« Être leader, c’est créer de la confiance et se nourrir de la valeur ajoutée des autres »
Dans Momentum, émission enregistrée à l’Hôtel de Ville de Cannes, David Lisnard revient sur sa conception du leadership : exigence de résultats, éthique de responsabilité, management par objectifs et confiance accordée aux équipes. Une vision « très physique » du service public, où l’on décide, on mesure et on élève.
Pour David Lisnard, sport et culture sont « les deux leviers de l’émancipation », qui alignent corps et esprit et ouvrent l’horizon. Côté management, il revendique un pilotage par les faits : objectifs clairs, indicateurs suivis (déchets, parkings, charges, énergie), revues de projets régulières. « Ce qui se mesure s’anime. »
Public ou privé ? « Même logique : optimiser des ressources sous contrainte ; dans le public on distribue de l’intérêt général. » À Cannes, cela s’est traduit par des réorganisations, des réinternalisations ciblées et des gains de productivité avec des agents mieux payés.
Lisnard plaide pour la confiance plutôt que l’hyper-procédure : moins de reporting, plus de responsabilités et le droit à l’essai-erreur (« pas deux fois la même »). Le doute, dit-il, doit précéder la décision : « Le doute stimule la performance ; la suspicion la détruit. Une fois la décision prise, on l’affirme et on la tient. »
Sa conviction aux managers : « Regardez les exemples plus que les conseils. Votre rôle est de mettre les bonnes personnes à la bonne place, d’organiser autour des talents et de créer l’effet multiplicateur. Quand ça fonctionne, on a vraiment servi le collectif. »
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de Nouvelle Énergie et David Lisnard