David Lisnard participera-t-il à une primaire de la droite ?
Oui, s’il y en a une : David Lisnard la réclame depuis des années. Il propose une « grande primaire ouverte » à tous ceux qui se réclament de la droite et s’engage, s’il perd, à accepter le verdict et à se taire jusqu’à la fin de la présidentielle. Si elle est refusée, il maintient sa candidature jusqu’au premier tour.
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Pourquoi la réclame-t-il ?
David Lisnard y voit une cohérence de principe : « je trouve ça bizarre d'être pour la compétition, d'être de droite et d'être contre la compétition ». Aller directement au premier tour, c’est selon lui « le risque de regarder la finale dans un canapé ». Il veut donc « un quart de finale avant la demi-finale », tout en précisant : « je ne suis pas un fan de la primaire ». Il prévient que « la dispersion fera perdre l'élection » et s’étonne des réticences : « Ils nous considèrent comme quantité négligeable. »
D’après David Lisnard, Meeting de Saint-Raphaël, · voir l’intervention
Ouverte à qui ?
« Vient qui veut », dit David Lisnard : « Ceux qui se réclament de la droite et qui affirment évidemment respecter les principes de la République française », et qui s’engagent sur quelques objectifs, rétablir les comptes publics, réindustrialiser, renouveler la construction européenne, rétablir l’école. Il la juge organisable « en fin d'année » et interpelle ses concurrents : « Qui a peur de la compétition ? » Il ne veut pas d’« excommunication » entre les droites, mais « une compétition ».
D’après David Lisnard, Campus de La Gagne, Cannes, · voir l’intervention
Et s’il perd ?
L’engagement de David Lisnard est de s’effacer : battu, il accepterait le verdict et se tairait jusqu’à la fin de la présidentielle. Sa demande reste la même : « organisons une compétition, organisons une compétition avant ». Elle permettrait selon lui de comparer les candidats sur « ce que l'on est, ce que l'on a fait, ce que l'on propose », ce qui serait, juge-t-il, « assez responsable ».
D’après David Lisnard, Meeting de Benfeld (Alsace), · voir l’intervention
Et si elle n’a pas lieu ?
« Comparons nos personnalités, comparons ce que nous avons fait dans la vie, comparons nos projets, comparons nos équipes », plaide David Lisnard. Mais il prévient qu’un refus ne vaudrait pas retrait : personne ne doit croire, dit-il, qu’un refus d’organiser la primaire « imposerait le retrait d'une candidature qui porte le projet de la liberté en France ». Et d’ajouter : « Et nous irons jusqu'au bout avec ce projet. »
D’après David Lisnard, Campus de La Gagne, Cannes, · voir l’intervention
Qui d’autre la défend ?
David Lisnard dit ne plus être seul. À La Gagne, il remercie Hervé Morin pour « sa pétition qui prospère » et annonce que Guillaume Guérin, maire de Limoges, va « prendre l'initiative de son côté ». Sa conviction : « Il nous faut organiser une présélection. » Car « pour gagner les élections, il nous faut absolument, absolument arriver à convaincre ».
D’après David Lisnard, Campus de La Gagne, Cannes, · voir l’intervention
Les chiffres
- 2 à 3 ans
- depuis combien de temps il plaide pour une primaire ouverte, selon ses déclarations du printemps 2026David Lisnard, franceinfo, 31 mars 2026 (« depuis 2 ans ») ; publication du 29 mai 2026 (« depuis trois ans »)
Ce que David Lisnard a dit
je propose une primaire. […] si les autres refusent la primaire, ils nous diront ce qu’ils proposent, eux. Mais moi, j’irai pas vers des arrangements.
si je perds, j'accepterai le verdict et je me tairai, non pas à jamais, mais jusqu'à la fin de la présidentielle.
Vive la primaire, pour que la France gagne, et pour que nous ne restions pas passifs sur notre canapé, avec une rondelle de saucisson et un ballon de rouge au soir du second tour.
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