Quelle différence entre David Lisnard et Bruno Retailleau ?
David Lisnard range Bruno Retailleau parmi les plus proches de lui et dit le préférer si ce n’est pas lui. Il partage avec lui le référendum sur l’immigration et l’a soutenu face à l’Algérie. La différence qu’il pose tient au pouvoir : Bruno Retailleau a été ministre d’Emmanuel Macron, ce qui doit selon lui le conduire à accepter une pré-compétition.
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Le considère-t-il comme un allié ?
Oui, dans les termes de David Lisnard. En septembre 2026, il range François-Xavier Bellamy et Bruno Retailleau parmi les plus proches de lui et souhaite qu’ils le rejoignent, sur un projet qu’il résume ainsi : « Il faut oxygéner la société, il faut libérer la société. » Dans le même entretien, il présente le référendum et la primauté du droit national sur l’immigration comme une proposition portée « à plusieurs, dont Bruno Retailleau aussi ».
D’après David Lisnard, La grande interview, CNEWS / Europe 1, · voir l’intervention
Qu’en disait-il en 2025 ?
En juillet 2025, David Lisnard compte Bruno Retailleau parmi les « présidentiables » et salue « sa magnifique victoire à la tête de LR », tout en jugeant qu’à droite « il n'y a pas de candidat naturel ». D’où sa ligne constante : éviter à la fois « la compromission du projet » et « la division », en départageant les candidats avant le premier tour. Le redressement passera ensuite, selon lui, par « des référendums pour relégitimer l'action publique », mais « avant, il faut gagner les élections ».
D’après David Lisnard, Europe 1, · voir l’intervention
Sur quoi l’a-t-il soutenu ?
David Lisnard a soutenu Bruno Retailleau sur la fermeté face à l’Algérie. En mars 2025, il déclare soutenir « complètement la position de la France portée par Bruno Retailleau », en souhaitant qu’à terme les deux pays parviennent à une relation « d'égal à égal ». Il y ajoute sa propre proposition : délivrer « beaucoup beaucoup moins de visas » aux ressortissants algériens, qu’il présente comme « une mesure doublement efficace ».
D’après David Lisnard, franceinfo, · voir l’intervention
Où passe la différence ?
Pour David Lisnard, la différence tient à la participation au pouvoir. En juin 2026, il estime que ceux qui « ont échoué » devraient se retirer de la compétition présidentielle ou au moins accepter une pré-compétition, et adresse explicitement ce message à Bruno Retailleau, « qui a été ministre dans le gouvernement Macron », comme à d’autres responsables passés par ces gouvernements. Lui présente sa candidature comme « la seule proposition de rupture par rapport à cet étatisme que l'on trouve partout », et assure qu’elle « ira jusqu'au bout ».
D’après David Lisnard, i24NEWS, · voir l’intervention
Fallait-il gouverner avec le bloc présidentiel ?
Non, selon David Lisnard. En octobre 2025, il met en garde son propre camp : « il ne faut pas se fourvoyer en devenant la rustine la béquille de ce que nous combattons depuis 10 ans ». Participer à ces gouvernements revient à ses yeux à soutenir la politique qu’il combat.
D’après David Lisnard, TF1, · voir l’intervention
Les chiffres
- 10 ans
- l’ancienneté de l’opposition qu’il invoque pour refuser que la droite serve de « béquille » au pouvoir en placeDavid Lisnard, TF1, 8 octobre 2025
Ce que David Lisnard a dit
je lui dis Bruno, ça fait des mois et des mois […] que je propose une grande compétition, la plus large possible, grande primaire, dont je ne définis pas le périmètre, mais qui doit être la plus large possible.
Je préférerais que si ce n'est pas moi, que ce soit Bruno Retailleau.
Les plus proches de moi dans le prisme, évidemment, des François-Xavier Bellamy, des […] Bruno Retailleau
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