« Le gouvernement est prisonnier de ses impuissances »
Invité de Sud Radio mercredi 29 avril, David Lisnard a livré une analyse sans détour de la crise des carburants. Une intervention qui dépasse largement la seule question du prix à la pompe pour poser un diagnostic plus global : celui d’un pays fragilisé par ses propres choix.
Une crise révélatrice
Pour lui, la situation actuelle n’a rien d’un accident. Elle révèle des déséquilibres installés depuis des années : dette massive, fiscalité élevée, dépenses publiques incontrôlées. Autant de facteurs qui privent aujourd’hui l’État de toute capacité d’action efficace.
« Le gouvernement est prisonnier de ses propres turpitudes et de celles des dernières décennies. »
Dans ce contexte, chaque crise devient un révélateur d’impuissance. Et celle-ci pourrait avoir des conséquences bien au-delà du carburant, notamment sur les prix alimentaires, via le coût des engrais et de l’énergie.
Une réponse simple et immédiate
Face à l’urgence, une mesure concrète est avancée : suspendre les certificats d’économie d’énergie, qui représentent environ 17 centimes par litre.
Une décision lisible, applicable immédiatement, et qui permettrait de redonner du pouvoir d’achat sans alourdir les finances publiques.
« Si on veut aider les gens à faire le plein, il faut agir tout de suite. La vie, c’est hiérarchisé. »
Une attention particulière doit aussi être portée aux professions les plus exposées, comme les pêcheurs, déjà fragilisés par l’accumulation de contraintes.
Sortir des illusions
Au-delà des mesures ponctuelles, le constat est plus profond : le modèle actuel ne tient plus.
« Tous les partis veulent nous faire croire qu’on peut revenir aux Trente Glorieuses. Ce n’est pas possible. »
La réalité démographique, économique et sociale a changé. Continuer à promettre le maintien d’un système à bout de souffle revient à entretenir une illusion.
La réponse passe donc par un changement de logique : redonner aux Français la maîtrise de leur revenu, valoriser le travail, libérer l’initiative.
Anticiper plutôt que subir
Autre point central : le manque d’anticipation.
Qu’il s’agisse de l’énergie, de l’agriculture ou des chaînes d’approvisionnement, les signaux existent, mais ne sont pas suffisamment pris en compte.
« On aimerait avoir de la transparence et un gouvernement qui anticipe. »
L’enjeu est de sortir d’une gestion de crise permanente pour retrouver une capacité d’action stratégique.
Le verrou bureaucratique
Mais c’est surtout la bureaucratie qui est pointée comme l’un des principaux freins au redressement.
« Si on veut relancer la France, redonner du pouvoir d’achat, il faut en finir avec la perte d’argent, de temps et de nerfs que provoque cette bureaucratie absurde. »
Normes contradictoires, complexité administrative, lenteur des procédures : cette accumulation pèse sur tous les acteurs économiques et publics.
La ligne est claire : moins de règles, mais des règles plus simples et mieux appliquées.
Ceux qui disent, ceux qui font
Enfin, une distinction nette est posée entre les discours et les actes.
« Quand on disait ça il y a dix ans, on nous traitait de démagogues. Aujourd’hui, ils le reprennent. »
Mais la reprise des idées ne suffit pas. Elle appelle à un examen des faits.
« N’écoutez pas ceux qui vous le disent. Regardez ce qu’ils ont fait. Regardez ce qu’ils font. »
Une manière de replacer la cohérence et la constance au cœur du débat politique.
Retrouver un cap
Derrière cette intervention, une ligne se dessine : sortir de l’impuissance, rompre avec les illusions, et redonner un cap clair.
« Ce qui m’importe, c’est que mes enfants puissent se projeter en France, que la France retrouve sa grandeur et qu’on retrouve notre liberté, notre responsabilité. »
Une ambition qui repose sur un principe simple : remettre la liberté et la responsabilité au cœur du fonctionnement du pays.
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de Nouvelle Énergie et David Lisnard