«Je veux être patron, je me fous de mon image sociale» : David Lisnard expose sa vision pour 2027
Invité sur le plateau des Grandes Gueules sur RMC ce 21 avril, David Lisnard a clarifié ce qui distingue sa démarche dans la perspective de 2027 : une volonté assumée de décider, de rompre avec l’impuissance publique et de porter un projet de transformation profonde.
« Ce que j’aime, c’est décider, être patron. »
Une formule directe, loin des postures convenues, qui résume une conviction : la France ne manque pas de discours, elle manque de décisions.
Rompre avec l’impuissance politique
David Lisnard ne s’inscrit pas dans une logique de carrière. Il le revendique clairement : refuser les postes sans pouvoir réel d’action, refuser les compromis qui empêchent de réformer, refuser l’illusion de gouverner sans transformer.
« Un poste de ministre, c’est magnifique… mais seulement si vous pouvez décider. Aujourd’hui, vous ne décidez de rien. »
Ce constat alimente sa candidature : proposer une alternative à une classe politique qu’il juge enfermée dans ses propres limites, incapable de rompre avec un modèle à bout de souffle.
La bureaucratie, cœur du problème français
Au centre de son diagnostic : la bureaucratie.
Non pas comme un concept abstrait, mais comme une réalité quotidienne qui bloque, ralentit et appauvrit.
« La bureaucratie, c’est l’impôt invisible que personne ne vote et que tout le monde paie. »
Normes contradictoires, procédures interminables, inflation réglementaire : pour David Lisnard, la France est devenue un pays où l’on empêche d’agir a priori plutôt que de sanctionner a posteriori.
Sa ligne est claire :
moins de règles inutiles, plus de responsabilité, plus de confiance.
Un changement total de logiciel
Face aux promesses répétées de “choc de simplification”, il dénonce un échec systémique :
« À chaque fois, c’est plus compliqué. »
Pourquoi ? Parce que ceux qui produisent la norme sont les mêmes que ceux à qui l’on demande de la réduire.
D’où sa rupture :
un changement de logiciel complet, fondé sur la liberté d’action, la responsabilité individuelle et un État recentré sur ses missions essentielles.
C’est dans cette logique qu’il a créé Nouvelle Énergie, pour porter une vision différente, en dehors des cadres politiques traditionnels.
Libérer pour mieux rémunérer
La débureaucratisation n’est pas une fin en soi. Elle est un levier.
« Si vous voulez mieux payer les médecins, les enseignants, les soignants, il faut moins de bureaucratie. »
Autrement dit : réorienter les ressources vers ceux qui produisent, soignent, enseignent, plutôt que vers un système administratif devenu hypertrophié.
Une logique cohérente avec son objectif :
restaurer la valeur du travail et de l’effort.
Des réformes structurelles assumées
David Lisnard assume des propositions de fond, souvent évitées dans le débat public :
•désindexation des retraites les plus élevées pour engager une transition vers la capitalisation
•remise en cause du principe de précaution dans la Constitution
•suppression de la carte scolaire, qu’il considère comme une machine à reproduire les inégalités
•réduction massive de la dépense publique
Sa méthode : dire clairement ce qu’il faut faire, plutôt que contourner les difficultés.
Rétablir l’exigence de gestion
Pour le président de Nouvelle Énergie, la question budgétaire est centrale.
Avec 900 milliards d’euros de dépenses sociales et des résultats insuffisants, il appelle à un retour à une logique simple : l’efficacité.
« Si on n’est pas capable de réduire de 5 à 10 % une dépense, ce n’est même pas la peine de se présenter. »
Une approche inspirée du réel : gérer l’argent public avec la même exigence que dans une entreprise ou une collectivité.
Une ligne : décider, réformer, assumer
À travers cette intervention, David Lisnard confirme la singularité de sa démarche :
assumer la décision, refuser l’immobilisme, proposer une transformation profonde.
Pas de promesses faciles.
Pas de demi-mesures.
Mais une conviction : la France peut se redresser à condition de rompre avec ses blocages.
Et de retrouver ce qui fait la force des nations qui avancent :
la liberté, la responsabilité… et le courage de décider.
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