Réseaux sociaux : « L’interdiction est le dernier refuge de l’impuissance publique »

Pendant vingt ans, l’Etat a laissé les géants de la tech installer des modèles économiques fondés sur l’addiction des mineurs. Aujourd’hui, il répond par une interdiction aussi dérisoire qu’inefficace, dénoncent David Lisnard et Constance Nebbula, vice-présidente de la région Pays de la Loire, dans une tribune parue dans Les Échos.

Numérique le 11 février 2026
Nebulla Lisnard

L’Assemblée nationale a adopté en première lecture une proposition de loi instaurant une interdiction d’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Face à l’anxiété juvénile, au cyberharcèlement, à l’érosion des capacités d’attention, la solution serait enfin trouvée. Pourquoi n’y avons-nous pas pensé plus tôt ?

Ce qui est présenté comme un acte de courage n’est en réalité qu’un aveu de faiblesse. Ce n’est pas un décret qui va nous permettre de résoudre un problème de société.

Nous partageons le diagnostic. Personne ne peut ignorer les ravages d’une exposition précoce aux écrans ni les mécanismes d’addiction du scroll infini. La réalité clinique est documentée : troubles du sommeil, sédentarité, pollution cognitive qui fragilise la construction de l’esprit critique.

Une réponse du siècle dernier

Les algorithmes de gratification immédiate saturent le temps de cerveau disponible de nos enfants. Le cyberharcèlement poursuit les adolescents jusque dans l’intimité de leur chambre et peut conduire au pire. Et le pire doit évidemment être évité. Mais si le diagnostic est juste, le traitement est mauvais. L’interdiction est ici une réponse du siècle dernier à un défi d’aujourd’hui.

L’histoire devrait pourtant nous instruire. L’imprimerie, le théâtre, le cinéma, la télévision : chaque nouveau moyen d’expression a été perçu en son temps comme une menace pour l’ordre moral et la jeunesse. À chaque fois, le pouvoir a voulu contenir ce qui semblait lui échapper. À chaque fois, c’est l’éducation qui a fini par l’emporter sur la prohibition.

Depuis l’explosion d’Internet dans les foyers au début des années 2000, qu’a fait l’Etat pour anticiper la transformation numérique de notre société ? Pendant que les géants de la tech bouleversaient notre rapport au savoir et à autrui, la puissance publique a traité le sujet comme une question périphérique et simplement technique. On a laissé s’installer des modèles économiques fondés sur la prédation attentionnelle sans jamais en interroger les fondements.

Une illusion technique

Le réveil est brutal. Et la réponse, dérisoire. Prétendre ériger une frontière administrative entre nos adolescents et TikTok est une illusion technique. Le texte voulu en procédure accélérée par le Président de la République n’indique aucune méthode de contrôle d’âge du côté des plateformes. On connaît la suite : fausses dates de naissance, cases à cocher, contournements techniques.

Six mois après l’entrée en vigueur du dispositif d’obligation de vérification d’âge pour les sites pornographiques, plus d’un tiers des internautes reconnaissent déjà avoir contourné la vérification, notamment grâce aux VPN, dont certains fournisseurs revendiquent des hausses spectaculaires d’abonnements après les premiers blocages de sites. Pourquoi en irait-il autrement pour les réseaux sociaux ?

Légiférer dans le vide pour obtenir un effet d’annonce ne fait que nourrir la défiance envers une parole publique dont la crédibilité est chaque jour un peu plus entamée.

Plus inquiétant encore : la logique de l’interdiction conduit inévitablement vers un contrôle d’âge généralisé, puis vers une vérification d’identité pour tous. Toute infrastructure de contrôle finit par servir d’autres fins que celles qui ont justifié sa création. Au motif de protéger les mineurs aujourd’hui, on pose les fondements d’un traçage numérique de masse.

Ce glissement menace les libertés fondamentales.

C’est aux familles d’exercer cette autorité

Le discours ambiant culpabilise les familles légitimement dépassées. C’est une injustice. Les parents n’ont pas démissionné ; ils ont été jetés sans boussole dans un tsunami numérique. Mais l’Etat peut-il et doit-il se substituer à l’autorité parentale ? En interdisant, on déresponsabilise. En éduquant, on libère. Les outils de contrôle parental n’ont jamais été aussi efficaces. C’est aux familles d’exercer cette autorité, c’est à l’Etat de les y inciter et non de s’y substituer.

La focale doit changer de cible. Le courage, ce n’est pas dans ce cas l’interdiction pour tous, mantra de ceux qui renoncent, mais l’interdiction de ce qui nuit aux autres. Que l’Etat l’exerce contre les pratiques abusives, opaques et dangereuses des entreprises de réseaux sociaux. Et pour la protection de nos enfants, le courage, c’est la responsabilité, l’éducation et l’exigence.

Il faut casser le modèle de l’addiction. Ce n’est pas l’accès qu’il faut interdire, mais les mécanismes prédateurs — scroll infini, notifications intrusives, publicité ciblée — qui doivent être proscrits pour les mineurs, en imposant aux plateformes un design protecteur par défaut : pagination obligatoire, notifications désactivées, publicité non ciblée. De même, il revient aux parents de combattre ces mécanismes au quotidien et à la puissance publique de s’y atteler auprès des professionnels.

L’enjeu est de bâtir une école du discernement : l’éducation au numérique est fondamentale. Apprendre à hiérarchiser l’information, à déceler la manipulation, tout en formant les parents aux outils dont ils disposent.

C’est une volonté politique du temps long. Mettre fin à l’impunité : ce qui est interdit dans la rue doit l’être sur Internet. L’anonymat n’existe pas sur Internet. L’Etat dispose des moyens techniques et légaux pour identifier et poursuivre sans délai ceux qui se cachent pour cibler et détruire de façon infractionnelle. Qu’il les utilise.

Nos jeunes ont besoin de limites, d’interdits aussi bien sûr, essentiellement de leurs parents, et ils ont besoin de repères. Ne leur fermons pas les portes du monde ; apprenons-leur à le traverser sans s’y perdre. La protection de notre jeunesse ne passera pas par moins de liberté, mais par plus d’apprentissage de la responsabilité et de transmission.

Retrouvez cet article sur le site des Echos en cliquant ici.

Intelligence artificielle : à Cannes, une innovation au service de l’humain

Depuis plusieurs années, David Lisnard défend une approche pragmatique de l’intelligence artificielle : ni fascination, ni rejet idéologique, mais un usage maîtrisé au service de l’humain et de l’intérêt général. À Cannes, l’IA est mise en œuvre pour améliorer le service public, renforcer la performance administrative et optimiser l’utilisation de l’argent public.

Cannes le 06 janvier 2026
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L’objectif est double : offrir un service plus efficace aux usagers, tout en respectant les contribuables. L’IA permet en effet de gagner du temps, de réduire les coûts, d’améliorer la fiabilité des process et de simplifier le travail des agents. En supprimant les tâches répétitives et chronophages, elle replace les agents au contact du terrain et de l’humain, créant ainsi un cercle vertueux : davantage de performance, de bien-être au travail et une meilleure qualité de vie pour les habitants.

Concrètement, Cannes déploie l’intelligence artificielle pour :

• surveiller l’état des routes et intervenir plus rapidement ;

• analyser en temps réel les données des espaces verts ;

• optimiser la propreté urbaine et les tournées de collecte ;

• assister la rédaction administrative, l’analyse juridique et la gestion des marchés publics.

Cette démarche repose sur une conviction forte : l’argent public n’est pas abstrait, c’est celui des contribuables. L’innovation doit donc être utile, efficace et mesurée. À Cannes, l’intelligence artificielle n’est pas une fin en soi : elle est un outil au service des usagers, des agents et de la collectivité.

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Retrouvez la chronique de David Lisnard pour L’Opinion.

Du 30 juin au 3 juillet 2025, Cannes a accueilli la plus grande conférence européenne consacrée à l’écosystème Ethereum. À cette occasion, la Ville a réaffirmé son positionnement en tant que destination à l’avant-garde des technologies numériques, à travers des initiatives concrètes à destination des habitants, des professionnels et des visiteurs.

Une ville à la pointe du Web3

Cannes accueille cette année, pour la première fois, l’Ethereum Community Conference (EthCC), le plus grand événement européen consacré à l’univers Ethereum et aux technologies décentralisées. Ce rendez-vous international se tient du 30 juin au 3 juillet 2025 au Palais des Festivals et des Congrès et rassemble plusieurs milliers de participants du monde entier.

À travers cet événement, Cannes confirme sa place de destination innovante, engagée dans une stratégie numérique ambitieuse, portée par David Lisnard, maire de Cannes et président de l’Agglomération Cannes Lérins.

Des actions concrètes en faveur d’une ville connectée

Depuis plusieurs mois, la Ville de Cannes et le Palais des Festivals ont déployé une série d’initiatives structurantes autour du Web3 :

“Explore Cannes” : la ville devient un terrain de jeu numérique

À l’occasion de l’EthCC 2025, la Ville lance l’expérience “Explore Cannes”, une chasse au trésor numérique immersive accessible à tous via smartphone.

Le principe : découvrir 10 lieux emblématiques de la ville et collecter des badges numériques (NFTs) sécurisés par la blockchain, en interagissant avec des balises connectées grâce à la technologie NFC.

Cette opération ludique et gratuite valorise le patrimoine cannois tout en rendant les usages numériques concrets, inclusifs et accessibles, sans besoin de connaissances techniques.

“Graine de Léro” : un NFT pour chaque enfant né à Cannes

Autre innovation majeure à venir à l’automne 2025 : le lancement du projet « Graine de Léro ».

Chaque enfant né à Cannes recevra un NFT personnalisé représentant un “bébé Léro”, mascotte de la Ville.

Ce passeport numérique sécurisé permettra :

Une vision au service des habitants et du territoire

En articulant innovation, inclusion et attractivité, la stratégie Web3 de Cannes démontre qu’un usage maîtrisé des nouvelles technologies peut renforcer les liens entre la Ville et ses citoyens, tout en valorisant son rayonnement international.

Une nouvelle preuve que Cannes, fidèle à son esprit pionnier, conjugue modernité et engagement au service de ses habitants.

« Je suis absolument convaincu que la blockchain est une vraie révolution. Elle modifie les relations contractuelles, et tout changement contractuel a, dans l’histoire, profondément transformé l’organisation sociale. Dans le tourbillon algorithmique de ce XXIe siècle – fait de progrès, d’innovation, mais aussi de risques de contrôle social – la liberté individuelle passera par la propriété, la traçabilité et l’identité numérique.

Il n’y a pas de liberté sans propriété. Il faut donc refuser toute tentative de mise en place d’une monnaie numérique programmable de contrôle, car c’est antinomique avec l’idéal de liberté. L’État n’a pas à devenir un investisseur spéculatif. Son rôle est de garantir un cadre juridique stable, simple, lisible, sécurisé, durable, fiscalement compétitif.

Oui à la souveraineté numérique. Oui à la liberté monétaire. Non au contrôle permanent des citoyens. » David Lisnard 

Ce podcast live sur ThinkerView, diffusé sur Twitch et YouTube, invite David Lisnard à s’exprimer sans montage ni censure. Pendant près de 2h50, le Président de Nouvelle Énergie décrypte les grands enjeux géopolitiques et la situation actuelle de la France.

« Lisnard se revendiquant libéral sans aucun complexe, il cautionne la « libre Responsabilité » autrement dit, la valeur cardinale qui doit permettre de choisir, comme on le verra, les meilleures solutions pour notre adaptation » : retrouvez l’article que Contrepoints a consacré à David Lisnard.

Retrouvez les 3 heures d’échange entre David Lisnard et Richard Détente, pour son podcast Grand Angle.

Dans cet entretien approfondi, tous les grands sujets qui préoccupent les Français sont abordés :

• La dette et les finances publiques : pourquoi l’État est techniquement en faillite
• La réforme de l’État : comment réduire drastiquement la bureaucratie
• La subsidiarité : le principe qui pourrait transformer notre pays
• L’énergie et le climat : pour une approche pragmatique et efficace
• La défense nationale : comment financer notre souveraineté David Lisnard partage également sa méthode éprouvée à Cannes, où il a réussi à réduire la dette tout en investissant davantage et en baissant les impôts.

EXCLUSIF. Le maire de Cannes, qui vient de rallier Bruno Retailleau dans la bataille de LR, retrace dans son dernier livre, très cash, ses pistes pour redresser le pays.

Son objectif : « construire une alternative ». « Je prépare pour cela un projet radical, c’est-à-dire complet et qui va à la racine des choses », écrit sans fard David Lisnard dans son nouvel ouvrage, Ainsi va la France, aux éditions de l’Observatoire, en librairie le 12 mars. Compilation de ses tribunes parues dans la presse, essentiellement chez nos confrères de L’Opinion, agrémentées de réflexions nouvelles, ce « manifeste libéral » se veut un remède de cheval pour une France en « déclassement rapide et vertigineux ». Finalement, une ébauche de programme qui ne dit pas son nom. Car l’Élysée en 2027, le héraut du libéralisme y songe visiblement très fort, lui qui plaide pour une large primaire de la droite et du centre, allant de Gabriel Attal à Éric Zemmour.

On retrouvera dans ces pages les marottes du patron de Nouvelle Énergie sur « l’Absurdistan » bureaucratique et l’« État nounou » devenu « obèse », ainsi que ses propositions fétiches : « ramener les dépenses publiques sous les 50 % du PIB en dix ans » pour générer 200 milliards d’économies… par an ; une « réduction drastique de l’immigration » pour s’adapter « aux besoins économiques » et « une véritable politique assimilationniste » ; un alignement progressif du statut des fonctionnaires sur celui du privé ; une « économie écologique de marché » qui ne cède pas « aux nouveaux fascistes verts », comme l’a fait, selon lui, Emmanuel Macron en fermant Fessenheim.

On se délectera aussi de ses piques sur ces députés « dont l’insoumission aux règles de respect des autres est proportionnelle à la vacuité de la pensée » et « qui pensent que pour être près du peuple […], il faudrait être débraillé et grossier ». Le patron de l’Association des maires de France (AMF), qui s’est engagé auprès du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau dans la bataille pour la présidence des Républicains, renonçant à se porter lui-même candidat, achève son livre sur ces mots empruntés à Alexis de Tocqueville le 27 janvier 1848 : « La classe qui gouvernait alors était devenue, par son indifférence, par son égoïsme, par ses vices, incapable et indigne de gouverner. » Cinglant. Extraits exclusifs pour Le Point.

La folle dissolution

« Quelle mouche a donc piqué le président de la République lorsqu’il a décidé de dissoudre l’Assemblée nationale ? Et de décréter la durée de campagne législative la plus courte possible ? Rien, mais vraiment rien, ne l’imposait, et il fallait ne rien comprendre, mais vraiment rien, au pays, ne rien ressentir de l’état d’esprit général, pour penser que ce scrutin verrait émerger une nouvelle majorité présidentielle ou même une majorité tout court. Les élections européennes ont très souvent vu le camp majoritaire s’effondrer, les grands partis à la peine (Nicolas Sarkozy en 1999, non sans panache, s’en souvient encore), la victoire de partis de contestation – soit le Front national, soit les écologistes – et après un pareil scrutin, le président continue de présider, le gouvernement de gouverner et le Parlement de voter des lois […]. La grenade dégoupillée lancée par le président est retombée à ses pieds comme dans un cartoon de Tex Avery. Hélas, l’état de la France, de ses finances publiques, de son enseignement, de sa sécurité, de son industrie, de son système de santé, de son agriculture continue de s’enfoncer de façon dramatique. Et même nos si précieuses institutions de la Ve République en arrivent à être remises en cause par ceux dont l’incompétence et l’accumulation de mauvaises décisions les affaiblissent. Le président de la République aura finalement réussi à faire tomber la France dans le régime de technocrates et le régime des partis. En même temps… »

Le nécessaire réveil européen

« Oui, notre démocratie est attaquée de l’extérieur par des régimes illibéraux, souvent dictatoriaux qui, tels l’Empire russe, l’Empire perse devenu en partie l’Iran, l’Empire ottoman devenu la Turquie, l’empire du Milieu c’est-à-dire la Chine, ont retrouvé leur réalité reptilienne donc leur visée expansionniste. Ils ont comme ciment commun des intérêts commerciaux et géostratégiques ainsi qu’un discours portant à la fois une vision dégradante des démocraties libérales, présentées comme dégénérées et décadentes, et le ressentiment d’une grande partie de la planète à l’égard d’un Occident qui domine le monde depuis la Renaissance. Nous sommes à un basculement. Il faut l’analyser et projeter une nouvelle ambition pour les démocraties, à la fois ferme, claire et respectueuse de chaque continent, de chaque nation, de chaque peuple ; et des nouveaux rapports de force géopolitiques. Dans ce monde de moins en moins organisé autour de principes et du droit, l’Europe doit se réveiller et raisonner en levier de puissance, et non en simple régulateur. L’évolution des États-Unis d’Amérique doit également nous y inciter vigoureusement. La faiblesse ne sera pas respectée. »

L’« ensauvagement » des mineurs

« Il faut changer de braquet et de paradigme : l’âge ne peut plus être un bouclier contre la responsabilité de ceux qui brisent des vies et font régner la terreur dans leurs établissements scolaires ou dans leurs quartiers. Aussi, abaisser l’âge de la majorité pénale à 16 ans n’est plus une option. C’est devenu une impérieuse nécessité ainsi qu’une mesure de justice équitable, dès lors que l’acuité du discernement commande de répondre pleinement de ses actes. […] Cet abaissement de la majorité pénale doit être au cœur de la nécessaire évolution du Code de la justice pénale des mineurs pour l’adapter à la réalité. Mais cette mesure ne saurait être la seule. En plus de celle-ci, la levée de l’excuse de minorité dès l’âge de 13 ans dans les cas les plus graves, la réduction de l’excuse de minorité à 20 % de la peine encourue, la demande de justification du maintien de l’excuse de minorité par les juges, l’instauration et l’effectivité de très courtes peines de prison dès la première infraction, l’accélération des procédures, mais aussi la création d’internats disciplinaires pour continuer d’accompagner les jeunes dans leur parcours éducatif, dans un cadre approprié, nous paraissent être des mesures essentielles. »

Une part de retraite par capitalisation

« Ne rien faire serait accepter que le niveau de vie des futurs retraités soit déprécié, comme l’analyse le COR [Conseil d’orientation des retraites, NDLR] qui estime que le taux de remplacement moyen va aller en diminuant, passant de 50 % aujourd’hui à 45 % en 2040, jusqu’à moins de 40 % à partir de 2055 […]. Agir pour les jeunes générations, c’est faire en sorte que celles-ci aient confiance en l’avenir et que la parole de l’État soit fiable. C’est pourquoi, au-delà des ajustements paramétriques, il est temps de changer d’approche et d’instaurer un étage de retraite par capitalisation, tout en conservant un premier étage par répartition qui garantisse un socle minimal de pension autour de 1 200 euros mensuels. Le financement serait vertueux et de plus en plus léger pour l’État. La part de capitalisation serait abondée par le transfert d’une part des cotisations salariales et patronales. La transition pour parvenir à un système deux tiers de répartition et un tiers de capitalisation se ferait par tranches avec en amorçage un investissement public temporaire et décroissant […]. C’est ce type de capitalisation collective qui doit servir de modèle et être généralisé au secteur privé. Par ailleurs, notre croissance, tout comme notre indépendance dans des secteurs clés de l’économie du futur, passe par le développement de fonds propres. Grâce au développement de fonds de pension français, il serait possible de financer la transition écologique et la transition numérique dont la France doit et pourrait ainsi devenir un acteur majeur et souverain. »

L’IA oui, mais « maîtrisée »

« Les possibilités de fabrication immédiate et accessible à tous d’images fictives de personnes célèbres sont aussi distrayantes que potentiellement dangereuses pour la démocratie. L’utilisation de Grok sur le réseau social X en témoigne. Vous pouvez partager une image de Trump allant à la pêche avec le pape ou d’une attaque militaire de n’importe quelle ville. Or, il n’y a pas de liberté collective sans respect du réel admis comme vérité factuelle et non comme “ressenti”. Cette vérité doit être partagée par une majorité de concitoyens pour produire un minimum de “contrat social”. Il ne s’agit surtout pas d’interdire X ou de restreindre la liberté d’expression par la censure que proposent les faibles et les sectaires ; au contraire, il s’agit de défendre le pluralisme des médias et des réseaux sociaux, et parallèlement de renforcer l’esprit critique et scientifique. L’IA, inarrêtable et très souhaitable pour le progrès scientifique, pour trouver des solutions aux défis écologiques, lutter contre les maladies graves, améliorer la logistique urbaine, mieux travailler, nous faciliter nombre de tâches quotidiennes etc, doit impérativement être maîtrisée. La meilleure façon pour cela est d’une part de savoir la produire, donc pour la France et l’Europe de porter cette ambition scientifique et industrielle sans plus longtemps accepter d’être la colonie numérique des États-Unis et de la Chine. »


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Cette première en Europe a été présentée à l’occasion de la 4ème édition du World Artificial Intelligence Cannes Festival, le plus grand salon mondial dédié à l’intelligence artificielle, par David Lisnard et David Gurlé, grande figure de la Sillicon Valley, qui est revenu à Cannes pour y créer plusieurs entreprises, dont la société Hivenet, qui déploie ce datacenter révolutionnaire dans le bassin cannois.

Quand les mégas datacenters requièrent beaucoup de foncier, nécessitent 2 à 3% de la consommation énergétique mondiale et beaucoup d’eau (notamment douce) pour leur refroidissement, PoliCloud, présenté comme un simple conteneur, qui consomme un minimum d’énergie entièrement décarbonée (nucléaire ou hydroélectrique) et ne nécessite pas la moindre goutte d’eau, fait office de révolution dans ce qui apparait comme un des défis majeurs d’aujourd’hui et surtout des décennies à venir. Fonctionnant en réseau, parfaitement sécurisé, PoliCloud permet, par sa vocation décentralisée, d’avoir localement la souveraineté sur ses propres données, sans interférence de puissances étrangères : « c’est une formidable avancée qui se produit ainsi à Cannes, témoignage du dynamisme local et de la confiance que suscite notre ville, de plus en plus à l’avant-garde » David Lisnard.

Cette innovation majeure a été présentée lors de la 4ème édition du salon mondial dédié à l’intelligence artificielle, rendez-vous mêlant professionnels et grand public à Cannes, au Palais des Festivals et des Congrès, qui a rassemblé plus de 10 000 participants. Comme le veut la tradition du salon, la journée de samedi 15 février est réservée au grand public, qui se plait, chaque année, à venir découvrir les dernières innovations en matière d’intelligence artificielle.

David Lisnard a annoncé sur ses réseaux sociaux l’organisation d’une session de formation à destination de tous les commerçants et professionnels du tourisme cannois pour les former à l’usage des cryptomonnaies pour les paiements.

« Il ne s’agit pas ici de juger du bien-fondé desdites cryptomonnaies ou d’en faire la promotion, mais simplement d’éviter que Cannes et les commerces locaux se privent d’une potentielle clientèle à forte capacité d’achats. Celles-ci sont déjà largement répandues dans certains pays mais encore marginales en France. L’objectif est de permettre, aux commerçants qui le souhaitent, de pouvoir optimiser ce potentiel et ainsi accroître leurs revenus.

Les commerçants et socioprofessionnels cannois sont ainsi conviés mardi 4 février, à 14h30, à une session de formation qui se tiendra au Palais des Festivals et des Congrès. Elle sera animée par des experts qui en détailleront de façon pédagogique les volets technique, juridique, comptable et fiscal et recommanderont les meilleures solutions actuellement disponibles sur le marché.

C’est d’autant plus pertinent que Cannes, triple championne du monde du tourisme pour l’organisation de festivals et événements, accueillera, du 30 juin au 3 juillet 2025, la 8ème édition de l’ Ethereum Community Conference (EthCC), le plus grand rassemblement annuel en Europe consacré à la blockchain Ethereum (plus de 6 500 accrédités pour un total de 10 000 participants en incluant 300 évènements parallèles). Ce sont donc autant de potentiels clients qui ont l’habitude de payer en cryptomonnaies qui seront dans notre cité.

Une carte recensant les commerces « crypto friendly » sera mise à disposition des accrédités de l’EthCC mais aussi rendue publique et actualisée régulièrement.

Cannes est en compétition avec les plus grandes destinations mondiales. Elle peut faire de ces nouvelles technologies un atout d’attrait supplémentaire et un levier de prospérité pour le commerce local, dont la défense et la valorisation est mon plus ancien combat. » David Lisnard