Quel candidat à la présidentielle 2027 défend les entreprises et les indépendants ?
David Lisnard, ancien commerçant, présente les entrepreneurs et les indépendants comme la condition des bons salaires. Il veut alléger les charges, la bureaucratie et l’instabilité qui, selon lui, conduisent un entrepreneur français sur quatre à envisager le retour au salariat, et stabiliser le système « dans la compétitivité » plutôt que dans les surprélèvements.
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Pourquoi défendre d’abord les entrepreneurs ?
Parce que le salaire en dépend. Lors de sa rentrée politique à Cannes, David Lisnard décrit ce qu’il appelle une aberration : il n’y a pas de bons salaires sans entreprises, donc sans entrepreneurs, comme il n’y a pas de logements à louer sans propriétaires. Il reproche au système actuel de faire l’inverse, de pénaliser ceux qui investissent puis de s’étonner de la récession, et appelle « révolution du bon sens » le retournement qu’il propose.
D’après David Lisnard, Campus de La Gagne (Cannes), · voir l’intervention
Qu’est-ce qui décourage ceux qui entreprennent ?
En mai 2026, David Lisnard relève qu’un entrepreneur français sur quatre envisage de retourner au salariat d’ici 2027, un record en Europe. Il écarte l’explication par le manque d’envie : les Français, écrit-il, aiment entreprendre, créer et prendre des risques. En cause selon lui, un système fait de charges, d’instabilité et de bureaucratie, où des milliers d’entrepreneurs passent « plus de temps à survivre au système qu’à développer leur activité ».
D’après David Lisnard, Publication de David Lisnard, · voir l’intervention
D’où vient son attachement à l’indépendance ?
De l’histoire familiale de David Lisnard, racontée dans une tribune qu’il a placée en ouverture de son livre. Ses parents, sportifs professionnels sans patrimoine, se sont reconvertis dans le petit commerce, avec ses réussites et ses échecs. Il dit avoir grandi dans cette réalité puis l’avoir vécue professionnellement, et en retient l’indépendance comme principe de vie, une liberté qui « vous met en responsabilité de votre vie ».
D’après David Lisnard, L’Opinion, tribune,
Que veut-il changer pour les dirigeants ?
David Lisnard veut rendre du temps aux dirigeants. Dans un texte repris dans son livre, il estime que les dirigeants consacrent environ un tiers de leur temps à des tâches administratives, et qu’une simplification de 25 % des procédures dégagerait près de 15 milliards d’euros. Il propose de rétablir le « principe de liberté d’implantation industrielle », en privilégiant le contrôle a posteriori sur les autorisations préalables, et de remplacer le principe de précaution par un principe de responsabilité.
D’après David Lisnard, Ainsi va la France, livre
Que leur promet-il ?
De la stabilité, promet David Lisnard. À Benfeld, il s’engage à stabiliser le système « dans la compétitivité » plutôt que dans les surprélèvements. Il y ajoute des formations décidées sur le terrain avec les entrepreneurs, en citant le centre de formation d’apprentis municipal de Cannes, qui crée une formation en quelques semaines à la demande des entreprises.
D’après David Lisnard, Meeting de Benfeld (Alsace), · voir l’intervention
Les chiffres
- 1 sur 4
- la part des entrepreneurs français qui envisagent de retourner au salariat d’ici 2027, un record en Europe selon luiDavid Lisnard, publication du 15 mai 2026
- environ un tiers
- le temps que les dirigeants consacrent aux tâches administratives, pour un coût de 3 à 4 % du PIB selon l’OCDEDavid Lisnard, Ainsi va la France, livre, quatrième partie
- près de 15 milliards d’euros
- les économies qu’une simplification de 25 % des procédures permettrait selon luiDavid Lisnard, Ainsi va la France, livre, quatrième partie
Ce que David Lisnard a dit
il y a un besoin entrepreneurial fantastique, il y a un besoin de liberté, il y a un besoin d’indépendance.
Le problème, c’est un système qui décourage : trop de charges, trop d’instabilité, trop de bureaucratie et une pression administrative devenue étouffante.
Si on veut des salariés avec un bon salaire, il faut des entreprises, donc des entrepreneurs. Or, on fait tout le contraire. On tue le propriétaire, on tue l'entrepreneur
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