Cannes lance les travaux de la centrale d’énergie marine à la Roseraie

Un chantier d’envergure débute mi-septembre sous le jardin de la Roseraie pour la centrale de production du futur réseau de thalassothermie « Énergie Marine Cannes Croisette ». Objectif : fournir une énergie locale, décarbonée et renouvelable dès 2027.

Cannes le 15 septembre 2025

Depuis février 2025, le projet « Énergie Marine Cannes Croisette » se concrétise avec la réalisation du réseau de thalassothermie sur la partie Est du boulevard de la Croisette. À partir de la mi-septembre, le chantier de la centrale de production, installée sous le jardin de la Roseraie, entre dans sa phase opérationnelle.

Pour garantir la continuité des activités du secteur, plusieurs aménagements temporaires sont prévus. Les manèges seront déplacés sur le parking de la contre-allée Roseraie à compter du 17 septembre, avec une remise en service prévue dans la seconde quinzaine d’octobre. L’aire de jeux pour enfants sera retirée à la même période et remplacée par un nouvel espace aménagé côté Port Canto, après le Cannes Yachting Festival. Le skatepark de la Roseraie, quant à lui, restera accessible tout au long du chantier.

Porté par l’Agglomération Cannes Lérins et confié à ENGIE Solutions, ce projet repose sur l’utilisation de l’eau de mer pour produire chauffage et climatisation. À terme, environ 110 bâtiments publics et privés de la Croisette, des quartiers Est et du centre-ville bénéficieront de cette énergie renouvelable.

David Lisnard a rappelé l’importance historique de cette avancée :

« Je tiens à vous informer que la construction souterraine de la centrale d’énergie marine sous la Roseraie est lancée. C’est une avancée majeure, et même historique – nous pouvons aisément oser le mot – pour Cannes et la lutte contre le réchauffement climatique. (…) Très concrètement, il s’agit de récupérer l’énergie marine pour alimenter 110 bâtiments publics et privés de la Croisette, de l’est et du centre-ville (dont le Palais des Festivals et des Congrès), en chaud et en froid. Les abonnés raccordés bénéficieront d’un tarif stable et compétitif, garantissant la protection de leur pouvoir d’achat. »

La mise en service du réseau est prévue pour le printemps 2027. Il s’agit d’une étape majeure pour réduire l’impact environnemental du territoire tout en renforçant son autonomie énergétique, fidèle à la volonté du maire de conjuguer développement local et transition écologique.

Plusieurs élus et personnalités, dont David Lisnard, François-Xavier Bellamy, Alexandre Jardin et Robert Ménard, appellent le gouvernement à renoncer à la publication du décret sur la programmation pluriannuelle de l’énergie. Une tribune collective parue dans Le Figaro mercredi 13 août.

Après le scandale des ZFE, la crise de la facture d’électricité qui s’annonce est une bombe à fragmentation. Une attaque sans précédent contre notre économie, contre nos vies, avec l’étrange complicité de l’État français. Quelle économie exsangue comme la nôtre pourrait absorber un nouveau doublement – désormais possible – de la facture d’électricité ? 22 % des Français sont dans le rouge à partir du 15 du mois. Plus de 50 % n’arrivent pas à l’équilibre à la fin du mois. On a répertorié 66.422 défaillances d’entreprises en 2024, soit un niveau record en quinze ans (+ 28 % par rapport à 2019). Lucides, nous le voyons.

Et voilà que, dans ce contexte d’extrême fragilité, le gouvernement prépare, dans la moiteur d’un mois d’août, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), qui engage notre avenir énergétique pour… 300 milliards d’euros ! Alors qu’on peine à trouver 40 milliards d’économies dans les dépenses de l’État.

Disons-le sans détour : c’est un hold-up à ciel ouvert, une trahison de l’intérêt des gens et la promesse d’une révolte. Quand vous exécutez les classes moyennes et populaires, elles manquent soudain d’humour. Les protégés l’oublient trop souvent. La facture électrique annuelle des Français pourrait doubler. Pour les artisans, c’est l’asphyxie : un boulanger voit déjà sa facture grimper à 12.000 euros, le double en trois ans. C’est insurmontable. Les TPE, PME, transporteurs, agriculteurs, pêcheurs et commerçants vont aussi être les victimes directes ou indirectes. C’est une condamnation à mort de l’économie locale et nationale.

Logique de subventions massives

Le plan insensé du gouvernement présenté en mars ambitionne de couvrir la France de 20.000 éoliennes terrestres, de hérisser nos côtes de 50 parcs offshore, de multiplier par cinq le solaire… pour produire de l’électricité au mauvais moment, au mauvais endroit, quand le vent souffle ou que le soleil tape, mais pas quand nous en avons besoin. Alors même que notre électricité est déjà presque entièrement décarbonée, grâce à un parc nucléaire qui sera directement fragilisé par l’intermittence de ces énergies renouvelables. Le sujet n’est donc pas l’écologie.

Et pour quoi ? Pour gonfler les marges de ceux qui n’investissent que parce que l’État – c’est-à-dire vous – les subventionne à coups de milliards. On produit à perte, on vend à perte, et ce sont les factures des citoyens fragilisés qui compensent. Inadmissible. Cette logique de subventions massives, sans nécessité d’intérêt public, fausse les signaux de marché, décourage l’investissement privé fondé sur l’innovation et renchérit artificiellement une électricité pourtant censée être abondante et compétitive. Plus on produit, plus le prix de gros de l’électricité s’effondre, plus la compensation que vous payez explose. Le résultat ? Une bombe financière prête à sauter : 248 milliards d’euros si le marché tombe à 50 €/MWh. Plus de 300 milliards si on descend à 40. Une hémorragie de fonds publics qui alimentera l’accise, cette taxe au nom obscur qui tombe directement sur votre facture, cet impôt déguisé dont personne ne vous parle.

On nous vend la PPE3 comme une vision. Mais c’est un mirage, un document technocratique hors sol. La version présentée au mois de mars postule une croissance continue de la consommation électrique jusqu’à 600 TWh en 2035… en organisant la décroissance. Les Français n’achètent plus de voiture électrique par crainte de l’inflation, les industries ferment ou fuient, et la précarité énergétique gagne.

C’est une imposture politique et démocratique : pas une étude d’impact, pas une évaluation environnementale digne de ce nom. Même pas un vote au Parlement, que demandent pourtant légitimement les élus de tous bords qui représentent les Français. Juste un décret qui prépare toutes les crises futures dans le silence de l’été, pensé par une administration hors de contrôle, prête à pénaliser notre compétitivité alors qu’on nous parle de réindustrialiser la France. Une administration prête à désorganiser le fonctionnement du parc nucléaire : pour laisser la priorité d’accès au réseau à l’électricité solaire ou éolienne, les réacteurs devront demain s’arrêter, quand bien même leurs charges de fonctionnement ne seront pas supprimées… Ces variations brutales et répétées accélèrent déjà l’usure des installations, alourdissent les coûts et fragilisent le système. C’est dément.

Réduire le prix de l’électricité décarbonée

Il est encore temps d’agir, de rouvrir le dialogue, de faire de la transition énergétique un projet sain et responsable, partagé et compris. Il est encore temps d’éviter une crise sociale imminente. Temps de dire non. Temps d’exiger :

– L’arrêt immédiat de tout décret sur la PPE.

– La fin de tout financement public pour l’éolien et le solaire, qui n’apportent à notre réseau qu’une intermittence coûteuse à gérer.

– L’organisation à l’Assemblée nationale d’un véritable débat démocratique sur notre avenir énergétique, pas un simulacre. Remettons tout à plat, dans l’intérêt du peuple français, y compris les contrats déjà signés.

– Que seuls les projets ayant un sens économique, écologique et énergétique voient le jour. Aujourd’hui, les éoliennes ne produisent que des subventions. Cet argent, les 15 à 20 milliards par an que l’État entend siphonner, investissons-le dans la souveraineté énergétique, la stabilité tarifaire, l’avenir industriel. Pas dans les profits des marchands de vent et des vendeurs d’illusions. Privilégions l’efficacité économique et la compétitivité de notre tissu productif plutôt que les rentes garanties.

Électrifions les usages ; là est notre avenir. Cela veut dire : travaillons à réduire le prix de l’électricité décarbonée, pas à l’augmenter ! Le bon sens doit revenir de toute urgence.


Signataires : François-Xavier Bellamy (député européen), Nicolas Daragon (maire de Valence), Laurent Jaoul (maire de Saint-Brès et secrétaire général des #Gueux), Alexandre Jardin (écrivain, fondateur des #Gueux), David Lisnard (maire de Cannes), Emmanuelle Ménard (ancienne députée française) et Robert Ménard (maire de Béziers).

Retrouvez cette tribune sur le site du Figaro en cliquant ici.

Jeudi 7 août 2025, David Lisnard, a présenté le nouveau dispositif d’autoconsommation collective (A.C.C.) photovoltaïque mis en place sur les toitures de la médiathèque Ranguin et de l’école Saint-Exupéry.

Plus de 400 panneaux solaires ont été installés dans le cadre de cette opération ambitieuse, qui permettra une production d’électricité annuelle de 230 MWh. Cette énergie verte et renouvelable alimentera directement ces deux bâtiments publics, mais aussi cinq autres sites voisins : la crèche Les Elfes, les groupes scolaires Frédéric Mistral et Marcel Pagnol, le gymnase Ranguin et le Cannes Tennis Garden. Cela représente 30 % de la consommation électrique totale de ces établissements.

Ce projet s’inscrit pleinement dans le Plan Énergie lancé dès 2014 par David Lisnard, qui vise à faire de Cannes une ville exemplaire en matière de transition écologique, de sobriété énergétique et de lutte contre le réchauffement climatique.

Les objectifs sont clairs :

– Défendre le pouvoir d’achat des contribuables et des usagers ;

– Contribuer à renforcer l’autonomie énergétique locale ;

– Réduire les émissions de gaz à effet de serre ;

– Maîtriser les coûts énergétiques ;

– Améliorer la qualité de vie des habitants ;

– Agir concrètement pour l’avenir des générations futures.

Cannes confirme son engagement pour une écologie de terrain, efficace, réaliste et durable, en développant des projets structurants qui allient performance énergétique et bon sens économique.

Retrouvez la chronique de David Lisnard pour L’Opinion.

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La transition énergétique, en actes.

Retrouvez l’intégralité de son entretien face à Margot Haddad en cliquant sur ce lien.

« La France fait face à un déficit d’ingénieurs malgré un besoin croissant lié aux défis de la transition énergétique. Une refonte de l’attractivité des formations et une meilleure collaboration entre le secteur public et privé sont essentielles » une tribune de David Lisnard et Constance Nebbula pour le JDD.

 

La France compte 45 000 nouveaux ingénieurs diplômés par an. Or, il en faudrait 20 000 de plus pour répondre aux besoins des entreprises et du monde de la recherche.

Malgré une tradition académique reconnue, notre pays se heurte à cette réalité préoccupante, juxtaposée à un besoin croissant d’expertises techniques pour répondre aux défis de la réindustrialisation, de la transition énergétique et de l’innovation technologique qui seront ceux du siècle. Cette dissonance peut en partie s’expliquer par trois phénomènes : une désaffection marquée pour les filières scientifiques, une baisse du niveau scolaire en mathématiques et en sciences, une représentation féminine insuffisamment encouragée.

La désaffection pour les spécialités scientifiques au lycée est frappante

La désaffection pour les spécialités scientifiques au lycée, depuis la réforme du bac adoptée en 2019, est frappante. L’exemple de la nouvelle filière NSI (numérique et sciences informatiques), qui suscitait une réelle attente, est criant. Elle est l’une des plus abandonnée entre la Première et la Terminale. Peu valorisée par l’Éducation nationale, proposée dans peu de lycées, elle ne révèle pas à la hauteur du fait d’un programme peu ambitieux ou même de matériel peu performant. Comme souvent, les moyens ne sont pas à la hauteur des enjeux.

La réforme Fouchet de 1965 avait permis aux volumes horaires de sciences et de mathématiques d’augmenter sensiblement au lycée, jusqu’à la rupture survenue en 2020. À cette date, les effectifs des bacheliers scientifiques chutent, jusqu’à revenir en 2022 au niveau de 1988, et la part des bacs scientifiques dans le bac général de tomber à 27 %, son plus bas niveau historique.

Il est ici indispensable d’évoquer le déclassement éducatif en mathématiques et en sciences dès le primaire, que confirment toutes les enquêtes internationales comme PISA ou TIMS, ainsi que les évaluations internes à l’Éducation nationale au collège. Les écoles d’ingénieurs, établissements exigeants s’il en est, constatent ainsi, d’années en années, la baisse du niveau, notamment de savoirs fondamentaux, ce qui fait nécessairement reculer le nombre d’étudiants acceptés.

Pour y remédier, certaines revoient à la baisse leur exigence au niveau des admissions, ou diversifient les cursus pour offrir des parcours moins ardus que les classes préparatoires aux grandes écoles. Ce type de décisions « en mode survie » pourraient s’entendre si les moyens étaient mis pour proposer un encadrement renforcé qui permette de combler les lacunes et de s’assurer un niveau de sortie constant.

Or, les difficultés financières des écoles vont à l’encontre de ce que la situation exige, ce qui impacte la qualité des futurs ingénieurs qui seront sur le marché du travail. Enfin, comment réussir à combler le manque structurel d’ingénieurs si l’on se passe de la moitié des talents potentiels ? Après une nette augmentation dans les années 90 et 2000, la part des femmes dans les écoles françaises d’ingénieurs stagne aux alentours de 28 % quand elle est de 36 % en Terminale « Mathématiques et Physique Chimie ».

 

La dynamisation de ces filières doit s’appuyer sur l’ingéniosité du secteur privé

À l’aune de ces constats, une interrogation majeure se pose alors : comment notre système éducatif et notre politique de soutien au monde scientifique peuvent-ils évoluer pour inverser cette tendance et relever les enjeux stratégiques liés à la réindustrialisation, à la modernisation de notre agriculture et à notre ambition en matière de recherche et d’innovation pour être compétitif sur le plan international ?

Si du côté de Bercy ou du Ministère de la transition écologique, on nous sert quelques effets d’annonces, comme le Plan « Industrie verte » qui entend former 1 million de diplômés pour 2030, cela sonne assez creux du côté du soutien aux écoles, qui dépendent du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

La dynamisation de ces filières exige une approche novatrice, qui doit s’appuyer sur la flexibilité et l’ingéniosité du secteur privé, tout en reconnaissant aux pouvoirs publics un rôle d’encadrement et de facilitation. Plutôt que d’imposer des directives, l’État doit encourager les synergies entre les universités, les entreprises, et les écoles d’ingénieurs, favorisant ainsi les investissements privés dans la recherche et le développement, les bourses d’études, et les programmes de mentorat.

Repenser l’attractivité des formations d’ingénieurs est primordial, en renforçant les partenariats avec le secteur privé pour offrir des parcours d’apprentissage en alternance, des stages rémunérés, et des perspectives de carrière concrètes dès le début des études. L’innovation pédagogique, soutenue par des investissements ciblés et des initiatives entrepreneuriales, élargirait l’éventail des opportunités pour les futurs ingénieurs. Cela permettrait non seulement d’assurer une source de financement durable pour les cursus au-delà du bac +2, mais aussi de mieux aligner les programmes d’enseignement avec les besoins réels du marché et les enjeux contemporains.

La France doit se donner les moyens non seulement de combler le déficit actuel d’ingénieurs mais aussi de se positionner à l’avant-garde de l’innovation technologique. La relance de notre industrie, fortement tributaire d’une main-d’œuvre qualifiée et innovante, repose sur notre capacité à anticiper et à intégrer les mutations technologiques et environnementales. La transition vers une économie décarbonée, l’exploitation des technologies de l’information et de la communication, ainsi que le développement de l’intelligence artificielle, de l’informatique quantique et de la robotique, constituent des domaines où l’expertise française pourrait briller.

Par ailleurs, la recherche fondamentale et appliquée, pilier de l’avancement scientifique et technique, doit être perçue non seulement comme un investissement dans l’avenir mais aussi comme un élément central de notre souveraineté.




Retrouvez la tribune sur le site du JDD en cliquant ici.

Réseaux de chaleur, thalassothermie, centrale biomasse, réutilisation des eaux usées, biogaz : Nice-Matin revient sur les solutions et projets concrets déployés par l’Agglomération Cannes Lérins.

Le développement d’un réseau de chaleur, alimenté par une chaufferie biomasse, sur le secteur Frayère-Bastide Rouge-Roubine et la création d’un réseau de chaud et de froid alimenté par thalassothermie sur le boulevard de la Croisette.

« Lors du dernier Conseil Communautaire de l’Agglomération, nous présentions l’avancée opérationnelle de deux projets phares pour l’avenir du territoire Cannes Lérins. Comme promis, je reviens vers vous avec plus de détails. Les deux programmes sont les suivants :

– le développement d’un réseau de chaleur, alimenté par une chaufferie biomasse, sur le secteur Frayère-Bastide Rouge-Roubine ;

– la création d’un réseau de chaud et de froid alimenté par thalassothermie sur le boulevard de la Croisette.

Plus précisément, les délibérations soumises au vote lors de cette séance visaient à approuver le mode de financement, de conception, de réalisation et d’exploitation de ces deux opérations pionnières en matière de développement durable et d’autonomie énergétique de notre bassin de vie.

Pour la première, l’enjeu est d’accompagner notre projet de rénovation urbaine « Nouvelle Frayère ». Dans ce cadre, nous remplacerons les chaufferies gaz par de l’énergie verte grâce à ce réseau de chaleur, dont la production d’énergie est évaluée à 20 000 mégawatts par heure. Des potentiels usagers ont été identifiés comme la copropriété l’Azuréenne et la résidence Sainte-Jeanne au sein du quartier Frayère puis, en élargissant ce périmètre, des équipements tels que les maisons de retraite et les écoles, le centre aquatique du Grand Bleu, le stade Coubertin ou le Palais des Victoires pourront être raccordés, soit l’équivalent au total d’une population de 4 400 habitants.

Le réseau de chaleur sera alimenté par une chaufferie biomasse – à plus de 65% d’énergies renouvelables – et des chaufferies en appoint (puissance totale : 4 mégawatts). Pour cela, Il utilisera des déchets verts issus principalement du département et du bois (dites plaquettes forestières) provenant de forêts également des Alpes-Maritimes, voire du Var et des Alpes-de-Haute-Provence. Ce bois – prélevé dans des forêts gérées durablement, avec des coupes planifiées sur des dizaines d’années – est, en effet, une ressource renouvelable disponible localement, qui permet de réduire la consommation d’énergies fossiles. Cette solution concourt, ainsi, à améliorer la qualité de l’air en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Par ailleurs, élément non-négligeable au vu du contexte actuel au profit du pouvoir d’achat des usagers : le prix de vente du bois est très peu dépendant de la spéculation, ce qui le rend beaucoup plus stable que les énergies fossiles dont le coût est encore amené à augmenter.

Ce « mix-énergétique » nous a ainsi paru comme la solution la plus pertinente pour continuer à décarboner le secteur de l’énergie sur le territoire Cannes Lérins, avec une mise en service prévue à l’horizon 2025.

La seconde de ces opérations vise à utiliser le fort potentiel thalassothermique du littoral cannois afin de répondre à une partie des besoins en chauffage et en climatisation des immeubles le long de la Croisette. Les bâtiments concernés sont principalement les grands hôtels – et éventuellement les commerces et copropriétés intéressés – entre la rue Buttura et le Square du 8 Mai 1945.

Comme pour la biomasse intégrée au projet « Nouvelle Frayère », l’idée est de s’inscrire dans le cadre de la troisième phase de rénovation et d’embellissement de ce boulevard mythique de Cannes, permettant ainsi de mutualiser les travaux sous la voirie (tranchées et terrassements) et de rendre économiquement viable ce projet de thalassothermie qui, jusqu’alors, n’avait pu être raisonnablement envisagé en raison des contraintes techniques et économiques de passage des réseaux sous la Croisette.

Si deux scénarios sont encore à l’étude concernant le captage nécessaire à l’alimentation du réseau – pompage dans le port Pierre Canto ou au large entre le Croisette et les Iles de Lérins -, on sait déjà en revanche que la centrale de production – d’une puissance calorifique de 6 mégawatts et frigorifique de 5 mégawatts – sera aménagée sous le Square du 8 mai 1945, pour une production totale d’énergie évaluée à 36 000 mégawatts par heure. La mise en service est prévue pour 2026.

Ces deux projets ne couteront rien au contribuable car ils seront pris en charge dans le cadre d’une délégation de service public de 30 ans pour le premier et de 25 ans pour le second.

En parallèle de ces projets significatifs visant à réduire, à la fois, notre empreinte carbone, notre dépendance énergétique extérieure et nos dépenses en la matière, nous poursuivons nos études pour développer un système de récupération des calories générées par les eaux usées, qui assurerait notamment les besoins en chaud/froid des bâtiments du site de Thalès Alenia Space.

Comme vous le voyez, tout en veillant à offrir un service public toujours plus efficace, nous tâchons d’être innovants, proactifs et pragmatiques pour faire de Cannes Lérins un territoire expérimental dans la transition énergétique, en faveur de la qualité de vie, de l’attractivité et de la défense du pouvoir d’achat des ménages.

Cannes Lérins avance durablement ! » David Lisnard.

Loi 3DS, subsidiarité, décentralisation, impôts sur la production, fiscalité locale, EDF, nucléaire, éoliennes, coût de l’énergie, organisation administrative, bureaucratie, industrialisation : retrouvez l’interview de David Lisnard pour La Tribune.

Lire l’interview de David Lisnard (27/01/2022)