« Renforcer les forces morales » : l’armée de Terre et l’AMF nouent un partenariat inédit
Le chef d’état-major de l’armée de Terre et David Lisnard, président de l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité (AMF), ont signé ce 15 octobre une convention de partenariat destinée à renforcer le lien armée-Nation. Un article à retrouver sur le site du JDD.
Près de quatre ans après le début de la guerre, si l’Ukraine n’est toujours pas tombée aux mains des Russes, c’est grâce au soutien des pays occidentaux… mais pas seulement. L’aide matérielle serait vaine sans la volonté du peuple ukrainien de résister face à l’ennemi. Pour de nombreux experts, ce choix d’un peuple de ne pas céder porte un nom : celui des forces morales.
Dans un contexte géopolitique brûlant, alors que la guerre frappe aux portes de l’Europe, la France entend cultiver cette notion. C’est dans cet esprit que, le 15 octobre 2025, le général Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), et David Lisnard, président de l’AMF, ont signé à Paris une convention de partenariat visant à renforcer le lien armée-Nation et la résilience territoriale.
Objectifs ? « Il va y avoir des actions auprès de la jeunesse. Nous allons développer et renforcer la Journée de défense et de citoyenneté. Nous voulons aussi promouvoir les Cadets de la défense, les classes de défense et la réserve », explique au JDD David Lisnard, maire Les Républicains (Nouvelle Énergie) de Cannes. « Nous souhaitons également cultiver l’entretien de la mémoire », ajoute-t-il. Pour y arriver, l’édile explique que le renforcement des forces morales passe aussi par une valorisation et une meilleure utilisation du patrimoine militaire dans les communes. Les anciennes casernes pourraient ainsi devenir des lieux de culture.
Cet accord de partenariat doit permettre de développer les synergies entre les régiments de l’armée de Terre et les communes au profit « de la sécurité, de la gestion des crises et du développement local », a de son côté expliqué le général Schill sur le réseau social LinkedIn. « Présente dans 93 départements de métropole et d’outre-mer, l’armée de Terre s’appuie sur un maillage de plus de 500 implantations. Au-delà de sa mission première de défense, elle est localement un acteur économique et social majeur », a poursuivi le CEMAT.
Pour aider les communes à développer une véritable culture du risque, la convention entend aussi s’appuyer sur l’expérience des élus. « Lorsqu’il y a une crise, qu’elle soit liée au terrorisme, au grand banditisme, à une catastrophe naturelle ou à un incendie, le maire est toujours le premier sur le terrain. On veut donc développer la culture de la crise », affirme David Lisnard.
Enfin, le président de l’AMF veut un rapprochement accru entre les collectivités et l’armée de Terre, notamment en accueillant les familles de militaires et en incitant les communes à devenir des villes marraines. « L’objectif est aussi de relayer les contenus de l’institution militaire sur leurs réseaux sociaux et dans les revues municipales. » Depuis le lancement de cette démarche, 39 communes et régiments ont déjà noué un partenariat. « Nous allons en développer d’autres », promet le président de l’Association des maires de France, précisant que la convention est prévue pour une durée de quatre ans.
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Samuel Paty et Dominique Bernard : se souvenir et mener le combat
Dominique Bernard, assassiné il y a deux ans dans son lycée. Samuel Paty, décapité il y a cinq ans en sortant de son collège. Deux professeurs tués parce qu’ils enseignaient. Parce qu’ils transmettaient l’esprit des Lumières et la culture française. Parce qu’ils représentaient la civilisation : celle des savoirs, des principes de notre société, de l’universalisme républicain, de cette raison critique qui permet de lutter contre l’obscurantisme. Une tribune de David Lisnard parue sur le média Rupture-Mag.
Tous deux ont été assassinés au nom de la même idéologie : l’islamisme.
Ces anniversaires nous obligent. Ils nous interdisent l’oubli. Ils nous commandent de nommer l’ennemi, de démasquer ses complices, de protéger ceux qui sont en première ligne.
Leurs assassins n’ont pas tué deux individus au hasard. Ils ont visé ce qu’ils incarnaient : la transmission. Cette mission qui fait d’un enfant un homme, d’un homme un esprit libre, d’une génération l’héritière d’une civilisation.
Samuel Paty était professeur d’histoire-géographie et d’enseignement moral et civique. Il est mort pour avoir montré les caricatures de Mahomet dans le cadre d’un cours sur la laïcité. Il ne faisait alors que son métier et il le faisait bien pour former des citoyens capables de penser par eux-mêmes, de distinguer le sacré du politique, de choisir leur vie sans soumission à quelque dogme que ce soit.
Dominique Bernard enseignait le français. La langue de Molière, de Voltaire, de Montaigne et de Camus. Et de Sansal. Cette langue qui fait la France et porte en elle l’élégance de la pensée, la précision du raisonnement et dont la maîtrise est la première condition de l’esprit libre : on ne peut penser clairement que ce que l’on sait nommer avec justesse.
Les islamistes ne peuvent accepter cela. Car un esprit formé par les humanités, par les Lumières, par l’esprit critique, ne pliera jamais devant l’ordre théocratique.
Mais si l’islamisme tue, il prospère sur nos renoncements. Il grandit dans l’espace que lui ouvrent nos lâchetés. Il triomphe quand nous nous taisons.
Depuis des années, nous avons laissé l’islamisme avancer à bas bruit. Dans les quartiers où les femmes disparaissent du paysage, où les codes vestimentaires s’imposent par l’intimidation. Dans les écoles où des cours sont contestés au nom du religieux, où la laïcité est combattue comme une oppression. Dans des associations subventionnées qui pratiquent l’entrisme. Dans les universités et certaines grandes écoles où les théories décoloniales et l’obsession victimaire préparent le terrain idéologique de l’islamisme.
Le « pas de vague » trop souvent pratiqué par l’Éducation nationale est emblématique de ce renoncement.
Samuel Paty avait été menacé. Il fut lâché par sa hiérarchie. Dominique Bernard exerçait dans un établissement où les signaux d’alerte existaient.
Un professeur menacé doit savoir que son institution le protégera. Un professeur attaqué doit savoir que sa hiérarchie le défendra. Un professeur qui fait son métier doit savoir qu’il ne sera jamais seul.
Toute contestation d’un enseignement au nom du religieux doit entraîner l’exclusion définitive. Toute menace contre un professeur doit déclencher la protection de l’État et la condamnation judiciaire effective des auteurs et de leurs complices.
Il faut aussi redonner aux enseignants l’autorité qui est la leur. Un professeur est celui qui sait et qui transmet. Sa parole fait autorité. Son enseignement ne se négocie pas avec les familles, les communautés, les revendications identitaires.
L’islamisme est un totalitarisme. L’islamiste est un ennemi total. Il nous fait la guerre. Ce « nous » concerne toute l’humanité qui ne sombre pas dans le djihâdisme, ce « nous » est athée, chrétien, musulman, juif, agnostique, ce « nous » est la communauté nationale, ce nous est chaque particule de l’universalisme républicain. Alors, nous devons en retour faire la guerre à l’islamisme, avec tous les moyens de l’État de droit, sans faiblesse.
Cela suppose d’interdire toutes les organisations islamistes. De fermer les mosquées salafistes ou/et fréristes. D’expulser les prêcheurs de haine. De couper les financements étrangers qui alimentent le séparatisme. De sanctionner les élus qui négocient avec l’ennemi. De dissoudre les associations qui frayent avec cette idéologie.
Cela suppose aussi de livrer un combat culturel et civilisationnel en réarmant les contenus d’enseignement. En enseignant sans complexe notre histoire, notre littérature, notre philosophie. En formant des citoyens attachés à la liberté, à l’égalité, à la laïcité.
Si nous ne soutenons pas nos professeurs, nous acceptons la décadence et la soumission.
Dominique Bernard et Samuel Paty sont morts pour une certaine idée de la France. À nous de faire en sorte que la France vive pour ce que Samuel Paty et Dominique Bernard ont défendu.
Retrouvez cette tribune sur le site de Rupture-Mag en cliquant ici.
À l’occasion du Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace au Bourget, David Lisnard s’est rendu sur place pour aller à la rencontre des acteurs de l’une des filières les plus stratégiques pour l’avenir du pays.

Le président de Nouvelle Énergie a salué le savoir-faire, l’engagement et l’innovation des entreprises françaises présentes sur le salon, tout comme celui des nombreux talents – ingénieurs, techniciens, entrepreneurs – qui œuvrent chaque jour au service de la souveraineté, de la sécurité et des libertés de la France.

Des technologies de pointe aux démonstrations grandeur nature, cette visite a été l’occasion pour David Lisnard de rappeler l’importance d’un soutien fort et durable à l’industrie aéronautique et spatiale française, pilier de notre indépendance et de notre compétitivité.

Retrouvez les 3 heures d’échange entre David Lisnard et Richard Détente, pour son podcast Grand Angle.
Dans cet entretien approfondi, tous les grands sujets qui préoccupent les Français sont abordés :
• La dette et les finances publiques : pourquoi l’État est techniquement en faillite
• La réforme de l’État : comment réduire drastiquement la bureaucratie
• La subsidiarité : le principe qui pourrait transformer notre pays
• L’énergie et le climat : pour une approche pragmatique et efficace
• La défense nationale : comment financer notre souveraineté David Lisnard partage également sa méthode éprouvée à Cannes, où il a réussi à réduire la dette tout en investissant davantage et en baissant les impôts.
Une réunion de travail portant sur les cyber attaques et les risques majeurs dans le cadre de la stratégie nationale de résilience.
