Plusieurs élus et personnalités, dont David Lisnard, François-Xavier Bellamy, Alexandre Jardin et Robert Ménard, appellent le gouvernement à renoncer à la publication du décret sur la programmation pluriannuelle de l’énergie. Une tribune collective parue dans Le Figaro mercredi 13 août.

Après le scandale des ZFE, la crise de la facture d’électricité qui s’annonce est une bombe à fragmentation. Une attaque sans précédent contre notre économie, contre nos vies, avec l’étrange complicité de l’État français. Quelle économie exsangue comme la nôtre pourrait absorber un nouveau doublement – désormais possible – de la facture d’électricité ? 22 % des Français sont dans le rouge à partir du 15 du mois. Plus de 50 % n’arrivent pas à l’équilibre à la fin du mois. On a répertorié 66.422 défaillances d’entreprises en 2024, soit un niveau record en quinze ans (+ 28 % par rapport à 2019). Lucides, nous le voyons.

Et voilà que, dans ce contexte d’extrême fragilité, le gouvernement prépare, dans la moiteur d’un mois d’août, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), qui engage notre avenir énergétique pour… 300 milliards d’euros ! Alors qu’on peine à trouver 40 milliards d’économies dans les dépenses de l’État.

Disons-le sans détour : c’est un hold-up à ciel ouvert, une trahison de l’intérêt des gens et la promesse d’une révolte. Quand vous exécutez les classes moyennes et populaires, elles manquent soudain d’humour. Les protégés l’oublient trop souvent. La facture électrique annuelle des Français pourrait doubler. Pour les artisans, c’est l’asphyxie : un boulanger voit déjà sa facture grimper à 12.000 euros, le double en trois ans. C’est insurmontable. Les TPE, PME, transporteurs, agriculteurs, pêcheurs et commerçants vont aussi être les victimes directes ou indirectes. C’est une condamnation à mort de l’économie locale et nationale.

Logique de subventions massives

Le plan insensé du gouvernement présenté en mars ambitionne de couvrir la France de 20.000 éoliennes terrestres, de hérisser nos côtes de 50 parcs offshore, de multiplier par cinq le solaire… pour produire de l’électricité au mauvais moment, au mauvais endroit, quand le vent souffle ou que le soleil tape, mais pas quand nous en avons besoin. Alors même que notre électricité est déjà presque entièrement décarbonée, grâce à un parc nucléaire qui sera directement fragilisé par l’intermittence de ces énergies renouvelables. Le sujet n’est donc pas l’écologie.

Et pour quoi ? Pour gonfler les marges de ceux qui n’investissent que parce que l’État – c’est-à-dire vous – les subventionne à coups de milliards. On produit à perte, on vend à perte, et ce sont les factures des citoyens fragilisés qui compensent. Inadmissible. Cette logique de subventions massives, sans nécessité d’intérêt public, fausse les signaux de marché, décourage l’investissement privé fondé sur l’innovation et renchérit artificiellement une électricité pourtant censée être abondante et compétitive. Plus on produit, plus le prix de gros de l’électricité s’effondre, plus la compensation que vous payez explose. Le résultat ? Une bombe financière prête à sauter : 248 milliards d’euros si le marché tombe à 50 €/MWh. Plus de 300 milliards si on descend à 40. Une hémorragie de fonds publics qui alimentera l’accise, cette taxe au nom obscur qui tombe directement sur votre facture, cet impôt déguisé dont personne ne vous parle.

On nous vend la PPE3 comme une vision. Mais c’est un mirage, un document technocratique hors sol. La version présentée au mois de mars postule une croissance continue de la consommation électrique jusqu’à 600 TWh en 2035… en organisant la décroissance. Les Français n’achètent plus de voiture électrique par crainte de l’inflation, les industries ferment ou fuient, et la précarité énergétique gagne.

C’est une imposture politique et démocratique : pas une étude d’impact, pas une évaluation environnementale digne de ce nom. Même pas un vote au Parlement, que demandent pourtant légitimement les élus de tous bords qui représentent les Français. Juste un décret qui prépare toutes les crises futures dans le silence de l’été, pensé par une administration hors de contrôle, prête à pénaliser notre compétitivité alors qu’on nous parle de réindustrialiser la France. Une administration prête à désorganiser le fonctionnement du parc nucléaire : pour laisser la priorité d’accès au réseau à l’électricité solaire ou éolienne, les réacteurs devront demain s’arrêter, quand bien même leurs charges de fonctionnement ne seront pas supprimées… Ces variations brutales et répétées accélèrent déjà l’usure des installations, alourdissent les coûts et fragilisent le système. C’est dément.

Réduire le prix de l’électricité décarbonée

Il est encore temps d’agir, de rouvrir le dialogue, de faire de la transition énergétique un projet sain et responsable, partagé et compris. Il est encore temps d’éviter une crise sociale imminente. Temps de dire non. Temps d’exiger :

– L’arrêt immédiat de tout décret sur la PPE.

– La fin de tout financement public pour l’éolien et le solaire, qui n’apportent à notre réseau qu’une intermittence coûteuse à gérer.

– L’organisation à l’Assemblée nationale d’un véritable débat démocratique sur notre avenir énergétique, pas un simulacre. Remettons tout à plat, dans l’intérêt du peuple français, y compris les contrats déjà signés.

– Que seuls les projets ayant un sens économique, écologique et énergétique voient le jour. Aujourd’hui, les éoliennes ne produisent que des subventions. Cet argent, les 15 à 20 milliards par an que l’État entend siphonner, investissons-le dans la souveraineté énergétique, la stabilité tarifaire, l’avenir industriel. Pas dans les profits des marchands de vent et des vendeurs d’illusions. Privilégions l’efficacité économique et la compétitivité de notre tissu productif plutôt que les rentes garanties.

Électrifions les usages ; là est notre avenir. Cela veut dire : travaillons à réduire le prix de l’électricité décarbonée, pas à l’augmenter ! Le bon sens doit revenir de toute urgence.


Signataires : François-Xavier Bellamy (député européen), Nicolas Daragon (maire de Valence), Laurent Jaoul (maire de Saint-Brès et secrétaire général des #Gueux), Alexandre Jardin (écrivain, fondateur des #Gueux), David Lisnard (maire de Cannes), Emmanuelle Ménard (ancienne députée française) et Robert Ménard (maire de Béziers).

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Retrouvez la chronique de David Lisnard pour L’Opinion.

Nous espérons tous une libération rapide de Boualem Sansal. Tant sa détention est un scandale et absurde. L’affaire Boualem Sansal interpelle profondément la conscience collective. Écrivain franco-algérien de stature internationale, injustement détenu en Algérie depuis le 16 novembre 2024, Boualem Sansal incarne un combat essentiel : celui de la liberté d’expression face à l’arbitraire et à l’oppression. Sa détention pour des raisons politiques constitue une atteinte grave aux valeurs démocratiques et humanistes.

Au-delà du soutien dû à l’homme lui-même, dont je suis fier de partager l’amitié, ce qui se joue à travers son destin concerne directement le rôle des intellectuels dans l’espace public, le devoir de protection que chaque État doit à ses citoyens, et la nécessité impérative pour la France d’affirmer sans ambiguïté ses principes fondamentaux face aux dérives autoritaires et liberticides qui s’abattent sur un de ses ressortissants.

Boualem Sansal dépasse la simple dimension littéraire. Originaire de Téniet El-Had en Algérie, doté d’un parcours académique prestigieux, il s’est imposé comme une voix critique incontournable face aux tragédies historiques et politiques de son pays natal. Ses écrits, profondément enracinés dans les souffrances et les convulsions de l’Algérie contemporaine, offrent une réflexion percutante sur les ressorts profonds des systèmes autoritaires et des violences politiques qu’ils engendrent.

Son ouvrage Le Serment des barbares, paru en pleine guerre civile algérienne en 1999, dévoile avec une rare lucidité les réalités brutales d’un pays meurtri par l’affrontement fratricide, la corruption et les abus du pouvoir. Sa plume incisive et courageuse lui confère immédiatement une reconnaissance internationale et le place au centre des grands débats littéraires et politiques de l’époque.

Dans son roman suivant, Le Village de l’Allemand (2008), Sansal élargit son propos en explorant les héritages troubles du nazisme et leurs similitudes alarmantes avec les régimes contemporains autoritaires. Ce récit dérangeant et profondément humain alerte sur les dangers toujours actuels de la haine idéologique et sur les complicités silencieuses qui facilitent l’avènement et le maintien des pouvoirs oppressifs.

Avec 2084 : la fin du monde (2015), Sansal offre une vision prophétique et saisissante des ravages potentiels du fanatisme religieux islamiste. Inspiré explicitement par l’œuvre de George Orwell, ce roman révèle comment les libertés individuelles sont systématiquement mises en péril par les idéologies extrémistes, rappelant ainsi la nécessité d’une vigilance constante et d’une résistance intellectuelle active.

Dans Vivre : le compte à rebours (2024), Boualem Sansal s’inscrit dans une veine résolument dystopique et contemporaine. Ce roman de science‑fiction s’autorise l’ironie voltairienne tout en questionnant l’avenir collectif, l’autorité des institutions et la survie de l’espèce. Dans un style incisif — souvent caustique — il critique la bureaucratie et les dérives religieuses montrant leur impuissance face à la catastrophe cosmique imminente.

En cela, l’engagement littéraire et moral de Boualem Sansal le situe clairement dans une filiation prestigieuse d’intellectuels résistants tels que Soljenitsyne, Vaclav Havel ou Navalny. Par leur courage, ces auteurs ont toujours incarné une résistance morale aux dérives autoritaires de leur époque. Par ses prises de position et la rigueur morale de son œuvre, Boualem Sansal maintient vivante cette tradition essentielle, réaffirmant sans cesse que la liberté d’expression demeure un fondement indispensable à toute démocratie authentique.

Son arrestation, survenue il y a plus de sept mois dans des conditions humiliantes à l’aéroport d’Alger, illustre de manière flagrante la dérive autoritaire d’un régime déterminé à étouffer toute critique intellectuelle. 

Le 24 juin 2025, dans un tribunal algérois barricadé, s’est ouvert un procès en appel qui fera date. Non pas tant pour ses enjeux juridiques que pour ce qu’il révèle d’un rapport franco-algérien vicié et d’un scandale moral qui engage la France tout entière. 

À 81 ans, malade, Boualem Sansal fait face à un réquisitoire alourdi, dix ans de prison ferme pour avoir écrit, pour avoir pensé, pour avoir choisi la langue française et l’universalisme républicain. Son crime ? Des mots. 

Et ce procès, marqué par l’interdiction de séjour infligée à ses avocats français Pierre Cornut-Gentille et François Zimeray, par l’humiliation et l’isolement, n’est pas seulement celui d’un homme : il est celui de la liberté d’expression elle-même. Quand un écrivain paie de sa liberté son courage, c’est toute une société qui vacille si elle détourne le regard.

Cela n’est pas seulement une question juridique ou diplomatique, c’est une question d’humanité et de décence élémentaire. Cette mascarade judiciaire met crûment en évidence la duplicité d’un régime qui proclame officiellement la liberté d’expression tout en la réprimant brutalement dans les faits.

Ce procès politique dépasse largement les frontières algériennes : il interpelle directement la France, nation dont Boualem Sansal est devenu citoyen, et met à l’épreuve sa détermination à défendre sans concessions les principes universels des droits humains.

C’est pourquoi, en tant que maire de Cannes, avec le comité de soutien international fondé par Arnaud Benedetti et présidé par Noëlle Lenoir, nous avons lancé l’opération « Je lis Sansal ». Il fallait créer un élan. Et cet élan a eu lieu. En quelques jours, plus de 200 communes, des libraires, des lecteurs, des écoliers, des acteurs, des écrivains, de toute sensibilité, ont répondu à l’appel. 

Partout en France, des voix se sont élevées pour dire que nous ne nous tairons pas. Que la culture est une flamme, que la liberté est une exigence, que la France ne doit pas devenir une nation amnésique. Lire Sansal, c’est dire que la pensée critique n’est pas un luxe : elle est une urgence.

À Cannes, nous avons fait de la lecture et des humanités un pilier de l’éducation, convaincus, comme le disait Victor Hugo, qu’« un enfant qui lit sera un adulte qui pense ». Car lire, c’est éveiller l’imaginaire, semer la curiosité, former des citoyens éclairés et responsables, et armer les consciences contre l’obscurantisme. C’est préparer les résistances de demain.

Face à cette détention inacceptable, la position de l’exécutif français est clairement insuffisante. Malgré quelques déclarations officielles appelant à la libération de Boualem Sansal, l’action diplomatique concrète reste faible et sans conséquence tangible sur les autorités algériennes. La timidité affichée par le président Emmanuel Macron et le ministère des Affaires étrangères ne peut satisfaire une exigence fondamentale : défendre un citoyen français injustement persécuté, en conditionnant notamment toute coopération bilatérale avec l’Algérie au strict respect des droits fondamentaux. 

Une relation très importante à nos yeux et porteuse d’avenir qui passe aussi par une coopération fluide sur le transfert des ressortissants dans leur pays, qu’il s’agisse du ressortissant algérien et ancien ministre Abdeslam Bouchouareb été condamné en Algérie que la France refuse d’extrader ou plus récemment de l’influenceur « Doualemn » (de son vrai nom Boualem Naman) condamné en France que l’Algérie refuse de récupérer. 

Cette situation est une opportunité majeure pour la France de réaffirmer son engagement historique et moral en faveur de la liberté, non seulement en paroles mais aussi en actes concrets et immédiats.

La détention de Boualem Sansal constitue ainsi un révélateur implacable d’une vérité douloureuse : l’état préoccupant des libertés publiques en Algérie et l’impuissance coupable de la diplomatie française face à une dérive qui nous concerne directement. 

Le régime algérien n’en est pas à son premier fait d’armes liberticide. Mais en s’attaquant à une figure aussi emblématique, il franchit une limite symbolique qui ne peut rester sans réponse ferme et déterminée. Ce qui est en jeu, c’est notre crédibilité sur la scène internationale, notre capacité à incarner les idéaux qui ont façonné l’histoire de la France, et notre engagement réel envers nos concitoyens injustement traités à l’étranger.

La mobilisation autour de l’opération « #JelisSansal », témoigne que face à l’arbitraire, les citoyens, les élus locaux, les intellectuels et la société civile savent se dresser avec courage pour rappeler que la liberté d’expression est au cœur de notre identité nationale.

Nous devons prolonger cette mobilisation, l’amplifier, car à travers Boualem Sansal, ce sont toutes nos libertés fondamentales qui sont directement visées. Chaque commune française qui rejoint cet appel renforce la pression morale sur le gouvernement algérien, rappelant que la France ne plie pas devant l’injustice. L’histoire nous enseigne qu’une société qui renonce à défendre ses intellectuels, qui accepte l’intimidation, finit toujours par se dissoudre dans l’autocensure et la peur. Nous ne voulons pas de cette France-là.

Le temps des formules vagues, des déclarations sans conséquence et des appels creux à une confiance aveugle envers le régime du président Tebboune est terminé. Ce que nous demandons, c’est une diplomatie claire et active, appuyée par des gestes forts. Il est urgent de signifier à l’Algérie que le respect des droits fondamentaux n’est pas une option négociable.

Depuis trop longtemps, la diplomatie française s’est enfermée dans une posture de repentir systématique, multipliant les mea culpa envers un régime algérien qui, au lieu de rechercher l’apaisement, affiche une intransigeance grandissante. 

Cette logique de culpabilisation permanente n’a pas ouvert la voie au dialogue ; elle a au contraire nourri le mépris et encouragé l’arrogance d’un pouvoir autoritaire qui instrumentalise l’histoire pour justifier ses dérives présentes. En acceptant de se placer dans une position de faiblesse, nos gouvernants ont donné des gages à ceux qui bafouent nos principes et s’en prennent à nos compatriotes

La crise diplomatique majeure qui oppose la France et l’Algérie, exacerbée par les tensions migratoires et la question du Sahara occidental, ne peut servir de prétexte à l’immobilisme. Bien au contraire, cette crise impose au gouvernement français de redéfinir avec lucidité et courage les termes de notre relation avec Alger. 

À l’occasion symbolique du verdict prévu pour le 1er juillet et de la fête nationale algérienne du 5 juillet, la France doit mettre tout son poids diplomatique pour exiger une grâce présidentielle immédiate. 

Si cette grâce n’était pas accordée, elle devrait en tirer les conséquences immédiates, sans aucune hésitation : réviser en profondeur les accords de 1968, conditionner fermement la délivrance des visas et suspendre toute coopération bilatérale jusqu’au rétablissement de conditions dignes pour notre compatriote.

La France ne doit plus être cette nation qui renonce à défendre ses principes et ses citoyens par peur de froisser un régime hostile. La posture diplomatique actuelle, empreinte d’une forme de soumission résignée, dessert nos intérêts, trahit nos valeurs, et renforce paradoxalement l’arrogance d’un régime algérien qui s’enhardit devant notre faiblesse. Il faut désormais que notre voix retrouve toute son autorité morale et sa force politique.

En ce sens, l’affaire Boualem Sansal dépasse largement la question individuelle : elle interroge la manière dont la France conçoit son rôle international et ses responsabilités historiques. Notre pays, héritier des Lumières, patrie de Voltaire, de Hugo, de Camus, ne peut accepter sans réagir qu’un écrivain français soit emprisonné pour le simple crime d’avoir pensé librement, écrit courageusement, dénoncé lucidement les dérives totalitaires et promu l’universalisme.

Il est temps de réaffirmer haut et fort que la liberté d’expression est une ligne rouge, non négociable, et que nous serons toujours aux côtés de ceux qui, au péril de leur vie, luttent pour défendre cette liberté face à l’obscurantisme, au fanatisme et à l’arbitraire. Le destin de Boualem Sansal symbolise ce combat universel, rappelant que la Liberté est une exigence permanente et que la France doit en être une gardienne intransigeante.

Chaque élu, chaque écrivain, chaque intellectuel, chaque artiste, chaque citoyen français doit aujourd’hui s’unir derrière cette cause fondamentale. Nous n’avons pas le droit de détourner les yeux, de rester silencieux, car notre silence ferait le jeu de ceux qui souhaitent réduire au silence toute voix libre. Face à l’indifférence coupable de certains, notamment de cette extrême gauche qui choisit ses indignations selon ses convenances idéologiques, la mobilisation massive des communes françaises constitue un acte fort, clair et noble : elle rappelle que l’honneur et le courage sont des valeurs encore vivantes dans notre pays.

Notre appel est une réponse à tous ceux qui croient pouvoir enfermer la pensée dans une cellule étroite, briser une plume courageuse, étouffer une voix libre. À ceux-là, nous disons : vous avez déjà échoué. Car le nom de Boualem Sansal résonne déjà comme un symbole de résistance, de dignité et d’espoir. Il nous appartient désormais d’obtenir sa libération immédiate et sans condition, pour affirmer avec force que la France, fidèle à son héritage universel, ne reculera jamais devant les ennemis de la liberté. Cette bataille-là, nous devons la gagner, car c’est une bataille pour la dignité, pour l’honneur de notre pays et pour l’avenir même de la Liberté.


Une tribune de David Lisnard parue sur le média Rupture, à retrouver ici.

Retrouvez la tribune de David Lisnard, cosignée par plusieurs maires du littoral méditerranéen, parue dans Nice-Matin le dimanche 29 juin 2025.

Seule une méthode rationnelle et radicale permettra de redresser les finances de notre pays. Il n’y a pas de fatalité

La France fait face à une crise démographique sans précédent. La natalité doit s’inscrire au cœur des grands choix politiques que les Français vont devoir trancher. Une tribune de David Lisnard et Charles Rodwell parue sur Atlantico.

La natalité française doit s’inscrire au cœur des grands choix politiques que les Français vont devoir trancher.

D’abord, parce que notre pays ne répond pas à la préoccupation de milliers de familles françaises, à savoir l’impossibilité matérielle et financière d’élever dignement leurs enfants. N’en déplaise aux idéologues malthusiens pseudo-féministes en tous genres, ceci constitue une source immense d’angoisse et de souffrance pour des millions de Français.

Ensuite, parce qu’il n’y a pas d’avenir pour un pays sans naissance, ni sans enfant.  C’est à ce défi majeur que doivent répondre nombre de pays développés, dont bien sûr l’Italie, l’Allemagne, le Japon, la Corée du sud… Notre nation, aussi, désormais.

La France fait face à une crise démographique sans précédent. En 2024, le nombre de naissances a chuté à 663 000, un niveau historiquement bas, en baisse de 2,2 % par rapport à 2023 et de 21 % par rapport à 2010 !

Avec un taux de fécondité tombé à 1,62 enfant par femme, nous nous rapprochons des niveaux très inquiétants observés en Italie ou en Espagne, des pays où le vieillissement a atteint un point si critique que les démographes planifient la mort de ces grands peuples dans leur identité multiséculaire.

Les effets économiques de cette situation se font déjà ressentir : moins d’actifs signifie une perte de dynamisme économique, une compétitivité réduite, une pression insoutenable sur nos systèmes sociaux – notamment sur la pyramide de Ponzi que constitue notre système de retraites par répartition –, une innovation en recul et une érosion de notre attractivité à l’international.

Les causes de la dénatalité sont multiples. Elles restent, dans leur essence, un impensé social et politique qui trouve sa source dans le dogme de l’être narcissique et matérialiste, à qui tout est dû et qui ne doit rien à quiconque. L’oubli, voire l’abandon, de ces garanties sociales et collectives au profit de politiques sociales individualisées, est pour beaucoup dans l’affaiblissement constant de la politique familiale.

Depuis 2013, la baisse du quotient familial, la suppression de l’universalité des allocations et la réforme doctrinaire du congé parental ont miné les fondements d’une politique pourtant essentielle à la vitalité de la nation. Ces mesures ont frappé de plein fouet les familles, particulièrement celles de la classe moyenne. Elles portent pourtant la part majeure de la contribution fiscale nationale qui fait de notre pays le plus redistributif au monde.

L’idéologie millénariste de la décroissance est aussi une cause de de cette baisse de la natalité, une partie de la population étant contaminée par un écologisme d’extrême-gauche qui voit dans chaque enfant non pas le miracle de la vie mais une source de pollution.

Lors de sa conférence de presse du 16 janvier 2024, le président de la République avait, de façon téméraire, promis un « réarmement démographique ». Or, depuis cette annonce, entre dissolution et instabilité gouvernementale, aucune politique structurante n’a été mise en place pour répondre à l’effondrement des naissances.

C’est pour répondre à cette urgence que nous proposons au gouvernement de refonder notre politique familiale sur trois principes simples, sur la base de la note de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie publiée en décembre dernier par la Fondapol.

D’abord, la liberté. Celle-ci implique de ne pas imposer aux familles des normes uniformes, mais de respecter leurs choix en matière d’éducation, d’enseignement et d’organisation familiale.

Ensuite, l’incitation juste et efficace, en concentrant nos efforts sur le premier enfant via la restauration d’une allocation universelle fixée à 150 euros par mois dès la naissance et sans condition de ressources. En complément, une prime de naissance revalorisée à 2 500 euros, versée en deux étapes, pourrait aider à couvrir les dépenses initiales. Ce choix initial du premier enfant est aujourd’hui trop fréquemment repoussé ou abandonné, faute de soutien suffisant.

Pour importantes qu’elles soient, ces aides financières ne suffiront cependant pas à elles seules à inverser la tendance, comme l’ont montré des études menées à l’international, notamment à Taïwan et en Corée du Sud.

Ces exemples soulignent la nécessité d’agir sur plusieurs autres leviers structurants pour concilier aspirations personnelles et contraintes économiques, à commencer par des dispositifs de congés parentaux assouplis et de gardes facilitées.

Comment pouvons-nous nous satisfaire de la maigre augmentation de 0,9 point en quatre ans du nombre de places de crèches, soit un taux de couverture de seulement 60,3 %, alors que, dans le même temps, si peu a été mis en œuvre pour anticiper la baisse de 4,3 % du nombre d’assistantes maternelles dont les départs massifs à la retraite étaient pourtant signalés dans le récent rapport de l’Observatoire national de la petite enfance (Onape) ?

C’est le sens du troisième principe qui guide nos réflexions, et qui conjugue lisibilité et pérennité. Les familles doivent pouvoir compter sur un cadre stable pour envisager sereinement leur avenir. Ceci implique une simplification drastique des prestations familiales, aujourd’hui trop compliquées et souvent incohérentes. Pourquoi ne pas fusionner, par exemple, allocations familiales et complément familial ?

Elle implique aussi d’engager une simplification drastique des contraintes réglementaires et administratives qui pèsent sur le logement, notamment en libérant le secteur de l’immobilier de trop nombreuses contraintes et fiscalités, au profit de l’investissement dans la construction, afin de permettre aux familles de se loger décemment.

C’est également par souci de lisibilité et de préservation des intérêts français, que nous proposons de conditionner le versement de ces allocations aux étrangers à deux exigences cumulatives : une durée minimale de séjour de cinq ans et une démarche de naturalisation.

Il nous appartient de créer les conditions d’un renouveau démographique qui bénéficiera à tous, et de rappeler qu’une société forte repose aussi sur sa capacité à transmettre et à se renouveler. C’est la raison pour laquelle, au-delà des mesures que nous proposons, nous devons absolument donner la garantie aux futurs parents de vivre dans un pays sûr, où leurs enfants auront accès à une instruction de qualité, à une véritable éducation culturelle et artistique, à un système de santé performant, et à des perspectives professionnelles attractives.

C’est en réunissant ces conditions que nous pourrons raviver le désir de devenir parents, puis la constitution d’une fratrie, seul levier concret, à terme, d’équilibre en matière de solidarité intergénérationnelle.

Investir aujourd’hui dans la natalité, c’est bâtir la France d’après-demain. Nous avons le devoir d’agir. Plus qu’une priorité, c’est un impératif national.

David Lisnard, Président de Nouvelle Énergie

Charles Rodwell, Député Renaissance des Yvelines et fondateur d’Ensemble, Français !


Retrouvez cette tribune sur le site d’Atlantico en cliquant ici.

« Quand il n’est plus conçu comme une garantie au service de l’ordre public et de la responsabilité, mais comme un bouclier procédural opposable à toute décision politique, le droit devient ainsi un outil d’impuissance » Retrouvez la chronique de David Lisnard pour l’Opinion.

TRIBUNE – L’ambition du gouvernement de supprimer certaines niches fiscales a le mérite de révéler la complexité et l’absurdité de notre système, estime David Lisnard, qui propose des solutions concrètes pour simplifier l’impôt.

Évaluées à 85 milliards d’euros, les 474 niches fiscales répertoriées par Bercy résument à elles seules la complexité de notre système fiscal. La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a récemment proposé d’en supprimer 10 %, dans le but de «récupérer» 8,5 milliards de recettes fiscales. Ce raisonnement purement arithmétique est une abstraction inopérante qui ignore les effets dynamiques du jeu économique. Le chiffrage est en réalité plus complexe, du fait des comportements et des effets en cascade induits par ces dispositifs. Additionner les niches surestime les recettes potentielles, alors que ces mécanismes visent souvent à atténuer la rigueur des taux de l’impôt.

L’idée a toutefois un mérite : révéler la complexité, les coûts et les inégalités générés par notre système fiscal. Instable, opaque, façonné sous la pression des groupes les mieux organisés, il est devenu incertain et illisible, au détriment de la sécurité juridique des contribuables. Les systèmes fiscaux les plus justes sont fondés sur une assiette large, des taux modérés et une législation qui soit la plus uniforme et la moins discriminatoire possible. Le nôtre cumule taux élevés et exceptions à foison, affaiblissant égalité devant l’impôt, rendement de celui-ci, efficacité économique et simplicité administrative.

«Privilège suppose quelqu’un pour en jouir et quelqu’un pour le payer», écrivait Frédéric Bastiat. Le succès politique des niches fiscales s’explique précisément par cette asymétrie : elles bénéficient à quelques-uns de manière visible, tandis que ses coûts sont invisibles et diffus à l’échelle de la collectivité. Le contribuable, attentif à ses propres avantages fiscaux, oublie qu’il finance ceux des autres. L’impôt sur le revenu illustre cette dérive : 175 niches fiscales pour plus de 42 milliards d’euros de pertes de recettes potentielles, soit près de la moitié des recettes attendues cette année (94 milliards). Deux foyers aux revenus comparables peuvent, selon leur maîtrise de l’ingénierie fiscale, payer des montants très différents.

Par clientélisme ou démagogie, l’État multiplie les distorsions. Il affiche un barème hyperprogressif, puis tente d’en corriger les effets par des niches ciblées. Résultat : un système illisible, coûteux, inéquitable et défavorable à l’activité. Mieux vaudrait simplifier l’impôt : réduire les taux marginaux et supprimer de nombreuses niches. Ce double mouvement renforcerait le rendement, la clarté et la liberté économique.

Des marges de simplification substantielles existent également en matière de TVA. Conçue comme un impôt neutre, peu perturbateur des choix d’investissement, la TVA perd cette qualité à mesure que l’on multiplie les taux réduits. La France applique aujourd’hui près d’une centaine de mesures dérogatoires, pour un coût estimé à plus de 45 milliards d’euros : malgré un taux normal de 20 %, le taux effectif est inférieur à 10 %. Ce manque à gagner est compensé par une fiscalité plus lourde sur le travail et sur le capital, dont les effets désincitatifs sont bien documentés. Une simplification vers une structure à deux taux — 12,5 % et 20 % — permettrait de réduire d’environ 25 milliards les charges pesant sur le travail, tout en améliorant l’efficacité du système.

Les taux réduits, en plus de leur complexité pour les entreprises, ont une efficacité économique et sociale marginale. Les prix résultent toujours de la rencontre entre l’offre et la demande, et non d’une volonté politique de soutien ciblé à tel secteur ou à telle catégorie. Les querelles autour des taux applicables à la margarine ou aux diverses formes de chocolat illustrent l’absurdité du système. Le Danemark, qui ne connaît aucun taux réduit, montre qu’une fiscalité claire peut financer la protection sociale. La production précède la redistribution, et non l’inverse.

Là est tout l’enjeu de la réforme à mener : mettre la fiscalité au service de la prospérité en faisant, impôt par impôt, la chasse aux distorsions inutiles. Aucune réforme fiscale ne réussira si elle ne s’accompagne pas d’un changement de philosophie de l’impôt qu’il faut cesser de voir comme un instrument de conditionnement social ou de réparation politique, pour le concevoir enfin comme ce qu’il doit être, à savoir un moyen clair, stable et efficace de financer l’action publique, sans infantiliser ni matraquer ceux qui créent de la valeur. Cela suppose aussi de rationaliser les taux de TVA, afin de mobiliser un impôt à fort rendement et à faible coût économique. L’économie n’est pas un jeu à somme nulle et aucune réforme n’améliorera la productivité et donc le niveau vie des Français en opérant des changements d’assiettes à pression fiscale équivalente. Il est temps d’en finir avec le bonneteau fiscal.

Il faudra, pour que l’investissement productif soit stimulé et pour que le travail paye enfin, parallèlement à la baisse des dépenses et des cotisations sociales, s’attaquer à la surtaxation du capital et à la trop forte progressivité fiscale sur le revenu. Ce n’est pas seulement notre compétitivité qui est en jeu, mais notre capacité à retrouver un contrat fiscal fondé sur la confiance et la responsabilité, au lieu de l’éparpillement, de la défiance, du capitalisme de connivence et des petits calculs clientélistes. Simplifier l’impôt, c’est assainir la relation entre l’État et les contribuables et faire de l’intelligence des citoyens et de leur liberté d’action un levier de prospérité.


Retrouvez la tribune de David Lisnard en accès libre sur le site du Figaro en cliquant ici.

Retrouvez la chronique de David Lisnard pour l’Opinion.

Tribune : Après plusieurs alertes sur les dangers de certaines politiques publiques, la crise du secteur immobilier s’est intensifiée, fragilisant non seulement le secteur de la construction mais aussi l’accès au logement pour de nombreux Français. L’impact des décisions administratives et fiscales restrictives est désormais critique. Par David Lisnard, Viviane Chaîne-Ribeiro et Yves d’Amécourt.

En janvier 2023, nous mettions en garde contre les restrictions d’accès au crédit, avant de dénoncer en juillet les effets délétères des ZFE, ZAN et DPE. Un an plus tard, nos inquiétudes se confirmaient face à l’impact de ces dispositifs. Nous sommes en février 2025 et la situation est critique.

L’adage « Quand le bâtiment va, tout va » illustre parfaitement l’impasse actuelle : les rigidités administratives et fiscales ont contribué à l’effondrement du secteur et plus grand-chose ne va.

La construction neuve s’effondre

En novembre 2024, les permis de construire restaient inférieurs de 30 % aux niveaux pré-Covid, et seuls 258.500 logements ont été mis en chantier sur un an, soit une baisse de 16 % sur douze mois et 33 % par rapport à 2019. Le marché de l’ancien subit aussi ce recul : 778.000 transactions fin novembre 2024 contre 872 .000 un an plus tôt.

Par ailleurs, les critères bancaires restrictifs ont conduit à une chute du volume des nouveaux crédits immobiliers à 110,1 milliards d’euros, le niveau le plus bas depuis 2014, freinant l’accession à la propriété et l’activité du secteur.

Face à cette impasse, il est impératif d’adopter une ambition claire. L’objectif doit être que 500.000 logements par an soient construits, seuil de rééquilibrage du marché. Or, la charge fiscale qui pèse sur le logement représente 2,2 % du PIB, contre 1,1 % en moyenne dans l’OCDE, soit une surcharge de 30 milliards d’euros sur les porteurs de projet ! Voilà entre autres ce qui décourage l’investissement et alourdit le coût du logement pour le client.

Les conséquences sont manifestes

La Fondation pour le Logement des Défavorisés estime que 350.000 personnes étaient sans domicile en 2024, soit une hausse de 145 % en douze ans. Cette précarisation du logement résulte d’une série d’injonctions paradoxales : l’État prétend encourager la construction tout en restreignant l’accès au foncier avec le ZAN ; il incite à la rénovation tout en rendant l’emprunt inaccessible via les critères du HCSF ; il alerte sur la crise du logement tout en interdisant la mise en location de nombreux biens au nom de critères énergétiques contestables.

L’absurdité de la loi SRU illustre également cette approche dogmatique du logement. Avec la loi Climat et Résilience, l’État raréfie le foncier, et crée donc une pénurie de logements sociaux, qu’il s’empresse ensuite de taxer. Plutôt que de favoriser une politique souple et adaptée aux réalités locales, il impose aux communes un quota rigide de 25 % de logements sociaux, sous peine de sanctions financières.

Cette exigence aveugle ne tient compte ni des spécificités locales, ni des contraintes territoriales, ni de la dynamique du marché. Dans certaines communes, elle pousse les municipalités à freiner la construction pour ne pas voir leurs obligations sociales exploser, ce qui aggrave la pénurie et renchérit les prix pour tous.

Cette loi décourage les promoteurs et sacrifie le marché : les investisseurs privés se détournent, la construction ralentit, et l’accès au logement devient un parcours d’obstacles pour les classes les moins favorisées. Il est urgent de redonner aux élus locaux la maîtrise de leur urbanisme et d’encourager un partenariat équilibré entre collectivités, investisseurs et propriétaires pour assurer un développement harmonieux et viable du logement.

Par ces dispositions législatives et réglementaires, les gouvernements déstabilisent le marché locatif. D’ici 2028, il est prévu d’éradiquer entre 7 et 8 millions de logements classés F et G.

Déjà, la location des logements classés G est interdite depuis le 1er janvier, accentuant la crise de l’offre locative. Or, ces critères sont déjà très discutables sur leur pertinence environnementale : inspirés par une logique anti-nucléaire, les DPE appliquent un malus injustifié de 230 % à l’électricité, ce qui fausse gravement l’évaluation énergétique réelle des logements.

Cette inconséquence politique et cette incohérence administrative (et inversement) illustrent une fragmentation bureaucratique préoccupante. Le député Pierre-Henri Dumont rapportait récemment que, lors d’une réunion au ministère de l’Environnement, un représentant de l’ADEME lui aurait déclaré :

Cette cacophonie institutionnelle empêche toute politique cohérente du logement. Pire encore, au lieu d’alléger ces contraintes, le gouvernement a ouvert la voie à l’augmentation des droits de mutation (DMTO).

Notre objectif, avec Nouvelle Énergie, est de faire de la France une nation de propriétaires, en portant le taux d’accession à 70 % d’ici dix ans, contre 57 % aujourd’hui. Un tel résultat se fera au profit de tous ceux qui cherchent à se loger correctement, notamment aux locataires qui verront offre et demande totalement rééquilibrées en leur faveur. Pour cela, nous proposons de supprimer toutes ces entraves fiscales et réglementaires.

De nombreuses autres mesures s’imposent

Il faut en premier lieu réviser les DPE afin d’éliminer le malus absurde sur l’électricité, ce qui permettrait à de nombreux logements d’échapper aux classements F et G et d’être remis sur le marché locatif. Ensuite, il est crucial de libéraliser le crédit immobilier en supprimant les restrictions imposées depuis janvier 2022.

Dans ce but, nous proposons de redonner aux banques la capacité d’évaluer librement la solvabilité de leurs clients, notamment les propriétaires bailleurs. Il est également essentiel d’assouplir les règles d’investissement immobilier, notamment en facilitant le transfert de crédit et d’hypothèque en cas de déménagement, et en permettant aux bailleurs d’opter pour la TVA et l’amortissement, comme cela est le cas pour les loueurs en meublé non professionnel. Enfin, la suppression du ZAN tel qu’il est conçu est nécessaire pour libérer le foncier et relancer la dynamique de construction.

Parallèlement, les élus locaux doivent retrouver la maîtrise de l’urbanisme et de l’aménagement, car ce sont eux, et non l’État, qui sont les mieux placés pour adapter les réglementations aux besoins de leur territoire.

Ces mesures ne représentent aucun coût pour l’État. Au contraire, par la relance du marché, elles lui rapportent. Elles ne nécessitent aucun financement public, mais simplement une libération des initiatives économiques et une refonte des règles administratives obsolètes. Libérer ne coûte pas, mais asphyxier le marché a un prix : celui du déclassement économique et de la souffrance sociale.

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