La taxe Zucman est une illusion dangereuse
FISCALITÉ. Le président de Nouvelle Énergie dénonce un débat démagogique, qui risque de freiner l’investissement et d’affaiblir la France. Retrouvez son interview parue sur le JDD, dimanche 21 septembre.
Taxe Zucman : les Français méritent mieux que des illusions fiscales
Alors que les soutiens de Gabriel Zucman ne craignent plus de populariser des inepties économiques aux heures de grande écoute, il paraît d’autant plus urgent de lever le vrai tabou français : celui de la croissance et de la productivité, seuls véritables moteurs de l’amélioration des conditions de vie et conditions de l’équilibre des finances de l’Etat. Une tribune parue dans l’Opinion d’Erwan Le Noan co-signée par David Lisnard, Muriel Jourda, Alexis Karklins-Marchay, Cécile Maisonneuve, Constance Nebbula, Hervé Novelli et beaucoup d’autres membres de Nouvelle Énergie.
La dégradation de la note de la France par Fitch confirme ce que chacun sait : l’économie française décroche en dépit d’une dette publique qui ne cesse d’augmenter. L’Etat a beau dépenser toujours davantage, la croissance reste faible et le pouvoir d’achat progresse moins qu’ailleurs: si la France avait eu la même croissance que les Etats Unis lors des quinze dernières années, les Français seraient plus riches de 30 %.
Cette situation s’explique non par l’insuffisance de taxes, mais par une stagnation de la productivité – l’écart avec les Etats-Unis, là aussi, n’a cessé de se creuser (10 points depuis 2019). C’est donc l’absence d’innovation, le manque d’investissement dans le capital matériel, immatériel et humain qui devraient être au cœur du débat public.
Pourtant, une certaine classe politique préfère s’illusionner dans la célébration de la « taxe Zucman ». A l’écouter, cette taxe qui porterait sur 1 800 « ultra-riches » devrait renflouer les caisses de l’Etat et ramener de la « morale fiscale ». Une solution miracle…
Méconnaissance. Sauf qu’elle repose sur une méconnaissance profonde des mécanismes économiques les plus élémentaires. En proposant d’imposer un patrimoine financier, cette proposition de taxe oublie qu’elle ne porte jamais sur un revenu disponible : ce n’est pas parce que vous êtes actionnaire d’une entreprise dont la valeur estimée, qui peut fortement varier, est élevée (parce que le marché parie sur son potentiel) que vous disposez de liquidités équivalentes. Parfois, l’entreprise n’est pas même rentable. Certains entrepreneurs n’auront donc d’autre choix que de revendre une part de leur entreprise, notamment à des fonds étrangers, pour acquitter un impôt Zucman sur des actions qu’ils n’auront plus. Fascinant non?
Et quand Thomas Piketty suggère qu’ils n’ont qu’à vendre ce capital aux salariés ou à l’Etat, il oublie que les premiers n’ont pas les moyens, ni peut-être l’envie, de le faire, et que le second ne s’est jamais distingué par ses capacités de gestionnaire. Sans quoi, la dette ne serait pas de 114 % du PIB.
L’argument selon lequel cette solution permettrait d’enfin taxer les holdings est au demeurant totalement fallacieux : les revenus qu’elles perçoivent sont déjà soumis à l’impôt sur les sociétés (à 25 %), puis à nouveau taxés à 30 % lorsqu’ils sont distribués.
Autrement dit, cette taxe est une illusion fiscale. Son introduction ne résoudra nullement les problèmes de productivité et de croissance mais favorisera, encore une fois, le démantèlement de l’appareil productif français, en accélérant la fuite des talents et du capital et en contraignant à la vente les pépites nationales.
Champions. C’est aux Etats-Unis, et non en France, que Stéphane Bancel a par exemple fait émerger Moderna et contribué à une révolution scientifique mondiale. C’est vers les marchés financiers les plus dynamiques que les jeunes entreprises se tournent pour accélérer leur croissance. C’est là-bas que se déploient aujourd’hui les champions qui façonnent l’économie de demain et notre avenir.
Alors que les soutiens de Gabriel Zucman ne craignent plus de populariser des inepties économiques aux heures de grande écoute, il paraît d’autant plus urgent de lever le véritable tabou français : celui de la croissance et de la productivité, seuls véritables moteurs de l’amélioration des conditions de vie et conditions de l’équilibre des finances de l’Etat.
Ce sont elles, et non la dépense publique, qui ont permis à la France, il y a quelques décennies encore, d’être un phare social et technologique pour le monde. Et ce sont elles qui permettront à l’avenir d’inverser le décrochage social, en offrant à chacun l’opportunité de vivre mieux que ses parents.
Mais pour retrouver cette trajectoire, il n’y a pas de solution magique. Il faut miser sur l’innovation, la compétitivité, libérer les forces productives et redonner confiance à ceux qui entreprennent. Si la France parvenait à faire émerger ne serait-ce que deux « Mistral » du calibre de Nvidia, leurs contributions rapporteraient davantage aux finances publiques que dix taxes Zucman. La solution n’est donc pas dans l’augmentation des impôts, ni dans une prétendue morale fiscale, mais dans la libération des énergies économiques, qui passe par une réduction du fardeau fiscal qui pèse sur les entrepreneurs et les investisseurs.
Le débat public ne peut donc se réduire à une chasse aux sorcières contre celles et ceux qui ont réussi. Ce n’est pas en taxant les milliardaires qu’on crée de la croissance ni qu’on améliore l’efficacité des services publics. Sans quoi le communisme aurait été un franc succès. L’important est de redonner l’envie d’entreprendre, de libérer l’innovation et de promouvoir la création de richesses : une tâche plus complexe, bien loin des solutions faciles et du « prêt à taxer », mais nécessaire pour que notre chère France rayonne à nouveau.
Pour notre classe politique comme pour nous, électeurs, il est temps d’abandonner les illusions pour se mettre au travail.
Retrouvez cette tribune sur le site de l’Opinion en cliquant ici.
Signataires :
- Erwan Le Noan, essayiste, consultant
- Olivier Babeau, économiste et président de l’institut Sapiens
- Louise Baroin, directrice marketing et réseaux sociaux de GenerationLibre
- Marc de Basquiat, économiste, président du think tank AIRE
- Baptiste Bayart, entrepreneur
- Frédéric Bedin, entrepreneur
- Sacha Benhamou, directeur de la communication et des relations institutionnelles de GenerationLibre
- Pierre Bentata, économiste et essayiste
- Godefroy de Bentzmann, entrepreneur
- Benjamin Bitton, chef d’entreprise dans le conseil financier spécialisé dans l’innovation et l’entrepreneuriat
- Jean-Baptiste Blanc, sénateur du Vaucluse, vice-président de la Commission des finances
- Anne Boudu, avocate
- Timothée Bouteloup, GenerationLibre
- Nicolas Bouzou, essayiste et entrepreneur
- Kevin Brookes, enseignant-chercheur en science politique, Directeur de GenerationLibre
- Virginie Calmels, présidente fondatrice de Futurae et Présidente de Croissance Plus
- Laurent Cappelletti, professeur au CNAM, chaire de contrôle de gestion
- Eric Chaney, expert associé à l’institut Montaigne
- Sébastien Chapotard, dirigeant de PME industrielle
- Karine Charbonnier, entrepreneur
- François-Marie Charmet, entrepreneur
- Philippine Charon, entrepreneuse
- Antoine Copra, directeur de la rédaction des Electrons Libres
- Jean-Philippe Delsol, essayiste et président de l’IREF
- Alexandra Dublanche, vice-présidente du Conseil régional d’Ile-de-France
- Simon Dufeigneux, conseiller METI
- Grégory Edberg, banquier d’affaires et enseignant à Sciences Po
- Pierre Entremont, co-founder & managing partner, Frst Capital
- Edouard Fillias, président de JIN et vice président GenerationLibre
- Samuel Fitoussi, essayiste et investisseur
- Pierre Garello, économiste, professeur des Universités
- Gabriel A. Giménez Roche, enseignant-chercheur en économie et finance
- Bruno Grandjean, chef d’entreprise
- Olivia Grégoire, députée de Paris, ancienne ministre
- Philippe Goetzmann, chef d’entreprise
- Thierry Herrmann, entrepreneur en immobilier et investisseur dans le sport
- Muriel Jourda, sénateur du Morbihan, présidente de la commission des Lois
- Philippe Juvin, député des Hauts-de-Seine, membre de la commission des Finances
- Nathalie Janson, enseignant-chercheur en économie et finance
- Alexis Karklins-Marchay, entrepreneur et essayiste
- Guillaume Labbez, président de CommStrat, enseignant à Sciences Po
- Philippe de Ladoucette, docteur en droit
- Delphine Lancel, entrepreneure
- Guillaume Larrivé, vice-président des Républicains
- Nicolas Lecaussin, économiste, IREF
- Gregory Lenne, Conseiller stratégique de GenerationLibre
- David Lisnard, président de Nouvelle Energie, maire de Cannes
- Alain Madelin, ancien ministre de l’Economie et des Finances
- Cécile Maisonneuve, experte associée à l’Institut Montaigne
- Hélène Marchand, chef d’entreprise dans l’industrie
- Nicolas Marques, directeur général de l’Institut économique Molinari
- Bertrand Martinot, expert associé à l’institut Montaigne
- Marc Menasé, founding partner de Founders Future
- Jean-Bernard Meurisse, entrepreneur dans l’accompagnement des PME
- Frédéric Motte, industriel, conseiller régional
- Constance Nebbula, vice-présidente de la région Pays-de-la-Loire
- Hervé Novelli, entrepreneur, ancien ministre
- François-Xavier Oliveau, dirigeant d’entreprise, essayiste
- Sylvain Orebi, entrepreneur
- Denis Payre, entrepreneur, Fondateur de Croissance Plus et Nous Citoyens
- Bruno Raillard, co-founder & managing Partner, Frst Capital
- Olivier Redoulès, économiste
- Adina Revol, essayiste et enseignante
- Julien Revol, entrepreneur
- Christophe Seltzer, consultant indépendant, ancien directeur de Students for Liberty et de GenerationLibre
- Rubin Sfadj, avocat
- Philippe Silberzahn, enseignant-chercheur, spécialisé en innovation et entrepreneuriat
- Rafik Smati, entrepreneur
- Alexandre Stachtchenko, entrepreneur, auteur et candidat aux législatives Paris 2e circonscription
- Jean-Louis Thiériot, député de Seine-et-Marne, ancien ministre
- Erwann Tison, économiste, enseignant à l’université de Strasbourg
- Arnaud Vaissié, président de International SOS
- Sébastien Verdeaux, conseil stratégique aux familles
- Aurélien Véron, conseiller de Paris
- Pierre-Emmanuel Weil, dirigeant d’un multi family office
- Nikolai Wenzel, enseignant- chercheur en économie
David Lisnard invité de “Tout est politique” sur France Info
Le 2 septembre 2025, David Lisnard était l’invité de l’émission “Tout est politique” sur France Info. Au cours de cet entretien, le président de Nouvelle Énergie est revenu sur plusieurs sujets majeurs de l’actualité nationale. Face à la situation politique et à la dissolution probable de l’Assemblée nationale, il a livré ses réflexions sur le fonctionnement de nos institutions et la nécessité de repenser notre cycle démocratique. David Lisnard a également confirmé son intention de participer à une grande primaire ouverte à droite, pour désigner un candidat unique en vue de l’élection présidentielle de 2027. Cette proposition, qu’il défend depuis plusieurs mois, vise à éviter la division des forces de la droite et du centre et à garantir un projet cohérent face aux défis du pays. À travers cet échange, il a réaffirmé sa volonté d’incarner une alternative fondée sur la liberté, la responsabilité et l’efficacité de l’action publique.
Dans une tribune publiée sur Causeur, Sophie de Menthon, Cheffe d’entreprise et présidente du mouvement Ethic, déplore le manque de vision économique et d’audace libérale dans la classe politique française. Elle estime que, parmi les responsables de droite comme de gauche, seul David Lisnard a su porter avec clarté et pédagogie un libéralisme fondé sur la liberté et la responsabilité individuelles.

Pour lire l’intégralité de la tribune et découvrir l’analyse complète de Sophie de Menthon sur la place du libéralisme dans le débat politique français, rendez-vous sur le site Causeur en cliquant ici.

Dans un entretien accordé à l’AFP, David Lisnard estime possible pour la droite de tomber d’accord sur dix mesures et appelle à l’organisation d’une primaire en 2026, dans la foulée des élections municipales. Résumé via BFM.

Retrouvez la chronique de David Lisnard pour L’Opinion.


Alors que le premier ministre François Bayrou a présenté ce mardi 15 juillet ses pistes pour le prochain budget 2026, treize porte-voix de Nouvelle Énergie proposent un contre-projet, axé sur la réduction du périmètre de l’État et la relance de la production de richesses. A lire via Le Figaro.

Baisse des impôts, de la dette et des dépenses de fonctionnement : David Lisnard est revenu sur la trajectoire budgétaire de la Mairie de Cannes.
« Ces très beaux résultats de la mairie de Cannes sont le fruit d’objectifs clairs, d’un travail organisationnel de l’ombre et acharné, d’une lutte contre les gaspillages constante et de la recherche de la performance, au service des contribuables, de notre cadre de vie, des générations futures. Tout est dans ces quatre tableaux. Ils ne sont pas des trophées : ils traduisent un engagement que nous tenons, une trajectoire que nous respectons, une méthode que nous déployons au service de la qualité de vie des habitants et de l’attractivité de Cannes.

« Tenir les comptes d’une ville n’est pas une finalité. C’est un moyen pour affronter tous les aléas et circonstances, pour embellir et améliorer constamment notre ville, sans céder à la facilité du levier fiscal ou de se reposer sur les générations futures par la dette. C’est un moyen pour contribuer à proposer un service public durable et efficace, au plus proche de l’humain, au juste coût.

« A Cannes, nous baissons la dette communale tous les ans sans exception depuis 2014. Nous n’avons jamais non plus créé de fiscalité additionnelle depuis 2014, n’avons jamais augmenté les taux des impôts communaux depuis 2014 et parvenons même cette année à les baisser de -3,6%. A Cannes, nous réalisons chaque année des économies de dépenses de fonctionnement et parvenons à un haut niveau d’investissement, dans une ville pourtant à fortes charges dites de « centralité » (Cannes n’est pas une ville dortoir mais une cité dynamique, qui accueille les populations de tout le département pour ses services, ses commerces et ses activités, notamment culturelles et sportives), aux conséquences financières des intempéries et depuis toujours au taux de pauvreté supérieur à la moyenne nationale (car nous accueillons de nombreuses familles modestes et des personnes à faibles revenus). A Cannes, nous proposons une aide sociale concrète, qui émancipe et ne tombe pas dans l’assistanat.

« Aussi longtemps que je serai maire, avec l’équipe que j’ai l’honneur de conduire, nous tiendrons ce cap, quoi qu’il advienne. Pour les Cannois, pour Cannes. Pour l’avenir de notre ville et pour nos enfants. » David Lisnard.

Selon une étude de l’Insee publiée mardi, un quart des ménages français vivent dans un logement considéré comme sous-occupé, c’est-à-dire avec au moins trois pièces de plus que nécessaire. Le maire Nouvelle Énergie de Cannes, alerte sur les risques d’une nouvelle immersion de l’État dans notre vie privée.

Retrouvez la chronique de David Lisnard pour l’Opinion.
