« Plus de liberté pour retrouver un État plus fort »
Invité de BFMTV face à Marc Fauvelle, David Lisnard a livré un diagnostic sans concession sur l’état de la justice, de la sécurité et de l’action publique en France. Son constat est clair : la crise que traverse notre pays n’est pas une fatalité, mais la conséquence d’un système bureaucratique devenu incapable d’assurer ses missions essentielles.
L’émotion suscitée par le témoignage d’une victime de viol, informée par un simple courrier administratif de la libération de son agresseur condamné à trente ans de réclusion, a ouvert l’entretien. Pour David Lisnard, cette situation n’est malheureusement pas une exception.
« C’est absurde, injuste et indécent. Mais le plus grave, c’est que ce type de dysfonctionnement n’est pas rare. Il révèle une défaillance profonde de notre système public. »
Alors que la France détient le record mondial des prélèvements obligatoires et l’un des niveaux de dépense publique les plus élevés du monde développé, les services régaliens essentiels restent sous-dotés. Justice, sécurité, exécution des peines : partout, les Français constatent la même contradiction.
La bureaucratie crée la pénurie
Pour David Lisnard, la racine du problème est connue : l’inflation normative et bureaucratique.
La multiplication des règles, des procédures et des structures administratives détourne les moyens humains et financiers des missions de terrain. Résultat : les magistrats manquent, les greffiers manquent, les policiers manquent, tandis que les délais de jugement explosent.
« La bureaucratie crée la pénurie alors même qu’on dépense davantage. »
Loin d’opposer État et liberté, David Lisnard défend une vision exigeante de l’action publique : un État recentré sur ses missions fondamentales et débarrassé des tâches inutiles qui l’affaiblissent.
« Si nous voulons davantage de magistrats, de policiers, de places de prison, il faut moins de bureaucratie. »
Reconstruire la justice plutôt que rafistoler le système
Face à une justice engorgée et à des peines trop souvent non exécutées, David Lisnard refuse les demi-mesures.
L’exemple de criminels condamnés à de lourdes peines mais libérés après quelques années illustre, selon lui, une perte de crédibilité de l’institution judiciaire.
« Il ne s’agit plus de rafistoler un système qui fuit de partout. Il faut le reconstruire. »
Cette reconstruction passe notamment par une réécriture profonde du droit, une simplification des procédures, une augmentation des moyens humains et matériels de la justice, mais aussi par un changement de doctrine pénale.
Alors que des milliers de places de prison manquent en France, la surpopulation carcérale se conjugue paradoxalement avec une sous-exécution des peines. Cette situation pénalise à la fois les victimes, les magistrats et l’ensemble de la société.
Restaurer l’autorité par la responsabilité
Interrogé sur les violences urbaines et les dégradations commises lors de certains rassemblements, David Lisnard a rappelé un principe simple : il ne peut y avoir d’autorité sans responsabilité.
Il défend ainsi la responsabilité financière des auteurs de dégradations et, lorsqu’ils sont mineurs, celle de leurs parents.
« Nous sommes responsables de nos enfants. Ce n’est pas aux contribuables de payer les conséquences de la délinquance. »
Cette logique de responsabilité s’inscrit dans une vision plus large : remettre au cœur de la société le devoir, l’engagement et l’assomption des conséquences de ses actes.
Un État fort suppose davantage de liberté
L’un des fils conducteurs de l’intervention de David Lisnard réside dans une idée souvent mal comprise : la liberté n’est pas l’ennemie de l’autorité.
Au contraire.
Selon lui, l’État s’est progressivement dispersé dans des missions secondaires, des réglementations excessives et des injonctions contradictoires, au détriment de ses fonctions fondamentales.
« Plus l’État s’occupe de ce qu’il ne doit pas faire, moins il fait ce qu’il doit faire. »
Cette dérive affaiblit simultanément la puissance publique, l’économie et la cohésion nationale.
À l’inverse, un État recentré sur le régalien, garantissant la sécurité, la justice, l’éducation et la souveraineté, retrouverait toute son efficacité.
Une ambition de redressement national
Au-delà des polémiques du moment, David Lisnard a rappelé le sens de son engagement : proposer un projet cohérent de redressement du pays.
Réindustrialiser la France, restaurer son autorité, réduire la bureaucratie, rétablir la responsabilité individuelle et retrouver une trajectoire de liberté économique constituent les piliers de cette ambition.
« C’est la révolution du bon sens que je propose par la liberté et la responsabilité. »
Face au sentiment de déclin qui traverse le pays, David Lisnard oppose une conviction : la France dispose encore de tous les atouts nécessaires pour réussir, à condition d’avoir le courage de réformer en profondeur un système devenu inefficace.
Car pour retrouver un État fort, il faut d’abord lui rendre sa mission première : protéger les Français et préparer l’avenir.
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de Nouvelle Énergie et David Lisnard