« L’Europe connaîtra-t-elle au XXIe siècle le destin de la Chine au XIXe siècle ? »

L’Europe vit dans l’illusion de sa puissance, comme la Chine au XIXᵉ siècle. Dans une tribune parue dans les Échos, David Lisnard et André Loesekrug-Pietri, président de l’agence européenne pour l’innovation de rupture, appellent à un changement de gouvernance pour que le Vieux Continent reste dans l’Histoire.

Europe le 23 décembre 2025
LES ECHOS

Au XIXᵉ siècle, la Chine, pays de 300 millions d’habitants persuadé d’être au centre du monde, s’est réveillée trop tard. Fragmentée, sûre de sa grandeur passée, incapable d’anticiper les ruptures, elle a dû accepter les « traités inégaux » imposés par des puissances plus stratégiques et résolument tournées vers l’avenir. Aujourd’hui, c’est l’Europe qui s’avance vers un destin similaire.

L’Europe reine du constat

Car nous aussi vivons dans l’illusion de notre puissance. Nous parlons d’autonomie stratégique, mais importons 98 % de nos composants critiques, 95 % de nos batteries, 90 % de nos panneaux solaires, et dépendons d’acteurs non européens pour nos processeurs, nos données, notre cybersécurité, nos médicaments essentiels. Nous invoquons l’innovation, mais sommes incapables de casser les monopoles bureaucratiques qui saupoudrent l’argent public. Nous répétons que notre recherche est exceptionnelle quand les papiers scientifiques les plus cités sont de moins en moins européens. Nous nous proclamons « puissance normative », alors que nos dépendances grandissent.

L’une des causes principales est connue mais rarement nommée : la substitution de la communication à l’action. Nos dirigeants produisent séquences, sommets, hashtags, mais rarement des décisions structurantes, assumées, budgétisées. La « stratégie » devient un décor, un narratif, plutôt qu’un cadre d’allocation des ressources et de choix difficiles. Sur l’IA, la transition énergétique, la défense, les Européens multiplient les déclarations ambitieuses. Mais les annonces ne sont pas la puissance : ce sont les chaînes de valeur, les usines, les compétences et les technologies qui le sont.

27 singularités, un projet ?

À cela s’ajoute l’absence d’un projet collectif, d’une vision à la hauteur des défis, et surtout d’un nombre limité de grands paris. Nous voulons tout faire, sans prioriser. Nous préférons des compromis à 27 plutôt que des concentrations massives de capital et de talent.

Or l’histoire est claire : aucune puissance n’a émergé sans accepter de miser gros sur quelques domaines clés, sans s’exposer. Nous voulons des administrations plus agiles et stratégiques et étouffons nos fonctionnaires sous les principes de précaution et le risque pénal. Enfin, il manque surtout le courage politique de mettre en œuvre ce qui est proclamé. Nous savons ce qu’il faut faire : s’attaquer frontalement aux enjeux de défense, du vieillissement, du climat qui sont aujourd’hui non financés ; accélérer massivement l’innovation de rupture en cassant la bureaucratie qui dissipe les milliards investis ; réduire les dépendances ; rebâtir une base industrielle ; mutualiser l’effort européen. Mais nous reculons dès que les lobbies protestent, dès que Bruxelles s’inquiète, dès que l’opinion doute, dès que l’effort implique du risque ou de la vitesse.

C’est ainsi que naissent les « traités inégaux » modernes : non plus imposés par des armées, mais par des dépendances technologiques, énergétiques et industrielles. Si nous ne maîtrisons ni notre coût de l’énergie, ni les matériaux critiques, ni les infrastructures numériques, alors d’autres définiront nos normes, nos prix, nos dépendances – et nos marges de liberté.

Sortir de la nostalgie

Cette fatalité n’est pas inéluctable. L’Europe possède une base scientifique exceptionnelle, un modèle social envié, des industries et des entrepreneurs admirés, des valeurs humanistes puissantes qu’il ne s’agit pas de sacrifier au profit d’une simplification bâclée. Mais l’histoire ne récompense pas les civilisations qui se bercent de leur passé : elle récompense celles qui osent.

Serons-nous capables de rompre avec la politique-spectacle, de choisir quelques paris décisifs, de sortir du confort du commentaire pour revenir à la capacité d’agir ? Serons-nous capables d’aligner discours, budgets et actes ? Serons-nous capables – enfin – de penser en générations, plutôt qu’en séquences de com’ ? La vraie question est là : la France et l’Europe veulent-elles être acteurs du XXIᵉ siècle, ou un souvenir glorieux du XXᵉ et des Lumières ? Si nous n’avons pas le courage de nous ressaisir, de mettre des personnalités différentes en responsabilité, d’autres écriront notre avenir à notre place. Et les traités seront à nouveau terriblement inégaux.

 

Retrouvez cette tribune sur le site des Échos en cliquant ici.

Nouvelle Énergie à Bruxelles : agir, pas subir

Entre responsables politiques, chefs d’entreprise et innovateurs, David Lisnard a passé 24 heures à confronter des expériences, partager des solutions et porter une vision constructive du travail et de l’action publique. Pas de discours creux : du concret, des échanges francs et des projets.

Europe le 06 novembre 2025
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Dialogue politique avec le Mouvement Réformateur

Au siège du Mouvement Réformateur, où David Lisnard a été reçu par Georges-Louis Bouchez, président du parti libéral belge.

Les échanges ont mis en évidence des convergences fortes et assumées :

• défense de la liberté individuelle,
• efficacité de l’action publique,
• soutien au travail et à l’initiative.

Un dialogue franc et direct, qui confirme l’existence d’un socle commun de valeurs européennes.

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Rencontres au Parlement européen

La délégation s’est également rendue au Parlement européen à l’invitation de François-Xavier Bellamy.

Au programme :

• échanges avec Manfred Weber, président du Parti Populaire Européen (PPE),
• discussions avec plusieurs députés européens, dont le Suédois Jörgen Warborn et le Roumain Siegfried Mureșan.

Objectif : mieux comprendre les mécanismes bureaucratiques bruxellois pour mieux les réformer.

Face à l’inflation réglementaire européenne, David Lisnard a réaffirmé la nécessité d’une Europe plus efficace, respectueuse des libertés et des réalités économiques.

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Échanges économiques à la Chambre de Commerce et d’Industrie

Devant les entrepreneurs français installés en Belgique, David Lisnard a présenté le projet de Nouvelle Énergie.

Un projet libéral, éducatif et sécuritaire, fondé sur :

•  la revalorisation du travail,
• la responsabilisation de l’État,
• la reconquête de la transmission et de la maîtrise des frontières.

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Souveraineté numérique : visite de l’entreprise Leexi

La journée s’est achevée par la visite de Leexi, entreprise fondée par le Français Xavier Lombard.

Spécialisée dans l’intelligence artificielle appliquée à la transcription, Leexi se distingue par son modèle basé sur la protection et la souveraineté des données.

Une illustration concrète de ce que doit être l’innovation européenne : performante, responsable, et indépendante.

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Lors de ce déplacement, David Lisnard s’est confié dans un grand entretien à 21 News, où il livre sa vision d’une droite « radicalement réformatrice » et son diagnostic d’une République qu’il juge à bout de souffle.

Retrouvez cet entretien en cliquant ici.

Jeudi 27 mars David Lisnard a écrit à François Bayrou, Premier ministre, pour l’alerter sur les conséquences de l’empilement de normes excessives sur l’activité des pêcheurs cannois et méditerranéens.

« Il faut défendre et promouvoir la pêche professionnelle méditerranéenne, et notamment cannoise. J’y suis très attaché, y compris par mon ascendance ! Or, notre pêche locale est en danger, à cause essentiellement de nouvelles normes ne sont pas du tout adaptées à sa réalité artisanale. Il est donc nécessaire d’alerter et de combattre la bêtise technocratique (dans ce domaine aussi…). C’est pourquoi, grâce aux éléments transmis par notre prud’homie cannoise, que j’assure de mon soutien constant, j’interpelle le Premier ministre pour simplifier le cadre réglementaire de la pêche artisanale et permettre aux pêcheurs méditerranéens de vivre dignement de leur activité

Normes réglementaires qui s’empilent. Contraintes administratives et environnementales qui se multiplient. Achat imposé de systèmes de surveillance des navires par satellite. Quotas stricts et différenciés selon les espèces, etc. La pêche artisanale méditerranéenne subit de plein fouet un amoncellement excessif de contraintes inadaptées qui menace directement l’équilibre économique de la profession.

S’il est légitime de protéger les ressources halieutiques, préserver les écosystèmes marins et encadrer l’activité des entreprises industrielles de pêche, il est nécessaire d’adapter ces réglementations aux réalités économiques et sociales des pêcheurs artisans pour leur garantir la possibilité de vivre dignement de leur travail.

C’est ce que j’ai écrit à François Bayrou, Premier ministre, pour une réaction au sommet de l’Etat : « L’empilement de normes réglementaires, administratives et environnementales fait peser des risques graves sur le fragile équilibre économique de la filière méditerranéenne de la pêche artisanale. Le cadre normatif imposé aux pêcheurs artisanaux est inadapté aux réalités d’une profession dont l’activité a scientifiquement très peu d’impact sur les écosystèmes marins. Il est urgent de protéger nos pêcheurs méditerranéens, qui font l’identité de nos communes littorales. Il s’agit de reconnaître leur singularité artisanale qui permettrait, d’une part, d’assurer une gestion plus juste et plus efficace des ressources marines et, d’autre part, de leur garantir de pouvoir vivre dignement de leur activité. Il en va de leur avenir et, en attendant, de leur survie tout simplement. »

Parmi les normes réglementaires, administratives et environnementales imposées aux pêcheurs artisanaux méditerranéens :

– des quotas de pêche très stricts et différenciés selon les espèces, qui sont fixés annuellement par l’Union Européenne conformément aux orientations du règlement européen du 11 décembre 2013 sur la politique commune de la pêche (PCP). Or, études scientifiques à l’appui, la pêche artisanale a un impact environnemental dérisoire sur les écosystèmes marins, contrairement aux pratiques actuelles de la pêche industrielle ;

– l’obligation pour tous les navires sous pavillon français, y compris ceux de moins de 12 mètres, soit 92% de la flotte de pêche en Méditerranée, de disposer d’un système de surveillance des navires par satellite d’ici 2027. Ceci représente des coûts d’acquisition, d’installation et d’abonnement téléphonique importants, absurdes et inutiles ;

– le règlement européen du 20 novembre 2009 qui génère une surcharge administrative pour les restaurateurs et mareyeurs, et impacte également les pêcheurs[1] au détriment de leur activité principale et de la rentabilité de leurs entreprises.

Ces règles s’appliquent à la pêche artisanale locale comme à la pêche industrielle en haute mer, sans distinction. Face à ces constats, les pêcheurs artisanaux doivent bénéficier d’un statut spécifique pour leur permettre d’exercer pleinement leur activité et d’en vivre.

Avec ses 32 pêcheurs professionnels, le Vieux-Port de Cannes accueille depuis toujours la plus ancienne et plus grande prud’homie de pêche des Alpes-Maritimes et du Var. Il s’agit d’une réalité économique, identitaire et humaine cannoise souvent méconnue, mais essentielle aux yeux des Cannois qu’il faut impérativement protéger.

Vive Cannes et vive ses pêcheurs ! » David Lisnard.

EXCLUSIF. Le maire de Cannes, qui vient de rallier Bruno Retailleau dans la bataille de LR, retrace dans son dernier livre, très cash, ses pistes pour redresser le pays.

Son objectif : « construire une alternative ». « Je prépare pour cela un projet radical, c’est-à-dire complet et qui va à la racine des choses », écrit sans fard David Lisnard dans son nouvel ouvrage, Ainsi va la France, aux éditions de l’Observatoire, en librairie le 12 mars. Compilation de ses tribunes parues dans la presse, essentiellement chez nos confrères de L’Opinion, agrémentées de réflexions nouvelles, ce « manifeste libéral » se veut un remède de cheval pour une France en « déclassement rapide et vertigineux ». Finalement, une ébauche de programme qui ne dit pas son nom. Car l’Élysée en 2027, le héraut du libéralisme y songe visiblement très fort, lui qui plaide pour une large primaire de la droite et du centre, allant de Gabriel Attal à Éric Zemmour.

On retrouvera dans ces pages les marottes du patron de Nouvelle Énergie sur « l’Absurdistan » bureaucratique et l’« État nounou » devenu « obèse », ainsi que ses propositions fétiches : « ramener les dépenses publiques sous les 50 % du PIB en dix ans » pour générer 200 milliards d’économies… par an ; une « réduction drastique de l’immigration » pour s’adapter « aux besoins économiques » et « une véritable politique assimilationniste » ; un alignement progressif du statut des fonctionnaires sur celui du privé ; une « économie écologique de marché » qui ne cède pas « aux nouveaux fascistes verts », comme l’a fait, selon lui, Emmanuel Macron en fermant Fessenheim.

On se délectera aussi de ses piques sur ces députés « dont l’insoumission aux règles de respect des autres est proportionnelle à la vacuité de la pensée » et « qui pensent que pour être près du peuple […], il faudrait être débraillé et grossier ». Le patron de l’Association des maires de France (AMF), qui s’est engagé auprès du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau dans la bataille pour la présidence des Républicains, renonçant à se porter lui-même candidat, achève son livre sur ces mots empruntés à Alexis de Tocqueville le 27 janvier 1848 : « La classe qui gouvernait alors était devenue, par son indifférence, par son égoïsme, par ses vices, incapable et indigne de gouverner. » Cinglant. Extraits exclusifs pour Le Point.

La folle dissolution

« Quelle mouche a donc piqué le président de la République lorsqu’il a décidé de dissoudre l’Assemblée nationale ? Et de décréter la durée de campagne législative la plus courte possible ? Rien, mais vraiment rien, ne l’imposait, et il fallait ne rien comprendre, mais vraiment rien, au pays, ne rien ressentir de l’état d’esprit général, pour penser que ce scrutin verrait émerger une nouvelle majorité présidentielle ou même une majorité tout court. Les élections européennes ont très souvent vu le camp majoritaire s’effondrer, les grands partis à la peine (Nicolas Sarkozy en 1999, non sans panache, s’en souvient encore), la victoire de partis de contestation – soit le Front national, soit les écologistes – et après un pareil scrutin, le président continue de présider, le gouvernement de gouverner et le Parlement de voter des lois […]. La grenade dégoupillée lancée par le président est retombée à ses pieds comme dans un cartoon de Tex Avery. Hélas, l’état de la France, de ses finances publiques, de son enseignement, de sa sécurité, de son industrie, de son système de santé, de son agriculture continue de s’enfoncer de façon dramatique. Et même nos si précieuses institutions de la Ve République en arrivent à être remises en cause par ceux dont l’incompétence et l’accumulation de mauvaises décisions les affaiblissent. Le président de la République aura finalement réussi à faire tomber la France dans le régime de technocrates et le régime des partis. En même temps… »

Le nécessaire réveil européen

« Oui, notre démocratie est attaquée de l’extérieur par des régimes illibéraux, souvent dictatoriaux qui, tels l’Empire russe, l’Empire perse devenu en partie l’Iran, l’Empire ottoman devenu la Turquie, l’empire du Milieu c’est-à-dire la Chine, ont retrouvé leur réalité reptilienne donc leur visée expansionniste. Ils ont comme ciment commun des intérêts commerciaux et géostratégiques ainsi qu’un discours portant à la fois une vision dégradante des démocraties libérales, présentées comme dégénérées et décadentes, et le ressentiment d’une grande partie de la planète à l’égard d’un Occident qui domine le monde depuis la Renaissance. Nous sommes à un basculement. Il faut l’analyser et projeter une nouvelle ambition pour les démocraties, à la fois ferme, claire et respectueuse de chaque continent, de chaque nation, de chaque peuple ; et des nouveaux rapports de force géopolitiques. Dans ce monde de moins en moins organisé autour de principes et du droit, l’Europe doit se réveiller et raisonner en levier de puissance, et non en simple régulateur. L’évolution des États-Unis d’Amérique doit également nous y inciter vigoureusement. La faiblesse ne sera pas respectée. »

L’« ensauvagement » des mineurs

« Il faut changer de braquet et de paradigme : l’âge ne peut plus être un bouclier contre la responsabilité de ceux qui brisent des vies et font régner la terreur dans leurs établissements scolaires ou dans leurs quartiers. Aussi, abaisser l’âge de la majorité pénale à 16 ans n’est plus une option. C’est devenu une impérieuse nécessité ainsi qu’une mesure de justice équitable, dès lors que l’acuité du discernement commande de répondre pleinement de ses actes. […] Cet abaissement de la majorité pénale doit être au cœur de la nécessaire évolution du Code de la justice pénale des mineurs pour l’adapter à la réalité. Mais cette mesure ne saurait être la seule. En plus de celle-ci, la levée de l’excuse de minorité dès l’âge de 13 ans dans les cas les plus graves, la réduction de l’excuse de minorité à 20 % de la peine encourue, la demande de justification du maintien de l’excuse de minorité par les juges, l’instauration et l’effectivité de très courtes peines de prison dès la première infraction, l’accélération des procédures, mais aussi la création d’internats disciplinaires pour continuer d’accompagner les jeunes dans leur parcours éducatif, dans un cadre approprié, nous paraissent être des mesures essentielles. »

Une part de retraite par capitalisation

« Ne rien faire serait accepter que le niveau de vie des futurs retraités soit déprécié, comme l’analyse le COR [Conseil d’orientation des retraites, NDLR] qui estime que le taux de remplacement moyen va aller en diminuant, passant de 50 % aujourd’hui à 45 % en 2040, jusqu’à moins de 40 % à partir de 2055 […]. Agir pour les jeunes générations, c’est faire en sorte que celles-ci aient confiance en l’avenir et que la parole de l’État soit fiable. C’est pourquoi, au-delà des ajustements paramétriques, il est temps de changer d’approche et d’instaurer un étage de retraite par capitalisation, tout en conservant un premier étage par répartition qui garantisse un socle minimal de pension autour de 1 200 euros mensuels. Le financement serait vertueux et de plus en plus léger pour l’État. La part de capitalisation serait abondée par le transfert d’une part des cotisations salariales et patronales. La transition pour parvenir à un système deux tiers de répartition et un tiers de capitalisation se ferait par tranches avec en amorçage un investissement public temporaire et décroissant […]. C’est ce type de capitalisation collective qui doit servir de modèle et être généralisé au secteur privé. Par ailleurs, notre croissance, tout comme notre indépendance dans des secteurs clés de l’économie du futur, passe par le développement de fonds propres. Grâce au développement de fonds de pension français, il serait possible de financer la transition écologique et la transition numérique dont la France doit et pourrait ainsi devenir un acteur majeur et souverain. »

L’IA oui, mais « maîtrisée »

« Les possibilités de fabrication immédiate et accessible à tous d’images fictives de personnes célèbres sont aussi distrayantes que potentiellement dangereuses pour la démocratie. L’utilisation de Grok sur le réseau social X en témoigne. Vous pouvez partager une image de Trump allant à la pêche avec le pape ou d’une attaque militaire de n’importe quelle ville. Or, il n’y a pas de liberté collective sans respect du réel admis comme vérité factuelle et non comme “ressenti”. Cette vérité doit être partagée par une majorité de concitoyens pour produire un minimum de “contrat social”. Il ne s’agit surtout pas d’interdire X ou de restreindre la liberté d’expression par la censure que proposent les faibles et les sectaires ; au contraire, il s’agit de défendre le pluralisme des médias et des réseaux sociaux, et parallèlement de renforcer l’esprit critique et scientifique. L’IA, inarrêtable et très souhaitable pour le progrès scientifique, pour trouver des solutions aux défis écologiques, lutter contre les maladies graves, améliorer la logistique urbaine, mieux travailler, nous faciliter nombre de tâches quotidiennes etc, doit impérativement être maîtrisée. La meilleure façon pour cela est d’une part de savoir la produire, donc pour la France et l’Europe de porter cette ambition scientifique et industrielle sans plus longtemps accepter d’être la colonie numérique des États-Unis et de la Chine. »


Retrouvez l’article complet sur le site du Point en cliquant ici.

Retrouvez la chronique de David Lisnard pour L’Opinion.

Plusieurs personnalités, dont David Lisnard et les anciens ministres Hervé Novelli et Charles Millon, plaident pour alléger les institutions européennes et exiger qu’elles redonnent la priorité à la pratique des libertés et droits individuels dans une tribune collective pour le Figaro.

Retrouvez la tribune en cliquant ici.

Dans la dernière ligne droite avant les élections Européennes 2024, David Lisnard, qui très tôt avait appelé à désigner François-Xavier Bellamy comme tête de liste, est venu marquer son soutien à ce candidat de grande qualité et au bilan exemplaire à deux pas du centre Pompidou à Paris. 

« C’est une fierté de le soutenir. Il a la force de l’analyse, du verbe. Cette élection doit être la première pierre de la reconstitution d’une espérance, face à une crise de la démocratie. Les élections européennes sont une étape vers le renouveau que nous appelons pour 2027 » David Lisnard

« Nous avons la chance de pouvoir compter sur l’équipe de #NouvelleÉnergie qui nous épaule dans ce travail collectif. Nous avons besoin de faire confiance à ceux qui sont sur le terrain, ce qu’incarne David Lisnard. Cela fait des années que je le suis, l’écoute, le lis. Sa contribution à notre débat public est essentielle » François-Xavier Bellamy

Retrouvez l’article du Figaro sur ce moment d’échange en cliquant ici.

« Les nombreux défis auxquels nous sommes confrontés (environnement, santé, éducation, spatial, numérique, Intelligence Artificielle) n’attendent pas. Comme je le répète depuis plusieurs années, ce sont souvent les excès de normes, de procédures à rallonge et d’injonctions contradictoires qui font perdre un temps précieux – je rappelle qu’il nous aura fallu 10 ans pour être enfin autorisés à réutiliser les eaux usées traitées pour le nettoyage des rues et l’arrosage des terrains de sport, alors que nous étions pionniers en France, voire même en Europe.

De nos jours, il faut en moyenne 5 à 12 ans pour qu’une solution aux défis évoqués puisse émerger et être commercialisée. Nous avons officialisé, lundi soir en séance du Conseil Municipal, un partenariat avec la Joint European Disruptive Initiative (JEDI) qui permettra de faire éclore ces solutions en 12 à 18 mois.

« JEDI » est une association qui fédère 4 600 leaders technologiques et scientifiques internationaux. Elle a lancé des GrandChallenges pour repousser les frontières de la science et de l’innovation avec une méthode inspirée de la DARPA américaine (recherche ciblée, vitesse maximale, interdisciplinarité).

Ces concours, qui abordent des thématiques sur lesquelles l’initiative privée ne se positionne pas, faute de rentabilité à court ou moyen terme, seront organisés à Cannes. Basés sur des principes de simplicité et d’efficacité, ils associeront centres de recherches, startups et entreprises à l’échelle européenne. Un chef de projet extrêmement qualifié coordonnera les équipes participantes et réalisera des points d’étape mensuels. Ce dernier pourra, à tout moment, pour le bien du projet et en fonction de l’avancée des travaux, décider de faire fusionner deux équipes.

Les solutions recherchées devront avoir en commun d’être technologiquement disruptives et d’être pourvues d’un fort impact sociétal.

Il s’agit d’un projet hautement stimulant, tant il peut aboutir à des solutions véritablement révolutionnaires. Organiser ces concours à Cannes fait sens : notre cité a toujours été une terre d’innovation, de créativité, de déploiement de nouvelles technologies, et nous avons toujours œuvré en ce sens, conscients que cela fait partie de l’ADN de notre ville. C’est par la science et l’innovation que nous relèverons les défis de notre époque, et en déployant tous les moyens nécessaires pour inciter l’émergence et le développement d’actions concrètes dans tous ces domaines qui bouleversent déjà le destin de l’humanité. » David Lisnard.