le Congrès français de psychiatrie en décembre. » David Lisnard.
