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David Lisnard sur CNEWS et Europe 1 : « Je ne suis pas candidat pour un poste. Je viens pour redresser le pays »

Invité de Laurence Ferrari, mardi 27 octobre, dans l’émission « Objectif Élysée 2027 », diffusée en direct sur CNEWS et Europe 1, David Lisnard a détaillé son projet pour la présidentielle de 2027. Baisse de la CSG sur les salaires, 200 milliards d’euros d’économies, réforme de la fonction publique, autonomie des établissements scolaires, justice des mineurs, immigration, intelligence artificielle et primaire ouverte : pendant plus de deux heures, le président de Nouvelle Énergie a précisé ses engagements, défendu son expérience de terrain et réaffirmé son indépendance politique.

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Lisnard cnewss

« Je ne suis pas candidat pour un poste. Je viens pour faire le ménage. Je viens pour redresser le pays. »

Dès les premières minutes de l’émission, David Lisnard a exposé le sens de sa candidature : permettre aux Français de retrouver leur pouvoir d’achat, à l’État de retrouver son autorité et à la France de choisir son destin.

« Je porte un projet de prospérité par la liberté, un projet d’autorité, de retour au bon sens, de retour à une confiance dans la culture française. »

Face aux défis démographiques, écologiques, numériques et démocratiques, il estime que le pays doit sortir d’un modèle administratif et social devenu inadapté.

Son objectif : un État qui se concentre sur ses missions essentielles, une société plus libre et une économie capable de retrouver le chemin de la croissance.

Pouvoir d’achat : baisser la CSG de 9,2 % à 6,6 % pour augmenter les salaires nets

Interrogé sur la mesure qu’il souhaitait mettre en avant devant les Français, David Lisnard a réaffirmé son engagement : « Cotiser moins pour gagner plus. »

Il propose d’abaisser la contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus d’activité de 9,2 % à 6,6 %, afin d’augmenter directement le salaire net des travailleurs.

Cette mesure permettrait, selon lui, de redonner du pouvoir d’achat sans alourdir le coût du travail pour les entreprises, préservant ainsi leur capacité à recruter, investir et produire.

David Lisnard a rappelé que cette réforme ne pouvait être dissociée d’une transformation profonde de l’action publique.

« On ne redresse pas un pays ou une entreprise ou une mairie avec une mesure. »

Il a dénoncé un système dans lequel les salariés travaillent beaucoup, mais ne peuvent être suffisamment rémunérés en raison du poids des prélèvements et des contraintes pesant sur l’activité économique.

Dépenses publiques : 80 milliards d’euros d’économies dès la première année, 200 milliards d’ici 2032

Face à Agnès Verdier-Molinié, directrice de l’Ifrap, David Lisnard est revenu en détail sur sa trajectoire budgétaire.

Il vise 80 milliards d’euros d’économies dès la première année, puis 200 milliards d’euros à l’horizon 2032, avec l’objectif de réduire de sept points la part des dépenses publiques dans le produit intérieur brut, pour la ramener autour de 50 %.

L’enjeu, a-t-il expliqué, n’est pas uniquement de réduire les déficits, mais de restaurer les conditions de la prospérité économique.

Il a notamment présenté plusieurs pistes :

Réexaminer les dépenses sociales et supprimer certaines prestations.

Réduire les prestations non contributives versées à des ressortissants étrangers, pour un objectif annoncé de 2 à 3 milliards d’euros d’économies dès la première année.

Ne pas revaloriser, à titre d’exemple, les pensions de retraite supérieures à 2 200 euros.

Réformer l’assurance chômage afin de réduire les dépenses et de favoriser le retour à l’emploi.

Engager une révision des budgets à partir de zéro, plutôt que de reconduire mécaniquement les dépenses existantes.

Décréter un moratoire sur les nouvelles normes et suspendre immédiatement les surtranspositions européennes.

David Lisnard a insisté sur la nécessité d’agir sur les principaux postes de dépenses plutôt que de multiplier les économies marginales.

« Le but, c’est de recréer de l’activité et d’être à nouveau dans un cycle ascendant de prospérité. »

Fonction publique : jusqu’à 300 000 agents redéployés sur le terrain

Autre volet majeur de son projet : la réorganisation des effectifs publics.

David Lisnard a précisé son raisonnement autour d’un objectif de réduction d’environ 12 % des effectifs publics, soit un ordre de grandeur de 700 000 postes concernés par la réorganisation.

Dans le scénario présenté au cours de l’émission, il envisage plus de 400 000 suppressions de postes et le redéploiement de 200 000 à 300 000 agents vers les missions de terrain.

Il souhaite notamment renforcer les effectifs opérationnels dans les tribunaux, les établissements pénitentiaires, l’enseignement et les services de soins, tout en réduisant les tâches administratives.

Pour conduire cette transformation, il propose de nommer un véritable directeur des ressources humaines de l’État, chargé de coordonner les moyens humains et de donner une cohérence à leur organisation.

Il a également défendu une évolution profonde du statut des agents publics, en réservant à terme le statut de fonctionnaire aux missions régaliennes et en développant le recrutement contractuel dans les autres secteurs.

Cette réforme s’accompagnerait d’une plus grande liberté d’organisation, y compris dans le choix entre gestion publique directe et externalisation, selon l’efficacité constatée.

« Moi, quand je gère une entreprise ou quand je gère une mairie, je ne gère pas des tableaux Excel. Je gère une communauté humaine. »

Le président de Nouvelle Énergie a indiqué qu’il présenterait en décembre une ventilation plus détaillée de sa réforme des pouvoirs publics.

« Je ne veux pas transformer la France, je veux m’occuper de l’État »

Interrogé sur ce qui différencierait sa méthode de celle d’Emmanuel Macron, David Lisnard a opposé son expérience d’entrepreneur et de maire à la culture des annonces et des réformes administratives.

« Je ne veux pas transformer la France, je veux m’occuper de l’État. La France, elle est très belle en réalité. »

Il a rappelé son bilan à Cannes, où il affirme avoir réduit la dette communale de 84 millions d’euros depuis 2014, diminué la fiscalité de 3,6 % et réduit les effectifs municipaux tout en maintenant les investissements.

Il a également cité sa gestion du service public de l’eau, dont le prix serait aujourd’hui inférieur de 30 % à la moyenne nationale.

Cette expérience constitue, selon lui, la démonstration qu’une gestion rigoureuse peut améliorer simultanément la qualité des services et l’utilisation de l’argent public.

Dès son arrivée au pouvoir, David Lisnard souhaite constituer un « gouvernement commando », engager une simplification immédiate des normes et mobiliser les compétences présentes dans l’administration.

Instruction : autonomie des établissements, recrutement des enseignants et remise en cause du collège unique

David Lisnard a consacré une part importante de l’entretien à l’école, qu’il considère comme l’un des piliers du redressement national.

Il propose de revenir sur le collège unique, de repenser l’orientation et de reconnaître la diversité des intelligences, des aptitudes et des parcours.

Sur Parcoursup, il a estimé que la plateforme concentrait les critiques alors que la difficulté fondamentale résidait dans le refus d’assumer la sélection et l’orientation.

Il souhaite également créer un grand ministère de l’Instruction publique, de la Culture, de l’Enseignement supérieur et de la Science, chargé de porter une ambition cohérente pour les savoirs et la transmission.

Interrogé sur le fonctionnement des établissements, il a détaillé plusieurs propositions :

Donner aux établissements scolaires la capacité de recruter directement leurs enseignants.

Faire suivre le financement public du choix des parents, dans le respect d’un socle commun défini par l’État.

Permettre aux enseignants actuellement fonctionnaires de choisir entre le maintien de leur statut et un contrat.

Recruter les nouveaux enseignants sous contrat.

Revaloriser les rémunérations des enseignants, dans le cadre d’une réorganisation du système.

Responsabiliser davantage les établissements sur leur organisation, leurs résultats et leur gestion des ressources humaines.

David Lisnard a également insisté sur la nécessité de restaurer l’autorité des adultes, le respect des enseignants, la discipline et la place du travail dans l’éducation.

« Le rôle de l’éducation, ce sont les parents. Le rôle de l’école, c’est l’instruction. »

Justice des mineurs : sanctionner pour protéger la société et sauver les jeunes

Face à Charlotte d’Ornellas, David Lisnard a développé ses propositions pour répondre à la délinquance des mineurs et à la violence juvénile.

Il a réaffirmé sa volonté d’abaisser la majorité pénale à 16 ans, de réduire l’excuse de minorité et de responsabiliser davantage les parents.

Il souhaite également créer un réseau d’établissements disciplinaires réellement fermés, afin que les décisions judiciaires soient effectivement exécutées.

Le maire de Cannes a notamment évoqué plusieurs situations rencontrées dans sa commune pour illustrer, selon lui, les limites de l’exécution des sanctions.

Pour David Lisnard, la fermeté pénale répond à une double nécessité : protéger les victimes et empêcher certains jeunes de s’enfoncer dans la délinquance.

« La sanction fait partie de l’éducation. »

Il a toutefois souligné que la protection de l’enfance ne pouvait se limiter à la réponse pénale.

Il travaille ainsi à un projet national consacré à la prévention et à la détection des violences sexuelles faites aux enfants, en s’appuyant notamment sur des expériences étrangères et sur les travaux de professionnels et d’associations.

Ce projet comporterait également un volet consacré au développement cognitif et à l’épanouissement des enfants dès les premières années de leur vie, notamment par la musique et les apprentissages fondamentaux.

Violences et pillages : la responsabilité individuelle au cœur de la réponse

Revenant sur les violences d’octobre et les pillages de commerces, David Lisnard a rappelé la nécessité de rechercher les responsabilités individuelles.

Il a dénoncé les destructions commises par les casseurs, critiqué le rôle qu’il attribue à certains mouvements d’extrême gauche dans l'aggravation des tensions et pointé les défaillances de l’État dans la protection de l’ordre public.

Il a notamment évoqué la possibilité d’une commission d’enquête sur les effectifs de forces de l’ordre annoncés et réellement mobilisés le 17 octobre.

Sur la réparation des dégradations, il a défendu le principe d’une responsabilité financière directe des auteurs, avec des mécanismes permettant de recouvrer les sommes dues.

« La société n’a plus à subventionner ceux qui détruisent la société. »

Interrogé sur les éventuels obstacles constitutionnels à certaines mesures, David Lisnard a également présenté sa volonté de réformer les modalités du contrôle de constitutionnalité, en envisageant notamment un arbitrage référendaire dans certains cas de censure fondés sur le préambule de la Constitution.

Immigration : un objectif de 80 000 entrées légales par an

David Lisnard a réaffirmé sa volonté de réduire fortement l’immigration légale, en fixant un objectif de 80 000 entrées par an, visas étudiants compris.

Il a justifié cette proposition par la nécessité de tenir compte des capacités d’intégration du pays, des besoins de son économie et de l’objectif d’assimilation.

Il a insisté sur la distinction entre le débat sur les flux migratoires et les considérations relatives à l’origine des personnes.

Sur les relations avec l’Algérie, David Lisnard a défendu la dénonciation des accords franco-algériens de 1968 et appelé à reconstruire les relations diplomatiques sur une base de réciprocité et de respect des souverainetés.

Il a également insisté sur la nécessité de retrouver une véritable politique française de la Méditerranée, articulée autour des enjeux économiques, énergétiques, commerciaux et de sécurité.

Fiscalité locale : redonner aux communes leur liberté et leur responsabilité

Interrogé sur ses propositions de réforme de la taxe foncière, David Lisnard a défendu une transformation plus large de la fiscalité locale.

Il estime que la suppression de la taxe d’habitation a contribué à éloigner les contribuables des décisions fiscales prises localement.

Il propose notamment de rétablir un impôt résidentiel universel, afin que les habitants puissent mesurer directement les conséquences des choix budgétaires de leurs élus.

Sur la taxe foncière, il a évoqué la possibilité de prendre en compte la valeur vénale des biens, tout en plafonnant les effets de la réforme pour éviter une augmentation de l’imposition.

L’objectif affiché reste une baisse globale des prélèvements obligatoires et une plus grande autonomie fiscale des collectivités.

« Le problème de la France, c’est qu’il y a trop d’impôts. Ce n’est pas qu’il n’y en a pas assez. »

Il a présenté cette démarche comme une « révolution par la liberté locale ».

Intelligence artificielle : produire, maîtriser et transmettre

En fin d’émission, Laurence Ferrari a interrogé David Lisnard sur l’intelligence artificielle, à l’occasion de la publication de son livre Les robots, le pape, l’IA et nous, écrit avec Romain Marsily.

Pour lui, la France et l’Europe ne doivent pas se limiter à réglementer les nouvelles technologies : elles doivent aussi être capables de les produire et de les maîtriser.

« On ne contrôle bien que ce que l’on produit. »

David Lisnard a notamment souligné les perspectives industrielles offertes par la robotique, ainsi que les possibilités de progrès dans la santé, la lutte contre le cancer et la protection de l’environnement.

Il a plaidé pour une régulation adaptée, notamment par la transparence algorithmique, mais aussi pour le développement de financements capables de soutenir les entreprises françaises de l’intelligence artificielle et de la robotique.

Il a également fait le lien avec sa proposition de retraite par capitalisation, qui pourrait, selon lui, contribuer à orienter davantage de financements vers l’investissement productif.

Sur le plan éducatif, il souhaite préserver des apprentissages sans machine afin de développer les capacités intellectuelles, le raisonnement et l’esprit critique des jeunes.

« La technique n’est pas un progrès en elle-même. Elle est un progrès lorsqu’on lui donne une connotation morale de progrès. »

Présidentielle 2027 : une primaire ouverte et une ligne politique indépendante

Interrogé sur ses relations avec Bruno Retailleau, Édouard Philippe et les autres candidats de la droite et du centre, David Lisnard a réaffirmé sa proposition d’organiser une primaire ouverte.

Il estime qu’une telle compétition permettrait de départager les candidatures sur la base des projets et d’éviter une dispersion des voix au premier tour.

Selon lui, le vote devrait intervenir en décembre 2026 ou, au plus tard, en janvier 2027.

Il a indiqué que Bruno Retailleau ne s'était pas déclaré hostile à cette perspective, tout en estimant qu’Édouard Philippe constituait aujourd’hui le principal obstacle à son organisation.

David Lisnard a parallèlement réaffirmé son indépendance à l’égard du macronisme comme du Rassemblement national, dont il conteste notamment les orientations économiques.

« Le pouvoir n’est qu’une modalité. La finalité, c’est de redresser la France. »

Il a appelé les responsables politiques partageant son projet, notamment au sein des Républicains, à le rejoindre.

Nouvelle Énergie : bientôt 90 000 adhérents payants annoncés

Interrogé sur la progression de Nouvelle Énergie, David Lisnard a annoncé que son mouvement approchait les 90 000 adhérents payants, après avoir dépassé les 80 000 adhésions depuis le début de l’année.

Il a également rappelé la mobilisation de plus de 4 500 personnes lors du Campus de la Gagne, organisé à Cannes, et ses déplacements dans plus de 82 départements.

Pour répondre aux interrogations sur les effectifs revendiqués par les formations politiques, il a proposé que les partis fassent constater leurs nombres d’adhérents cotisants par un commissaire de justice, selon une méthode vérifiable.

Il a ainsi appelé l’ensemble des partis à davantage de transparence sur leurs chiffres d’adhésion.

Revenant sur son parcours de fils de commerçants, son expérience de chef d’entreprise et ses mandats locaux, il a également rejeté l’idée qu’un candidat à la présidence devrait nécessairement être issu des grands corps de l’État ou avoir exercé des fonctions ministérielles.

« Je récuse cette notion d’homme providentiel. »

Pour David Lisnard, le redressement du pays ne peut venir d’un seul dirigeant, mais doit reposer sur la responsabilité, l’initiative et l’engagement des Français.

« La France doit redevenir propriétaire de son destin »

Au terme de cette émission consacrée à son projet présidentiel, David Lisnard a résumé son ambition autour d’une même conviction : rendre aux Français leur liberté d’agir, leur confiance et leur capacité à construire l’avenir.

« Nous avons tout en nous pour devenir propriétaires de notre vie et à nouveau propriétaires de la France. Et que la France soit propriétaire de son destin. »


Retrouvez l’intégralité de l’émission « Objectif Élysée 2027 », diffusée mardi 27 octobre sur CNEWS et Europe 1, avec David Lisnard face à Laurence Ferrari et aux journalistes des deux rédactions.