« Les maires et leurs équipes sont là. Comme toujours. »
C’est par ces mots que David Lisnard a résumé l’engagement des élus locaux rencontrés au cours de son déplacement en Gironde et dans les Landes. Une présence sur le terrain destinée à témoigner du soutien de l’Association des maires de France (AMF), mais aussi à mesurer l’ampleur des dégâts et à recenser les besoins des communes sinistrées.
Tout au long de la journée, le président de l’AMF a échangé avec des élus, des sapeurs-pompiers, des agents municipaux, des bénévoles et des habitants confrontés à l’une des plus graves catastrophes qu’aient connues ces territoires.
À Lacanau, aux côtés de Laurent Peyrondet, il a salué la mobilisation exemplaire des élus et des équipes locales. Au Porge, avec le maire Martial Zaninetti, il a découvert une commune profondément marquée par les flammes : des quartiers dévastés, des habitations détruites, des familles durement éprouvées et des habitants plongés dans l’incertitude.
David Lisnard s’est également rendu à Lège-Cap-Ferret auprès des maires de la COBAN et de la COBAS, avant de rejoindre la caserne de Biscarrosse, dans les Landes, où les élus, les sapeurs-pompiers et l’ensemble des forces mobilisées lui ont livré le récit de leur combat contre les flammes.
Il a tenu à remercier Bernard Lauret, président de l’Association des maires de la Gironde, ainsi que Paul Carrère, président de l’Association des maires des Landes, pour leur engagement et leur accueil.
Au-delà de l’urgence, David Lisnard a rappelé que les conséquences de tels événements s’inscrivent dans la durée.
« Il y a l’avant, la crise et l’après, souvent le plus difficile. Les flammes s’éteignent, mais les blessures demeurent. Il faut reloger les familles, soutenir les entreprises, reconstruire les infrastructures, relancer l’activité économique et accompagner les populations. »
Au terme de cette journée, depuis Biscarrosse, il a insisté sur la nécessité de tirer des enseignements concrets de ces incendies.
« Tous les pompiers me l’ont confirmé : il faut écouter l’expérience du terrain. Les agriculteurs, les chasseurs, les élus locaux et tous ceux qui connaissent parfaitement le terrain doivent être davantage associés à la prévention, à la gestion de crise et à la reconstruction. »
Le président de l’AMF a également appelé à faire évoluer les réglementations afin que les populations touchées ne soient pas confrontées à une double peine.
« Lorsque viendra le temps de la reconstruction, il faudra veiller à ce que les contraintes administratives et les nouveaux documents d’urbanisme ne conduisent pas des familles à quitter définitivement leur territoire. »
David Lisnard a aussi défendu une évolution des règles relatives au débroussaillement et à la prévention des risques, en rappelant qu’il ne saurait y avoir d’opposition entre la protection de l’environnement et la protection des populations.
« L’ennemi de la nature, ce n’est ni le pare-feu, ni le débroussaillement, ni les réserves d’eau. L’ennemi, c’est l’incendie. C’est lui qui détruit les écosystèmes, qui dévaste les paysages et qui provoque les émissions de particules fines et de monoxyde de carbone. »
Le président de l’AMF a enfin souligné le rôle décisif des collectivités locales, qui financent une part essentielle des moyens de secours mobilisés sur le terrain.
« Dans les prochaines années, en attendant le renforcement des moyens aériens, c’est au sol que cela se jouera. Heureusement que les collectivités territoriales sont là. »
L’Association des maires de France restera pleinement mobilisée afin d’accompagner les communes touchées, de coordonner les besoins et de soutenir les élus confrontés aux défis de la reconstruction.
Car, comme l’a rappelé David Lisnard, « la solidarité ne s’arrête pas lorsque les caméras s’éloignent. Elle s’éprouve dans la durée, auprès de ceux qui sont là depuis le début ».