David Lisnard face à la crise du logement : « Il est temps de briser cette spirale infernale ! »

David Lisnard juge que les attaques d’un État trop centralisateur sur la propriété sont la première cause d’une crise sociale et humaine de grande ampleur. Une interview accordée au Figaro.

Logement le 05 décembre 2025
DL FIGARO

LE FIGARO. – Une femme de 66 ans est décédée à Piriac-sur-Mer après avoir passé six nuits avec son mari dans leur voiture, faute de logement…

Au-delà de l’émotion ressentie, malheureusement je n’ai pas été surpris. J’avais évoqué, récemment, la réalité de compatriotes y compris salariés qui vivent dans leur voiture. Nous sommes plusieurs à répéter depuis des années que cette crise du logement serait la plus grande crise sociale et humaine que nous aurions à affronter. Nous y sommes. Et cette crise, elle n’est pas terminée puisque les gouvernants persistent dans l’amplification des causes de cet effondrement.

Cette crise du logement, qui est aussi une réalité européenne, est-elle une fatalité en France ?

Le sujet est très compliqué mais il n’y a jamais de fatalité. C’est une fatalité si l’on continue de refuser de regarder la réalité : les besoins de logement augmentent. Explosion des ménages, accélération des divorces… Toutes les études le disent. Rien que sur le neuf, il faudrait 30% de logements en plus d’ici dix ans alors que nous souffrons de 30% en moins. Il faut absolument sortir du diagnostic erroné des technocrates qui ont pensé que la stagnation démographique entraînerait moins de besoins. Dans une grande mesure, la crise du pouvoir d’achat est aussi la conséquence de la crise du logement, sachant que l’autre cause réside dans les prélèvements obligatoires excessifs. Le coût du logement, qui est une dépense contrainte, représente 32% des revenus du ménage, contre 16% il y a vingt ans.

À qui la faute ?

À l’incompétence.

Comment sortir de cette spirale ?

Pour en sortir, nos dirigeants doivent d’abord accepter le bon diagnostic. Il est temps de briser cette spirale infernale, amorcée il y a trente ans et accentuée depuis dix ans. Nous avons tari l’offre tout en pénalisant la capacité de la demande sur un besoin pourtant vital de l’être humain : un toit. Il faut absolument libérer le marché, lui permettre de redevenir la base de la production de logements pour les classes moyennes, puis permettre au logement social de vivre. Cette crise aiguë est aussi la conséquence des attaques répétées sur la propriété.

Pourquoi ?

Car la France ne compte que 54% de propriétaires contre la moyenne européenne à 70%. Pour augmenter le nombre de locataires ayant accès à des appartements, il faut que des propriétaires aient la possibilité de mettre leurs biens en locatif. Or, nous avons surtaxé le logement. Sans même parler des squatteurs qui ont souvent plus de droits que les propriétaires. En 2017, Emmanuel Macron avait parlé d’un choc de l’offre mais en réalité le choc s’est inversé. Nous sommes passés de 500.000 logements neufs à 300.000. C’est une catastrophe engendrée par plusieurs facteurs : raréfaction du foncier via la loi ZAN (Zéro artificialisation nette), complexification des procédures locatives, diagnostics de performances énergétiques empêchant 7 millions de logements d’être loués en résidences principales, impôt sur la fortune immobilière…

J’avais posé tout cela par écrit dès 2018. Emmanuel Macron considérait que l’immobilier n’était pas l’économie réelle alors que chacun sait que ce secteur est l’un des principaux moteurs de l’emploi et de la création de valeur, puisque 440.000 entreprises et de nombreux corps de métiers en dépendent. «Quand le bâtiment va, tout va»… Le vieil adage n’était pas si idiot. Par sa fiscalité et ses contraintes, le «en même temps» macroniste a tué l’offre de logements tout en étouffant la demande, avec des restrictions sur les crédits immobiliers depuis 2020, des prêts à taux zéro non abondés ou encore des restrictions sur les aides personnalisées au logement (APL) qui ont privé les bailleurs sociaux de capacité d’autofinancement.

Comment expliquez-vous la surdité de l’État aux alertes, notamment celles des maires de France ?

François Baroin, André Laignel, tous les vice-présidents de l’AMF et moi-même avions lancé l’alerte dès 2017 ! Mais notre pays a subi une recentralisation de la politique du logement, alors qu’une expérience conduite en Bretagne, beaucoup plus pertinente que les zonages de Bercy, a montré une augmentation des permis de construire quand cette politique est conduite par les collectivités locales. En réalité, l’État est centralisateur et croit avoir la science infuse. Mais ses attaques sur la propriété sont une réalité structurelle. On a tellement voulu protéger le locataire qu’on a fini par le fragiliser en montant les exigences des loueurs. Toutes les causes de la situation actuelle sont documentées : fiscalité, bureaucratie, autorisations préalables, code de l’urbanisme abscons, raréfaction des crédits…

Quid des effets pervers de la spéculation immobilière ?

Elle est la conséquence d’un excès de réglementation et n’est que le fruit de la rareté ! Nous l’avions d’ailleurs annoncée car par nature, ce qui est désiré devient rare et entraîne, mécaniquement, une augmentation des prix.

À la veille des municipales, quelles sont les marges de manœuvre des maires sur le sujet ?

Le logement est une politique nationale et l’hébergement d’urgence est strictement une compétence de l’État. Une décentralisation de ces compétences n’aurait de sens que si elle s’accompagnait de moyens. Sinon, l’État se défausserait simplement de ses responsabilités. La France est le pays disposant le plus d’aides au logement (40 milliards d’euros) en prélevant la plus forte fiscalité immobilière (90 milliards). Ce système centralisé est totalement inefficace. Il est donc urgent que l’action publique redevienne une politique de subsidiarité, concrète, pratique et simple pour aider les gens en difficulté auxquels l’État ne peut pas répondre.

Hélas, tout est inversé ! Quelque 75% de la population française sont éligibles aux logements sociaux et l’on n’a jamais produit aussi peu de logements neufs. C’est absurde. En tant que maire de Cannes, si je signe des logements pour résidences principales, je détériore mon ratio de logements sociaux et je paye davantage de pénalités. Donc, je n’ai intérêt qu’à signer du social, ce qui consiste à tuer le marché en amplifiant le goulot d’étranglement de manière particulièrement pernicieuse.

Vous président, quelles décisions concrètes prendriez-vous dès 2027 ?

J’allégerais la réglementation et je baisserais la fiscalité sur le revenu du locatif en résidence principale. Ensuite, je remettrais en cause les lois «SRU», «Alur», «Climat» et «Résilience» et je permettrais la relance de la construction en créant un bonus à la densification et un malus à l’étalement urbain. Je faciliterais aussi l’expulsion des squatteurs et je supprimerais le DPE. Je libérerais le foncier public, notamment celui de l’État. Et je simplifierais totalement le droit de l’urbanisme. Je réformerais enfin le logement social en permettant aux maires d’exclure les familles de délinquants avérés et récidivistes.

Vous risquez d’être accusé de défendre une vision très «libérale» du logement…

Je le prendrais comme un compliment mais c’est surtout une vision très réaliste, volontariste, pragmatique et sans idéologie.

Les 15 mois qui nous séparent de la présidentielle peuvent-ils être un temps utile pour relancer le logement ?

Il est toujours possible d’y croire mais cela me semble très compliqué dans le cadre actuel, parce qu’il faut tout revoir. C’est pour cela, entre autres, que je défends l’idée d’une présidentielle anticipée. Afin de pouvoir agir pour amorcer un nouveau cycle positif. Sans attendre.

 

 

Retrouvez cette interview sur le site du Figaro en cliquant ici.

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David Lisnard alerte sur l’explosion des normes, la crise sociale et le narcotrafic : « La démocratie ne doit pas être l’impuissance »

Invité ce mardi 18 novembre de Face à Face sur RMC et BFMTV, David Lisnard a livré une analyse directe de la situation du pays. Il a appelé à restaurer l’efficacité de l’État, à laisser agir les maires sur le terrain et à sortir de ce qu’il décrit comme une logique d’impuissance publique.

Logement le 18 novembre 2025
ADM

Narcotrafic : un phénomène qui touche désormais tout le territoire

David Lisnard rappelle que le narcotrafic ne concerne plus seulement les grandes villes.

« Dans des villages où j’allais enfant, il y a désormais des points de deal. »

Il souligne que près de 250 000 personnes vivent du trafic, presque autant que l’ensemble des policiers et gendarmes du pays. Il appelle à l’application ferme des lois et à la responsabilisation des familles lorsque les mineurs sont impliqués.

Logement : une crise sociale majeure

Pour David Lisnard, la France fait face à « la plus grande crise sociale ».

Il rappelle que l’AMF alertait déjà en 2017 et cite les projections inquiétantes : fermeture possible de 5 000 écoles dans les prochaines années et besoin d’ouvrir 500 EHPAD en raison du vieillissement de la population. L’effondrement de la construction neuve accentue encore la situation.

Finances publiques : un État « drogué à la dépense »

Il dénonce la logique gouvernementale qui présente comme un effort ce qui est, selon lui, un prélèvement supplémentaire.

« Ce ne sont pas des économies. L’État prend toujours plus sur les ménages, sur les entreprises et sur les collectivités. »

Il rappelle que les intérêts de la dette représentent désormais six fois le budget de la Justice.

Un projet libéral, sécuritaire et éducatif

David Lisnard assume porter un projet combinant liberté économique, ordre public et exigence éducative.

« Beaucoup de Français sont libéraux sans le savoir, parce qu’ils veulent simplement que l’effort et le mérite soient récompensés. »

Il défend un salaire net qui augmente par le travail, une école qui protège les enfants des idéologies et un environnement public où chacun puisse se déplacer en sécurité.

Retrouvez la chronique de David Lisnard pour l’Opinion.

Ce podcast live sur ThinkerView, diffusé sur Twitch et YouTube, invite David Lisnard à s’exprimer sans montage ni censure. Pendant près de 2h50, le Président de Nouvelle Énergie décrypte les grands enjeux géopolitiques et la situation actuelle de la France.

La résidence autonomie Saint-Louis, dédiée aux personnes âgées à faibles ressources, est un projet de mandat de David Lisnard. Il l’a inaugurée vendredi 9 mai, en présence des résidents et de nombreux habitants du quartier.

« Il y a 110 logements ici, dans la toute nouvelle résidence autonomie Saint-Louis que nous venons d’inaugurer. C’est un magnifique lieu, pour un projet de mandat fort, tant dans sa concrétisation que sa symbolique. D’abord parce qu’elle compte plus de logements que la capacité totale des résidences Les Alizés et Soleil Couchant, qui étaient devenues obsolètes, très vieillissantes, en plus de mettre 14 logements à disposition de la Police Nationale. Les appartements sont plus modernes, fonctionnels et spacieux, accessibles aux personnes à mobilité réduite et à l’aide sociale. Nous y avons également créé un grand parking de 141 places, avec 56 emplacements destinés aux riverains (soit 67 places de plus qu’avant les opérations). Le toit, équipé de 155 panneaux photovoltaïques, permet d’assurer 50% de l’autonomie énergétique du bâtiment.

« Ensuite pour sa vocation sociale : située à proximité immédiate de l’école Eugène Vial et de la crèche Les P’tits Mousses, elle permettra d’organiser de nombreuses actions intergénérationnelles tout au long de l’année.

Enfin parce qu’elle se situe dans un quartier traversé par de nombreux projets emblématiques depuis 2014 : c’est au Petit Juas que nous avons détruit un ancien immeuble vétuste à l’abandon pour y créer le square Mallarmé, situé à quelques pas de la résidence Saint-Louis, ou plus récemment le jardin Campestra, que nous expérimentons notre Conseil de quartier ou que nous avons rénové l’antenne de Cannes Seniors Le Club.

Il y a une bonne énergie dans cette résidence, de la lumière et surtout des sourires. Puissent les prochaines pages de ce lieu continuer de s’écrire selon cette saine trinité… » David Lisnard.

Tribune : Après plusieurs alertes sur les dangers de certaines politiques publiques, la crise du secteur immobilier s’est intensifiée, fragilisant non seulement le secteur de la construction mais aussi l’accès au logement pour de nombreux Français. L’impact des décisions administratives et fiscales restrictives est désormais critique. Par David Lisnard, Viviane Chaîne-Ribeiro et Yves d’Amécourt.

En janvier 2023, nous mettions en garde contre les restrictions d’accès au crédit, avant de dénoncer en juillet les effets délétères des ZFE, ZAN et DPE. Un an plus tard, nos inquiétudes se confirmaient face à l’impact de ces dispositifs. Nous sommes en février 2025 et la situation est critique.

L’adage « Quand le bâtiment va, tout va » illustre parfaitement l’impasse actuelle : les rigidités administratives et fiscales ont contribué à l’effondrement du secteur et plus grand-chose ne va.

La construction neuve s’effondre

En novembre 2024, les permis de construire restaient inférieurs de 30 % aux niveaux pré-Covid, et seuls 258.500 logements ont été mis en chantier sur un an, soit une baisse de 16 % sur douze mois et 33 % par rapport à 2019. Le marché de l’ancien subit aussi ce recul : 778.000 transactions fin novembre 2024 contre 872 .000 un an plus tôt.

Par ailleurs, les critères bancaires restrictifs ont conduit à une chute du volume des nouveaux crédits immobiliers à 110,1 milliards d’euros, le niveau le plus bas depuis 2014, freinant l’accession à la propriété et l’activité du secteur.

Face à cette impasse, il est impératif d’adopter une ambition claire. L’objectif doit être que 500.000 logements par an soient construits, seuil de rééquilibrage du marché. Or, la charge fiscale qui pèse sur le logement représente 2,2 % du PIB, contre 1,1 % en moyenne dans l’OCDE, soit une surcharge de 30 milliards d’euros sur les porteurs de projet ! Voilà entre autres ce qui décourage l’investissement et alourdit le coût du logement pour le client.

Les conséquences sont manifestes

La Fondation pour le Logement des Défavorisés estime que 350.000 personnes étaient sans domicile en 2024, soit une hausse de 145 % en douze ans. Cette précarisation du logement résulte d’une série d’injonctions paradoxales : l’État prétend encourager la construction tout en restreignant l’accès au foncier avec le ZAN ; il incite à la rénovation tout en rendant l’emprunt inaccessible via les critères du HCSF ; il alerte sur la crise du logement tout en interdisant la mise en location de nombreux biens au nom de critères énergétiques contestables.

L’absurdité de la loi SRU illustre également cette approche dogmatique du logement. Avec la loi Climat et Résilience, l’État raréfie le foncier, et crée donc une pénurie de logements sociaux, qu’il s’empresse ensuite de taxer. Plutôt que de favoriser une politique souple et adaptée aux réalités locales, il impose aux communes un quota rigide de 25 % de logements sociaux, sous peine de sanctions financières.

Cette exigence aveugle ne tient compte ni des spécificités locales, ni des contraintes territoriales, ni de la dynamique du marché. Dans certaines communes, elle pousse les municipalités à freiner la construction pour ne pas voir leurs obligations sociales exploser, ce qui aggrave la pénurie et renchérit les prix pour tous.

Cette loi décourage les promoteurs et sacrifie le marché : les investisseurs privés se détournent, la construction ralentit, et l’accès au logement devient un parcours d’obstacles pour les classes les moins favorisées. Il est urgent de redonner aux élus locaux la maîtrise de leur urbanisme et d’encourager un partenariat équilibré entre collectivités, investisseurs et propriétaires pour assurer un développement harmonieux et viable du logement.

Par ces dispositions législatives et réglementaires, les gouvernements déstabilisent le marché locatif. D’ici 2028, il est prévu d’éradiquer entre 7 et 8 millions de logements classés F et G.

Déjà, la location des logements classés G est interdite depuis le 1er janvier, accentuant la crise de l’offre locative. Or, ces critères sont déjà très discutables sur leur pertinence environnementale : inspirés par une logique anti-nucléaire, les DPE appliquent un malus injustifié de 230 % à l’électricité, ce qui fausse gravement l’évaluation énergétique réelle des logements.

Cette inconséquence politique et cette incohérence administrative (et inversement) illustrent une fragmentation bureaucratique préoccupante. Le député Pierre-Henri Dumont rapportait récemment que, lors d’une réunion au ministère de l’Environnement, un représentant de l’ADEME lui aurait déclaré :

Cette cacophonie institutionnelle empêche toute politique cohérente du logement. Pire encore, au lieu d’alléger ces contraintes, le gouvernement a ouvert la voie à l’augmentation des droits de mutation (DMTO).

Notre objectif, avec Nouvelle Énergie, est de faire de la France une nation de propriétaires, en portant le taux d’accession à 70 % d’ici dix ans, contre 57 % aujourd’hui. Un tel résultat se fera au profit de tous ceux qui cherchent à se loger correctement, notamment aux locataires qui verront offre et demande totalement rééquilibrées en leur faveur. Pour cela, nous proposons de supprimer toutes ces entraves fiscales et réglementaires.

De nombreuses autres mesures s’imposent

Il faut en premier lieu réviser les DPE afin d’éliminer le malus absurde sur l’électricité, ce qui permettrait à de nombreux logements d’échapper aux classements F et G et d’être remis sur le marché locatif. Ensuite, il est crucial de libéraliser le crédit immobilier en supprimant les restrictions imposées depuis janvier 2022.

Dans ce but, nous proposons de redonner aux banques la capacité d’évaluer librement la solvabilité de leurs clients, notamment les propriétaires bailleurs. Il est également essentiel d’assouplir les règles d’investissement immobilier, notamment en facilitant le transfert de crédit et d’hypothèque en cas de déménagement, et en permettant aux bailleurs d’opter pour la TVA et l’amortissement, comme cela est le cas pour les loueurs en meublé non professionnel. Enfin, la suppression du ZAN tel qu’il est conçu est nécessaire pour libérer le foncier et relancer la dynamique de construction.

Parallèlement, les élus locaux doivent retrouver la maîtrise de l’urbanisme et de l’aménagement, car ce sont eux, et non l’État, qui sont les mieux placés pour adapter les réglementations aux besoins de leur territoire.

Ces mesures ne représentent aucun coût pour l’État. Au contraire, par la relance du marché, elles lui rapportent. Elles ne nécessitent aucun financement public, mais simplement une libération des initiatives économiques et une refonte des règles administratives obsolètes. Libérer ne coûte pas, mais asphyxier le marché a un prix : celui du déclassement économique et de la souffrance sociale.

Retrouvez cette tribune sur le site de La Tribune ici. 

La transition énergétique, en actes.

David Lisnard a présenté ses vœux aux représentants de l’Office Public de l’Habitat et de la Socaconam, « dans un contexte de crise structurelle du logement sévère, qui est à la fois une crise de l’offre et de la demande ».

« Une crise de l’offre à cause de toutes les contraintes établies depuis 25 ans qui ont tué le marché et une fiscalité pénalisante pour les propriétaires. Si on veut des locataires, il faut des propriétaires. Le marché a été asséché.

Une crise de la demande due à des problèmes de revenus, notamment pour les jeunes, et une raréfaction du crédit. Il y a eu un effondrement de 50% du prêt bancaire pour l’accès à la propriété, et de grandes difficulté d’accès au marché locatif.

Ajoutez à cela le DPE, qui fait que depuis 3 ans, à Paris, 40% du parc locatif privé n’est plus aux normes et sera donc retiré du marché. Ce sera un désastre humain. Pour les bailleurs sociaux, ce qui devait être l’exception, devient la majorité. 60% de la population française est éligible au logement social. C’est une folie.

Votre mission est essentielle. Il faut investir pour augmenter et améliorer le parc. Nous le devons aux contribuables et aux locataires. Cela nécessite aussi que les locataires soient de bons locataires. Et c’est toujours une minorité qui pourrit le groupe.

Je souhaite que nous puissions plus facilement expulser. Le logement social est un logement aidé par l’argent public. Il est impensable que des gens puissent profiter d’aide de la société et détruire la société. Cela se fait au détriment de l’immense majorité respectueuse » David Lisnard.

Dès 2022, David Lisnard alertait sur les conséquences du DPE

Logement: sortir de l’échec du dirigisme (21/12/2022)

ZFE, ZAN, DPE: BOUM ! L’écologie à fragmentation bureaucratique (19/07/2023)

DPE : non aux concepts fumeux et aux algorithmes approximatifs ! (15/01/2024)

Une tribune de David Lisnard, Yves d’Amécourt et Viviane Chaine-Ribeiro pour L’Express.

Investir des milliards dans la rénovation énergétique de logements en se fondant sur de mauvais diagnostics ne permettra pas d’agir efficacement contre le dérèglement climatique.

Retrouvez l’intégralité de la tribune en cliquant ici.

Tribune de David Lisnard parue dans Le JDD.