Lutte contre l’incivisme : le combat quotidien
À Cannes, alors que l’incivisme est traqué en temps réel, patrouilles et prévention conjuguées rappellent que « l’espace public n’est pas un dépotoir ».
Le talkie-walkie grésille. À peine le temps d’échanger quelques mots qu’une voix signale un jet de détritus à deux rues de là. La patrouille de la propreté urbaine accélère alors le pas. À Cannes, la lutte contre l’incivisme n’est pas une théorie : elle se pratique, sur le terrain, du matin au soir. Derrière l’image de carte postale, la ville mène une bataille quotidienne pour rester propre. Car, « aujourd’hui, on ne dit pas que la ville est sale, on dit qu’elle a été salie », insiste Thierry Gaudineau, directeur de la propreté urbaine.
Le glissement sémantique est assumé. La salissure n’est plus une fatalité, mais la conséquence d’un comportement. Un mégot, un sac posé à côté d’une corbeille, un encombrant abandonné en bas d’un immeuble : autant de gestes qui déclenchent une mécanique bien rodée.
« C’est le cœur même de notre action »
Avant de prendre la route, les équipes se coordonnent. À 9 h, police municipale et services de la propreté croisent leurs signalements. « Tous les effectifs ont cette mission-là. Ce n’est pas une unité à part, c’est le cœur même de notre action quotidienne », explique Rémi Andrieux, adjoint au directeur opérationnel. « On adapte nos passages en fonction des habitudes constatées. Quand un point revient régulièrement, on renforce la présence. »
Sur le terrain, le flagrant délit reste cependant l’exception et la dissuasion passe aussi par l’œil numérique. Avec 1 028 caméras déployées dans la commune, Cannes dispose de l’un des réseaux de vidéoprotection les plus denses de France. Depuis le Centre de supervision urbain (CSU), les opérateurs signalent tout geste d’incivilité. La patrouille la plus proche est aussitôt dirigée sur place. « À partir du moment où l’infraction est constatée, elle est relevée », insiste Yves Daros, directeur de la police municipale.
La ligne est assumée. « Il faut que la règle soit claire pour tout le monde. Quand on verbalise, ce n’est pas pour faire du chiffre, c’est pour rappeler que l’espace public n’est pas un dépotoir. » En 2025, plus de 3 500 procès-verbaux ont été dressés pour jets de détritus ou sorties de poubelles hors des emplacements prévus.
Une politique de tolérance zéro, visible et régulière, qui commence à porter ses fruits. « La sanction a un effet réel. Les comportements évoluent, parce qu’il y a une réponse systématique », poursuit Yves Daros. Ceux qui persistent le font désormais en connaissance du risque.
« L’utopie reste l’objectif »
La répression n’est pourtant qu’un volet de la stratégie. « Dans les trois temps de la propreté urbaine, il y a la communication, les moyens mis à disposition et la sanction », détaille Thierry Gaudineau. Les rues les plus fréquentées sont nettoyées plusieurs fois par jour. En période estivale, les équipes travaillent jusqu’à 23 heures sur 24 pour absorber le triplement de population. Rien que pour la propreté urbaine, près de 2 000 tonnes de déchets sont ramassées chaque année sur le domaine public. Un coût de plusieurs millions d’euros, pour 210 agents permanents, renforcés par des saisonniers. « L’incivisme oblige parfois à repasser là où l’on est déjà passé », souligne le directeur.
Sur la place Roubaud, à Cannes-la-Bocca, les commerçants jouent aussi leur rôle. « Une rue propre attire la clientèle », confie l’un d’eux. « On ramasse ce qui traîne devant la boutique et on rappelle gentiment aux clients de ne pas jeter leurs déchets n’importe où. » Au fil des années, les mentalités semblent évoluer.
« On ne pourra jamais supprimer toutes les infractions, mais l’utopie reste l’objectif », glisse Nicolas Iltis, responsable de secteur.
Certains habitants n’hésitent plus à interpeller un voisin qui jette son mégot. La peur de la sanction s’ajoute désormais au regard des autres. Et chaque geste incivique laisse maintenant son empreinte.
Voir cet article sur le site de Nice-Matin.
Le futur campus Vatel accueillera 344 logements
La « Vatel Academy » regroupera aussi une résidence de tourisme de 129 logements, un parking, des espaces d’enseignement, ainsi qu’un hôtel d’application. Un article de Nice-Matin.
De nombreux logements verront le jour ces prochaines années et ont fait l’objet de délibérations lors du dernier conseil municipal. D’abord, le bailleur CDC Habitat Social, qui gère déjà 241 logements locatifs sociaux à Cannes, s’engage à en réaliser 51 autres, au 68, chemin des Gourguettes, à La Bocca, sur un terrain dont il est propriétaire, pour près de 11 millions d’euros. La future résidence, subventionnée pour 120 000 euros par la Ville, qui bénéficiera d’une proximité avec les établissements scolaires et les transports, sera livrée au 3e trimestre 2029.
Toujours à La Bocca, au pied de la colline de la Croix-des-Gardes, la S.A. Unicil s’est portée acquéreuse de huit logements locatifs sociaux, en « vente en état futur d’achèvement » (Vefa) au sein de la résidence L’Écrin des Gardes (15, avenue François-Tuby). Cinq logements (deux T2, trois T3) seront conventionnés en Prêt locatif à usage social (PLUS), et trois T2 en Prêt locatif aidé d’intégration (PLAI). Pour soutenir la création de ces logements, livrés en avril 2028, la municipalité accorde une garantie d’emprunt auprès de la Caisse des dépôts et consignations.
Une opération à 36,88 millions d’euros.
Surtout, Cannes renforce sa dynamique universitaire avec l’implantation d’une école Vatel (école internationale du management de l’hôtellerie et du tourisme) sur le site des ex-locaux de l’AFPA, au 161, avenue Francis-Tonner. Pour loger ces futurs étudiants (1000, à terme), 3F Résidences a acquis, auprès du promoteur Océanis Promotion, 344 logements en Vefa, au sein du futur campus. Logements qui seront répartis sur deux résidences : l’une pour les étudiants (141 studios meublés) et l’autre pour les jeunes actifs et saisonniers (203), et bénéficieront d’un fonctionnement mutualisé, avec gestion et accès communs, assurés par l’association Hébergement solidaire engagé.
La « Vatel Academy » regroupera aussi une résidence de tourisme de 129 logements, un parking, mais aussi un campus composé d’espaces d’enseignement, un hôtel d’application avec une cinquantaine de chambres, un restaurant, un bar, etc. La Ville subventionne l’opération — valeur totale : 36,88 millions d’euros — à hauteur de 200 000 euros pour les 203 logements étudiants, et le projet devrait être livré pour la rentrée 2028.
La Ville acquiert la Bastide du Riou
C’est une vente quelque peu inhabituelle qui a été actée lors de la séance. La Ville se porte acquéreuse de la Bastide du Riou. Villa de maître construite dès 1924, à l’initiative du Maharadja Martanda Bhairava Tondeiman, dirigeant de l’État princier de Pudukkottai (Inde britannique), elle a appartenu, dans les années 1970, au président de la banque BNP. « Au-delà de son intérêt patrimonial historique et architectural, la propriété présente un potentiel stratégique pour la politique de rayonnement culturel et audiovisuel, explique la Ville. Par la qualité de son architecture et de ses espaces extérieurs, ce site constitue un lieu adapté à l’accueil de tournages audiovisuels et cinématographiques, en cohérence avec les besoins des professionnels du secteur. »
Alors, « soucieux d’assurer la préservation de sa demeure historique et désireux d’en faire un site potentiellement utilisé pour la filière audiovisuelle », le propriétaire des lieux a proposé à la commune d’acquérir la propriété moitié prix — trois millions d’euros au lieu de six. Tout en continuant à y habiter, il autorise la Ville à y organiser des rencontres culturelles et des tournages, permettant à la commune de « sanctuariser cette demeure d’exception (…) et de renforcer ses actifs, mais aussi de disposer d’un site de tournage en extérieur rare et qualitatif, venant renforcer l’offre de lieux mobilisables dans le cadre de la filière Cannes On Air. »
Nouvelle opération anti-stupéfiants à Ranguin
Une nouvelle opération d’ampleur a été menée très tôt ce matin dans le quartier de Ranguin. Neuf individus ont été interpellés et une quantité importante de drogue a été saisie.
Conduite sous l’autorité du Procureur de la République, cette action illustre l’efficacité du travail d’enquête de la Police nationale et la qualité de la coordination avec la Police municipale. Les échanges d’informations entre les deux forces et l’appui du réseau municipal de vidéoprotection ont permis une intervention ciblée et rapide.
La semaine dernière déjà, une tête de réseau était interpellée en centre-ville par la Gendarmerie nationale, avec une mobilisation importante de moyens.
Les chiffres traduisent cette constance : 125 opérations anti-stupéfiants ont été menées l’an dernier à Cannes. En 2025, 151 dealers ont été interpellés, soit un tous les deux jours.
Ces opérations s’inscrivent dans la volonté de David Lisnard de renforcer sans relâche la coordination entre Police nationale et Police municipale, d’intensifier les contrôles et de multiplier les actions de terrain pour lutter efficacement contre les trafics.
La lutte se poursuit, avec la même détermination, dans tous les quartiers.
La Ville change l’éclairage public pour économiser l’énergie
Depuis lundi 23 février, les travaux ont lieu de nuit, pendant une semaine. Un article paru dans Nice-Matin.
60% d’économie d’énergie. C’est l’objectif affiché par la municipalité de Cannes qui a engagé, depuis lundi et jusqu’à vendredi, une opération de modernisation de l’éclairage public. Sept rues du centre-ville sont concernées par l’installation de nouveaux dispositifs présentés comme « plus performants » et offrant « un meilleur confort visuel », indiquent les services municipaux.
Les interventions se déroulent exclusivement de nuit afin de limiter la gêne pour les riverains. Si l’accès aux habitations est maintenu pour les résidents, la circulation automobile est déviée dans les périmètres en chantier.
Les interventions rue des États-Unis et rue Notre-Dame ont eu lieu dès le 23 février, et celles des rues Maréchal-Joffre et Jean-de-Riouffe à partir d’aujourd’hui. Ce sera ensuite au tour des rues Victor-Cousin, Tony-Allard et Lafontaine, les 26 et 27 février.
Au total, plusieurs dizaines d’équipements seront renouvelés. Le chantier porte sur quarante-trois lanternes fixées en façade ou sur des candélabres et quatre ensembles piétonniers.
Selon la mairie, « toutes les dispositions sont prises pour préserver la tranquillité des habitants durant la phase de travaux ».
L’intelligence artificielle s’attaque à la voirie
Les services techniques utilisent désormais l’IA pour repérer les fissures de la chaussée. Une méthode qui permet d’anticiper les réparations et d’intervenir avant que les petites dégradations ne deviennent des travaux lourds. Un article paru dans Nice-Matin.
Sur les routes de Cannes, la chaussée aussi est désormais passée à l’heure des données et de l’intelligence artificielle. Ici, l’asphalte ne se contente plus d’être réparé : il est scruté, analysé et anticipé. Au volant d’un véhicule ou sur un vélo, des agents municipaux sillonnent la ville, smartphone en main, pour nourrir un système d’intelligence artificielle capable de détecter les dégradations avant même qu’elles ne deviennent visibles pour les riverains. Nids-de-poule, revêtement usé, signalisation abîmée : la voirie cannoise se transforme en base de données géante avec, comme ligne directrice affichée par la mairie, un gain de temps, une réduction des coûts et surtout une intervention au bon endroit, au bon moment.
Au total, plus de 175 kilomètres de voirie ont déjà été passés au crible.
Un diagnostic en temps réel
L’application embarquée photographie automatiquement la chaussée tous les quatre mètres. L’algorithme analyse le type de revêtement, repère fissures et affaissements et contrôle l’état des panneaux de signalisation, avec une extension prochaine au marquage au sol.
« L’intelligence artificielle nous permet d’objectiver l’état réel de la voirie, explique Christophe Biche, directeur général adjoint des services techniques. On peut hiérarchiser les priorités et investir chaque euro là où il est nécessaire. »
Les données, elles, sont ensuite cartographiées. Chaque bout de route apparaît avec un code couleur du vert pomme au rouge tomate selon le niveau de dégradation.
Un système qui accélère le travail des équipes : « Quatre agents ont pu analyser 80 kilomètres en deux semaines, là où un diagnostic classique pouvait mobiliser jusqu’à trente agents pendant plusieurs mois. » Mais malgré cette nouvelle dépendance robotique, l’humain garde le dernier mot. Avant toute programmation de travaux, une vérification de terrain reste obligatoire.
« On veut privilégier des interventions rapides »
L’enjeu reste pourtant budgétaire. La Ville veut privilégier les interventions rapides sur les dégradations naissantes plutôt que les réparations lourdes. « On ne peut pas refaire 180 kilomètres d’un seul coup », rappelle Christophe Biche, qui doit tenir compte de la fréquentation des axes et du niveau de dangerosité. « On veut privilégier des interventions rapides, de l’ordre de 5 000 à 10 000 euros, pour éviter d’avoir à engager, dans deux ou trois ans, des travaux lourds pouvant atteindre 100 000 euros. »
Le dispositif, fondé sur l’intelligence artificielle, représente de son côté 30 000 euros la première année, puis 15 000 euros les deux années suivantes. Après douze mois d’expérimentation en 2025, la municipalité a désormais basculé dans une phase pleinement opérationnelle. Désormais, la voirie cannoise entre ainsi dans une logique d’anticipation : un suivi permanent pour traiter les faiblesses avant qu’elles ne deviennent trop coûteuses.
David Lisnard détaille ses projets pour l’avenir
C’est dans un théâtre de la Licorne plein à craquer que le maire et candidat à sa réélection a énoncé sa feuille de route, égrainant de nombreux projets. Un article de Nice-Matin.
C’est sous un tonnerre d’applaudissements qu’est apparu David Lisnard, hier soir dans un théâtre de la Licorne plein à craquer. Pas pour un meeting de campagne, indiquait le maire-candidat « en préambule », mais pour une grande soirée d’« énumération de projets » « conçus pour Cannes, avec Cannes comme finalité ». Des projets « crédibles », que David Lisnard entend réaliser sur une dizaine d’années, car « on ne peut pas concevoir de projets structurants avec le calendrier électoral », soit six ans.
Et si le président de Nouvelle Énergie a annoncé ne pas vouloir parler de politique nationale, il n’a tout de même pas su s’empêcher de tacler le président Macron et d’évoquer l’attaque de Michel Tabarot à son encontre, sur le cumul des mandats (notre édition du 18 février). Pendant la soirée, il est longuement revenu sur le bilan de douze années de mandats, évoquant pêle-mêle le renouveau de la place Roubaud, la création du campus Georges-Mélinès, la rénovation de la place du Commandant-Lamy, le projet Boccacabana, la création de la salle des fêtes de La Bocca, le skatepark de la Roseraie, la rénovation du boulevard Alexandre-III, la transformation des allées de la Liberté, la rénovation de la Malmaison.
Mais aussi ses combats contre les incivilités, pour plus de sécurité : « On a triplé notre parc de caméras de vidéoprotection », la baisse des taux communaux (-3,6 %), la création de squares (onze), le projet de la Nouvelle Frayère.
Tester « l’école autrement »
Et s’il n’a pas présenté ses futurs colistiers, c’est tout de même en présence de ses plus proches élus – Joëlle Arini, Franck Chikli, Nicolas Gorrix, Françoise Bruneteaux – et de la députée Alexandra Martin, que David Lisnard a présenté sa feuille de route pour le mandat à venir. Le candidat LR a prévu de rénover l’école Eugène-Vial, de réaliser une extension à l’école Méro pour le périscolaire, de reconstruire la cuisine centrale. Mais aussi d’expérimenter une « école autrement », avec par exemple un lever du drapeau…
Au niveau sécuritaire, il est prévu de créer une brigade de lutte contre le bruit, de désigner un élu anti-nuisance, d’installer des radars anti-bruit… Mais aussi d’étendre la vidéoprotection et de former des chiens adoptés à la SPA à la détection de drogue.
Autres grands projets : le réaménagement et la végétalisation de la voie rapide ; la restructuration, la rénovation, la végétalisation et l’embellissement des zones industrielles des Tourrades et de la Roubine ; la piétonnisation de la rue Forville.
Le marché Gambetta embelli
Les Jeudis du Suquet seront créés ; un dispositif de bail réel solidaire instauré ; le foyer pour les SDF sera reconstruit ; un gymnase sera adapté pour le rendre inclusif pour les porteurs de handicap et atteints de troubles autistiques.
Niveau santé, la réalisation d’une structure d’accueil pour jeunes en souffrance psychologique, la construction d’un pôle santé à la Frayère.
Les animaux et l’environnement ne sont pas oubliés, puisqu’il est prévu de créer un jardin canin aux Hespérides, d’expérimenter des capteurs thermiques dans les parkings pour détecter les chiens abandonnés. Un city stade sera créé dans les secteurs est, tout comme un mur d’escalade en plein air dans la ville, le Palais des Victoires sera rénové, tout comme le musée du Masque de fer. Enfin, après Forville, ce sera au tour du marché Gambetta de profiter d’un embellissement.
Parking Saint-Nicolas : Cannes reprend la main au service de l’intérêt général
La Ville de Cannes poursuit la modernisation de ses services publics de proximité. À compter du 1er octobre 2026, le parking Saint-Nicolas, situé derrière la gare SNCF dans le quartier République, intégrera officiellement le réseau Cannes Parking, géré par la régie municipale.
Cette décision, actée lors du conseil municipal du 16 février, marque la fin d’une délégation de service public conclue en 2008 pour trente ans avec un opérateur privé. Un choix assumé par la municipalité : reprendre la maîtrise d’un équipement stratégique de 420 places, au nom de l’intérêt général et de la qualité de service due aux usagers.
Une gestion publique plus exigeante et plus performante
« Nous avons constaté des manquements récurrents, notamment en matière de propreté, de sécurité, de suivi financier et de fréquentation. Cette gestion ne correspondait plus aux exigences de la commune », a expliqué David Lisnard en conseil municipal.
La reprise en régie permettra d’appliquer au parking Saint-Nicolas les standards déjà éprouvés du réseau municipal : transparence de gestion, entretien renforcé, sécurité accrue et politique tarifaire équitable. Une organisation qui a fait ses preuves ces dernières années et qui accompagne la montée en puissance de Cannes Parking.
Avec cette intégration, le réseau comptera 12 parkings et plus de 5 100 places, pour plus de 2 millions de passages enregistrés en 2025 et plus de 3 000 abonnés à la fin de l’année. Des chiffres qui traduisent une demande croissante et une gestion efficace.
Soutenir les commerces et l’attractivité du centre-ville
Au-delà de la performance de gestion, l’enjeu est aussi économique. La municipalité entend faire du stationnement un outil d’attractivité pour le centre-ville et un levier de soutien aux commerces de proximité, en facilitant l’accès et la rotation des véhicules.
Les usagers bénéficieront des mêmes avantages tarifaires que dans les autres parkings municipaux :
– 2 heures gratuites une fois par semaine,
– 3 heures gratuites chaque samedi, dimanche et jour férié.
Une transition maîtrisée, sans coût pour les contribuables
La transition est engagée depuis plusieurs mois. L’opérateur actuel a été informé dès novembre 2025, et des réunions techniques ont débuté en janvier afin d’organiser le transfert sans interruption de service.
Des travaux de modernisation seront réalisés pour mettre le parking aux standards actuels. La Ville précise que l’ensemble de l’opération sera financé par les recettes de la régie, sans augmentation d’impôts ni contribution supplémentaire des contribuables, grâce à la capacité d’autofinancement du réseau Cannes Parking.
Avec cette décision, Cannes confirme une ligne claire : quand la gestion publique est plus efficace que le privé, elle assume de reprendre la main. Une action pragmatique, orientée résultats, au service des habitants, des commerçants et de l’attractivité urbaine.
Quels seront les grands investissements en 2026 ?
Lors du dernier conseil municipal du mandat, le budget primitif a été voté à l’unanimité. Parmi les grands projets : le réaménagement du boulevard de la Croisette, la rénovation et l’embellissement des cimetières… Un article de Nice-Matin.
C’est une bonne nouvelle pour les Cannois : les mesures d’allègement de la fiscalité communale, mises en œuvre l’an passé, seront reconduites en 2026. Pour rappel, l’année dernière, les impôts, inchangés depuis 2014, avaient baissé de 3,6 % pour les trois taxes locales. Une décision validée lors du vote du budget primitif, ce lundi, lors du dernier conseil municipal du mandat.
Le maire-candidat David Lisnard en a profité pour rappeler que, depuis 2014, la dette a été diminuée de 81 735 351 euros.
« Les efforts d’économie pour une stricte maîtrise budgétaire seront poursuivis, pour permettre de pallier les effets cumulés des prélèvements et transferts de charges supplémentaires unilatéraux de l’État et dégager un niveau d’épargne nette autorisant le maintien de la capacité d’investissement de la commune », ajoute-t-il.
Depuis 2014, ce sont 722 409 447 euros qui ont été investis. Et, pour 2026, ce montant est de 176 615 741 euros, dont 81 700 000 euros dans le budget principal de la Ville. Soit l’un des plus gros montants du mandat (avec 2025), « pour préparer l’avenir en renforçant l’activité de Cannes ».
Modernisation du Palais, travaux à Forville…
Et parmi les principales opérations programmées pour 2026, se trouve notamment l’aménagement du centre de La Bocca, avec la continuité du réaménagement de la place Roubaud (10 168 000 euros), commencé en 2023 ; mais aussi l’aménagement et l’embellissement du boulevard de la Croisette (8 000 000 euros), qui devraient débuter à l’automne 2026 ; la restructuration et le confortement du toit du marché Forville (7 866 000 euros), qui se prolongera en 2026 ; la modernisation et l’embellissement du Palais des festivals et des congrès (6 000 000 euros) ; Nouvelle Frayère (5 130 033 euros), « qui vise à rendre le quartier plus beau, plus sûr et pratique » ; la réhabilitation de la ferme Giaume (2 820 000 euros).
Ou encore le plan école (2 171 787 euros) ; le réaménagement des boulevards du Midi et Jean-Hibert pour favoriser la promenade et la pratique du sport (2 000 000 euros), avec le démarrage d’un nouveau tronçon et la remise en peinture de l’aire de fitness située au Rocher et dans l’axe du quai Laubeuf ; l’embellissement du front de mer (1 990 000 euros) ; la création d’une maison d’illustre au moulin Forville (725 606 euros), dédiée à l’histoire de Cannes et à la culture provençale ; la rénovation des bâtiments historiques sur l’île Sainte-Marguerite (1 199 202 euros) ; la rénovation et l’embellissement des cimetières (750 000 euros), avec l’aménagement des columbariums de l’Abadie II, la reprise du parking et la continuité des études paysagères et des interventions sur le site du Grand Jas.
À Cannes, le WAICF s’impose comme le rendez-vous annuel mondial de l’intelligence artificielle
Pour sa cinquième édition, le World AI Cannes Festival (WAICF) a confirmé son statut de grand rendez-vous mondial de l’intelligence artificielle, transformant durant deux jours le Palais des Festivals en véritable capitale européenne de l’IA.
Avec plus de 10 000 participants, 200 exposants, 300 intervenants et 40 pays représentés, le WAICF s’affirme comme une agora stratégique où se rencontrent développeurs, industriels, chercheurs et décideurs publics pour accélérer l’adoption, la gouvernance et la maîtrise de l’intelligence artificielle.
Ici, le débat ne porte plus sur la faisabilité de l’IA, mais sur les conditions de son déploiement responsable, sécurisé et durable.
L’IA, une infrastructure stratégique mondiale
Sur les scènes comme dans les allées, un constat s’impose : l’intelligence artificielle est devenue une infrastructure critique, intégrée aux services publics, aux systèmes de santé, aux décisions économiques et aux chaînes industrielles.
Présente pour l’ouverture du salon, la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Anne Le Hénanff, a souligné la dynamique française :
« L’IA française n’est plus une promesse, c’est une réalité. Elle se déploie dans tous les secteurs, crée de la valeur et ouvre de nouvelles perspectives. »
Un an après le sommet parisien consacré à l’IA, l’écosystème national a clairement accéléré. Les startups françaises ont levé plus de 2,5 milliards d’euros, tandis que les projets de data centers souverains se multiplient, à l’image de DataGreen ou de Policloud à Cannes, afin de renforcer l’autonomie technologique du pays.
Mais au-delà des performances économiques, la France défend une vision singulière : celle d’une IA responsable, durable et tournée vers le bien commun.
Compétition mondiale et ambition européenne
Cet enthousiasme n’efface pas les inquiétudes. Lors de l’inauguration, David Lisnard a rappelé la dimension économique, stratégique et géopolitique d’une technologie appelée à peser des milliers de milliards de dollars dans les prochaines années.
« Si nous ne maîtrisons pas l’IA, nous la subirons. »
Un avertissement clair face à la concurrence des États-Unis et de la Chine, et un appel à renforcer la capacité d’investissement et d’innovation européenne. Pour le maire de Cannes, on ne maîtrise pas une technologie en la sur-régulant, mais en la produisant, en l’industrialisant et en la déployant à grande échelle.
Il a dénoncé le déséquilibre actuel : une Europe championne de la norme, mais absente des géants mondiaux de l’IA, plaidant pour une véritable stratégie industrielle, inspirée notamment d’une DARPA européenne de l’IA et du quantique, capable de relier recherche fondamentale, recherche appliquée et passage à l’industrialisation.
Les territoires au cœur de l’innovation
Autre marqueur fort de cette édition : l’ancrage territorial du WAICF.
« L’innovation ne se passe pas qu’à Paris », a rappelé la ministre, soulignant que plus d’une startup sur deux naît désormais hors Île-de-France.
Le pavillon Terre d’IA a une nouvelle fois mis en lumière l’excellence technologique des Alpes-Maritimes, avec 28 startups locales présentant leurs solutions dans des domaines clés : santé, environnement, cybersécurité, territoires intelligents ou énergie. Une démonstration concrète que la compétitivité française se construit au plus près des territoires, par l’expérimentation et l’agilité locale.
Cannes, laboratoire de la performance publique par l’IA
Dans son discours, David Lisnard a illustré cette dynamique par des exemples concrets. À Cannes, l’IA est déjà mobilisée pour :
• l’analyse automatisée de l’état des voiries, permettant de hiérarchiser objectivement les investissements ;
• l’usage d’IA génératives divisant par dix le temps de traitement de certains documents administratifs ou contrats publics ;
• la réduction des dépenses de fonctionnement et le renforcement de la performance publique.
L’objectif n’est pas de remplacer l’humain, mais au contraire de remettre de l’humain au service de l’humain, en automatisant le back-office pour renforcer la qualité du service rendu aux citoyens.
Un principe résumé par un symbole fort : à Cannes, un être humain répond au téléphone 24h/24, 7j/7, y compris les jours fériés.
Énergie, souveraineté et avenir industriel
Enfin, David Lisnard a insisté sur un enjeu central souvent sous-estimé : l’énergie.
Pas de développement massif de l’IA sans une énergie décarbonée, abondante, pilotable et compétitive. Il a plaidé pour une priorité claire donnée à l’hydroélectrique et au nucléaire, condition indispensable à tout renouveau industriel européen.
Une ambition française et européenne assumée
À Cannes, le WAICF n’est pas seulement un salon. Il est devenu un lieu de confrontation des idées, de foisonnement des initiatives et d’affirmation d’une ambition française et européenne en matière d’intelligence artificielle.
« L’IA ne remplacera pas l’homme, mais l’homme augmenté. »
Dans un monde en recomposition accélérée, Cannes s’affirme plus que jamais comme un carrefour stratégique de l’IA mondiale, au service de l’innovation, de la souveraineté et du progrès humain.
Plus de 2 millions de visiteurs : Cannes Parking, levier d’attractivité et de pouvoir d’achat
En 2025, 2,09 millions de visiteurs ont fréquenté les parkings municipaux en ouvrage ou en enclos de Cannes. Un chiffre qui confirme à la fois l’attractivité de la ville et la pertinence d’un choix politique assumé : reprendre en régie municipale une partie stratégique du stationnement pour en faire un outil au service du quotidien, de l’économie locale et du pouvoir d’achat.
Cannes Parking : une régie municipale au service des usagers
Avec Cannes Parking, la Ville a fait le choix d’une gestion publique de proximité, pragmatique et orientée usagers. Les parkings repris en régie sont progressivement rénovés, sécurisés et modernisés, pour être plus accueillants, plus lisibles et plus rassurants, tout en restant moins chers.
Surtout, Cannes Parking applique une politique tarifaire volontairement très attractive, pensée pour inciter à venir en centre-ville, consommer, sortir et profiter de Cannes toute l’année.
Des tarifs qui font la différence
Les mesures mises en place sont sans équivalent à cette échelle :
•3 heures gratuites chaque samedi,
•3 heures gratuites chaque dimanche,
•3 heures gratuites chaque jour férié,
•2 heures gratuites une fois par semaine, pour les usages du quotidien,
•Un forfait soirée plafonné à 3 €, du samedi 19h au dimanche 9h, pour favoriser les sorties, la vie nocturne et l’attractivité du centre-ville.
À cela s’ajoute une réalité souvent méconnue : sur les 19 000 places de stationnement en surface à Cannes, 16 000 sont gratuites toute l’année, et les autres offrent une demi-heure gratuite à proximité immédiate des commerces, complétée par le dispositif du disque bleu à La Bocca.
Une attractivité urbaine qui se traduit dans les usages
Cette politique produit des résultats concrets. La fréquentation record des parkings traduit l’attractivité croissante de Cannes, portée par la qualité des aménagements urbains, la végétalisation, la propreté, la sécurité et la valorisation des identités de quartiers. Cannes est une ville où l’on vient et où l’on revient.
Elle confirme aussi le rôle de centralité de Cannes dans son bassin de vie et bien au-delà. On vient y faire ses achats, déjeuner, dîner, se promener, sortir, assister à des événements ou séjourner. Ces flux sont essentiels pour les commerçants, artisans et indépendants, qui bénéficient directement de cette dynamique.
Mobilités : pas d’idéologie, des solutions
À Cannes, les mobilités ne s’opposent pas, elles se complètent. La Ville développe simultanément :
•les transports publics, avec +30 % de passagers en 12 ans sur le réseau Palm Bus ;
•les pistes cyclables, dont 68 % ont été réalisées depuis 2014 ;
•les capacités de stationnement, y compris pour les deux-roues, avec +65 % d’emplacements motos et vélos depuis 2014.
Faciliter le quotidien, soutenir l’économie locale
La politique de stationnement cannoise illustre une ligne constante : agir sans dogmatisme, privilégier l’efficacité, faciliter la vie quotidienne et soutenir l’activité économique locale, dans tous les quartiers.
Cannes avance. Et là encore, les chiffres parlent.